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R S S : Biologeek


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☕︎ Issues & labels

26 April, by David Larlet[ —]

The number and diversity of issues and pull requests that Maintainers receive can sometimes be overwhelming. Both Maintainers and contributors have said that better issue labeling would make it easier to maintain and contribute to lessons. Being able to categorize contributions would help Maintainers to think through the type of issues being reported, and allow them to identify suitable next steps to address them. Issue labels are also useful for facilitating communication among Maintainers.

Developing GitHub labels for The Carpentries lessons (cache)

Interesting how they chose to split the labels across status and types (cache), it is very close to the need we had recently to report both the progress of the work and the kind of task to perform. I am looking forward to try these out, do you have a constrained number of labels in your team?


☕︎ Déficit démocratique

25 April, by David Larlet[ —]

À Paris, quand un projet de loi arrive à l’Assemblée nationale, il est examiné pendant une semaine en commission parlementaire, puis en séance publique la semaine suivante. Et voilà. En quinze jours, c’est plié. Honnêtement, comment imaginer que les députés puissent se faire une idée claire, réfléchir aux conséquences de telle ou telle mesure en si peu de temps ? Faire le poids face à des ministres qui disposent de services administratifs spécialisés pour les alimenter en analyses et arguments est mission impossible. La technocratie écrasera forcément le politique, chose qui n’a pas l’air de déranger quand cela se fait à Paris.

La procédure parlementaire, le déficit démocratique français (cache)

Au moment où je m’apprête à travailler sur un outil lié aux amendements (cache) au service du gouvernement en place, je me pose des questions sur la légitimité démocratique et citoyenne d’une telle action. Cet outil viendra certainement renforcer ce déséquilibre entre ministres et députés au profit de l’exécutif.

De l’impact, certes, mais pour qui ? (tiens ce serait un joli néologisme ce pourqui, en référence au pourquoi)


☕︎ Algorithm Free

24 April, by David Larlet[ —]

But if we do want to avoid displacing or reassigning our desires and creativity to machines, we can decide to become a little more analog. I imagine a future in which our clothes, music, film, art, books come with stickers like organic farmstand produce: Algorithm Free.

What Does The Amazon Echo Look Mean For Personal Style? (cache)

This is probably the future of luxury: being able to temporary step out from profiling. I am more scared by Algorithmic Uniformity than by Artificial Intelligence.

Maybe that’s the plan though, not trying to catch up with human intelligence (whatever it means) but to reduce it as much as possible in order to make it easier to overcome one day…


☕︎ Mauvais pauvres

23 April, by David Larlet[ —]

En réalité, ceux que le Medef désigne aujourd’hui comme « mauvais pauvres » sont souvent ceux qui prennent le plus de risques, ceux qui ont pris acte de la fin du plein-emploi et le voient comme une chance pour sortir par le haut des sociétés disciplinaires. C’est le cas des intermittents. Le régime d’indemnisation de l’intermittence permet de prendre des risques, mais avec une certaine sécurité de revenus. Dans les années 1960, il s’agissait d’un système structuré pour maintenir la disponibilité des techniciens de l’audiovisuel, sans être obligé de les payer en permanence. Il a été détourné par les jeunes en rupture avec le salariat, qui voulaient créer leur propre économie alternative, tout en inventant des styles de vie poétique. L’intermittence a alors été vécue comme une espèce de subvention à la personne, plus égalitaire et moins arbitraire que la subvention au projet. Le Medef s’acharne sur les intermittents depuis deux décennies, parce qu’il cherche à imposer le travail « indépendant » comme modèle – sans congés payés, sans arrêt maladie, sans assurance chômage –, mais assujetti à l’économie restreinte, soit l’inverse de la sécurité et de l’autonomie relative ouverte par le régime des intermittents.

« Vivez à vos risques et périls, mais vivez dociles et prévisibles » (cache)

Importante densité de réflexion dans cet entretien, beaucoup de graines qu’il faudra prendre le temps de laisser germer.


★ Commodité et effondrement

23 April, by David Larlet[ —]

Summary in English

Convenience leads to luxury which leads to slavery which leads to centralization which leads to convenience. And we are (almost) all sad about that. A few leads before we hit the wall.

Cet article est publié sous forme de brouillon, il évoluera probablement au cours des prochains jours.

Commodité

« Cette vision est si séduisante qu’elle a fini par dominer notre existence. La plupart des technologies puissantes et importantes créées au cours des dernières décennies offrent une commodité au service de la personnalisation et de l’individualité. Pensez au magnétoscope, à la liste de lecture, à la page Facebook, au compte Instagram. Ce genre de commodité n’est plus une question d’économie de travail physique – beaucoup d’entre nous n’en font pas beaucoup de toute façon. Il s’agit de minimiser les ressources mentales, l’effort mental, nécessaire pour choisir parmi les options qui s’expriment. La commodité est un simple clic, un guichet unique, l’expérience transparente de « plug and play ». L’idéal est la préférence personnelle sans effort. »

La tyrannie de la commodité (cache)

Quel prix est-on collectivement prêts à payer pour réduire cet effort ? Combien de personnes asservies ? Combien de ressources définitivement transformées ? Combien de serveurs pour allumer une ampoule ? Jusqu’où peut-on encore aller entre le ridicule et l’inconscience ?

La commodité est une nouvelle forme de luxe permettant de différencier ceux et celles qui peuvent en profiter des autres. Ces personnes privilégiées sont en capacité d’affirmer une forme de snobisme car elles se trouvent dans une situation de moindre insécurité.

Et elles souhaitent le rester, c’est peut-être là tout l’enjeu.

Luxe

My ability to avoid Facebook comes from privilege — I have existing social contacts with whom I know how to stay in touch without using Facebook’s network. My job does not require that I use Facebook. I can afford the time and expense to communicate with my electoral representatives and political allies via other channels.

Many people do not have these privileges and are compelled to "opt in" on Facebook’s non-negotiable terms.

[…]

Privacy should not be a luxury good, and while I’m happy to encourage people to opt out of these subtle and socially fraught arrangements, I do not argue that anyone who has signed up has somehow relinquished concerns about their privacy. We need to evaluate privacy concerns in their full social contexts. These are not problems that can be resolved on an individual level, because of the interpersonal nature of much of this data and the complexities of the tradeoffs involved.

Facebook Is Tracking Me Even Though I’m Not on Facebook (cache)

Or cette insécurité conduit à l’embrigadement et à la manipulation de masse qui eux-mêmes contribuent à perpétuer ce système mortifère. On se retrouve dans un cercle qui est tout sauf vertueux et les adeptes de la commodité ne sont pas épargnés pour autant car ils sont sujets à la culpabilité de garder une bonne moitié de la planète comme main-d’œuvre bon marché. Pour ne pas dire esclaves.

Esclavage

Nos privilèges découlent uniquement de la pyramide sociale et de l’exploitation de ceux qui sont en dessous. C’est vrai a l’échelle du pays, où le top 20% est très loin d’apporter autant de valeur à la société qu’il n’en consomme. C’est aussi vrai à l’échelle mondiale où le niveau de vie français se base principalement sur les conditions de travail et l’exploitation des ressources des pays dits « en développement ».

Qui pense donc qu’il produit et contribue 100 fois plus que celui qui se tue – littéralement – au travail à l’usine en Asie du sud-est ou celui qui essaie autant que possible de survivre à la misère ou à la guerre dans certaines parties d’Afrique ? Quand je vois les 0,1% les plus privilégiés ont un ratio de richesse probablement bien plus proche du million… Qui peut sérieusement prétendre apporter un million de fois plus que quiconque ?

La chance et le privilège (cache)

Le pire étant peut-être que ces bénéficiaires de la commodité font tout pour à la fois faire l’autruche mais intimement aussi conserver cet état de fait avec ce sentiment de supériorité. Ce qui s’avère là aussi alimenter cette roue anxiogène.

Sans compter la déprolétarisation dont nous sommes les objets et qui nous pousse à la consommation et à l’abrutissement volontaire. Voire à l’auto-mutilation si l’on en croit la flambée de l’usage des drogues et médicaments.

Ce vide, cette désindividuation, sont exacerbés par le numérique qui contribue à accélérer la perte de certains savoirs au profit de la commodité.

Capacitation

"Le numérique" est souvent présenté comme un outil de "capacitation", qui nous donne de nouvelles capacités, alors qu’il n’est le plus souvent un outil de facilitation (ce qui n’est déjà pas si mal).

[…]

Confondre ou assimiler facilitation et capacitation n’est pas simplement un abus de langage mais une erreur méthodologique qui empêche d’isoler les invariants sur lesquels jouer pour atténuer les potentialités de nuisance et augmenter celles de résistance ou d’empathie.

Car seule la capacitation authentique est porteuse d’émancipation alors que les logiques de facilitation se contentent le plus souvent de reproduire des effets de rente déjà connus en les monétisant ou en les déployant à une échelle différente.

La caisse de grève crowdfundée. C’est (l’uberisation de) la lutte finale. (cache)

Malheureusement, le numérique qui aurait pu (pourrait encore ?) être un moyen de s’émanciper de cette relation n’a fait que l’aggraver avec les dérives que l’on commence à peine à mettre à jour.

Il y a pourtant tous les ingrédients pour emprunter une autre voie mais la recette semble être hors de portée. L’intelligence collective peinant à se transformer en action collective. Faute de temps ?

Accélération

Every cultural object we aestheticize and consume — “the most everyday choices of everyday life, e.g., in cooking, clothing or decoration,” Pierre Bourdieu writes in his 1984 book Distinction: A Social Critique of the Judgement of Taste — is a significant part of our identities and reflects who we are. “Taste classifies, and it classifies the classifier,” Bourdieu adds. If our taste is dictated by data-fed algorithms controlled by massive tech corporations, then we must be content to classify ourselves as slavish followers of robots.

What Does The Amazon Echo Look Mean For Personal Style? (cache)

Les algorithmes comme machines à classer pour mieux uniformiser, pour prendre le contrôle sur la volonté propre et se désintéresser des besoins primaires.

La captation du temps avec pour promesse celle d’en profiter davantage avec une personnalisation accrue. Si tant est qu’elle soit possible (cache)…

Ingénieurs

The relational database is a glorious invention, but for most programmers it doesn’t need to be more than an appliance. Sure, take the time to learn how the drying tumbler machine works, it may well save you a service call to a specialized technician one day. But it’s hardly a requirement for living with such a device and getting your clothes dry.

The relegation to “appliance status” isn’t a dig, but an honor. It means we’ve finally made the technology and the abstraction so good that many, if not most, programmers don’t even have to think about it on a daily basis.

It also means it’s become a commodity.

Conceptual compression means beginners don’t need to know SQL - hallelujah! (cache)

Les ingénieurs et les développeurs en particulier sont des générateurs de commodité. À commencer par eux-mêmes. Il est préoccupant de remarquer qu’un emballement local (coucou JS !) conduit à autant de fatigue. Quid d’un passage à l’échelle, quelle est notre finalité lorsqu’on tente de reproduire ces couches d’abstractions au niveau d’une société ?

Le monde est qu’on le veuille ou non façonné par nos créations qui ont la faculté de pouvoir toucher instantanément une large partie de la population.

Centralisation

La centralisation est une autre forme de contraintes et n’est pas requise pour atteindre la « convenience, » la commodité. La centralisation peut permettre l’émergence de certains services et structures qui bénéficient à l’ensemble d’un groupe. Mais ce bénéfice vient avec l’abandon d’autres libertés. C’est ce choix là qui vient toucher à notre intimité profonde. Nous voulons être libres. Ce désir de liberté motive nos choix ajusté en fonction de nos contraintes matérielles et psychologiques.

Centralisation et choix pratique (cache)

Je n’arrive pas à identifier de cas de commodité qui ne passent pas par une centralisation. Elle est pour moi requise car c’est sa marque de fabrique : confisquer un savoir-faire en le rendant accessible au plus bas coût. Accessible mais non compréhensible ni modifiable. Il y a une certaine ironie à ce que toute cette commodité numérique repose en grande partie sur des bibliothèques open-source au passage.

Misanthropie

Pris dans un flux de signes, dans des luttes économiques pour la survie ou pour la distinction, vivant sur les réseaux “sociaux” dans l’informalité complète, l’attention intermittente, le décompte des copains, la désillusion ironique, il s’étonne de sentir monter en lui, par épisodes, l’inconvenance ou la bizarrerie, et de voir la distance civile céder toujours plus de terrain à l’affolement relationnel généralisé, à mesure que la paupérisation guette.

La croyance obligée dans le “bonheur” comme valeur unique ou but accessible, est devenue sa névrose, et compte tenu du mensonge qu’elle charrie, la source d’un ressentiment explosif. […] Tout cela, sans aucun doute, dessine un circuit neuf de la violence, un nouveau rapport du désir à la frustration, du signe à l’affect, de la répression au transfert. Toute une énergétique nouvelle

L’ensauvagement du web (cache)

En suivant toutes ces ramifications, ma conclusion est loin d’être glorieuse et me fait de plus en plus douter. J’ai de plus en plus l’impression que nos spirales vont inéluctablement s’inverser et finir dans un entonnoir débouchant sur la bêtise et la barbarie.

Néanmoins, il me reste encore un peu d’espoir.

Pistes

Dans mes tentatives d’imaginer un monde plus résilient pour demain, j’essaye de me raccrocher à certaines branches pour ne pas chuter trop bas dans l’aigreur et la dépression. À ce titre, mes balades en forêt sont salutaires en revenant à des basiques et à leurs valeurs. Mais ce n’est pas suffisant.

Spiritualité

Note : je parle bien ici de spiritualité et non de religion qui n’en est qu’une forme d’instanciation inadaptée aux défis actuels.

Avec le biopouvoir, on n’est plus là-dedans, on est dans l’entreprise de soi, et le « contrôle », qui est un paradigme différent, un autre mode de gouvernementalité. Cela ne passe plus par la discipline, mais justement par la prise de risque individuelle et par l’illusion de l’autonomie de sa conduite. Aujourd’hui, on est pris dans un capitalisme cognitif et affectif qui embarque les subjectivités, non pas tant sur un mode disciplinaire, mais beaucoup plus sur le mode de la motivation, soit une mobilisation de l’intérieur des sujets, comme le font les religions.

« Vivez à vos risques et périls, mais vivez dociles et prévisibles » (cache)

L’État et sa violence légitime qui est de moins en moins légitime craquelle de toutes parts. Inventer de nouvelles formes de gouvernances entre les membres d’un groupe et entre les groupes eux-mêmes pour passer du vivre seul au être et aimer ensemble et croire qu’une alternative est encore possible.

Ne pas forcément penser qu’il y a quelque chose au-dessus mais que l’on peut atteindre ensemble un nouvel état. Tester d’autres échelles, d’autres rapports de force, d’autres mises en communs.

Congruence

Full disclosure: I believe that groups are mostly held together by good feelings, and the explicit structure is just an artificial scaffold. Enspiral’s written agreements are important because of what they symbolise, not necessarily because of the precise words they say. I think a group is held together by history and relationships and collaborative meaning-making and amorous feelings and psychological responses and co-imagined futures and shared identity, and yes some written agreements and explicit roles too, but I’m convinced the explicit stuff is just the tip of the iceberg.

The explicit stuff is a lot easier to talk about, because we have shared language for it. So it’s easy for us to get distracted and focus on the agreements and lose sight of the underlying meaning that they signify. It’s easy to confuse what we say for what we mean. At times during the Enspiral journey, I’ve felt like we’ve given more attention to the abstract structure of our organisation and lost sight of the tangible things that people are doing. We mistake the symbols for what they symbolise.

The Vibes Theory of Organisational Design (cache)

Il faudrait expérimenter d’autres rapports au travail — mais aussi dans la famille — pour passer du travailler seul au faire ensemble. S’autoriser à ré-interroger périodiquement ce qui nous lie et ce qui nous fait avancer dans une direction commune. Accepter l’autonomie et les erreurs.

Ne pas réduire les aspérités mais au contraire s’en servir pour qu’elles deviennent motrices. Trouver des moyens de transmettre ces apprentissages de différentes manières afin de ne pas réduire les émotions associées.

Agilité

L’agilité comme moyen de transformer l’enseignement en apprentissage. Que les savoirs acquis en groupe devienne une connaissance commune, transformant un savoir faire en pouvoir faire.

Se remettre en question collectivement de manière itérative et accepter la diversité d’un groupe. Se rendre compte qu’il s’agit à la fois de sa force et de sa faiblesse. Réduire la durée des boucles de rétro-actions. Faire du partage de ces expériences un objectif en soi.

Essaimer, butiner, partager le miel… en espérant ne pas subir le même sort que les abeilles.


☕︎ Speed of usefulness

22 April, by David Larlet[ —]

What we need is a metric called speed of usefulness. Jeffrey calls this Content Performance Quotient (CPQ) …because business people love three-letter initialisms. It’s a loose measurement: How quickly can you solve the customer’s problem? It’s the shortest distance between the problem and the solution. Put another way, it’s a measurement of your value to the customer. It’s a new way to evaluate success.

[…]

Otherwise we end up with what Jeffrey calls “pretty garbage.” It’s aesthetically coherent and visually well-designed …but if the content is wrong and doesn’t help anyone, it’s garbage. Garbage in a delightfully responsive grid is still garbage.

Beyond Engagement: the Content Performance Quotient by Jeffrey Zeldman (cache)

I wonder if usefulness is not the main reason that killed blogs. Because it quickly became tied to monetization: if what I produce is useful, let’s turn it into something valuable. And if I am what I produce, let’s turn me into a valuable asset. Hence social networks.

Let’s not forget to publish absurd stuff sometimes.


☕︎ GDPR & nightmare

21 April, by David Larlet[ —]

Dear Sir/Madam:

I am writing to you in your capacity as data protection officer for your company. I am a customer of yours, and in light of recent events, I am making this request for access to personal data pursuant to Article 15 of the General Data Protection Regulation. I am concerned that your company’s information practices may be putting my personal information at undue risk of exposure or in fact has breached its obligation to safeguard my personal information pursuant to .

The Nightmare Letter: A Subject Access Request under GDPR (cache)

I wonder how many companies have the resources to deal with that and how it may impact the concurrence. How easy is it for a big company to overflow a small one with such time consuming requests? Apart from users (and it remains debatable with unavoidable consent (cache)), who will benefit from it?


★ Into the Camp

20 April, by David Larlet[ —]

Résumé en français

J’ai fait un lit surélevé. J’étais content. Je suis tombé dans la nuit. J’étais moins content…

Snow, snow, snow, it never ends! I went for a two-days trip under quite heavy snow storm (or was it hailstorm?). Plus there was still a decent amount of snow on the ground except for some rare places so I decided to make a raised bed to put a layer of air between me and the frozen ground. What follows will truly amazed you, especially the fourth point (bon à part si tu t’es divulgâché en français…).

Earn or learn

  • earn: the place I found was and ancient camp with a lot of felt structures, good for recycling wood and stop chopping trees down which is time/energy consuming!
  • learn: previous bushcrafters were using cordage AND nails AND staples(?!), which is quite annoying when you plan to put an inflated mattress on top of your structure. My wood blanket helped a lot.
  • earn: I was quite happy with the structure I ended up with, it looked like a bed in the middle of the forest! (see picture below)
  • learn: I used to sleep on the side, at 2am I moved a bit too close to the border of the structure and it suddenly flipped around: half asleep, I felt from more that a foot high on the ice AND received a bunch of wood logs atop of me, double punishment. Definitely NOT cool…
  • earn: instead of making a fire, I brought a small fire stove powered by wood, it saved me a lot of time especially to melt the snow and get some water out of it.
  • learn: the stability of that kind of bed depends on how wide you put your base transversal logs, trying to fit to an existing small one was stupid (my knee agrees).
  • earn: seen a dozen of deers while hiking, including one visiting me at the camp, these animals are so curious I don’t get the fun of hunting them.
  • learn: sometimes I think that my memory/fear creates wolves howling by night, this time with the fresh snow from the morning I clearly identified wolves/coyotes footprints, a lot, everywhere!
  • earn: jumping across torrents made by snow melting under heavy load without falling through was stressing.
  • learn: at that time of the year, bring crampons. North faces were literally iced waterfalls by the morning.

My plan was initially to go for two days build something and then come back for more the week after but given the conditions I need to reconsider my strategy. Light hiking is an option, bike packing is another, oh and I start to give an eye to raft packing, stay tuned!


☕︎ Adaptation & Transformation

20 April, by David Larlet[ —]

One last piece we want to attach to this practice is the idea of transformation. We have noticed that even if we sit and share findings after a project or write them down in a document, often times that doesn’t actually transform the way we do things. We want to answer questions like; how can we focus on a few key learnings we truly want to activate? How do we go from transparency and observation to next steps, adaptation and transformation?

Work & Learn Out Loud (cache)

These are the next steps for governments, transparency is not enough. What matters is the process to get to the current status, documenting bottlenecks and hesitations, decisions with reservations, failures and regrets. Humility. Documenting the past still matters but explaining the present allows to look forward knowing why we are taking that path together now.


☕︎ Governance & engagement

19 April, by David Larlet[ —]

Most conversations around governance as progressive organisations form are either handwavy; “It’ll be flat and super democratic” or hyper-specific; “We’ll be using holocracy and a modified version of dot voting plus some Loomio – read this document”. Or worse, some mash-up of the two. This rarely ends well. Either the Tyranny of Structurelessness (cache) asserts its dread grip, or the pancake falls apart into a depressing soggy mess.

But we want to build dynamic, effective organisations that have a chance at living alongside rapacious capitalist analogues, and so we must relate to our stakeholders in ways which engage them, and which capitalism cannot copy or steal.

We must have good governance, and it must be engaging.

Life-like governance (cache)

Sometimes, the group is not ready. When you are already too deep (to keep the model of the article), it is very hard to make others join you. I have to admit it to myself and keep digging. There are plenty of groups out there!


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