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Nos propositions

4 December[ —]

(1) Prévention

  • Augmentation de la dotation des CEGGID pour accompagner l'élargissement de leurs missions.
  • Augmenter l'offre de dépistage, mener des campagnes d'incitation, former les professionnels de santé pour faire évoluer leurs pratiques de proposition du dépistage.
  • Mener des larges campagnes de promotion des outils de prévention combinée, auprès de tous les publics cibles.
  • Dans les écoles, collèges, lycées, universités, une éducation à la santé sexuelle qui reflète la diversité des pratiques, des orientations sexuelles et des identités de genre, sensibilise au consentement et informe sur tous les dispositifs de contraception et/ou de prévention.
  • Amélioration de la qualité des capotes mises à disposition des associations. Baisse du prix (2 euros les 10 capotes haut de gamme).
  • Baisse du prix des autotests, de la TVA, ouverture accélérée à la concurrence, élargissement des conditions de distribution aux associations, y compris celles qui ne font pas des TROD.
  • Rendre plus facilement accessible le TPE, permettre la dispensation par des infirmières, des pharmaciens, des généralistes, des structures associatives, et renforcer l'information sur celui-ci.
  • Informer sur les recommandations de vaccination (Hépatite B, hépatite A, méningocoques, HPV) auprès des publics concernés, demander l'élargissement de la recommandation vaccinale HPV pour tous les jeunes à partir de 11 ans.

(2) Situation sociale des personnes vivant avec le VIH

  • Garantir la continuité des aides dispensées aux malades, en particulier par les MDPH : AAH, invalidité, PCH. Assurer l'implication de l'état pour verser aux départements les enveloppes nécessaires. Pas de réforme des minima sociaux qui impliquerait des perdantEs. Simplification des démarches des bénéficiaires. Revalorisation globale des aides sociales et des retraites, au-delà des l'évolution des prix (inflation).
  • Assurer l'accès à l'assurance et aux crédits pour les personnes séropositives ou atteintes par une pathologie grave en limitant la surprime. Généraliser le droit à l'oubli. S'assurer que les cas des discriminations par les banques ou les assurances sont condamnés.
  • Veiller à ce que le fonds handicap ne serve qu'à l'insertion des personnes en situation de handicap, et de toutes ces personnes. Renforcer les sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas les objectifs d'emploi de personnes en situation de handicap et ne veillent pas à l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.
  • Favoriser l'accès des PVVIH au logement, en particulier aux logements sociaux. Réquisition des logements vides.
  • Formation des personnels au VIH/Sida dans les maisons de retraite pour prendre en charge les PVVIH qui entreront en institution (80 000 PVVIH auront dans les 10 prochaines années atteint l'âge de la retraite) et création d'une enveloppe pour les médicaments coûteux, afin que le coût des antirétroviraux ne puisse plus être un motif de refus d'entrée dans les EHPAD.

(3) Système de santé, prise en charge et parcours de soins

  • S'assurer de la réalisation du bilan annuel de synthèse et s'assurer que le suivi se fasse aux intervalles de temps définis par le rapport Morlat.
  • Lutter contre le désengagement de l'état et les tendances qui remettent en cause la solidarité du système de santé, et l'accessibilité géographique aux soins. Garantir de bonnes conditions de travail pour les personnels, en particulier hospitaliers, gage de la bonne qualité des soins proposés.
  • Promotion de la santé globale des personnes vivant avec le VIH, y compris le bien-être et la santé mentale.
  • Supprimer toutes les franchises médicales, lutter contre les déremboursements, 0 reste à charge.

(4) Fonctionnement et financement de la lutte contre le sida

  • Une coordination au niveau interministérielle de la lutte contre le sida, qui fait le lien avec les initiatives développées aux niveaux régionaux ou locaux.
  • Un rattrapage des coupes silencieuses de la France au Fonds Mondial et à UNITAID, une augmentation de la contribution 2016-2019 au Fonds mondial, et des efforts exceptionnels consentis pour atteindre le niveau de financement jugé nécessaire par l'ONUSIDA, reposant en particulier sur l'élargissement de la base de taxe sur les transactions financières.
  • Pour financer le système de santé, revenir sur le système de plafonnement des cotisations sur les salaires dépassant le plafond de la sécurité sociale.

(5) Big pharma

  • Réformer la fixation du prix des médicaments et le système de brevets, renforcer le rôle et les moyens de la recherche publique, faires nôtres les revendications de la campagne internationale www.pharmagreedkills.com
  • Favoriser l'inclusion des femmes et des personnes trans dans les essais.
  • Intensifier la mise à disposition de moyens de prévention et de traitements grâce aux financements internationaux disponibles.

(6) Prisons

  • Mettre effectivement en place la suspension de peine pour raisons médicales, et faire émerger un système alternatif où le temps de la suspension de peine est décompté de la peine.
  • Assurer l'accès aux soins et veiller au respect du secret médical en détention.
  • Assurer l'accès à l'information sur la prévention et aux moyens de prévention du VIH, des hépatites virales et des autres IST, ainsi qu'à la réduction des risques. Mise en place effective des programmes d'échanges de seringue et ouverture de salles de consommation à moindre risque.
  • Prise en compte de la situation des personnes trans incarcérées.
  • Améliorer l'état des prisons existantes plutôt que d'en ouvrir de nouvelles, favoriser des peines alternatives à la privation de libertés pour vider les prisons.

(7) Egalité des droits, droits des minorités

  • Elargir l'accès au don du sang pour les gays et bis en mettant fin à la logique de population à risque au profit de celle de pratiques à risque.
  • Un changement d'état civil allant jusqu'au bout de la démédicalisation et de la déjudiciarisation : libre et gratuit en maire devant un officier d'état civil sur la base de l'autodétermination.
  • Des mesures et des moyens pour lutter contre la transphobie, favoriser l'accès à l'éducation, à l'emploi, aux soins des personnes trans.
  • PMA pour tous les couples et touTEs les célibataires.

  • Reconnaissance juridique de l'état-civil des enfants néEs de GPA à l'étranger.
  • Défense et renforcement de l'AME, maintien des aides associées telles que l'ancien taux de solidarité transport en Ile-de-France, arrêt des expulsions des personnes séropositives et leur régularisation.
  • Arrêt des expulsions des personnes LGBT, notamment vers des pays homophobes.
  • Régularisation de touTEs les sans-papiers.
  • Abrogation de la pénalisation des clientEs et l'arrêt de toutes les répressions (arrêtés municipaux, OQTF aux TDS sans-papiers) envers les travailleurEUSEs du sexe.
  • Favoriser l'ouverture de nouvelles salles de consommation à moindre risque, permettre qu'elles ne soient pas nécessairement adossées à des hôpitaux.
  • Légalisation de l'usage de touTEs les drogues, campagne de lutte contre la stigmatisation des usagerEs de drogue.
  • Autorisation des greffes solidaires entre personnes séropositives.

Cette plateforme de revendications d'Act Up-Paris sera adaptée tout au long de la campagne et évoluera selon son déroulement. Elle sera la base de nos échanges, interpellations, et actions, tout au long de celle-ci.


La situation

4 December[ —]

France

  • En France, on dénombre encore environ 6500 contaminations par an, dont 45% de gays et de bis et 40% de personnes originaires d'Afrique Subsaharienne. Le nombre de contaminations est en augmentation chez les gays et les bis, en particulier chez les jeunes et chez les seniors [INVS].
  • En France, 150 000 personnes vivent avec le VIH, dont autour de 30 000 qui l'ignorent [INSERM].
  • En France, en 2011, 1 PVVIH sur 5 rapportait des privations pour s'alimenter, faute de moyens [ANRS Vespa 2].

International

  • Dans le monde en 2015, il y a eu 2,1 millions de contaminations. 17 millions sur 36 millions de PVVIH ont accès à un traitement. 1,1 millions de personnes sont mortes du sida [ONUSIDA].
  • Les nouvelles infections ont progressé dans certaines régions du globe : +57% entre 2010 et 2015 en Europe de l'Est et en Asie centrale ; +9% par an dans la même période dans les Caraïbes, +4% par an dans la même période au Moyen orient [ONUSIDA].
  • Plus d'1 personne vivant avec le VIH sur 2 est une femme, plus de 6 personnes nouvellement infectées sur 10 sont des femmes [ONUSIDA].
  • Pour 2016-2019, le Fonds mondial peine à lever au total 13 milliards d'euros. Dans le même temps, l'ONUSIDA chiffre d'ici 2020 à 26 milliards le montant des fonds à injecter pour lutter contre l'épidémie.

Editorial - Séropos, on vote pour qui ?

4 December[ —]

Action 137, diffusé pour la marche du premier décembre, reprenait comme éditorial notre texte d'appel à la mobilisation du 1er décembre.

Epidémie politique, luttes politiques !

En 2016 comme en 1995, c'est avec un mot d'ordre mettant en avant les séropos que nous avons choisi de marcher ce premier décembre, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida.

Nous sommes bien entendu loin du mot d'ordre de 1995 – « Séropos, la France vous préfère mortEs ! » - parce que, sur bien des aspects, la situation des personnes vivant avec le VIH s'est améliorée, notamment du fait des progrès thérapeutiques. Pourtant, avec ceux-ci, les gains d'espérance de vie posent de nouvelles questions, parce que les premiers traitements et leurs effets indésirables exposent à des incapacités, à la survenue de nouveaux risques et de maladies liées au vieillissement, ou à des trajectoires complexes qui pèsent sur les droits à la retraite de nombre d'entre nous, exposéEs à un avenir proche du minimum vieillesse. De plus, l'accès aux soins, aux droits, au logement, à l'emploi, etc. restent des questions cruciales…

Et, même si nous ne l'inscrivons pas sur une banderole de tête, il y a toujours autant besoin d'une remobilisation générale des séronégatifVEs, tout particulièrement sur les enjeux de prévention et de lutte contre la sérophobie. Si le nombre de contaminations par le VIH reste stable ces dernières années en France, il continue d'augmenter chez les gays et les bis, et en particulier pour les plus jeunes d'entre eux et pour les seniors.

À l'international, la situation s'améliore très lentement, avec notamment une baisse conséquente des transmissions mère-enfant dans certains pays, une baisse des décès liés au sida et une hausse de la mise sous traitement des séropositifVEs ; mais cet équilibre est précaire, faute de financements supplémentaires. Le risque d'une reprise généralisée de l'épidémie, qui s'observe déjà dans certains pays, criminalisant les usagerEs de drogue, réprimant les minorités sexuelles et de genre, est réel.

Ce quinquennat a d'un côté été marqué par des décisions iniques (pénalisation des clients des travailleurSEs du sexe, expulsion d'étrangerEs malades, PMA abandonnée, coupes dans les financements internationaux, fixation des prix des médicaments, etc.) ; de l'autre, certaines réclamations des associations ont été imparfaitement satisfaites et arrivent trop tardivement (autotests trop chers, salles de consommation à moindre risque expérimentées tardivement et uniquement adossées à des hôpitaux, réforme des centres de dépistage sans budget supplémentaire, réforme des minima sociaux aux conséquences bien incertaines, campagne d'affichage de prévention ciblée acquise au forceps, etc.). De plus, au lendemain des primaires de la droite et du centre, la campagne présidentielle est amenée à s'intensifier dans les prochaines semaines.

Face à tout cela, ce 1er décembre, il est urgent d'agir, de s'organiser pour peser sur la campagne, pour dénoncer que celle-ci parte aussi mal lorsqu'il s'agit d'aborder les enjeux liés à la lutte contre l'épidémie, pour refuser les promesses sans lendemain et exiger des moyens et des mesures concrètes.

Ce faisant, nous rappelons que l'épidémie a des causes politiques et que, dès lors, la lutte contre le sida est une lutte politique. Celle-ci passe par la réaffirmation du caractère politique de nos communautés, par le fait de rendre visible nos orientations sexuelles, nos identités de genre, nos statuts sérologiques, et de faire entendre la voix et les revendications des plus discriminéEs et invisibiliséEs d'entre nous.

Ce que nous refusons

Nous, séropos, séronegs, pédés, biEs, gouines, trans, intersexes, femmes, migrantEs, putes, usagèrEs de drogue, prisonnierEs, qui manifestons ce 1er décembre sommes une communauté politique qui refuse de donner un blanc-seing au gouvernement sortant, qui s'est joué des droits des minorités en faisant traîner les débats autour de l'ouverture du mariage aux couples de personnes du même sexe, sans avancer sur la PMA ; a offert une simplification minimale du changement d'état-civil pour les personnes trans et a si peu œuvré pour lutter contre les discriminations, renforçant celles que subissent migrantEs et travailleurSEs du sexe ; a avancé sur la PrEP et a mis à disposition les autotests, mais a tardé à promouvoir une stratégie globale sur les questions de santé sexuelle, et a continué de rationner les moyens des hôpitaux ; n'a rien fait pour que les détenuEs maladEs sortent massivement de prison ; a annoncé s'engager à baisser le prix des traitements sans qu'on en voit véritablement la couleur, notamment sur l'hépatite C ; s'est targué d'un volontarisme de façade à l'international pour finalement refuser d'augmenter la contribution de la France au Fonds mondial de lutte contre le VIH, le paludisme et la tuberculose, tout en y effectuant des coupes (ainsi que sur UNITAID) pour les engagements actuels.

Nous qui manifestons le 1er décembre sommes une communauté politique qui refuse de considérer sous un jour comparable les menaces encore plus grandes qui nous guettent si des forces politiques de droite extrême ou d'extrême-droite viennent à bénéficier d'une majorité gouvernementale, complétant la majorité sénatoriale et les majorités de bon nombre d'exécutifs locaux, lesquelles fournissent autant d'exemples des conséquences à attendre d'une telle alternance. Menaces sur l'Aide Médicale d'Etat, sur l'IVG, racisme, antisémitisme, islamophobie, sexisme, homophobie, lesbophobie, biphobie, transphobie, démantèlement des solidarités, casse de l'hôpital, renforcement des pouvoirs répressifs de la police, seraient alors généralisés.

Nous qui manifestons le 1er décembre sommes une communauté politique qui ne se rendra pas. Nous nous mobilisons pour nous protéger de ce que ces iniques perspectives signifient : recrudescence de contaminations par le VIH d'une part ; nouvelles dégradations de la prise en charge des PVVIH d'autre part, qui peuvent avoir pour conséquence une recrudescence de cas de sida, voire une augmentation du nombre de décès liés au sida, d'autre part. Nous protéger, c'est protéger tous les publics les plus vulnérables et exposés au risque de contamination, et en particulier les plus précairEs d'entre nous.

Ce que nous exigeons

Nous continuons donc d'exiger :

  • que soient multipliées les campagnes de prévention ciblées promouvant l'ensemble des outils de prévention combinée (préservatifs externes et internes et gel, Prep, TPE, Tasp, dépistage), et renforçant le recours au dépistage, et que l'amplification de la prévention ne s'arrête pas aux portes des lieux de privation de liberté, notamment par l'établissement de programmes d'échange de seringue ;
  • que soit favorisé l'accès aux centres de santé communautaires, promouvant une offre de santé globale, en renforçant en particulier les moyens financiers de ceux-ci ;
  • que soient accessibles les droits, l'emploi, les soins, le logement, pour les séropos, et/ou les personnes trans, et/ou les travailleurSEs du sexe, ou encore les migrantEs ;
  • que les politiques reviennent sur les obstacles administratifs et juridiques et sur une répression policière qui écrase ces dernièrEs. C'est-à-dire, en particulier, revenir sur la pénalisation des clients des travailleurs du sexe, assurer un changement d'état-civil libre et gratuit pour les personnes trans devant un officier d'état-civil, mener une politique d'accueil sans entraves, renforcer l'aide médicale d'état, faciliter l'accès à celle-ci et maintenir, voire rétablir, les dispositifs qui y sont adossés, en particulier la tarification solidaire garantissant l'accès aux transports.

Seules de telles exigences nous guideront vers l'objectif qui est le notre : mettre un terme à l'épidémie de sida, en tarissant le flot de nouvelles contaminations, et assurer la prise en charge des PVVIH, notamment de celles qui vieillissent. Ce n'est pas une question d'attendre des innovations scientifiques décisives, qui nécessiteraient par ailleurs de bien mieux soutenir la recherche publique qu'à l'heure actuelle ; c'est dès maintenant une question de volonté et de moyens pour rendre accessibles l'ensemble des outils disponibles, nouveaux comme anciens.

Votre campagne ne nous protège pas !

CandidatEs, partis, soutiens, tant que ces réponses ne seront pas dans vos programmes, votre campagne ne nous protègera pas ! Comptez sur nous pour vous le rappeler dès ce premier décembre et tout au long de la campagne.

Le quinquennat qui s'annonce sera celui au cours duquel nous vous jugerons sur l'atteinte des objectifs internationaux fixés pour l'horizon 2020. Vous n'aurez que vos premiers mois pour mener les actions ambitieuses qui s'imposent pour les atteindre, pour coordonner les initiatives locales et pour favoriser les nombreux engagements associatifs et activistes.

Il y a donc urgence pour vous à vous engager à agir ; quant à nous, nous sommes prêtEs et déterminéEs à vous l'imposer, et nous le montrons en cette journée de LUTTES contre le sida.

Au 29 novembre, ce texte a reçu les signatures des associations et collectifs suivants :

Acceptess-T, Actions Traitements, Act Up Sud-Ouest, Afrique Avenir, AIDES, Alertes LGBT Aveyron, Les Amis du Bus des Femmes, Association Tjenbé Rèd Prévention, Aux 3G (bar associatif lesbien et féministe, Marseille), BAAM Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants, Cannabis Sans Frontière, Centre LGBT de Nantes, Centre LGBT Paris Ile de France, CIGales Centre LGBT Dijon Bourgogne, Collectif Droits et prostitution, ENIPSE, Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd), Féministes Révolutionnaires, Fierté Montpellier—Tignes Pride, Fondation Cognac-Jay, Grisélidis, HF-Prévention, HomoSFèRe, KÂLÎ, Orage, Oui Oui Oui, OUTrans, Pari-T, Pride de Nuit, RITA Grenoble, Santé Info Solidarité-Animation IDF, Sidaction, SIS-Association, Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence - Couvent de Paname, Solidaires Etudiant-e-s, Solidarité Sida, Stop Homophobie, STRASS (Syndicat du travail sexuel)

Il est soutenu par les associations, organisations et collectifs suivants :

Artogalion, Bi'Cause, Centre LGBTI Grenoble, la Fédération LGBT, FièrEs, FLUO, l'Inter-LGBT, Panzy, SOS Homophobie, Black Caucus France | Union française des étudiant/e/s & diplômé/e/s africain/e/s & ultramarin/e/s & de leurs proches, Collectif « Non à Guerlain ! Non à la négrophobie ! », Comité de soutien international à M. Aboubakar Traoré / Int'l Committee of support for Mr. Aboubakar Traoré, Initiative sida outre-mers, LGBT/OM | Initiative lesbienne, gaie, bi & trans des Français/es d'outre-mers & de leurs proches, Outre-mers environnements, Onzième Dom | Amicale des Français/es d'outre-mers du XIème arrondissement de Paris & de leurs proches, Rainbow Caucus France (Union française des étudiant/e/s & diplômé/e/s queers & de leurs proches), Shechora Ani Venava | Amicale juive des personnes lesbiennes, gaies, bi & trans de couleur & de leurs proches, Union juive des Françaises & Français d'outre-mers & de leurs proches, Réseau pour une Gauche Décoloniale

L'appel à signatures et soutiens reste bien entendu ouvert jusqu'au 1er décembre. Contacter presidence@actupparis.org pour faire part d'une signature ou d'un soutien !


Pour lutter contre l'épidémie, soutenez Act Up-Paris

4 December[ —]

ChErEs amiEs, militantEs, donateurRICEs,

Cette année encore, nous manifesterons le 1er décembre lors de la journée mondiale de lutte contre le sida ; notre mot d'ordre sera : « Séropos, on vote pour qui ? ». Ce sera la 27ème année de mobilisation d'Act Up-Paris, ce sera aussi l'occasion de présenter nos revendications pour ce 6ème mandat présidentiel qui, dans le climat actuel, nous fait craindre le pire.

Nous avons en effet vu combien la situation sociale et l'accès aux droits et aux soins des personnes vivant avec le VIH s'est dégradée ces dernières années : en conséquence, notre permanence droits sociaux a vu augmenter le nombre de demandes de soutien. Face à cette situation, pour informer sur les droits à la retraite, nous avons édité une brochure « VIH/sida :Anticiper sa future pension de retraite ». Notre plaidoyer sur l'AAH a débouché sur un travail avec la CNSA pour travailler sur le guide barème qui permet l'octroi de l'AAH, qui nous donnait du fil à retordre depuis 20 ans. Nous allons enfin pouvoir faire valoir notre point de vue sur l'évaluation du handicap des personnes vivant avec le VIH par des équipes pluridisciplinaires qui instruisent les demandes, même si la solution qui devrait être privilégiée restera complexe.

Nous constatons aussi que les contaminations ne diminuent pas, et qu'elles continuent d'augmenter chez les gays et les biEs. Nous continuons, via le dispositif REACTUP, à informer sur tous les volets de la prévention ; nous avons multiplié les distributions de capotes ; nous continuons de plaider pour que les préservatifs gratuits soient de meilleure qualité. Nous mettrons en œuvre début 2017 une offre de TROD au local.

Nous avons aussi continué à plaider sur le front de la lutte contre les discriminations et contre la sérophobie. En matière de don du sang, le résultat n'est pas à la hauteur de nos attentes, et nous resterons vigilantEs pour que le suivi promis ne s'arrête pas avec le changement de gouvernement. Pour les soins funéraires, les députéEs ayant rendu la levée de l'interdiction plus complexe, c'est via une série de décrets d'applications que nous avons espoir de voire cette interdiction enfin levée.

Si les politiques nous ont beaucoup déçuEs cette année encore, les laboratoires ne sont pas en reste. Le 1 er avril, nous nous sommes coordonnés avec les activistes de plusieurs continents pour protester contre leurs pratiques, via l'opération internationale « Pharma Greed Kills » (www.pharmagreedkills.com).

Nous avons enfin tenté de rester mobilisés face aux réactionnaires ; cependant, cette fin d'année a été marquée par la condamnation de notre précédente présidente, Laure, pour injures publiques, face à la Manif pour tous. Nous avons choisi de nous pourvoir en cassation, mais le temps et l'argent que ce pourvoi représentent sont autant de ressources en moins pour continuer nos actions, et c'est pourquoi nous espérons pouvoir compter sur votre soutien à cette occasion.

Le rapprochement avec l'Alliance pour une Gestion solidaire a été finalisé, ce qui nous permet de mieux piloter notre activité et d'envisager plus sereinement les années à venir. Nous espérons pouvoir désormais nous recentrer sur le travail de fond et sur la visibilité de l'association.

Nous en avons bien besoin, pour parler de l'épidémie, qui est loin d'être finie, et pour peser sur la campagne pour en dénoncer les outrances. Votre soutien financier, votre énergie, votre détermination à nous rejoindre, si vous le souhaitez, votre aide à relayer nos événements, en particulier via les réseaux sociaux, seront déterminants !

Nous tenons à vous remercier pour le soutien que vous nous avez apporté et continuez d'apporter à Act Up-Paris. C'est grâce à vos dons que l'association pourra en 2017 continuer à être présente sur tous les fronts de la lutte contre l'épidémie.

Si vous décidez de nous soutenir, plusieurs moyens sont à votre disposition : par chèque ou par PayPal, mais vous pouvez aussi opter pour le prélèvement automatique. 60% de votre don sera déduit de votre impôt sur le revenu, un reçu fiscal vous sera adressé au premier trimestre 2017.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année et vous remercions pour votre soutien.

Toutes les informations indispensables sont disponibles ici : http://www.actupparis.org/spip.php?...


La marche du 1er décembre aura lieu demain sur un parcours réduit

30 November[ —]

On marche ! Enfin, un peu. Voilà le parcours signé après un rendez-vous en préfecture comme on en a rarement connu.

18H Place de l'Hôtel de Ville 18h45 Départ Rue du Renard, Rue de la Verrerie, Rue du Temple, Rue Sainte-Croix, Rue Vieille du Temple, Rue de Rivoli Arrivée place Baudoyer 20h30 Fin du rassemblement sur la place 20h30 Cérémonie du Patchwork des noms et lecture des noms dans la Salle des Fêtes de la Mairie du IVème arrondissement.

Nous avons refusé fermement l'exigence formulée par la préfecture de stationner des véhicules en travers des intersections à traverser.

Nous avons exprimé notre désaccord à l'égard du dispositif prévu par la Préfecture de Police de fouilles à l'entrée du parcours. Nous n'avons malheureusement pas moyen de nous y opposer.

Evitez donc demain de vous munir de ce qui pourrait être considéré par les forces de polices comme une arme.


Gilead baisse ses dons à Act Up-Paris, pour mieux nous faire rentrer dans ses rangs ?

30 November[ —]

Chaque année Act Up-Paris sollicite les laboratoires pharmaceutiques spécialisés dans les médicaments contre l'infection à VIH pour participer financièrement à la poursuite de ses actions.

Cette année, sans donner d'explication, notamment lors de nos rendez-vous avec ses dirigeants, gilead a amputé d'un tiers sa contribution, la ramenant à 30000eur. Contrairement au don de Bristol-Myer-Squibb (http://www.actupparis.org/spip.php?...), nous ne pouvons refuser une telle somme pour permettre la poursuite sereine de notre activité et de nos actions de plaidoyer.

Cependant nous nous devons d'interroger les raisons de cette baisse.

Nous évacuons d'emblée les arguments portant sur le chiffre d'affaire et le profit du laboratoire Gilead. Pour le 3ème trimestre 2016, ils s'élèvent à respectivement 7.4 milliards et 3 milliards d'euros. Surtout, les dons des laboratoires ne sont pas pour nous une variable d'ajustement propice aux arrangements fiscaux, mais un dû qui ne compensera jamais intégralement le lourd tribut payé par les séropositifVEs en attendant la mise sur le marché de traitements, la disponibilité des génériques ou l'amélioration de la tolérance de ceux-ci.

Est-ce à cause de l'activisme des associations, et d'Act Up-Paris notamment, face à l'indécence des prix des nouveaux médicaments pouvant guérir de l'hépatite C (intégrant le sofosbuvir) que pratique Gilead dans les pays développés, faisant peser un fardeau sur les systèmes de santé et la sécurité sociale en France ?

Est-ce une tentative de pression sur les associations pour les faire aller dans le sens de Gilead de faire modifier les critères d'appréciation de nouveaux médicaments par la HAS en privilégiant avant tout la tolérance plutôt que l'efficacité, pour pouvoir recycler leurs vieux médicaments, dont les brevets arrivent à expiration, comme le Truvada et sa nouvelle formule, le Descovy, et s'économiser en frais en Recherche et Développement pour trouver les futurs traitements qui guériront véritablement du sida ?

Ne plus allouer de dons à une association de malades séropositifVEs quand on est un labo, c'est vouloir le silence des séropos. Ne plus allouer de dons à une association de malades séropositifVEs quand on est un labo, c'est vouloir la mort des séropos. Habitués aux calculs les plus poussés des laboratoires pharmaceutiques pour assurer leurs finances, Act Up-Paris est surpris de cette grossière erreur. On ne tue pas une poule aux œufs d'or, on la ménage.

Alors, vous aussi, les labos, vous pensez que le sida a changé, que ce n'est plus grand chose, qu'il faut arrêter avec ces traditions du passé et cette dette de sang ? Vous avez tort ! Les contaminations sont toujours là, les mises sous traitement s'accumulent et sont de plus en plus précoces, la précarité prend du terrain, les discriminations ont encore une longue vie devant elles et nos santés sont bien impactées contrairement à cette tendance où l'on veut rassurer et dire que ce n'est rien. Les effets secondaires de vos traitements sont toujours aussi indésirables, bien que cachés au fin fond de polices très petites sur vos notices qu'on n'ose pas déplier par peur de ne jamais savoir les replier.

Il ne faut pas minimiser les problématiques des maladEs d'aujourd'hui. Héritées du passé elles perdurent et nous font la vie dure. Tandis que vos dons ne perdurent pas et notre association s'en va.

En nous tuant vous faite une autre erreur : prochainement les remboursements des soins et des traitements diminueront en ce libéralisme à tout prix qui se fait poindre en ce contexte d'échéances électorales. Vous aurez besoin de nous pour défendre les prises en charge actuelles, car nous avons l'habitude de la colère contrairement à vous. Vous ne ferez pas le poids et serez dépendants de nous, qui défendrons nos vies et notre accès aux soins, pour espérer garder intacts vos bénéfices. Car si la prise en charge est attaquée, nous ne pourrons plus consommer vos médicaments, en étant déjà précariséEs.

Ils manquent des zéros à votre don. Nous les attendons car sinon vous allez vous-même en devenir.

Contact presse : Mikaël ZENOUDA, président d'Act Up-Paris, 0613508980 – presidence@actupparis.org


Nous ne nous abaisserons pas devant les miettes jetées par Bristol-Myer-Squibb

30 November[ —]

Chaque année Act Up-Paris sollicite les laboratoires pharmaceutiques spécialisés dans les médicaments contre l'infection à VIH pour participer financièrement à la poursuite de ses actions.

Cette année, après avoir louvoyé pendant des mois, en dépit de nos nombreuses relances, le laboratoire Bristol-Myer-Squibb (BMS) s'est montré d'une exceptionnelle générosité en nous octroyant la somme de 1000eur alors que nous demandions 7000eur, somme acquise l'année dernière.

Pire que de ne rien donner, ce geste est une insulte aux visages des séropos.

Nous considérons cet argent comme dû, comme une dette de sang, à touTEs les séropositifVEs, aux maladEs du sida et à ceuxELLES qui sont mortEs, face aux profits que les laboratoires se font sur nos vies, face aux traitements efficaces qui ont tardé à être développés et toujours dans l'attente d'un traitement qui nous guérira enfin et un vaccin qui protégera ceuxELLES qui n'ont pas été infectéEs.

Ces dons obtenus des laboratoires pharmaceutiques ne nous enlèvent pas notre liberté de parole et d'action, même si les laboratoires pressent de plus en plus les associations à faire financer des projets encadrés.

Même si nous sommes sorties il y a un an d'une procédure de redressement judiciaire et sommes en train de rembourser notre dette, nous contraignant à être rigoureux sur notre gestion et nos perspectives financières, nous ne servirons pas de caution à la bonne conscience de BMS d'afficher son soi-disant soutien aux maladEs et aux associations qui les représentent.

Notre dignité nous dicte donc de refuser cette somme.

Contact presse : Mikaël ZENOUDA, président d'Act Up-Paris, 0613508980 – presidence@actupparis.org


Pour la préfecture de police de Paris, les vies et la visibilité des séropos et des minorités ne valent pas deux bornes dans le Marais !

29 November[ —]

Mesdames, Messieurs,

Après 25 ans de manifestations chaque premier décembre contre le sida, et alors que la lutte contre l'épidémie est un objectif toujours aussi important, en témoigne la stabilité des nouvelles contaminations en France en particulier chez les gays et les bis, Act Up-Paris est contrainte depuis deux ans à des choix de visibilité toujours moindres dans l'organisation de la manifestation du premier décembre dont elle est à l'initiative, et nous le déplorons.

Après un rassemblement arraché in extremis place Baudoyer l'an dernier, en contexte rapproché post-attentats, cette année, seulement 4 jours avant la marche, la Préfecture de Police a entamé un bras de fer inacceptable pour contraindre la mobilisation, à se réduire à nouveau, en entamant un chantage aux conditions inacceptables ou à l'annulation. En agissant de la sorte, c'est la visibilité de la lutte contre l'épidémie de VIH/SIDA qui est en jeu.

Une nouvelle fois, plane l'état d'urgence et son lot d'interdictions de manifestations des mouvements sociaux, ou leur rétrécissement, comme la Marche des Fiertés LGBT de Paris, amputée des deux tiers et reléguée sur les quais.

Une nouvelle fois, c'est la visibilité des publics les plus vulnérables aux contaminations par le VIH et les plus touchés par l'épidémie, c'est-à-dire les minorités, qui en pâtit.

Cette visibilité a pourtant déjà été suffisamment mise à mal la semaine passée, avec la censure par certaines municipalités de la campagne de prévention de Santé publique France. Cette campagne que vous avez soutenue a été remplacée par des publicités depuis ; mais le besoin de rendre visible les besoins en matière de santé des personnes vivant avec le VIH se maintient, lui, et nous comptons sur vous pour le relayer.

Pour ces raisons, et avant les prochaines échéances nationales qui augurent de sombres perspectives, il est indispensable qu'Act Up-Paris puisse maintenir l'organisation d'une manifestation en cortège ouvert ce jeudi 1er décembre. Un rassemblement statique ne nous paraît pas en effet présenter de plus grands gages de sécurité. Des barrières tout au long du parcours dans notre propre quartier, le Marais, arpenté à maintes reprises, transformé en souricière, n'est pas une perspective plus rassurante.

Nous croyons fermement que vous vous mobiliserez dans cet objectif et vous attendons tout aussi fermement.

Contre le sida, nous n'avons pas le choix !

*** MISE A JOUR au 29/11 22h***

Nous aurons rdv à la préfecture demain à 15h, un parcours resterait envisageable. Nous restons vigilants sur le dispositif. Plus d'informations dans la foulée.

*** MISE A JOUR au 30/11 23h***

Nous avons un parcours réduit. Il est très, trop court. Les militantEs seront fouillés à l'entrée : la voilà, la lutte contre le sida aujourd'hui !

Lettre ouverte envoyée le 29/11 à : Marisol Touraine, Emmanuelle Cosse, Catherine Lemorton, Marie Le Vern, Anne Hidalgo, Ian Brossat, Bernard Jomier, David Belliard, Sergio Coronado, Esther Benbassa, Pierre Serne, Christophe Girard, Gilles Clavreul, Jean-Luc Romero.

Soutiens au 29/11 : Acceptess-T, Act Up Sud-Ouest, AIDES, Association Nationale Transgenre, Cannabis Sans Frontière, C'est pas mon genre, Existrans, FLUO, Parti Pirate, Queer Paris, Trans 3.0, Trans Inter Action

Ouverte à soutiens.

Contacts : 06 36 54 43 32 / 06 13 50 89 80


VIH/SIDA : Fillon va-t-il creuser les sillons, déjà tracés par Hollande ?

28 November[ —]

Act Up-Paris s'inquiète de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre. Elle confirme que, de toutes parts, les perspectives de la campagne présidentielle, qui s'accélère désormais, sont sombres. Face à celles-ci, agir est essentiel, et la manifestation à laquelle nous appelons jeudi à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida doit être un premier pas pour peser dans le cours de la campagne.

Avec près de 70% des votes exprimés au second tour de la primaire de la droite et du centre, l'ample victoire de François Fillon est inquiétante à plusieurs titres. • Elle ouvre la voie à un programme ultra-libéral qui, de la TVA sociale à la privatisation de l'assurance-maladie, ponctionnera à des fins obscures nos cotisations sociales, brisera la solidarité du système de santé et cassera ses composantes, abandonnant à leurs sorts les plus précairEs et isoléEs d'entre nous. • Elle marque le retour d'un premier ministre dont nous avons combattu 5 ans durant les orientations et les mesures que son gouvernement a mis en œuvre. Par exemple, avec la loi Besson de 2011, qui remplaçait la notion d'« accès effectif » par celle de « disponibilité » des traitements dans les pays d'origine des personnes demandant un titre de séjour pour soins en France. Celle-ci avait condamné à l'expulsion nombre d'entre elles vers des pays dans lesquels la disponibilité n'était que théorique ou réservée à une partie infime de la population. • Elle est enfin le résultat de la mobilisation d'une partie des militantEs de droite, ceuxELLES qui ont bénéficié de l'élan de mobilisation de « La Manif pour Tous », ont tissé et activé sans relâche leurs réseaux.

Rappeler leur homophobie, leur lesbophobie, leur biphobie, leur transphobie, leur sérophobie, leur racisme, leur sexisme est important, mais ne suffit pas. En particulier, cela ne doit pas conduire à exempter d'une responsabilité importante de ce résultat la droitisation du Parti Socialiste.

La façon dont les débats ont été menés autour du mariage pour tous a nourri les rangs et les soutiens de ceux qui ont contribué à élire Fillon, et en particulier des élus locaux appelés un temps à exercer une illicite « liberté de conscience » par le Président de la République. Ces exemples d'un regard toujours tourné à droite se sont multipliés tout au long du quinquennat, accompagnant une dérive sécuritaire dont l'état d'urgence permanent est le point d'achèvement, et dont l'acharnement policier sur les proches d'Adama Traoré, ou encore sur Kara Wilde, trans américaine incarcérée, n'a rien à envier au sarkozysme, que Fillon incarna fidèlement cinq ans durant.

Avec le programme des Républicains, qu'il soit incarné par Fillon ou Juppé, des menaces supplémentaires sur nos vies, nos droits, sur l'accès aux soins, à l'Aide Médicale d'Etat, à l'IVG sont à attendre. Les exécutifs locaux s'y attellent déjà, en Ile-de-France ou en Auvergne-Rhône-Alpes notamment.

En face, le piètre bilan du Parti socialiste et sa droitisation oblitèrent les soutiens qui avaient conduits à son succès en 2012.

Dans cette campagne qui s'accélère, les enjeux de la lutte contre l'épidémie de vih/sida, contre la stabilité des contaminations, contre la dégradation des conditions de vie, de l'accès aux droits et aux soins des séropositifVEs, apparaissent peu.

Ainsi, porter les revendications des associations pour mettre un terme à l'épidémie impose encore plus de recourir à l'ensemble des outils de notre répertoire : l'action publique, un plaidoyer sans concession auprès des candidatEs, et une information au plus large sur nos mobilisations pour rallier de nouveaux soutiens et former de nouvelles coalitions.

SeulEs, nous n'y parviendrons probablement pas. C'est en agissant touTEs ensemble, rassembléEs au plus large et auprès des plus marginaliséEs d'entre nous que nous nous ferons entendre.

A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, la manifestation initiée par Act Up-Paris, dont l'appel est co-signé par plus de 30 structures et soutenu par une quinzaine d'autres, est une première occasion de tendre vers cet objectif.

Rendez-vous vous est donc donné à 18h ce jeudi 1er décembre 2016, place de l'Hôtel de Ville. Contre le sida, nous n'avons pas le choix !


Trailer vidéo de la marche du 1er décembre 2016

18 November[ —]

Pourquoi se mobiliser le 1er décembre ? Quel mot d'ordre ? Que signifie-t-il ? Quelle est la situation ? Quelles sont nos revendications ?

Toutes ces questions méritaient bien un petit trailer vidéo à deux semaines de la marche :

https://www.youtube.com/watch?v=KL0B_vrWOYw

Bon film, et n'oubliez pas : rejoignez-nous !











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