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President Macron, don't make the HIV epidemic great again

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23 July[ —]

Communiqué de presse - Paris, le 23 juillet - Act Up-Paris, AIDES, Coalition Plus

Alors que des milliers de chercheurs et d'activistes venus de toute la planète se réunissent à Paris jusqu'au 26 juillet pour la conférence scientifique mondiale sur le VIH/sida, le Président français a choisi de déserter. Une absence remarquée qui alimente nos craintes sur l'engagement de la France pour mettre fin à la pandémie du VIH/sida.

Le 17 juillet 2003, le Président Jacques Chirac montait à la tribune de la conférence de l'IAS (International AIDS Society), à Paris, devant 5000 conférenciers du monde entier, dont Nelson Mandela, pour y lancer un « appel solennel aux gouvernements des pays donateurs du monde entier pour qu'ils fassent preuve, malgré les difficultés budgétaires, de plus de générosité ». Le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme venait d'être créé, et la France en était la locomotive.

Quatorze ans plus tard, la même conférence est de retour à Paris. Et les efforts en faveur du Fonds mondial, mais aussi d'UNITAID, commencent à porter leurs fruits. La barre symbolique des 50% de personnes ayant accès à un traitement a été franchie cette année, et le taux de décès a été divisé par deux depuis le pic de 2005. Une avancée qui reste fragile : 17 millions de personnes n'ont toujours pas accès à un traitement, et une personne décède du sida toutes les trente secondes dans le monde.

Cette moitié de chemin parcourue, nous la devons à la mobilisation des populations-clés, aux innovations thérapeutiques, et aux programmes de prévention. Mais pour les rendre accessibles à toutes et tous, il faut des moyens financiers. Or cette année, les contributions des pays les plus riches à la lutte mondiale contre le VIH/sida ont atteint leur niveau le plus bas depuis 2010 [1].

La France, qui pouvait s'enorgueillir d'avoir porté haut cette lutte, se désengage ces dernières années à coups de petits calculs comptables : retards de paiement de sa contribution au Fonds mondial [2], réduction de sa contribution à UNITAID [3], et aujourd'hui une coupe de 158 millions d'euros dans l'aide publique au développement pour 2017 [4], en contradiction avec les promesses du candidat Emmanuel Macron.

L'absence du nouveau Président français à cette conférence majeure sonne comme une marque de mépris pour la lutte menée depuis 30 ans par notre pays contre une pandémie qui a déjà tué plus de 35 millions de personnes. Une lutte qui avait vu l'implication personnelle de Présidents de la République et leaders politiques français de droite comme de gauche. Ce désengagement de la France, engagé par François Hollande et poursuivi par Emmanuel Macron, est aujourd'hui comparable à celui de Donald Trump. Il aura des conséquences dramatiques sur la vie des 17 millions de personnes séropositives en attente d'un traitement. Il repoussera sine die la perspective d'un monde débarrassé du VIH.

Monsieur le Président, tout cela n'est peut-être qu'un affreux malentendu. Il n'est pas trop tard pour vous engager et dévoiler vos ambitions pour vaincre le VIH. La conférence de Paris se termine mercredi 26 juillet. Nous sommes là, nous vous attendons.


[1] Les contributions financières des pays les plus riches à la lutte mondiale contre le sida ont baissé en 2016 pour la 2e année de suite, et atteint leur niveau le plus bas depuis 2010 : http://www.kff.org/global-health-policy/press-release/kaiserunaids-study-finds-donor-government-funding-for-hiv-declined-by-7-in-2016-falling-to-lowest-level-since-2010/

[2] Fin 2016, sur les 80 millions manquants fin 2016 pour honorer la contribution française au Fonds mondial pour le cycle 2014-2016, seuls 25 millions étaient budgétés pour rattrapage au budget 2017, soit une dette de 55 millions d'euros : http://www.liberation.fr/debats/2016/12/01/sida-et-pandemies-la-france-ne-doit-pas-reculer_1532057

[3] La contribution française à UNITAID était de 110 millions d'euros annuels 2012, contre 95 millions d'euros en 2016.

[4] Baisse de 158 millions d'euros de l'aide publique au développement française en 2017, publiée le 20 juillet 2017 au Journal officiel (décret 2017-1182).

Contacts presse :

Act Up-Paris : Mikaël Zenouda – (+33) 6 13 50 89 80 – presidence@actupparis.org AIDES : Antoine Henry – (+33) 6 10 41 23 86 – ahenry@aides.org Coalition PLUS : Emmanuelle Hau – (+33) 7 81 73 34 77 – ehau@coalitionplus.org


Essai ANRS 165 DARULIGHT - réduction de dose du darunavir

21 July[ —]

Le but de l'essai était d'évaluer chez des personnes infectées par le vih-1 ayant une charge virale <50 copies/mL sous une trithérapie comportant du darunavir (DRV) associé au ritonavir (RTV) en une prise par jour à la dose de 800mg/100mg, la capacité de la réduction de dose du darunavir à la dose de 400 mg à maintenir une charge virale ≤ à 50 copies/ml après 48 semaines de traitement.

L'essai a débuté en mars 2015, s'est terminé en octobre 2016. 113 patientEs sélectionnéEs, 100 ont participé (78 hommes et 22 femmes) dans 13 centres français.

Quels sont les résultats ?

Le taux de succès de l'essai est de 91,6% (87 succès sur 95) ce qui est supérieur au taux prévu de 80%. Cette réduction de dose à 400 mg/j de darunavir permet de maintenir la charge virale ≤ 50 copies/ml pendant les 48 semaines de traitement chez une large majorité de patients. La dose de ritonavir reste inchangée. Une sous-étude PK (Pharmacocinétique) a été réalisée. Il n'a pas été constaté de diminution significative des concentrations plasmatiques du darunavir au cours du traitement.

Quelles sont les perspectives ?

Il s'agit d'une première étape. Une autre étude actuellement en cours en Afrique du Sud devrait confirmer ces résultats dans le cadre d'un essai comparatif de grande taille.

En attendant ces résultats, il reste préférable de considérer la réduction de dose comme encore non validée.

Deux communications scientifiques seront présentées au congrès de l'IAS (International AIDS Society) à Paris fin juillet 2017.


VIH, hépatites virales : après 32 ans de discrimination, la levée l'interdiction des soins funéraires est signée !


20 July[ —]

C'est enfin officiel : l'arrêté permettant la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale a été signé le 12 juillet par la ministre Agnès Buzyn, et publié cette nuit au Journal officiel. Cette levée sera effective au 1er janvier 2018, 32 ans après son instauration, et six ans après les premières promesses de l'État. Si nos associations saluent bien sûr cette avancée historique, sa lenteur nous laisse un goût amer.

Cela fait des années, que nous, associations luttant contre le VIH/sida ou les hépatites virales, nous battons pour lever l'interdiction de pratiquer des soins funéraires de conservation des personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale, confortés par les avis du Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS), du Défenseur des droits, de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et du Haut conseil à la santé publique (HCSP).

Bien qu'aucun cas de transmission du VIH dans le cadre de soins funéraires n'ait été rapporté, cette interdiction prévaut depuis 1986. Trente-deux ans de sentiment de fausse sécurité pour les thanatopracteurs, alors que l'application de précautions universelles pour tous les corps aurait dû être la norme [1]. Trente-deux ans d'une discrimination qui complique voire entrave l'accès au corps après le décès pour les proches des défunts, quitte à ce qu'ils voient un cadavre présentant des traces de décomposition, contribuant à empêcher leur processus de deuil.

Cette promesse de levée de l'interdiction nous avait été faite par le ministre Xavier Bertrand en 2011, sans aboutir. En 2012, nous obtenions la promesse formelle du candidat puis Président François Hollande. En 2015, cette levée d'interdiction aurait dû être rendue possible par la loi de modernisation du système de santé portée par Marisol Touraine. Il en a été autrement : les représentations les plus datées sur le VIH et ses modes de contamination l'ont emporté à l'Assemblée nationale. Depuis 2016, le gouvernement s'est engagé pour une levée de l'interdiction par voie réglementaire. Un processus long, en concertation avec les associations et les représentants-es de la profession, qui s'achèvera donc le 1er janvier 2018 [2].

Nos associations feront désormais preuve d'une grande vigilance pour que cette nouvelle réglementation soit appliquée sur l'ensemble du territoire. Aucun « droit de retrait » ne saurait servir de prétexte à la perpétuation d'une discrimination sérophobe et à la diffusion d'informations mensongères et stigmatisantes sur le VIH et les hépatites virales.

Enfin, nos associations entendent poursuivre leur combat contre l'ensemble des discriminations et stigmatisations envers les personnes séropositives au VIH ou à une hépatite virale. Ce combat passe par une lente et minutieuse liquidation de l'héritage juridique sérophobe des années 1980 et 1990.

Signataires : Actions Traitements, Act UP-Paris, Act Up Sud-ouest, AIDES, CHV (Collectif Hépatites Virales), ELCS (Elus Locaux Contre le SIDA), Fédération LGBT, Sidaction, SIS Animation, SOS Hépatites, SOS Homophobie, TRT-5


[1] On estime à 30 000 le nombre de personnes vivent avec le VIH sans le savoir en France. Ce chiffre grimpe à 75 000 personnes pour l'hépatite C et 150 000 pour l'hépatite B (Source : Santé publique France). Le risque potentiel rencontré par les professionnels repose donc principalement sur la méconnaissance du statut sérologique des personnes.

[2] Arrêté du 12 juillet 2017 fixant les listes des infections transmissibles prescrivant ou portant interdiction de certaines opérations funéraires mentionnées à l'article R. 2213-2-1 du code général des collectivités territoriales : https://www.legifrance.gouv.fr/affi...

Contacts presse : AIDES : Antoine Henry, 06 10 41 23 86, ahenry@aides.org Act Up-Paris : Mikaël Zenouda, 06 13 50 89 80, presidence@actupparis.org Sidaction : Marine Charlier, 01 53 26 45 36, m.charlier@sidaction.org SOS Hépatites : Yann Mazens, 06 74 86 44 48, direction@soshepatites.org Fédération LGBT : Antonin Le Mée, 06 88 76 82 01, contact@federation-lgbt.org SOS Homophobie : Joël Deumier, 06 28 32 02 50, joel.deumier@sos-homophobie.org


Lettre ouverte de l'ODSE au premier ministre

17 July[ —]

Lettre ouverte

Monsieur le Premier Ministre Hôtel Matignon 57 rue de Varenne 75700 Paris SP 07

Copie à Monsieur le Ministre de l'Intérieur Place Beauvau 75800 Paris Cedex 08

Copie à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé 14 avenue Duquesne 75350 Paris SP 07

Monsieur le Premier Ministre,

L'Observatoire du droit à la santé des étrangers a été alerté par ses membres de la région Occitanie au sujet de la situation de M. CHOUGAR Tarik, né le 17/08/1997 (19 ans), de nationalité algérienne, qui est entré en France en juin 2016. Le diagnostic d'une maladie grave est posé en France. Il sollicite un droit au séjour pour soins en septembre 2016 en préfecture d'Albi. Contre tout attente et au mépris de l'avis de Médecin de l'Agence Régionale de Santé du 14 novembre 2016, pourtant seul compétent pour émettre un avis médical dans ce type de procédure, et qui estime « qu'il n'existe pas de traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé », la préfecture du Tarn lui notifie un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français le 27 janvier 2017. A ce jour et depuis le 26 avril 2017, ce jeune homme se trouve sous le coup d'une assignation à résidence qui le contraint à se présenter à la gendarmerie trois fois par semaine. Il risque l'expulsion à tout moment. C'est dans ces conditions déplorables que M. CHOUGAR a passé les examens du Baccalauréat. Il a malheureusement échoué.

Pour ses médecins (traitant et hospitalier), ainsi que le médecin de l'ARS, il ne fait aucun doute que l'état de santé de M. CHOUGAR relève du droit au séjour pour raison médicale (Article 6.7 de l'Accord franco algérien du 27 décembre 1968). Plusieurs éléments de preuve matérielle sont disponibles à ce sujet, en particulier sur la non disponibilité des traitements nécessaires en Algérie.

Le défenseur des Droits a été saisi de cette affaire. Il est intervenu auprès de la Préfecture du Tarn le 6 juin 2017 au soutien de la situation du M. CHOUGAR. En réponse, le Préfet a indiqué au Défenseur des Droits qu'il ne souhaitait pas modifier sa décision initiale.

Nous vous demandons de mettre fin à ces pratiques d'ingérence des services de l'Intérieur dans l'évaluation médicale qui fonde la demande de protection. Sauf à violer le secret médical, la seule marge d'appréciation du Préfet concerne la forme de la protection en fonction des éléments administratifs. Nous vous demandons de veiller à ce que les deux ministres concernés par l'application du droit au séjour pour raison médicale exercent leurs prérogatives respectives dans le respect du droit et du secret médical.

Si ces pratiques et leurs conséquences font parties des préoccupations du Gouvernement, nous vous demandons de régulariser en urgence la situation de M. CHOUGAR Tarik et qu'un titre de séjour lui soit délivré conformément à l'article 6.7 de l'accord franco algérien du 27 décembre 1968

Pour l'ODSE, La Case de Santé – 05 61 23 62 36 - (Jérôme HOST)

L'ODSE est constitué des organisations suivantes : Act up Paris, Act up Sud Ouest, AFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AIDES, ARCAT, LA CASE DE SANTE (Centre de santé communautaire et Pôle Santé Droits - Toulouse), CATRED (Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l'égalité des droits), CENTRE PRIMO LEVI, CIMADE, COMEDE (Comité pour la santé des exilés), CoMeGAS, CRETEIL-SOLIDARITE, DOM'ASILE (Domiciliation et accompagnement des demandeurs d'asile), Droits d'Urgence, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives), GAIA Paris, GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), la Ligue des Droits de l'Homme, MEDECINS DU MONDE, Migration santé Alsace, Mouvement français pour le planning familial, MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), Réseau Louis Guilloux, SIDA INFO SERVICE, SOLIDARITE SIDA, SOS HEPATITES


Comptes & liens d'intérêts 2016

5 July[ —]

Rapports financiers

Différents documents sont disponibles ici :

  • le rapport financier 2016
PDF - 264.1 ko
Rapport financier 2016
  • la plaquette de présentations des comptes 2016 et en annexe le compte détaillant l'emploi des ressources (CER) indiquant l'affectation des dons recueillis auprès des particuliers.
PDF - 1 Mo
Plaquette et CER 2016

Act Up-Paris et l'industrie pharmaceutique

Pour Act Up-Paris, l'industrie pharmaceutique a une dette envers les séropos.

C'est sur nos vies qu'elle engrange ses bénéfices. Ce sont nos cotisations à la Sécurité sociale, sans compter les franchises médicales ou le forfait à 1 euro qui financent l'achat des médicaments dont elle a fixé le prix exorbitant. C'est dans nos corps que nous expérimentons les effets indésirables des molécules, c'est par notre travail assidu et intense que nous les faisons remonter aux instances sanitaires concernées, assurant ainsi un travail de pharmacovigilance qui permettra aux laboratoires de faire modifier rapidement les recommandations, sans passer par des essais post-AMM qu'elle s'est toujours refusée à financer.

L'industrie a aussi une dette envers les malades des pays pauvres, qu'elle prive de traitements en fixant des prix inaccessibles, notamment sur les médicaments de seconde et de troisième ligne. Elle fait des pressions régulières pour empêcher les gouvernements du Sud d'émettre des licences obligatoires, et ainsi recourir à des génériques, moins chers, pour soigner leur population.

Cette dette est morale, éthique et politique, et aucune subvention ne pourra nous le faire oublier. Il n'en reste pas moins que l'argent que l'industrie pharmaceutique donne à une association de séropos comme Act Up-Paris est un dû, et non un service rendu. Nous refusons tout projet de « partenariat ». Nous sommes les plus à mêmes de fixer les priorités de la lutte contre le sida.

En 2015, Act Up-Paris a reçu 55 000 euros de dons de l'industrie pharmaceutique répartis ainsi :

  • Gilead : 30 000 euros
  • ViiV Healthcare : 25 000 euros

Comme d'autres, nous sommes confrontés à une difficulté croissante à solliciter les laboratoires, et à une baisse de certains de leurs dons. Cette tendance nous inquiète et nous met en colère !


Rapport d'activité 2016

5 July[ —]

Act Up-Paris en 2016 : notre rapport d'activité

Le rapport d'activité d'Act Up-Paris pour l'année 2016 est disponible ici :

PDF - 1.1 Mo
Rapport d'activité 2016

Vous trouverez également un rapport plus détaillé sur l'activité de notre permanence Droits sociaux ici :

PDF - 774.2 ko
Rapport d'activité 2016 - détaillé permanence droits sociaux

Calendrier

2 July[ —]

Depuis action 138

  • 11 mars : Manifestation à St-Denis pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes
  • 19 mars : Marche pour la justice et la dignité
  • 24 mars : Picketting pour les 30 ans d'Act Up New York
  • 8 avril : Manifestation des travailleurEUSEs du sexe et de leurs soutiens
  • 21 avril & 20 mai : Rassemblements contre les LGBTIphobies
  • 17 mai : Action devant le siège du ministère des affaires étrangères pour l'accueil des migrantEs LGBTI
  • 18 mai : Réunion publique d'information (RéPI) "Capotes !"

D'ici action 140 (parution prévue à l'automne)

  • 23 juin : Pride de Nuit
  • 24 juin : Marche des Fiertés
  • 28 juin : Assemblée générale ordinaire d'Act Up-Paris
  • 23 août : Sortie de 120 battements par minute, primé à Cannes
  • septembre : Assemblée générale ordinaire d'Act Up-Paris
  • 16 septembre : Journée internationale du préservatif interne
  • 23 septembre : Journée internationale de la bisexualité

Des mesures d'urgence contre le sida !

2 July[ —]

Envoyez au nouveau Président de la République, au nouveau gouvernement, aux nouveauxELLEs députéEs nos mesures d'urgence contre le sida !

Nous exigeons :

  1. la levée immédiate, par décret, de l'état d'urgence ;
  2. le retrait du projet d'habilitation à légiférer par ordonnances sur le droit du travail et l'abandon des mesures envisagées ;
  3. la réécriture du décret sur l'intégration de la réduction des risques en milieu carcéral, permettant l'introduction libre et sans contrainte des programmes d'échange de seringues en prison ;
  4. la condamnation des violences policières ;
  5. la fin, par voie de circulaires, les arrestations d'usagèrEs de drogue, de sans-papiers, les expulsions et la sortie de détention les prisonnièREs gravement malades ;
  6. la revalorisation immédiate de tous les minima sociaux ;
  7. des textes budgétaires permettant de réintégrer l'aide médicale d'état dans la sécurité sociale en la fusionnant avec la CMU-C, d'augmenter le budget alloué à l'assurance maladie et au ministère de la santé, afin de permettre d'augmenter les moyens alloués à la prévention, qu'elle émane des associations ou de Santé publique France, et d'augmenter la dotation des Ceggid, en particulier ;
  8. des actions pour faire baisser les prix des traitements, sans hésiter à recourir aux licences d'office ;
  9. l'augmentation immédiate la contribution de la France au Fonds mondial ;
  10. les évolutions législatives permettant l'ouverture de la PMA à touTEs, sans attendre l'avis du CCNE ;
  11. le dépôt d'un projet de loi revenant sur la pénalisation des clients des travailleurEUSEs du sexe ;
  12. le dépôt d'un projet de loi pour un changement d'état civil libre et gratuit, devant un officier d'état-civil, pour les personnes trans ;
  13. la mise en conformité les pratiques de la France avec le droit européen en mettant un terme aux mutilations génitales des enfants intersexes ;
  14. de revenir sur la dégradation des conditions d'octroi de la protection universelle maladie pour les étrangers résidants en France, et sur la procédure d'obtention d'un titre de séjour au titre du droit au séjour pour soins.
  15. une signature immédiate de l'ensemble des textes permettant la levée en janvier 2018 de l'interdiction des soins funéraires pour les séropositifVEs.

Leurs adresses de correspondance via l'annuaire du service public.


VIH et tabac : ne pas laisser partir nos vies en fumée !

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2 July[ —]

Les poumons des séropos trinquent

Si les effets néfastes du tabac sont avérés, représentant 13% des décès en France métropolitaine en 2013 (soit 73000 personnes) [1], cela l'est d'autant plus chez les personnes séropositives au VIH pour lesquelles les conséquences du tabac sont décuplées. En effet, la fragilisation des défenses immunitaires par l'infection permet aux cancers, en général, de se développer plus facilement, plus précocement et de manière plus agressive et augmente les difficultés à les traiter et à en guérir. La gravité des cancers monte crescendo au fur et à mesure de la baisse de l'immunité.

Ainsi, les séropositifVEs ont, à niveau de tabagisme égal, plus de risques de développer un cancer du poumon que les séronégatifVEs. Ce cancer broncho pulmonaire (CBP) est le plus fréquent des cancers non classant sida avec un risque environ 2,5 fois plus élevé par rapport à la population générale et une apparition plus précoce (50 ans en moyenne contre 65 ans). Il est la première cause de mortalité par cancer chez les personnes vivant avec le VIH, soit 9% des décès (Morlat 2013). Cela résulte des chances de survie très mauvaises en fonction des stades d'avancée du cancer et du niveau de CD4 : 43 mois pour les premiers stades, I et II, très localisés, 3 mois pour les stades localement avancés voire métastatiques, amélioration notée au-dessus de 200 CD4/mm3 [2].

De plus, l'interaction entre les traitements anticancéreux et les antirétroviraux de la classe des INNTI et des IP peuvent engendrer une réduction de l'efficacité du traitement anticancéreux ou provoquer une augmentation de sa toxicité et des effets secondaires.

Tabac et infection à HPV : le duo gagnant du cancer du col de l'utérus

Nous avons déjà rappelé les risques pour les personnes séropositives de fréquence des cancers liés aux HPV (col de l'utérus, anal, du pénis, oro-pharingés) [3].

Le tabac se révèle être un facteur favorisant l'évolution des lésions des tissus atteints par le HPV et notamment la souche HPV16, vers un cancer. Dans le cas du cancer du col de l'utérus, une étude suédoise [4] a mis en évidence la conjonction du tabac et du HPV16 dans le risque de cancer : x 14 chez les femmes fumeuses contre x 6 chez les non fumeuses. La charge virage entre également en compte, avec un risque x 27 chez les fumeuses ayant une charge virale élevée. De plus, l'ancienneté du tabagisme et le nombre de cigarettes fumées par jour augmente la sévérité des lésions cancéreuses [5].

La corrélation tabac et cancer se fait également dans le cadre du tabagisme passif. Une étude a montré que le pourcentage de femmes dépistées avec une lésion de haut grade augmentait de 4,6% si le conjoint était fumeur [6].

Pourquoi ce sur-risque ?

Il semblerait que le tabac prolonge la persistance du HPV dans les tissus du col utérin et freine la disparition spontanée du virus (clearence), par l'action d'un des composants de la cigarette, le benzo(a)pyrène, qui stimule la réplication de virions du HPV. Cette persistance serait aidée par l'action négative du tabac sur l'immunité des cellules du col de l'utérus, par la baisse des cellules de Langerhans qui jouent un rôle essentiel dans l'immunité de cette zone.

Enfin, lors de relations sexuelles, le liquide séminal d'unE partenairE fumeurSE présenterait des éléments carcinogènes qui entrant en contact direct avec les parois du col de l'utérus jouerait un rôle dans la dégradation vers un cancer des tissus du col [7].

Tout chemin vers l'arrêt du tabac est fortement recommandé par les instances sanitaires. Cela peut passer par les différents instruments à disposition à l'heure actuelle, réduction du nombre de cigarettes, gommes, patchs nicotiniques, vapotage ou arrêt total.

Pour une réussite de ce parcours de sevrage, il faut s'attacher à identifier les causes comportementales et sociales de la pratique du tabagisme, avec un regard spécifique sur les séropositifVEs, dont les vies entachées de discriminations, de difficultés socio-économiques et du vécu personnel de la maladie (enquête Vespa 2) influent sur ce taux élevé de tabagisme chez euxELLES.


[1] BEH, N° 30-31 - 6 octobre 2016 http://invs.santepubliquefrance.fr/...

[2] British HIV Association guidelines for HIV-associated 2014

[3] http://www.actupparis.org/spip.php?... et http://www.reactup.fr/?HPV-condylom...

[4] Anthony Gunnell à l'Institut Karolinska à Stockholm, Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, novembre 2006

[5] McIntyre-Seltman, 2005

[6] Tay SK, Tay KJ, Passive cigarette smoking is a risk factor in cervical neoplasia, Gynecol Oncol, 2004, 93, 116-20

[7] Lahdetie J., Micronucleated spermatifs in seminal fluid of smokers and non smokers, Mutat Res, 1986, 172, 255-63


Des prix pour 120 Battements par minute, et maintenant, le défi d'une victoire sur le sida !

2 July[ —]

120 battements par minute a reçu le Grand prix du Jury à Cannes, complétant la Queer Palm et le prix de la critique internationale. Act Up-Paris s'en réjouit, félicite Robin Campillo et ses acteurRICEs, ainsi que toute l'équipe du film, pour avoir proposé une vision d'un pan de l'histoire de notre association, de ses militantEs, et de la lutte contre le sida.

Nous nous associons à l'hommage rendu à la mémoire de touTEs cELLEux que le sida a emporté, dont beaucoup de militantEs d'Act Up- Paris. Nous pensons aussi à touTEs cELLEux qui les ont cotoyé, qui ont milité avec nous, parfois au prix du reste.

Nous voyons ce film comme une chance de parler à nouveau de l'épidémie, qui perdure encore. 2017 : sida, on n'en guérit toujours pas !

Des traitements existent, se sont améliorés et font penser à tort aujourd'hui que le sida est une maladie chronique. Vivre avec le VIH est loin d'être facile. Nos corps fragilisés par le virus, sont soumis à un traitement à vie aux effets secondaires nocifs. Malgré les gains d'espérance de vie, les séropositifVEs présentent de plus en plus de pathologies, qui se greffent au sida pour mieux tuer : cancers (cause de 45% des décès), maladies rénales, cardiovasculaires, respiratoires, du foie...

Socialement, le virus s'en prend également à nos vies. La précarité, du fait des carrières difficiles à concilier avec la maladie et ses handicaps, est bien présente. Un quart des séropositifVEs ont pour seule ressource un minima social. Les discriminations perdurent sur un fond d'ignorance et d'idées reçues, que cela vienne de nos employeurEUSEs, de l'état, du personnel médical, de nos familles ou de nos amours. Garder l'estime de soi et l'envie de vivre est un vrai défi.

De plus, le nombre de contaminations reste important en France. C'est faute d'un investissement massif pour la prévention et l'information sur l'ensemble des moyens de prévention disponibles. C'est aussi faute de moyens suffisants mis sur le dépistage, qui est pourtant l'une des clés pour mettre fin à l'épidémie.

Le film retrace la période de l'hécatombe, depuis 20 ans et l'arrivée des antiprotéases, on ne fait que « gérer » l'épidémie. Il est enfin temps d'éradiquer ce virus qui pourrit nos vies. C'est une question politique, de volonté et des moyens pour ne pas se contenter du saupoudrage de quelques campagnes en matière de prévention et de promotion du dépistage, des sparadraps en matière de lutte contre les discriminations et d'accès aux droits et aux soins.

L'urgence est de par le monde plus forte encore, quand à peine 1 séropositifVE sur 2 a accès aux traitements, que leur manque tue plus d'un million de personnes par an, et que la solidarité internationale est loin de suffire à changer cette situation.

Pour obtenir ces moyens, et comme nous l'avons fait par le passé, se rassembler est une nécessité pour lutter. Peu importe qui que vous soyez, rejoignez-nous pour les nombreux combats qui nous restent à mener contre le sida et les discriminations !











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