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Teaser vidéo de la Fight AIDS Paris Week

21 November[ —]

La lutte contre le sida ne se fera pas sans nous ! Rejoignez-nous à la Halle des Blancs-Manteaux vendredi 1er et samedi 2 décembre pour la Fight AIDS Paris Week, rejoignez-nous le vendredi 1er décembre au soir dans la Manifestation • Journée mondiale de lutte contre le sida !

Sida, migrantEs : ne détournons pas le regard. Qu'il s'agisse des pédés, des bis, des trans, des travailleurEUSEs du sexe, des femmes, une part importante des contaminations est enregistrée chez des personnes qui ne sont pas nées en France. Battons-nous pour l'accès de touTEs à la prévention et aux droits !

https://vimeo.com/243720145

Retranscription vidéo

Intervenant 1 : Pour le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, Act Up-Paris a fait le choix de continuer à débattre, de continuer à s'agiter, de continuer à danser, pour montrer que l'épidémie de sida perdure.

Intervenant 2 : La lutte contre le sida ne doit malheureusement pas s'écrire au passé, de nombreux combats restent à mener, de nombreuses situations urgentes sont à surmonter.

Intervenants 1, 2, 3 : Nous sommes en colère.

Intervenante 3 : Toujours 6500 contaminations par an en France, avec en ligne de mire, les minorités : les travailleuses du sexe, les personnes trans, les gays, les biEs, et les jeunes.

Note : Qu'il s'agisse des pédés, des bis, des trans, des travailleurEUSEs du sexe, des femmes, une part importante des contaminations est enregistrée chez des personnes qui ne sont pas nées en France mais qui se contaminent en France. Battons-nous pour l'accès de touTEs à la prévention et aux droits !

Intervenant 1 : A l'international, 1 million de personnes restent tuées par l'épidémie de VIH par an.

Intervenant 2 : On ne guérit toujours pas du sida, des pathologies mortelles s'y greffent, les antirétroviraux ne sont pas anodins et marquent nos corps.

Intervenant 1 : Parce que le sida, c'est pas que du cinéma, Act Up-Paris cette année a décidé cette année de fédérer les acteurs de la lutte et lance la Fight AIDS Paris Week, une semaine d'événements forts de lutte contre le sida pour accompagner la traditionnelle manifestation du 1er décembre.

Intervenant 2 : Les réponses contre le sida sont à trouver ensemble.

Intervenante 3 puis 2 puis 1 : COLERE=ACTION

Intervenant 1 : Rien ne se fera sans nous. Rejoignez-nous le 1er et le 2 décembre à la Halle des Blancs-Manteaux, et à la manifestation du 1er décembre au soir.


Appel à dons 2017

19 November[ —]

2017 aura été une année activiste : lobbying auprès de différentEs candidatEs à l'élection présidentielle, puis auprès des nouveauxELLEs interlocuteurTRICEs, actions et visibilité à la conférence internationale sur le sida (IAS) à Paris en juillet dernier se sont ajoutées aux actions de tous les jours. Nous continuerons à défendre nos priorités auprès des différentEs interlocuteurRICEs, à la Santé, à l'Intérieur, à l'Education Nationale, etc.

Cette année, la sortie du film 120 battements par minute a remis l'association dans la lumière et remobilisé des militantEs. Des commissions se sont ainsi (re)formées : Migrations, Jeunesses, Drogues et Usages, Meufs, complètent désormais Prévention, Vivre Avec et LGBTIphobies-sérophobie.

En septembre, un nouveau CA a été élu, dans la continuité. Il a charge d'accompagner cet afflux de nouveauxELLES militantEs et de favoriser la passation des connaissances et modes d'action de l'association.

C'est aussi pourquoi nous avons voulu viser plus grand autour de la journée mondiale de lutte contre le sida. Ces semaines précédant le premier décembre sont d'ores et déjà très actives, en lien avec le festival de films Chéries-chéris, ou encore en soutenant le programme d'événements qui accompagne la reprise d'Angels in America au théâtre de l'Aquarium. Mais ce n'est qu'un début !

Dès le 26 novembre, nous ouvrirons au Rosa Bonheur la Fight AIDS Paris Week : autour de la manifestation du premier décembre, vendredi 1er décembre à 18h, avec pour mot d'ordre "Sida, c'est quand qu'on guérit ?", des soirées, mais aussi deux jours de forum à la Halle des Blancs-Manteaux les vendredi 1er et samedi 2 décembre, où se mêleront expositions, discussions, animations et commémoration, compléteront cet événement inédit, porté avec l'appui et les contributions des divers acteurs de la lutte à Paris !

2018 sera une année importante. Après les années d'hécatombe, l'épidémie est tout au plus gérée, et encore, à certains endroits du monde uniquement. Nous devons aller plus loin, c'est l'accès universel à la prévention, au dépistage, aux traitements, aux droits, mais aussi la guérison que nous devons obtenir !

Pourtant, sur tous les plans, le nouveau gouvernement nous inquiète. Sa communication aguicheuse cache de plus sourdes attaques sur nos droits et nos vies. La stratégie nationale de santé n'est accompagnée d'aucun des investissements nécessaires pour remplir les objectifs très génériques qu'elle se fixe. En l'état, il n'y a que peu à en attendre. Pour nos droits, l'éventuel débat sur la PMA s'annonce insupportable, et nous avons à nous armer contre le regain de lesbophobie et de transphobie qu'il va engendrer. Les éléments annoncés de réforme du droit des étrangèrEs en France sont d'une dureté implacable et inhumaine.

2018 devra encore être une année de mobilisations. Votre soutien financier, votre énergie, votre détermination à nous rejoindre, si vous le souhaitez, votre aide à relayer nos actualités, en particulier via les réseaux sociaux, seront déterminants !

Nous tenons à vous remercier pour le soutien que vous nous avez apporté et continuez d'apporter à Act Up-Paris. C'est grâce à vos dons que l'association pourra en 2018 maintenir sa présence sur tous les fronts de la lutte contre l'épidémie.

Si vous décidez de nous soutenir, plusieurs moyens sont à votre disposition : par chèque ou par PayPal, mais vous pouvez aussi opter pour le prélèvement automatique. 60% de votre don sera déduit de votre impôt sur le revenu, un reçu fiscal vous sera adressé au premier trimestre 2018. Pour ce faire, rendez-vous ici : http://www.actupparis.org/spip.php?article2067

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année et vous remercions pour votre soutien.


Fight AIDS Paris Week

8 November[ —]

deux jours autour des luttes contre le sida en 2017

INFORMATION=POUVOIR. Lutter contre le sida, en 2017, c'est encore lutter sur de nombreux fronts, c'est aussi lutter avec les héritages, données, connaissances et savoirs acquis depuis plus de 30 ans. https://www.facebook.com/events/828...

Act Up-Paris, les associations parisiennes, en partenariat avec Vers Paris Sans Sida

présentent la

FIGHT AIDS PARIS WEEK

deux jours autour des luttes contre le sida en 2017

INFORMATION=POUVOIR. Lutter contre le sida, en 2017, c'est encore lutter sur de nombreux fronts, c'est aussi lutter avec les héritages, données, connaissances et savoirs acquis depuis plus de 30 ans.

Entre discussions, animations, expositions, commémorations, et encadrant la manifestation de rue du 1er décembre au soir, la FIGHT AIDS PARIS WEEK vous propose de comprendre ce qui nous reste à faire pour mettre un terme aux contaminations, améliorer la qualité de vie des séropositifVEs, lutter contre les entraves à l'accès aux droits, aux soins à la prévention.

Et de vous convaincre que le combat doit continuer !

PROGRAMME DETAILLÉ À VENIR

TEMPS FORTS

♬ Soirée de soutien & ouverture de la semaine : dimanche 26 novembre, 18h @ Le Rosa Bonheur ➡ https://www.facebook.com/events/196...

Manifestation : vendredi 1er décembre, 18h-21h puis Cérémonie des patchworks et de la lecture des Noms ➡ https://www.facebook.com/events/134...

♬ Ball Voguing : samedi 2 décembre, 18h

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PLUS D'INFORMATIONS SUR ➡ www.actupparis.org

Ces deux jours aux Blancs-Manteaux sont organisés en partenariat avec Vers Paris sans sida, et avec le soutien de la Mairie du 4ème arrondissement de Paris.


Sida, c'est quand qu'on guérit ?

8 November[ —]

Toutes les infos sur la manifestation ici : https://www.facebook.com/events/134...

Quand ? Vendredi 1er décembre, à partir de 18h

Où ? Parcours annoncé prochainement

Ce premier décembre, Act Up-Paris est aussi à l'initiative de la Fight AIDS Paris Week.

Sida, c'est quand qu'on guérit ?

Photo : Vanda Spengler

Texte d'appel à la manifestation du 1er décembre 2017 – Journée mondiale de lutte contre le sida

En cette journée mondiale de lutte contre le sida, nous, corps empreints de colère, manifestons pour que soit mis fin aux situations injustes qui les contaminent, nous, corps sortis du silence, manifestons pour qu'ils guérissent au plus vite. Il faut dire que les autorités mises en place contre le sida laissent délibérément aux mains du sida nos minorités, qui grossissent alors ses rangs en premier lieu. Quant aux antirétroviraux, ils n'ont pas résolu les difficultés sociales, économiques et affectives des séropositifVEs. Certes, ils maintiennent les vies, font qu'une personne en succès thérapeutique ne transmet pas le virus, mais ils ne sont pas sans conséquences sur les corps, et le virus est toujours là, terrain de jeu de nombreuses pathologies supplémentaires. On a oublié qu'on ne guérit toujours pas du sida, au point qu'on n'ose même plus se poser la question.

Nous pourrions vous parler de nos réserves vis-à-vis de ceux qui parlent de la fin du sida, alors que les moyens alloués à la prévention sont absents, que l'accès aux soins et aux droits est inégal, que les discriminations sur lesquelles pousse le sida perdurent. Ce premier décembre, les manifestantEs rappellent que mettre fin au sida demande des réponses fortes dans tous ces champs et demandent aussi de ne pas oublier les séropositifVEs, car la fin du sida passera nécessairement par leur guérison. Ainsi, nous réclamons que tout soit mis en œuvre au plus vite pour la guérison des séropositifVEs.

L'Etat ne favorise pas et ne soutient pas la recherche à un juste niveau, que cela soit pour les financements, la formation des chercheurSEs et la capacité à attirer ou à retenir des chercheurSEs en France. Dans une logique de réduction des finances publiques, les budgets de recherche médicale ont subi des coupes de financement ces dernières années. Par chance, le budget de l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales n'a pas subi d'amputation importante, à défaut d'augmenter.

L'industrie pharmaceutique est trop favorisée, elle presse jusqu'aux dernières gouttes les mannes financières d'un système de brevets et de rachats d'innovations, issues de la recherche publique ou privée, garantissant des marges financières astronomiques, au détriment de l'accès aux traitements de près de 40% des séropositifVEs du globe. Dans leurs intérêts, ils se contentent d'améliorer des formules médicamenteuses, retardent les avancées majeures de la recherche et de la guérison.

Les Etats se rendent complices de l'industrie pharmaceutique en n'agissant pas sur les prix des médicaments, notamment par leur non recours aux licences d'office, et en laissant l'industrie pharmaceutique attaquer d'autres Etats qui agissent pour un meilleur accès aux traitements.

Par ailleurs, les politiques menées par le nouveau gouvernement continuent d'alimenter l'épidémie : orientations austéritaires et répressives, sous-financement des hôpitaux, coupes budgétaires de la solidarité internationale et de l'aide aux migrantEs, effacement du ministère de la santé face au ministère de l'intérieur, mépris des conventions internationales en matière de migrations et de droits, absence remarquée du président, contrairement à l'usage de ses prédécesseurs, à la conférence de recherche sur le VIH/sida de l'International Aids Society de juillet dernier à Paris.

L'épidémie de sida n'est pas réglée, tout juste gérée, qu'une nouvelle hécatombe se produit en Méditerranée et dans nos rues. Par sa politique de non-accueil des migrantEs, préférant leur envoyer la police et les expulser, la France est à l'origine de situations indignes et se rend complice du sida.

Pour que nos corps ne soient plus contaminés, pour que nos corps vivent et guérissent enfin, nous exigeons :
- le renforcement des moyens alloués à la prévention, à la réduction des risques et au dépistage, afin d'assurer l'accès inconditionnel et gratuit de touTEs à l'ensemble des dispositifs de prévention, de réduction des risques et de dépistage ;
- que l'amplification de la prévention ne s'arrête pas aux portes des écoles, collèges, lycées, CFA et universités, notamment par une éducation sexuelle précoce et inclusive, ni à celles des lieux de privation de liberté, notamment par l'établissement de programmes d'échange de seringues ;
- l'accès inconditionnel et gratuit de touTEs les séropositifVEs à toutes les lignes de traitement actuellement disponibles, ainsi qu'à tout ce qui permet de suivre sans restriction le déroulement de ces traitements, et notamment les examens biologiques ou d'imagerie qui permettent de se prémunir des comorbidités, et des effets de l'inflammation chronique induite par le VIH ;
- le contrôle des pratiques des laboratoires par les états, au niveau national et international, pour que cessent les restrictions d'accès et les barrières financières, y compris par l'usage des licences d'office ;
- la promotion de la recherche publique et libre, y compris par le renforcement des moyens alloués à celle-ci ;
- le renforcement de la solidarité internationale, l'augmentation de la contribution de la France au Fonds Mondial et à UNITAID, et la mise en place de la Taxe sur les Transactions Financières Européenne ;
- la levée de touTEs les politiques répressives et criminalisantEs, concernant les séropos, les pédés, les biEs, les gouines, les trans, les intersexes, les usagèrEs de drogues, les travailleurEUSEs du sexe, les raciséEs, les migrantEs, les femmes, les détenuEs, les personnes les plus précaires ;
- l'arrêt des expulsions et la mise en place d'une vraie politique d'accueil.

SIGNATAIRES AU 22/11 : Acceptess-T, Act Up-Paris, Actions Traitements, AIDES, ARCAT, le BAAM, Bi'Cause, le Centre LGBT de Normandie, le Collectif Education contre les LGBTIphobies, le Collectif Intersexes et Allié·e·s, Élus Locaux Contre le Sida, l'InterLGBT, Gay'T Normande, le Kiosque Infos Sida et Toxicomanie, le Mag Jeunes LGBT, le Planning Familial, les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent de Paris, Santé Info Solidarité (SIS)-Animation, SID'ACCUEIL NORMANDIE, Solidarité Sida, SOS-Hépatites, le Strass

SOUTIENS AU 22/11 : Gay Games Paris 2018

Contacter presidence@actupparis.org et sg@actupparis.org pour faire part d'une signature ou d'un soutien


Sida, combien coûtent nos (vieilles) vies ?

3 November, by PermanenceDS[ —]

Comme chaque année à l'approche du 1er décembre la Permanence droits sociaux d'Act Up-Paris présente son Rapport d'activité intermédiaire arrêté au 31 octobre 2017. Cette année nous adoptons un nouveau format de présentation. Nous vous invitons à visualiser les vidéos au bas de cet article.

La donne thérapeutique a commencé à changer en 1996 avec l'apparition des nouveaux traitements et en 1998 nous étions à un tournant important de la lutte. Nous avions alors conçu cette Permanence pour veiller et maintenir l'accès aux soins et aux droits des PVVIH* . Et par la suite nous assurer qu'elles restaient logées à Paris. C'était le volet « Vivre Avec ».

Nous sommes à un autre tournant du « Vivre Avec » qui est le pari de bien « Vieillir Avec » malgré l'âge l'infection et les comorbidités souvent sévères. Les PVVIH vieillissantes ont des difficultés supplémentaires pour réagir. Elles en deviennent vulnérables et pourtant ont souvent du mal à demander de l'aide.

L'évolution des grilles du guide-barème appliquées par la MDPH*, l'oubli d'outils comme la règle de Balthazar qui permet de voir les difficultés et handicaps d'une personne dans leur globalité, rendent de plus en plus restrictif l'accès au dispositif et les PVVIH ne rentrent plus toujours dans le cadre.

Au fil des années le certificat médical administratif qui permet d'obtenir l'Allocation Adulte Handicapé ou la carte d'invalidité n'a cessé d'évoluer vers un certificat/questionnaire utilisé à l'époque pour les dossiers d'allocation compensatrice tierce personne, dispositif qui a évolué vers la prestation de compensation du handicap en 2005.

A chaque fois il faut disserter et développer de nouveau, encore une fois, sur notre maladie et toutes nos difficultés comme si nous allions mieux. Et malgré une charge virale indétectable.

Et pour peu que le certificat médical ne soit pas explicitement rempli par le médecin (pour qui nous ne le disons jamais assez, le seul fait de nous maintenir en vie est déjà un vrai succès) qui ne voit plus tout à fait les retentissements et les handicaps et le dossier est retoqué. Il faut tout recommencer et en moyenne nous perdons 12 mois.

Des nouveaux pourtant déjà malades ne rentrent plus dans le dispositif et quelques anciens en sont régulièrement exclus aussi alors que leur situation ne s'est améliorée en rien avec l'âge, bien au contraire.

Quant à ceux qui ont construit leur vie en France depuis des années à qui l'AAH est refusée lors du renouvellement, ils se retrouvent avec le problème de reconduction de leur titre de séjour.

Certains disent « on nous vole notre maladie ». L'image est très puissante. D'autres traitent la société « d'ingrate amnésique » du fond de leur solitude de précaires.

D'autres réclament surtout « la guérison » …

« Vieillir Avec » ce sont de nouveaux défis. Mais des vrais défis qui sont les nôtres.

Pas ceux du type « On vit mieux avec, c'est chronique », qui sont des mots cruels pour les séropos sans arrêt sujets à des pressions de tous types. Dont l'exclusion.

Un dossier MDPH refusé, une liquidation d'invalidité qui traîne ou une pension de retraite qui n'est pas encore versée sont autant de motifs d'angoisse qu'il faut résoudre rapidement. Et puis il y a les problèmes matériels.

Ceux contraints de lâcher prise ne pourront pas faire neutraliser par la CAF* les ressources provenant du travail malgré leur RQTH*. Le cycle infernal recommencera puisqu'ayant travaillé ils seront pendant longtemps regardés comme « employables » par la CDAPH*. Mais le sont-ils vraiment ?

Et ceux qui ont besoin de lien social et qui ont une occupation faiblement rémunérée se retrouvent dans la même situation. Sans évoquer toutes les difficultés techniques que nous avons nous-mêmes pour faire rétablir des droits quand ils ont été perdus.

Les usagers salariés peinent à rester logés dans le privé à Paris et quand les salaires sont proches des minima sociaux cela est impossible. Même ceux qui ont des salaires supérieurs à la moyenne (en hausse cette année) ou encore qui sont propriétaires ont des difficultés. Leur reste à vivre est parfois minime.

Les PVVIH au Rsa ne sont pas logeables en l'état. Nous sommes contraints d'attendre une évolution de leurs ressources avant de pouvoir lancer un dossier logement qui tienne la route.

Malgré toutes nos tentatives nous ne pouvons toujours pas répondre à l'urgence.

D'autres usagers viennent nous voir pour des conseils, pour un prêt personnel, le choix d'une mutuelle.

Et aussi pour obtenir des informations sur leur retraite voire sa liquidation, le minimum vieillesse ou l'articulation MDPH/CNAV*. Les usagers poussent notre porte toujours en dernier recours. Nous connaissons certains depuis la création de cette permanence.

En matière de santé nous sommes inégaux et toujours seuls. Chacun d'entre nous a son propre parcours. Chacun a sa limite.

On nous parle d'une revalorisation de l'AAH mais ne nous réjouissons pas trop vite car nous savons bien que cette revalorisation ne se fera qu'au bénéfice de nouvelles exclusions.

Sida, combien coûtent nos (vieilles) vies ?


Permanence Droits Sociaux

Part. 1 - Présentation Durée : 2m37

Part. 2 - Activité Durée : 4m49

Part. 3 - SIDA IS DISCO Durée : 4m26

Part. 4 - Focus logement Durée : 5m37

https://vimeo.com/permanenceds


Permanence Droits Sociaux - Social Rights
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[1]


[1] Glossaire : AAH = Allocation Adulte Handicapé CAF = Caisse d'allocations familiales CDAPH = Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées CNAV = Caisse nationale de l'assurance vieillesse MDPH = Maisons départementales des personnes handicapées PVVIH = Personnes vivant avec le virus du SIDA RQTH = Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé Rsa = Revenu de solidarité active


Plainte de Ludovine de la Rochère contre Act Up-Paris : la cour d'appel confirme la décision de première instance et relaxe Act Up-Paris poursuivie pour diffamation

2 November[ —]

Le 4 août 2013, Act Up-Paris zappait la Fondation Lejeune en réaction à une action de militantEs de La Manif pour Tous qui avaient témoigné de leurs accointances avec la Russie et y avaient réclamé l'asile politique, au moment où ce pays réprimait les minorités sexuelles et de genre par l'institution de lois criminalisant la "propagande homosexuelle". Nous avions alors jeté du faux sang et collé des affiches dénonçant la Fondation Jérôme Lejeune, Ludovine de la Rochère et La Manif pour tous comme "homophobes".

Suite à cette affaire, Ludovine de la Rochère avait porté plainte contre Act Up-Paris pour diffamation. En première instance, Ludovine de la Rochère avait été déboutée (jugement rendu le 12 janvier 2017). Elle avait cependant interjeté appel. Ce jour, le délibéré rendu par la cour d'appel, suite à l'audience du 7 septembre 2017, confirme la décision de première instance. Cette décision s'inscrit dans la jurisprudence dégagée à la suite de la plainte de Frigide Barjot contre Jean-Pierre Michel, et nous en sommes soulagés.

Cependant, la Manif pour tous avait également déposé plainte pour injure publique contre Act Up-Paris. Sur ce dossier, la cour d'appel avait condamné l'ex-présidente d'Act Up-Paris. Act Up-Paris a soutenu Laure et un pourvoi en cassation a été inscrit, nous attendons la décision de la Cour de cassation courant 2018. L'adjectif "homophobe" n'est en effet, pour nous, pas une injure, mais une caractérisation politique d'un propos qui méprise les gouines et les pédés, cautionne l'inégalité en droit avec les hétéros, alimente des discriminations et des violences, ainsi que les contaminations. Comment faut-il désigner cELLEux dont les paroles et les actions s'opposent régulièrement à tout ce qui pourrait servir à l'émancipation des personnes LGBT ?

Si la décision d'aujourd'hui est rassurante, nous devons rester vigilants. Comme des dépôts de plainte ultérieurs de la Manif pour tous pour injure publique visant d'autres collectifs, et notamment Act Up Sud Ouest, le montrent, les risques juridiques restent grands pour nos collectifs militants. Ils font peser des risques financiers non négligeables sur nos associations. Pour continuer nos actions sur tous les plans, qu'il s'agisse de prévention, d'accès aux droits et aux soins, de lutte contre les discriminations, et plus encore à l'approche de la mobilisation du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, votre soutien reste indispensable.

MISE A JOUR AU 9/11

Nous apprenons que Ludovine de la Rochère entend se pourvoir en cassation suite à cet arrêt de la cour d'appel. Malgré la jurisprudence, nos adversaires persistent à tenter de faire valoir qu' "homophobe" est un terme diffamatoire. Cette nouvelle étape occasionnera vraisemblablement de nouveaux frais. Pour continuer à mener nos autres actions en parallèle, nous avons besoin de votre soutien. Donner, c'est nous aider à lutter.


Existrans 2017 : trans et intersexes, des droits, pas le sida !

24 October[ —]

Act Up-Paris était présente ce samedi 21 octobre à l'Existrans, la marche des trans et intersexes et de celles et ceux qui les soutiennent.

Act Up-Paris était présente à l'Existrans pour rappeler le lourd tribut payé par les personnes trans et intersexes à l'épidémie de VIH/sida.

Nous manquons certes de données détaillées sur les contaminations et la prévalence chez les personnes trans, puisque cela ne fait que 2 ans que Santé Publique France a rajouté une case permettant de distinguer les personnes transgenres des cisgenres sur les formulaires de déclaration obligatoire de séropositivité, et plus encore chez les personnes intersexes totalement ignorées des pouvoirs publics.

Néanmoins, quelques cohortes suivies en hôpital ou données des associations confirment que les femmes trans sont une des populations les plus touchées par l'épidémie de VIH/sida : alors que la prévalence du VIH atteint près d'un tiers parmi les femmes trans nées à l'étranger et ayant exercé le travail du sexe, les associations qui les accompagnent rapportent que l'inique pénalisation des clients est à l'origine des contaminations que nous redoutions, ajoutant encore à cette forte prévalence. Les pédés ou bis trans et intersexes, comme tous les pédés et les bis sont également particulièrement concernés.

Ce sont avant tout les humiliations, stigmatisations, discriminations et violences qui visent les personnes trans et intersexes qui expliquent ces vulnérabilités face à l'épidémie, en réduisant la capacité à se protéger du VIH. Elles entravent également l'accès au dépistage, et le bon déroulement des traitements, et font le jeu du sida. Dès lors, lutter contre la transphobie, c'est lutter contre le sida.

Cela commence dès le plus jeune âge, à l'école. Le Ministère de l'Education Nationale ne veut pas entendre qu'il y a un problème d'accueil et d'intégration des élèvEs trans et intersexes, soumisEs aux brimades de leurs camaradEs et de l'administration. Il refuse la généralisation de l'utilisation du prénom d'usage et s'en remet aux équipes administratives et pédagogiques, qui non formées aux problématiques trans, multiplient les actes discriminatoires, hormis une minorité bienveillante. Le Ministère se rend donc complice de la déscolarisation des jeunEs trans et intersexes et de leur précarisation. Combien d‘entre euxELLES reprendront des études plus tard et accèderont à des formations qualifiantes ?

Nous pensons également à Kara, emprisonnée depuis 2ans et condamnée récemment à 4 ans de prison dont 2 avec sursis, dont les conditions de détention sont caractéristiques du traitement des trans dans l'univers carcéral : affectée dans un prison ne correspondant pas à son genre, mise en l'écart à l'isolement (pour soit disant la protéger des autres détenus) donc interdite de toutes activités sociabilisantes et participant à sa réinsertion une fois libérée, entraves de longs mois durant à l'accès à son traitement hormonal.

Accès aux soins, aux droits, confidentialité de ses données personnelles, lutte contre les violences subies, les manques sont graves pour les trans et les intersexes, en particulier quand ilELLEs sont séropositifVEs. Le ministère de la justice ne fait rien pour résoudre ces problèmes alors qu'un rapport de la contrôleuse générale des lieux de privation de libertés a émis des recommandations depuis 2010.

Mobilisée aux côtés du collectif Existrans, Act Up-Paris maintient ses revendications :

- un changement d'état-civil libre et gratuit devant unE officierE d'état-civil, sans exigence de stérilisation ni conditions médicales ;

- l'auto-détermination dans l'accès aux soins et aux modifications physiques, et le démantèlement du lobby psychiatrisant de la Sofect ;

- la multiplication et le financement de dispositifs de prévention, de dépistage et de soins ciblant spécifiquement les besoins des personnes trans et intersexes ;

- la promotion de la recherche sur l'épidémie de VIH parmi les personnes trans et intersexes, et notamment sur les interactions entre antirétroviraux et traitements hormonaux de substitution ;

- des programmes de prévention des IST et du VIH, avec la mise à disposition de tous les moyens de prévention suivant les personnes, du préservatif à la PrEP en passant par le TPE ;

- des dispositifs efficaces de lutte contre les discriminations touchant les personnes trans et intersexes, notamment à l'école, sur le marché du travail et dans l'accès au logement ;

- la fin des mesures répressives touchant les trans et intersexes travailleurEUSEs du sexe et/ou migrantEs, et une politique d'accueil, d'accès aux droits et aux soins.

- la mise en place d'un plan d'actions en milieu carcéral ;

- un accueil digne à l'école et à l'université, avec l'autodétermination de son prénom et de son genre.


Présentation de la commission Migrations

20 October[ —]

La commission Migrations d'Act Up-Paris se crée et a besoin de nouvelles forces !

Aujourd'hui, la moitié des personnes qui découvrent leur séropositivité pour le VIH ne sont pas nées en France. Il se pourrait que les séropositifVEs qui ont en partage une histoire personnelle et familiale marquée par l'exil et la migration soient encore plus nombreuxSES, même si la pratique trop rare des statistiques ethniques (et a fortiori des statistiques ethno-raciales) ne permet pas de le confirmer. L'étude PARCOURS a montré qu'entre un tiers et la moitié des MigrantEs d'Afrique subsaharienne séropositifVEs résidant en Ile-de-France ont été contaminéEs après leur arrivée en France. Malgré le Droit au séjour des étrangers malades (DASEM), le Ministère de l'Intérieur continue d'expulser des personnes séropositives ou atteintes d'hépatites virales et les condamne ainsi à la mort quand on sait que des traitements adaptés sont inaccessibles de façon effective dans de nombreux pays, de sorte qu'une personne séropositive sur deux dans le monde en est privée. Parmi les contaminations chez les HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes), les personnes nées à l'étranger sont surreprésentées en étant 1/5. Elles sont 4/5 chez les femmes. Et 2/3 des immigréEs nouvellement contaminéEs sont néEs en Afrique subsaharienne.

Les phénomènes migratoires n'ont eu de cesse de se manifester dans les sociétés humaines. À notre époque, les migrations et les modalités dans lesquelles elles s'exercent sont pourtant devenues révélatrices de rapports de pouvoir. Pour les unEs, appeléEs « expatriéEs », ces migrations sont aisées voire encouragées, tandis que pour les autres, désignéEs comme « MigrantEs », elles sont empêchées et s'accompagnent de dénis de droits, exploitation, précarité, discriminations. Ces rapports de domination, directement liés au racisme et au colonialisme, continuent de se déployer dans la société française contemporaine en affectant gravement la santé des personnes dans toutes ses dimensions et en menant à de nouvelles contaminations.

Nous militons donc pour un accès égal à la santé pour touTEs sans discrimination raciale, liée à la nationalité, à la provenance géographique et au territoire d'habitation, tout en essayant de favoriser la parole des personnes héritières de l'histoire de l'immigration et en promouvant les principes de la santé communautaire.

Pour rejoindre la commission Migrations et travailler ensemble autour de ces problématiques, vous pouvez nous contacter par e-mail (actup.request.refugies@gmail.com) ou nous rencontrer directement lors des réunions que nous tenons environ une fois par semaine au local d'Act Up-Paris (8 rue des Dunes, 75019 Paris). Elles sont ouvertes à touTEs et n'exigent pas de compétences particulières. Venez y porter vos envies et vos colères, toutes les bonnes volontés sont bienvenues !

RACISME = MORT

RÉPRESSION = CONTAMINATIONS

EXPULSION = MORT


Le tenten a 11 ans mais l'Algérie ne bouge pas

10 October[ —]

Le Tenten (10/10 pour 10 octobre) est le nom de la journée proclamée par les militantEs LGBTI algérienNEs. Le jour où l'on allume une bougie à 20h pour montrer que même dans l'obscurantisme des dictatures et du retour du religieux intégriste, les militantEs de l'égalité des droits, des droits humains, restent des phares, certes petits et épars, mais qui sont là.

Les personnes LGBTI en Algérie sont depuis toujours, à cause du code civil hérité de la colonisation, persécutées, chassées, tabassées. Il en va de même dans toutes les anciennes colonies françaises de l'Afrique du nord à l'Afrique subsaharienne.

Dans tous ces pays, l'obscurantisme de notre période coloniale alliée à l'obscurantisme religieux et les dictatures, font que les LGBTQI doivent au mieux supporter de se marier avec une personnes qu'ilELLEs ne désirent pas et au pire se retrouver isoléEs, ostraciséEs, misEs à l'écart de la société.

Act Up-Paris, comme tous les ans se joint à ses militantEs en leur rappelant qu'ilELLEes ne sont pas seulEs. Nous, transpédébiEsgouines, séropos, invertiEs, vous soutenons et nous serons là dès que vous nous appellerez à l'aide.


Macron et Collomb, complices de l'exploitation sexuelle des jeunes migrantEs

9 October[ —]

La politique migratoire menée par le gouvernement frappe en premier lieu ceLLEux qui sont les plus vulnérables. Devant la situation affreuse dans laquelle se trouvent de nombreuxSES mineurEs non accompagnéEs, nous voulons dire notre horreur et notre indignation.

Comme l'ont observé plusieurs associations, la Porte de la Chapelle est devenue depuis plusieurs mois le théâtre d'une situation ignominieuse pour les enfants migrantEs. Ciblant délibérément ceux qui sont sans abri, des pédocriminels profitent de la vulnérabilité d'enfants pour commettre des abus sexuels, parfois en l'échange d'argent ou d'un toit pour la nuit.

Pour beaucoup de ces enfants, il est difficile de dire non, tant la prostitution et le travail forcés sont les seuls moyens de survie dont ils disposent. Compte tenu de la situation d'absolue nécessité dans laquelle iEls se trouvent, iEls peuvent éprouver des difficultés à identifier le travail forcé auxquels iEls sont soumis comme une violation de leurs droits, et par conséquent se considérer comme des victimes. [1]

Face à ces crimes, la seule réponse répressive constitue une impasse. Pour une victime identifiée, combien d'histoires passées sous silence parce que les victimes ne porteront jamais plainte ?

Aux difficultés liées à l'exil et, parfois, à l'absence des parents, viennent s'ajouter les entraves à obtenir des papiers, et la clandestinité à laquelle celles-ci les obligent ; la précarité socio-économique, le manque d'accès aux soins, les discriminations : autant de facteurs qui accroissent la vulnérabilité de ces enfants face aux agresseurs, et pour lesquels la responsabilité de l'Etat est directement engagée.

Neutraliser les auteurs d'abus est nécessaire mais ne suffira pas. La solution la plus efficace pour aider ces enfants est d'agir sur la précarité et l'exclusion, de manière à mettre en place les conditions pour qu'ils ne soient plus à la merci des pédocriminels. De trop nombreuxSES mineurEs non accompagnéEs sont contraintEs de se cacher, ce qui aggrave leur vulnérabilité face aux agresseurs. La priorité devrait être de régulariser leurs situations mais également de leur offrir un logement et les moyens de subsistance leur permettant de mener une vie décente. Ces enfants doivent être reconnus comme tels, afin de pouvoir bénéficier des services et de l'assistance auxquels leur âge leur donne droit.

Aujourd'hui, l'administration impose des contrôles d'âge pour toutE mineurE demandant sa protection, et ne l'accorde que de façon exceptionnelle. Cette situation est inacceptable. Il y a clairement une responsabilité de l'Etat dans le drame que vivent les jeunes migrantEs, rien n'étant fait pour protéger ces enfants en dépit des engagements internationaux pris par la France.

Par sa non politique d'accueil, sinon sa politique hostile aux migrantEs, la France se rend complice de l'exploitation sexuelle des jeunes migrantEs, et prive ces dernierEs de l'enfance à laquelle ilELLEs ont droit.

Par leurs politiques migratoires successives, hier Sarkozy, Hollande et Valls, aujourd'hui Collomb et Macron font la courte échelle aux violeurs et aux trafiquants d'êtres humains.

Act Up Paris exige :
- la prise en charge de l'ensemble des mineurEs isoléEs
- un changement de politique migratoire du gouvernement français et l'adoption d'une véritable politique d'accueil


[1] A cet égard, il est impropre d'amalgamer la situation de ces enfants au travail du sexe, dans la mesure où aucun enfant ne saurait consentir à son exploitation.











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