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16 septembre : Journée Internationale du préservatif interne : Prends ta prévention en main !

16 September[ —]

Plus identifié sous le nom de préservatif féminin ou fémidon, le préservatif interne mérite d'être mieux connu, mieux accessible et davantage utilisé, parce que comme le préservatif externe il protège du VIH et des IST et évite les grossesses. Il est en polyuréthane, une matière hypoallergénique qui minimise les allergies et s'utilise avec du gel à base d'eau. Il a l'avantage supplémentaire de pouvoir être posé à l'avance, même 2h avant, aidant à la négociation entre partenairEs sur la volonté d'utiliser un préservatif. Retrouvez-nous ce samedi, 16 septembre 2017, de 14h à 17h, Métro Château Rouge, pour un stand de présentation, une animation et une distribution de préservatifs internes.

Une capote interne, c'est quoi ?

S'il est plus courant de parler de préservatif féminin ou de fémidon (c'est le nom d'un des modèles), ces formules ne sont pas exactes car il n'est pas réservé aux femmes, cisgenres de surcroit (dont le genre vécu correspond au genre identifié à la naissance/l'identité de genre correspond au genre assigné à la naissance). Il s'utilise aussi bien dans un vagin, avec l'anneau interne contre le col de l'utérus, que dans un neo-vagin (pour les femmes trans opérées) et dans un anus, en retirant l'anneau interne amovible. Il peut s'insérer avec la main, un pénis ou un gode.

Qu'on soit une femme, cis ou trans, ou un homme, cis ou trans, qu'on soit gay, lesbienne, biE, hétéro, le préservatif interne est donc un outil de prévention à ne pas négliger, qui peut s'adapter à chacunE en fonction des situations.

Act Up-Paris exige :
- que ce dispositif soit promu,
- que son prix baisse,
- et qu'il soit plus facilement accessible !

Conseils d'utilisation

Le préservatif interne est un moyen de prévention contre le VIH et la plupart des IST, mais certaines IST peuvent se transmettre par des contacts peau à peau, même si le préservatif réduit le risque de transmission en recouvrant la zone autour de l'anus et en faisant attention de couvrir également les petites et grandes lèvres. Pour cette raison, et tout simplement parce que cela s'impose régulièrement, faites-vous dépister (VIH et IST), une fois par an au moins.

En cas de rupture, glissement, ou de tout autre risque immédiat, rendez vous dans un service d'urgence demander un traitement post-exposition. Il est dispensé jusqu'à 48h après la prise de risque, mais le plus tôt (dans les 4 premières heures) est le mieux.

Vérifiez la date limite de validité sur l'emballage. Une fois l'emballage ouvert (un des coins est prévu pour, n'utiliser ni ciseaux, ni dents), la capote peut être insérée à la main, en pinçant en forme de huit l'anneau interne (le plus petit, du côté fermé de la capote) - un mode d'emploi illustré est présent sur chaque emballage pour visualiser la marche à suivre- ; de la sorte, l'anneau externe (du côté ouvert) couvre la vulve ou le pourtour de l'anus. Il est essentiel de s'assurer que la pénétration se fait à l'intérieur de la capote, et non entre celle-ci et la muqueuse.

Un préservatif interne suffit : si il est utilisé avec un préservatif externe en même temps, cela risque d'abîmer les matières, le niveau de protection est alors insuffisant.

Pour une pénétration anale en particulier, l'insertion peut se faire à l'aide du gode ou du pénis. Il est préférable d'enlever l'anneau interne. Pour une insertion à la main, veillez à avoir des ongles ras.

Changez de capote à chaque changement d'objet ou de pénis, ne pas réutiliser une capote, ne pas utiliser une capote dans un vagin puis un anus ou inversement, même chez la même personne.

S'il y a éjaculation à l'intérieur, veillez en retirant le préservatif à ne pas en répandre. Nouez et jetez les préservatifs usagés.

Questions pratiques et politiques : « C'est cher ? C'est facile à trouver ? »

Les associations et centres de santé sexuelle ou de planning familial en mettent à disposition, gratuitement. En pharmacie ou grande surface, il n'est pas toujours facile à trouver, et toujours très cher – en moyenne les prix vont de 1,30€ à 3,95€ l'unité.

Pourtant, dans une stratégie de prévention combinée [1], il est indispensable que cet outil soit mieux connu, plus accessible, moins cher et de meilleure qualité. Le promouvoir auprès des femmes peut contribuer à contenir la féminisation de l'épidémie [2], plus largement il s'agit d'un outil qui redonne au partenaire réceptif, plus exposé aux risques de contamination par le VIH, le rôle clé-pour prendre en charge la prévention.

Notre campagne participe de ces objectifs. Vous pouvez relayer ces exigences auprès des pouvoirs publics en partageant nos visuels, mais aussi en tweetant et retweetant les messages suivants :

• #JournéeInternationaleDuPréservatifInterne : le promouvoir, le rendre + accessible et – cher @santeprevention • #JournéeInternationaleDuPréservatifInterne : le promouvoir, le rendre + accessible et – cher @agnesbuzyn • #JournéeInternationaleDuPréservatifInterne : le promouvoir, le rendre + accessible et – cher @marleneschiappa • #JournéeInternationaleDuPréservatifInterne : le promouvoir, le rendre + accessible et – cher @MinSoliSante


[1] La prévention combinée, c'est le fait de mettre en avant pour lutter contre le VIH/sida l'ensemble des outils qui enrayent la progression de l'épidémie, en les promouvant auprès des publics pour qui ils sont pertinents. Ces outils, ce sont :
- les capotes (internes, externes, associées au gel à volonté) qui sont le socle de cette stratégie,
- la PrEP (prise d'antirétroviraux de manière préventive par une personne séronégative – la protection se limite au VIH, – en prise continue ou bien avant et après chaque pratique sexuelle non protégée par une capote),
- le recours régulier au dépistage,
- le traitement post-exposition ou TPE en cas de prise de risque, jusqu'à 48h après la prise de risque, le plus tôt restant le mieux,
- le traitement comme prévention (TasP en anglais), c'est-à-dire le fait qu'une personne séropositive à charge virale indétectable depuis plus de 6 mois et qui n'est pas porteuse d'une IST ne transmet pas le VIH dans le cadre de rapports sexuels, même si elle reste porteuse du virus.

[2] Dans le monde, plus d'une personne séropositive sur deux est une femme, et cette tendance s'aggrave. En France, les femmes migrantes originaires d'Afrique Subsaharienne sont un public particulièrement concerné par l'épidémie, et cible des campagnes de prévention.


Une vie de travail contre une CMU

15 September, by PermanenceDS[ —]

Monsieur Nguyen a 52 ans. En 2005 cet ingénieur est « pris d'un affaiblissement général » selon ses propres termes et va consulter. On lui annonce qu'il est séropositif à un stade avancé de l'infection. Hospitalisé, il est bilanté et mis sous traitements ARV* et traité dans la foulée contre le Sarcome de Kaposi*.

Remis, il reprend ses activités mais trop fatigué par la maladie et les traitements il se met en intérim dans un premier temps. Incapable de tenir une activité à temps partiel il décide finalement de s'arrêter de travailler.

Ne s'inscrivant pas dans une démarche d'information ou d'aide il pense se suffire à lui-même et vivre dans son appartement des loyers de son deuxième appartement loué 900 euros par mois en ne demandant rien à personne.

C'est en janvier 2015 à l'occasion du renouvellement de ses traitements qu'il apprend par la pharmacie de ville que ses droits à la sécurité sociale sont éteints et que ses traitements ne lui seront pas délivrés.

Il se tourne alors vers une pharmacie hospitalière qui voudra bien le dépanner pendant trois mois.

Mais monsieur Nguyen n'est plus assuré social et les traitements ne lui sont finalement plus délivrés par l'hôpital. Il verra une assistante sociale d'un hôpital parisien pour son accès aux soins qui l'enverra à la CAF* pour constituer un dossier de CMU* et obtenir ainsi une carte d'assuré social et un accès aux soins.

Comme il n'a que 900 euros par mois de revenus de ses loyers, il dépasse le plafond de la CMU ce qui entraîne un refus prévisible. La CAF ne comprend d'ailleurs pas sa demande et pour finir le regarde comme une personne qui rechercherait à frauder et le lui fait comprendre sèchement en lui expliquant que le dispositif est réservé aux plus démunis alors qu'il est propriétaire.

Il est profondément humilié par ce refus qu'il ne comprend pas car Il n'a jamais rien demandé à personne et surtout pensait avoir comme tout à chacun accès aux soins.

Sa charge virale est indétectable à ce moment précis. Il se dit que tout va continuer à bien se passer pour lui. Pendant deux ans il abandonne soins et traitements puisque cela est si compliqué de faire valoir des droits pour se soigner et qu'il ne veut surtout pas passer pour un profiteur.

Après avoir passé un été 2017 particulièrement difficile avec des fièvres très importantes une perte de huit kilos accompagnée de grande fatigue, il se décide à retourner voir une assistante sociale. Il choisit cette fois-ci d'aller voir une assistante sociale à la mairie du 18ème arrondissement de Paris pour tenter d'avoir enfin un accès aux soins.

C'est cette dernière qui l'a tout de suite orienté vers notre Permanence.

Il a semblé très surpris de notre accueil car il ne s'attendait pas à pouvoir bénéficier d'une écoute et d'une aide de la communauté de ses pairs qu'il découvrait.

M Nguyen a coupé les ponts avec sa famille depuis bien longtemps et même ses meilleurs amis ne connaissent pas sa situation. En définitive, il a toujours été très isolé et très seul dans son parcours de santé.

Avant toute chose nous avons été soucieux de rétablir l'accès aux soins. Nous avons adressé monsieur Nguyen à une professeure en médecine membre du bureau de la COREVIH* Ile de France Sud qui l'a pris en charge avec ses équipes 48 heures après notre signalement.

Dans le même temps nous avons adressé deux courriers aux CPAM* concernées à Paris afin d'avoir des éclaircissements. Il apparaîtra très rapidement que Monsieur Nguyen a travaillé quelques temps récemment ce qui lui a ouvert de nouveaux droits et relancé les anciens droits cumulés, ce qu'il ignorait puisque sa carte vitale était inopérante.

Ce cadre supérieur français d'origine asiatique est un ingénieur automobile qui a travaillé et a des droits ouverts à la sécurité sociale au titre de la prise en charge de ses soins et bénéficie également de droits ouverts au titre d'indemnités journalières pouvant lui être servies. Et pour finir ses droits à une invalidité sont administrativement ouverts pour autant que son équipe de soins en fasse la demande…

Il n'aurait jamais dû se trouver dans une pareille situation de rupture.

Les soignants nous ont sollicités pour le convaincre d'accepter une hospitalisation puisque les résultats des premières analyses ne sont pas satisfaisants.

M Nguyen est actuellement hospitalisé avec 34 CD4.

Il associe toujours le traumatisme de la découverte de l'infection à VIH* à l'hôpital et aux traitements d'attaque des maladies opportunistes. C'est pour cette raison que dès qu'il s'agit de se faire hospitaliser il est très réticent. Il craint toujours que la maladie envahisse et bouleverse à nouveau l'équilibre de sa vie.

Nous avons tenté de le rassurer comme nous le pouvions. Nous sommes à ses côtés.

L'une des choses inquiétantes de cette histoire réside dans le fait que les intervenants dans ce dossier ont tous orienté un patient, soi-disant sans accès aux soins, vers un dispositif inadapté à son cas et cela sans à aucun moment prendre la peine de contrôler la nature de ses droits et s'ils étaient ouverts ou éteints.

Ils ont tous systématiquement orienté une personne sous protocole de soins (ALD30*) depuis 2005 qui avait des droits légitimes et ouverts à la sécurité sociale mais qui ignorait les finesses des règlementations, vers un dispositif réservé aux personnes ne pouvant pas bénéficier d'une couverture sociale de par ailleurs puisqu'il s'agit du dispositif CMU.

Personne n'a pris le temps d'examiner la situation médicosociale de ce malade du sida laissé sans traitement et sans soin.

Qui portera la responsabilité d'avoir fait de lui un vrai « perdu de vue » ?

Personne n'a pris le temps d'écouter de comprendre et d'informer monsieur Nguyen qu'il lui suffisait de s'inscrire à Pôle Emploi, de reprendre un travail ou si la situation médicale l'exigeait de se faire prescrire un arrêt-maladie pour mettre immédiatement fin à son cauchemar d'accès aux soins.

Le moment venu, il faudra tirer tous les enseignements de cette affaire dans le souci permanent de l'intérêt général.


Glossaire :

CMU : couverture maladie universelle remplacée depuis le 1er janvier 2016 par la protection universelle maladie (PUMA). Prestation permettant l'accès au soin, le remboursement des soins, prestations et médicaments à toute personne résidant en France et qui n'est pas déjà couverte par un autre régime obligatoire d'assurance maladie

Sarcome de Kaposi : Type de cancer lié à un virus (HVV8) fréquent dans l'infection à VIH. Il se manifeste sous forme de lésions violettes sur la peau et peut atteindre les organes

CAF : Caisse d'allocations familiales

CPAM : Caisse primaire d'assurance maladie

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine

ALD30 : Affection de longue durée Liste des 31 maladies ouvrant droit à l'exonération du ticket modérateur (TM)


La permanence Droits Sociaux d'Act Up-Paris se tient chaque mercredi, sans rendez-vous, de 13 heures à 17 heures.

Adresse : Act Up-Paris 8 rue des Dunes 75019 Paris Accès : Métro Belleville

Cette permanence gratuite est assurée bénévolement pas des membres d'Act Up-Paris qui ont, ou ont eu, une expérience des problèmes sociaux que rencontrent les usagerEs de la permanence. Elle a pour but d'accueillir et d'accompagner des personnes séropositives embourbées dans des situations aberrantes.

Permanence Droits Sociaux - Social Rights
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Données nominatives de santé

13 September, by PermanenceDS[ —]

Nous avons reçu le document concernant la collecte de données nominatives de santé par un bailleur parisien et dont nous vous avions parlé dans notre SIDA IS DISCO " un bailleur s'égare !" Le bailleur social a revu sa copie.

Nous notons que le nouveau document est acceptable dans son fond et sa forme.

Ci-dessous le nouveau texte qui rentre en vigueur.


"Les informations recueillies lors de la constitution de votre dossier de candidature font l'objet d'un traitement informatique destiné à analyser au mieux votre dossier (priorité d'accès au logement, logement adapté ou à adapter, …).

Les destinataires des données sont exclusivement les services de XX intervenant dans l'instruction de votre dossier (service attribution et le service Liaisons Sociales), et éventuellement des ressources externes telles que les ergothérapeutes ou travailleurs sociaux.

L'ensemble des intervenants est tenu à la plus grande confidentialité sur les informations recueillies.

Ces informations serviront exclusivement à l'instruction de votre dossier de demande de logement.

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée, vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification aux informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer en vous adressant à : xxx

- en joignant un justificatif d'identité.

Vous pouvez également, pour des motifs légitimes, vous opposer au traitement des données vous concernant. Sans votre accord, les données recueillies ne pourront pas être utilisées et en conséquence, elles ne pourront pas être prises en compte dans l'analyse de votre situation. "

J'accepte le recueil par XXX des données de santé me concernant ainsi que celles des personnes, dont je suis le représentant légal et la conservation pendant 5 ans, par XXX de ces données.


Suivre ce dossier : SIDA IS DISCO " Un bailleur s'égare ! " http://www.actupparis.org/spip.php?article5648 http://www.actupparis.org/spip.php?article5657

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Act Up-Paris se bat encore et renouvelle son Conseil d'Administration

11 September[ —]

RéuniEs en Assemblée générale, les militantEs d'Act Up-Paris ont défini les orientations politiques pour l'année à venir et ont renouvelé leurs instances dirigeantes.

Face à l'épidémie de VIH-sida et des nombreux combats qui restent à mener aujourd'hui pour enrayer les contaminations, faciliter la vie des séropos et mettre fin aux discriminations de toutes les minorités, les militantEs d'Act Up-Paris ne sont ni résignéEs, ni fatalistEs et continuent de se battre encore.

RéuniEs en Assemblée Générale, samedi 9 septembre 2017, les membrEs ont précisé les orientations politiques de l'association pour l'année à venir et ont renouvelé leurs instances dirigeantes. À l'issue du vote, le nouveau Conseil d'Administration se compose de :

• Rémy Hamai, président • Xavier Cœur-Jolly, vice-président porte-parole • Laurent Méreur, vice-président en charge de la communication • Émilie Fabriès, vice-présidente en charge de la logistique • Jacques Pisarik et Mikaël Zenouda, co-secrétairEs généralEs • Séverine Fouran-Peralta et David Mohit, co-trésorièrEs

Nous rappelons la solidarité de l'association avec les personnes vivant avec le VIH et les personnes discriminées. Ainsi, l'ensemble du Conseil d'administration se considère comme séropo, séronég, pédé, gouine, biE, trans, intersexe, queer, hétéro, travailleuSE du sexe, migrantE, étrangèrE, raciséE, détenuE, usagèrE de drogues, handicapéE, précairE, jeunE, vieuxEILLE… Nouvellement formé, il se veut dans la continuité du travail de l'équipe sortante, accueillant toutes les colères en mouvement ou ayant besoin de s'exprimer enfin, pour ne plus rester coincées entre sida et silence.

Une variété et richesse de profils en termes de générations, de genres, d'orientations sexuelles, de statuts sérologiques font la force de cette équipe. Aussi, nos militantEs sont le reflet des réalités qui s'immiscent dans nos corps et nos chairs contre lesquelles nous combattons encore en 2017.

Act Up-Paris s'attèlera en particulier à rendre visible ces combats et à rendre perceptible l'ampleur et la nature de ce qui nous reste à faire en matière de lutte contre le sida, dans les toutes prochaines semaines en préparant la première Fight Aids Paris Week, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, avec comme temps forts : la Marche du 1er décembre et 2 jours d'exposition, débats et commémorations à l'Espace des Blancs-Manteaux.

ActeurRICEs de nos vies passées, nous n'aurons de cesse de réclamer un centre d'archives de nos mémoires LGBT, intimement marquées par le sida, les violences et les discriminations.

Pour préparer cette occasion alliant mémoire et nécessaire poursuite de la lutte contre le sida et les discriminations y menant, et touTEs les autres actions que nous mènerons jour après jour, nous avons besoin de vous.

Contre le sida, tu n'as pas le choix : bats-toi, rejoins-nous !

Contact presse : Rémy HAMAI, président d'Act Up-Paris, presidence@actupparis.org, 0645609652 Xavier Cœur-Jolly, vice-président porte-parole d'Act Up-Paris, 0675155332


Journée mondiale de prévention du suicide

http://www.slate.fr/story/95615/les-enfants-transplay episode download
10 September[ —]

Les populations LGBTI, en particulier les jeunes, sont 4 fois plus touchées par le suicide que le reste de la population [1]. Et les personnes trans figurent parmi les premières victimes, puisqu'un sur 3 a déjà fait une tentative de suicide [2]

Ces chiffres impressionnants ont pourtant une explication simple : les discriminations qui perdurent. Des regards de travers au coin de la rue, aux visages tuméfiés de nos amiEs, en passant par les moqueries des camarades de classe, l'incompréhension de nos proches et les insultes des collègues, tout cela contribue au sentiment d'exclusion et à renforcer la solitude, physique et morale. Exclusion qui est renforcée d'un côté par l'invisibilité quotidienne de la diversité LGBTI, et de l'autre par les discours haineux diffusés dans les médias. L'isolement et la précarité qui s'ensuivent peuvent mener à la dépression et au suicide. Aussi bien les agressions physiques et verbales que la somme de tous les mots entendus, peuvent avoir des conséquences désastreuses. Oui, aujourd'hui encore, les discriminations tuent. Oui, les LGBTIphobies tuent. Oui, les mots peuvent tuer. Car mot après maux, le verre se remplit, et la goutte qui déborde a la couleur du sang.

La famille, et les pressions sociales qu'elle exerce, est le premier facteur d'exclusion sociale. Quand on appartient à la communauté LGBTI, la famille traditionnelle et hétéronormée, loin de nous offrir un cadre d'amour et de bienveillance, nous empêche de nous épanouir, de vivre.

Ces mécanismes, ce sont exactement les mêmes que ceux qui peuvent mener unE jeune dans une sexualité non maîtrisée, en réaction à un environnement déstabilisateur. N'ayant pleinement conscience des risques potentiels auxquels certaines pratiques sexuelles l'exposent, c'est la porte ouverte aux contaminations au VIH et autres IST. Et devenir séropositif, c'est aussi découvrir la sérophobie, une exclusion supplémentaire. Le taux de suicide chez les séropos est deux fois celui du reste de la population [3]. Quant à ceux qui y ont pensé voire qui en ont parlé, les chiffres sont nettement supérieurs.

L'Etat a bien sûr sa part de responsabilité dans ce massacre. En faisant passer les profits des grands actionnaires avant nos vies, ce gouvernement, comme tous ceux qui l'ont précédé, ont notre sang sur les mains. L'Etat passe son temps à nous faire la guerre, en accroissant les inégalités et la précarité à laquelle il espère toutEs nous condamner. Que ce soit le recul des retraites, le gel des salaires et des allocations, ou la casse du code du travail, l'Etat nous fait bien comprendre que nous, pédés, biEs, gouines, trans, intersexes, putes, prisonnièrEs, précaires, ouvrierEs, étrangerEs, nous n'avons jamais été sa priorité. L'Etat essaye de faire disparaître la conscience collective au profit d'une société de plus en plus individualiste et concurrentielle. A cela nous devons répondre en nous organisant et en répétant sans cesse que nous ne laisserons pas faire. Nous ne laisserons pas la haine nous diviser. Nous ne nous résignerons jamais.

Ne restez plus seulEs. La vie associative aide à s'accepter et se construire, à déconstruire les murs et préjugés pour reconstruire son identité. C'est aussi le chemin pour bâtir de nouveau une expression collective de nos révoltes individuelles. S'engager peut devenir notre remède, celui qui nous donne l'envie chaque jour de résister pour continuer le combat. Car contre cette société, on se battra. On la changera.


[1] Adam (2001) « Dépression, tentatives de suicide et prise de risque parmi les lecteurs de la presse gay française. », cité par http://inpes.santepubliquefrance.fr...

[2] Source : enquête HES, citée par http://www.slate.fr/story/95615/les...

[3] Gay News Europe, Les hommes séropositifs sont deux fois plus susceptibles de se suicider, le 12/04/2017 http://gaynewseurope.com/fr/2017/04...


Pierre Bergé, mort d'un soutien de nos luttes

8 September[ —]

Nous venons d'apprendre la disparition de Pierre Bergé. Si certainEs se rappelleront de l'homme de mode, de lettres ou d'affaires, nous retiendrons surtout l'homme d'engagements, dans la lutte contre le sida en particulier.

Participant à la création, avec Line Renaud, et aux côtés de plusieurs associations (dont Act Up-Paris), d'Ensemble contre le sida, qui deviendra Sidaction, il participa jusqu'aux derniers jours, malgré un état de santé très dégradé, à l'activité de ce qui est aujourd'hui un maillon essentiel de soutien au tissu associatif de la lutte contre le sida en France et à l'international et de financement de la recherche.

Personnellement, il aidait de nombreuses associations, dont Act Up-Paris par des dons importants et réguliers jusqu'en 2013.

Il a mis à profit son exposition médiatique pour soutenir avec force les droits des LGBT, notamment lors des débats autour de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, et pour des droits qui ne sont pas encore ouverts, dont la PMA, n'hésitant à désigner nos opposantEs pour ce qu'ilELLEs étaient.

Nous pensons à sa famille, son mari, ses prochEs et amiEs, et à toute l'équipe de Sidaction. Nous continuerons les combats que nous avons menés ensemble.


Sida : politique sécuritaire, catastrophe sanitaire

8 September[ —]

Contre la prolongation perpétuelle de l'état d'urgence déversé dans le droit commun, Act Up-Paris participe à la manifestation du 10 septembre contre le nouveau projet de loi sur la sécurité, qui rogne toujours plus les possibilités de contrôle de décisions administratives par la justice, et étend toujours plus le champ du répréhensible dans les pratiques militantEs, dans la droite ligne de la criminalisation de la solidarité.

Les mesures sécuritaires que le projet vise à renforcer touchent déjà de manière disproportionnée migrantEs, putEs, et usagèrEs de drogue. Et c'est précisément pour cela que les contaminations par le VIH ou les hépatites virales sont nombreuxSES parmi ELLEux. Ajouter de nouvelles mesures ne rendra ces contaminations que plus nombreuses encore.

La présence des forces de police, leurs possibilités d'action, leur impunité à les dépasser entravent en effet l'accès aux droits et aux soins des migrantEs, des travailleurEUSEs du sexe, des usagèrEs de drogue, et le travail que font les associations pour aller vers et accompagner ces personnes. Interdiction des douches, gazage des distributions d'eau, perturbation des consultations médicales à Calais, mais aussi, à Paris, évacuations multiples dans des conditions qui ne permettent pas aux migrantEs de faire valoir leurs droits : autant d'exemples contre lesquels nous nous révoltons, aux côtés de toutEs cELLEux qui donnent de leur temps, et qui s'exposent à des condamnations iniques, tandis que l'inexécution des décisions de justice cassant certaines des entraves les plus manifestes semble ne poser aucun problème aux pouvoirs publics.

Le tout sécuritaire, c'est aussi toujours plus de carcéral. Mais, et en particulier aux conditions de détention actuelles, la prison est un enfer et nous ne pouvons souscrire à cette logique. La surpopulation carcérale est l'argument de facade pour construire toujours plus de prisons, mais ces constructions ne résolvent rien : celles-ci ont toujours été une incitation à condamner et incarcérer encore plus, et plus longtemps, au mépris de la dignité et de la santé des personnes. 1/3 des séropos incarcéréEs est au stade sida (PREVACAR 2010) ; le quotidien des trans incarcérées, c'est l'isolement ; les programmes d'échanges de seringues en prison sont toujours confrontés à un blocage obscurantiste.

Cette politique sécuritaire à outrance est aussi un ordre moral. C'est un ordre qui peut annoncer se délecter de 120 battements par minute autant qu'il se réjouit des entraves actuelles à la lutte contre le sida, c'est un ordre pour qui il est acceptable que les personnes que nous sommes et celles avec qui nous luttons se contaminent et n'aient pas accès aux soins. C'est un ordre qui continue de les préférer mortEs.


L'IAS 2017 en quelques enseignements

7 September[ —]

Que nous apprend l'IAS du mois de juillet 2017 ?

  • L'efficacité d'une troisième ligne de traitements antirétroviraux dans les pays du Sud est démontrée (Cohorte ANRS 12269-THILAO).
  • Les nouveaux traitements de l'hépatite C sont aussi très efficaces dans les pays du Sud (Essai ANRS TAC).
  • Observation en temps réel de l'infection par le VIH-1 des tissus muqueux de l'urètre humain et de la formation d'un réservoir viral dans les macrophages (cellules du sytème immunitaire) de ces tissus.
  • Identification de nouvelles formes recombinantes du VIH-1 / MO originaire du Cameroun (recombinaison génétique entre le VIH de type 1 pandémique VIH-1/M (pour Major) et un groupe de virus endémiques du Cameroun, baptisés VIH-1/O (pour Outlier)).
  • Identification d'une matrice extra-cellulaire protectrice à l'origine du pouvoir infectieux du VIH.

Une conférence politique

  1. Par la parole des chercheurs.

Déclaration de Paris sur le VIH : pas sans la recherche. Pour que les acquis scientifiques soient capitalisés et que les bénéfices réalisés ne soient pas perdus, l'engagement des politiques et les investissements au long cours dans les programmes de recherche doivent être renforcés dans chacun des domaines suivants :

  • comprendre les interactions hôte/virus
  • renforcer les recherches sur le vaccin
  • augmenter le nombre d'options thérapeutiques
  • développer les outils de prévention
  • développer des modèles économiques et des modèles de financement innovants. Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes.
  1. Par la parole des activistes.

Une déclaration de Paris a également été rendue publique par les acteurs associatifs. Act Up-Paris est associée à cette démarche, plus d'informations ici

  1. Par les actions des activistes.

De l'action en mémoire de Prudence Mabele et du zap d'Agnès Buzyn à l'ouverture au discours ciblant Gilead en clôture de la conférence, l'IAS 2017 a été marquée par de nombreuses actions publiques des activistes. Act Up-Paris y a pris part et les a couvert dans ses chroniques jour après jour disponibles ici.

Prochaines conférences : la CROI 2018, l'AIDS 2018 (cette dernière se déroulant à Amsterdam).


Données nominatives de santé (suite)

5 September, by PermanenceDS[ —]

Comme suite à notre dernier SIDA IS DISCO « Un Bailleur s'égare », nous avons souhaité rencontrer le bailleur social en question. C'est à son siège parisien que nous avons été reçus hier.

Après une présentation de son parc locatif entièrement réservé (social) et de la transparence de son mode d'attribution nous entrons dans le vif du sujet.

C'est en septembre 2016 et pour se mettre en conformité avec la législation sur l'informatique et les libertés qu'un document a été mis en circulation . (voir sida is disco part 1)

La direction comprend parfaitement nos inquiétudes et admet que le document contesté n'est clair pour personne, sujet à caution et qu'il peut être tout à fait mal interprété et l'objet de dérapages.

Afin de lever toute ambiguïté et dans un souci de respect des règles et de plus de clarté sur les procédures, la direction nous indique que le texte fera l'objet d'une réécriture prochainement.

Permanence Droits Sociaux - Social Rights
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Condamnation des propos transphobes dans les médias - Lettre au président du CSA, Olivier SCHRAMEK

http://www.actupparis.org/IMG/pdf/Reponse_interassociative_CSA_propostransphobes_31082017.pdfplay episode download
31 August[ —]

Monsieur Olivier SCHRAMEK Président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel Tour Mirabeau 39-43 quai André-Citroën 75739 PARIS Cedex 15

Paris, le 31 août 2017,

Monsieur le président,

Dans votre courrier du 2 août, vous nous annoncez la décision du CSA réuni le 26 juillet 2017, suite au signalement de propos transphobes tenus par le président de la Licra, dans l'émission l'heure des pros, du 17 mai 2017, sur CNEWS. "Le conseil a examiné la séquence litigieuse et a considéré qu'en dépit de la grande maladresse des propos, aucun encouragement à des comportements discriminatoires n'était caractérisé. Soyez toutefois assuré de l'attention porté par le conseil à la lutte contre les discriminations, notamment à l'égard des personnes transgenres."

Sachez que nous déplorons vivement cette décision qui perpétue la tolérance dans l'espace médiatique et public de propos dénigrant, insultant, les personnes transgenres. Ces propos sont légion. Qu'avez-vous fait lors de la diffusion du clip "Travelo" de Florent Peyre sur TF1 véhiculant les pires clichés sur les personnes trans ? Faut-il en arriver à la diffusion d'actes de violences physiques pour que le CSA réagisse enfin ?

Les propos transphobes sont des violences symboliques qui perpétuent les clichés les plus éhontés sur les trans et créent du rejet au quotidien (dans l'emploi, dans l'éducation, dans les démarches administratives courantes, dans la sphère affective, dans la santé) voire des violences physiques allant jusqu'au meurtre, en France-même. Ils concourent donc au climat général de violences envers ces personnes et sont donc à sanctionner avec la plus grande fermeté ce qui n'est manifestement pas le cas par le CSA.

Veuillez agréer, Monsieur le président, l'expression de notre profonde colère.

Act Up-Paris Acceptess-T Association Nationale Transgenre (ANT) Centre LGBT de Normandie Centre LGBT de Touraine Couleurs Gaies - Centre LGBT de Metz Fédération LGBT Flash Our True Colors Franck Denvers, président de Fiertés Lille Pride Gay'TNormande Pride de Nuit

Contact : Mikaël ZENOUDA, président d'Act Up-Paris, 0613508980, presidence@actupparis.org











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