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★ Blogrolls et découverte

1 December, by David Larlet[ —]

Il faut également ouvrir de nouvelles routes. Sous l’influence de Google, nos blogs se sont repliés sur eux-mêmes. Nous devons en revenir au principe des blogrolls. Créer des liens vers les blogs amis. Non dans un but de référencement, mais avec l’espoir que nos visiteurs effectuent un pas de côté, cela depuis chez nous, sans remonter jusqu’à Google ou un réseau social.

Comment sauver notre Web ? (cache)

Les derniers billets de Thierry Crouzet étaient assez pessimistes, et puis celui-ci donne des pistes pour améliorer la situation. En remettant notamment à l’ordre du jour l’usage de la blogroll, ce réseau social numérique avant l’heure. Je l’avais supprimée de cet espace car ce n’est pas évident à maintenir (techniquement et émotionnellement) et je trouve que mon OPML est trop personnel pour le publier fréquemment.

Je me suis mis en quête de blogs en français, encore alimentés, un minimum techniques et relativement intimes — dans l’idée que je m’en fais, ils sont peut-être très populaires — pour proposer de nouvelles pistes de lectures. L’algorithme pour arriver à cette liste est humain, il n’a pas la neutralité d’une plateforme et il est explicitement anti-Medium.

Le constat est assez terrible de ne pas réussir à en lister davantage. Du coup j’étends un peu en acceptant la veille :

Quelle difficulté pour trouver 15 liens… je ne sais pas trop ce que je dois en conclure si ce n’est que ma bulle est toute petite. J’espère que #nowwwel (cache) sera l’occasion de découvrir de nouvelles sources. J’espère surtout que vous allez m’en envoyer d’autres par courriel :-).

PS : vous remarquerez que j’utilise le nom des personnes dans mon agrégateur, c’est pour moi très important dans la lecture de pouvoir mettre un visage ou au moins un humain. Si vous voulez une liste d’entreprises, je vous conseille celle compilée par Éric D (cache).

Réactions (ajout manuel)

La blogroll est une bonne idée. Les blogs avec la possibilité de commenter aussi, tout autant que ceux qui permettent de les rétrolier.

Blogrolls et blogs (cache)

Ça ressemblerait presque à des commentaires distribués avec cache local !


★ Accompagner un enfant

27 November, by David Larlet[ —]

Alexandre,

Voici le compte-rendu d’une expérience, celle de ces trois dernières années. Je ne sais pas si tu auras la volonté ou la capacité de lire ce texte à un moment de ta vie, je le produis en guise de mémoire et peut-être de pistes à explorer pour toi ou d’autres. Ou pas, sa durée de vie est liée à l’attention que je porte à mes textes. Il est empli d’incertitudes et de doutes que je te souhaite d’avoir un jour à ton tour.

Ces années ont été parsemées d’émotions, de peurs, d’apprentissages, de culpabilités, de bonheurs, de stress en tout genres, d’amour, de contradictions et de bienveillance. À tel point qu’il est difficile de classifier ou d’ordonner cela. Je vais tenter de m’en référer à la souvenance que j’en ai.

Conception

La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés […] Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres.

Antonio Gramsci

Ta conception biologique a été simple. C’est tout le processus en amont qui a été très long pour accepter de mettre au monde un nouvel être. Pour gagner la confiance suffisante en moi, en nous et dans les autres. J’envie parfois presque les personnes qui ne se posent pas toutes ces questions mais j’ai l’illusion de croire qu’elles passent peut-être à côté de l’essentiel : cette remise en question permanente.

J’espère me tromper en voyant surgir petit à petit des monstres qui ont de plus en plus de pouvoir. Il va sûrement falloir apprendre à vivre avec car nous évoluons au sein du même environnement. Je souhaite pour autant ne faire peser aucun espoir sur tes épaules. Sois.

Être

Pensez-y en cette nouvelle année scolaire, vos élèves apprendront beaucoup plus ce que vous êtes que seulement ce que vous savez. Vous êtes ce que vous savez. Si les apprenants apprennent ce que vous êtes, ils apprendront nécessairement ce que vous savez. Par contre, ils ne deviendront jamais ce que vous êtes en apprenants seulement ce que vous savez. Vous pouvez relire ce paragraphe plus d’une fois.

Il vous restera à régler la question qui tue: « Les élèves sont-ils intéressés à devenir ce que vous êtes ? »

Être ce que l’on enseigne! (cache)

Lorsque tu as découvert l’air libre, j’ai envoyé un message à la famille proche : « Alexandre est né » et l’on m’a reproché d’avoir été trop bref. Je pense au contraire avoir été trop long. « Alexandre est » aurait amplement suffit. Et pourtant je ne saurais dater précisément ta naissance qui a eue lieue bien avant cette libération. Si la vie est un état, la mise au monde est davantage un processus qu’une date, et celui-ci est toujours en cours.

Vivant

Un adulte créatif est un enfant qui a survécu.

Ursula K. Le Guin

Trois ans et tu es toujours vivant. J’aime ta vitalité et j’essaye d’interférer le moins possible avec ta créativité et tes expériences car je considère que ce sont des instants très importants. J’aime voir l’étincelle dans cet œil qui préfigure de nouvelles connexions neuronales. J’aime que tu t’essayes à l’humour. J’aime ta capacité de concentration quand tu souhaites comprendre quelque chose. Ou quand tu t’enfermes dans ta chambre pour dessiner un cachalot.

Tu as vu très peu d’écrans pour l’instant. Ton imaginaire s’alimente beaucoup dans les livres dont la sélection s’avère être de plus en plus compliquée pour éviter la violence sans pour autant tomber dans le moralisateur. Tu n’as pas été sur beaucoup d’écrans non plus, ton existence numérique semble tellement futile en regard de la richesse d’autres interactions.

(Non)Violence

Enfance sans confiance n’est que ruine de l’Humanité.

C’est la principale raison pour laquelle nous sommes allés au Québec. L’envie de trouver un cadre différent, avec moins de violence à la fois physique et psychologique. L’humain est ainsi fait qu’il a besoin de boucs-émissaires, les régions inhospitalières ont cet avantage de moins s’en prendre aux minorités qu’au climat. Ce choix fut particulièrement difficile car il impliquait une mise à distance vis-à-vis de la famille.

En te faisant confiance, je n’ai pas besoin de violence. En limitant les stress, je réduis les sources de tensions. C’est un luxe qui demande de l’espace et du temps. Et de la volonté. Le résultat est pour l’instant bien au-delà de mes espérances et je me demande ce que cela va produire par la suite.

Mimétisme

Grandir c’est se spécialiser. L’adulte n’est pas moins intelligent, il est spécialisé : spécialisé dans sa langue, dans sa culture, dans sa pensée, dans ses comportements sociaux, etc. Et vivre avec l’enfant, c’est participer à sa spécialisation. Nos façons de parler, de réagir, ce que nous faisons avec lui ou devant lui, va littéralement participer au câblage de son cerveau.

Les lois naturelles de l’enfant (cache)

Je constate chaque jour à quel point l’inné est mince face à l’acquis. La co-évolution culture-génome théorique me semble être clairement déséquilibrée en pratique et ce déséquilibre tend à s’accentuer. Cela donne une incroyable responsabilité à l’accompagnant qui en vient à guider quasi malgré lui. Partager ses expériences sans orienter est un vrai challenge. Faire s’épanouir un libre arbitre et un esprit critique qui ne soient pas les nôtres.

Je ne cherche pas pour autant à me mettre en spectateur comme pourrait le faire un photographe. Je préfère égoïstement partager avec toi sans penser aux likes des proches. J’aime participer à cet apprentissage et j’essaye autant que possible d’avoir des moments explicites d’échanges qui ne soient pas encombrés de flatulences numériques. La seule chose que je puisse et veuille t’offrir c’est de l’attention.

Alimentation

Tu manges ce que tu veux et presque quand tu veux. Tu manges souvent froid. On mange souvent devant un spectacle bien plus enthousiasmant que la télévision. Je finis beaucoup de plats (froids aussi). Aucun repas n’est équilibré. Aucune semaine ne semble déséquilibrée pour autant. Tes goûts évoluent d’un jour sur l’autre et me font reconsidérer cette notion.

Il y a des moments où le parasitisme devient symbiose et cela me met en joie. Je réalise que l’accompagnement est réciproque, ce qui garantit sa pérennité. En plus du savoir-faire et du savoir-être, il y aurait un savoir-échanger à développer ensemble, la famille étant ce pot commun dont nous sortons tous grandis.

Instruction

Je me suis renseigné sur de nombreuses formes d’instructions. On a visité des écoles plus ou moins traditionnelles. Difficile de trouver un lieu qui soit en accord avec nos valeurs. Peut-être que l’instruction en famille sera finalement choisie au prix d’une certaine marginalisation. Si c’est l’option retenue, il faudra absolument que l’on trouve d’autres sources de connaissances et d’émotions que tes parents, aussi incroyables (et modestes !) soient-ils :p.

De multiples inspirations pour une expérience forcément unique. Et en même temps avoir la volonté de partir d’une page blanche pour apprendre à l’écrire ensemble, d’expériences en réajustements. Chaque déséquilibre motivant le prochain pas, vaincre la peur récurrente du vide en se faisant confiance mutuellement.

Tabous

Appartenance, fierté, amour, chantage, beauté. Il y a des jugements que je me refuse à ton égard car je ne les trouve pas sains. Je ne veux pas que tu aies besoin de mon regard pour te trouver beau. Je ne souhaite pas introduire de chantage entre nous, encore moins affectif, c’est trop facile. Il ne peut y avoir d’amour dans une relation imposée comme celle d’un lien de filiation. C’est autre chose. Dans la fierté réside un espoir initial égoïste, une projection que l’on atteint enfin.

Ces termes ne sont pas tabous pour autant et nous aurons l’occasion d’échanger beaucoup plus longuement sur ces sujets. Et plein d’autres. Tu m’auras vraisemblablement fait changer d’ici là.

Conclusion

Il n’y a pas de conclusion. La futilité du quotidien reprend son droit. La beauté de l’éphémère et du moment présent. La conscience de vivre ensemble pleinement. L’inconscience de savoir que ça ne pourra durer éternellement. L’intime croyance qu’un lien se tisse durablement entre deux hommes qui se transforment.

Aujourd’hui c’était une chouette journée. Hier pas mal non plus. Et demain ? On verra bien. Ensemble ? Avec plaisir !


★ Tools and teams

20 November, by David Larlet[ —]

Use the right tool for the job.

I had been guilty for so many years failing to apply that simple old saying. Until I realised that if your job is not well designed you cannot find the right tool. Until I realised that you cannot know every existing tools. Until I realised that knowing your tools is sometimes more effective than picking the perfect one. Until I learnt the hard way that in an evolving context you have to adapt your tool across time. Today I’m more inclined to say: “Use the right toolset for the team at a given moment.”

It might be counter-intuitive at first but after all our job is to solve pretty basic technical problems: display that data, allow interactions with this one, make sure everything is smooth for everybody, secure as much as you can. Nothing more.

We’re not paid to write code, we’re paid to add value (or reduce cost) to the business. Yet I often see people measuring their worth in code, in systems, in tools—all of the output that’s easy to measure. I see it come at the expense of attending meetings. I see it at the expense of supporting other teams. I see it at the expense of cross-training and personal/professional development. It’s like full-bore coding has become the norm and we’ve given up everything else.

You Are Not Paid to Write Code (cache)

The problem arises when we introduce layers to solve these basic needs, even worse when they are not resilient enough to guarantee their accessibility toward as much people as we can. Frameworks are popular today — bashing them too. We are often forgetting that framework starts with frame. This is the frame within which the author of the framework have (or worse, has?) his own job. When you choose a framework you are betting that your job will stay within its frame. Otherwise it’s a nightmare because breaking the frame will dismantle the consistency you were looking for at first with that solution. When all you have is a framework, everything you achieve looks like a patchwork.

A micro-framework tends to extend that frame and to turn it into something more loose that you will strengthen yourself for a given domain in order to accomplish the initial job. The result is still a frame but your current job hopefully is at the center with more room to evolve and find his audience. The trade-off is that you will have to write more code and your team must be concept-competent, not framework-competent.

When your team acquires experience about a given tool it is a short-term advantage over your competitors, you will be able to iterate quickly. When your team acquires knowledge on a given concept it is a long-term goal for your product, you will be able to pivot faster. The balance on the business side is to still be alive when it happens. The goal on the developers side is to still be competent when the framework and/or the product fades.


★ Si c’est gratuit…

7 November, by David Larlet[ —]

Si c’est gratuit, c’est toi le produit.

Martelé. Jusqu’à l’écœurement. Cette idée d’être consommé pour ce qui nous est propre. Nos données personnelles. Nos déplacements personnels. Nos envies personnelles. Nos possessions personnelles. Pour un graphe impersonnel.

Si c’est gratuit, c’est toi qui produis.

On passe de la consommation à la production. Micro-tâches. Agrégation de travail non rémunéré. Annotations collectives. Liens multiples. Masse critique. Prolétarisation.

Si c’est gratuit, c’est toi qui enseigne.

Sujets d’apprentissage pour intelligences artificielles. Addiction volontaire. Ludification généralisée. Infantilisation éhontée. Transmettre sans comprendre. Déshumanisation de l’autre. De la confiance à la preuve (cache).

Si c’est gratuit, c’est nous qui échangeons.

Réciprocité. Gain mutuel. Le bien commun n’étant plus une production de la société civile mais de l’Homme et de la Machine. Jusqu’à ce que la symbiose soit évaluée comme un parasitisme. Auquel cas, cela pourrait finir par nous coûter cher.


★ Senior developer

17 October, by David Larlet[ —]

Defining “senior” is an ongoing and surprisingly difficult process, but we do it because it’s business-critical for us. Without a clear definition of “senior developer", we have no clear path for our own employees to get there. We have no concrete way to evaluate people joining the team, no way to hold ourselves accountable, and no way of improving the process.

The Conjoined Triangles of Senior-Level Development (cache)

There is a moment in your developer career when you wonder if you’re senior enough to depict yourself as a senior developer. This is not at all a matter of how old you are (cache), neither how much you’re being paid. This is more related to how many and diverse experiments you made, how many different peers you helped onboarding a project, how easy it becomes to transmit your knowledge, how much confidence you accumulated and how fast you can admit you’re totally wrong. Actually, this is all about the fluidity you can have with a team within an evolving complex context. That is the moment you realize you are more valuable than the code you produce.

You’re here to speed up the learning process but not too much, otherwise your fellow companions are totally missing the potential failures and are pursuing without accumulating knowledge. Going fast is useful only if everybody within the boat is aware of what has been tried before and what was wrong (and right!) for that particular journey. It can only be achieved with a ton of communication.

When you’re lucky enough to be part of a team of highly skilled developers, you know that everybody will still progress technically because it’s part of the team’s DNA. Besides some long-running trolls, you know that the hard part will not be about technical capabilities anymore, the team is confident enough on that side to learn quickly if necessary. The hard part will be to consider the team — present and future — as a whole. It requires a tremendous amount of empathy to make the right social decisions.

Senior team members should be expected to spend half their time mentoring and helping others on the team get better. Their job isn’t just to be the code hero bottleneck.

Want to be an Engineering Manager? (cache)

Here the important word is bottleneck and I think that better than trying to reach the senior label individually, it has to be gained as a team. It’s way more challenging to be part of something bigger than yourself. You can mesure how “senior” a team is by how good it is at reducing bottlenecks and sharing responsibilities.

Finally, it also creates social problems as well. Bugs that span multiple services and require many changes can languish as multiple teams need to coordinate and synchronize their efforts on fixing things. It can also breed a situation where people don’t feel responsible, and will push as many of the issues onto other teams as possible. When engineers work together in the same codebase, their knowledge of each other and the system itself grows in kind. They’re more willing and capable when working together to tackle problems, as opposed to being the kings and queens of isolated little fiefdoms.

Microservices - Please, don’t (cache)

Choosing carefully which trends you’re following is key. Some are particularly destructive for the social interactions. I already talked about GraphQL, I think that microservices are even worse. This is a particular case when there is so much tensions within the team that you need to separate people and their products to still be able to deliver some value. A senior developer has to be inclusive in his productions and reactions, sometimes at the expense of speed or relevance.

The last step is to write about it. This could be a blog post, a book, or a conference talk. When I write about a topic, I explore the edges of what I know, the edges outside of what I needed to initially implement the idea.

How do I learn? (cache)

One part of becoming a senior developer is to be able to go just a bit deeper than the average developer and be able to share it. That’s a tiny advantage that makes all the difference. Sharing can take many forms, from blogging to giving a presentation or pushing some code on a repository. The end-result is not the most important (except for ego maybe). The moment you dig into the concrete issue and spend some time on it, the process of acquiring that knowledge and being capable of transmitting it. That’s the key point.

We are knowledgeable and productive, yes, but we also understand that we may actually know fewer (useful) things than we did at a prior point in our career. A non-trivial amount of our knowledge has decayed, and we may not have had the time to accumulate enough new knowledge to compensate.

[…]

We realize that it’ll require real effort to just maintain our level proficiency - and without that effort, we could be worse at our jobs in 5 years than we are today.

Reflections of an "Old" Programmer (cache)

The combination of our knowledge decay being extremely fast and our knowledge accumulation rate being quite slow leads to burnouts and endless questioning. Both being quite destructive on the long term. Senior developers are survivors. The ones finding a steady pace in their learning and a clear balance between theory and practice on a day-to-day basis. The ones taking the time to transmit their experience and to be kind enough (cache) to reduce the pain for newcomers. The ones avoiding depression and dead-ends like management and entrepreneurship. The ones escaping the craftsmanship and perfection rabbit holes. The ones considering themselves not senior enough to push the limits of its definitions. What is your one?


★ Slow Data

4 October, by David Larlet[ —]

In our search for answers to a problem which appears if not intractable then complex, is the speed of the media’s technology – and the politicians’ willing participation in the 24/7 news cycle – obscuring rather than illuminating the issues?

Are we simplifying the arguments if only by default, by not investigating them fully, or by appealing to an emotional response rather than an explanatory one?

[…]

But it does not mean we are covering the news more deeply or more analytically. We may be generating heat. But are we really delivering light?

[…]

We may think we are absorbing more information. In fact we are simply giving in to the temptation of the easy over the hard, the quick over the slow.

BBC Radio Director Helen Boaden resigns, criticising state of journalism (cache)

The idea of slow journalism is not new (see The Slow Media Manifesto (cache)) and I recently discovered that it can be applied to data too (cache). For quite a long time actually:

Data is growing in volume, as it always has, but only a small amount of it is useful. Data is being generating and transmitted at an increasing velocity, but the race is not necessarily for the swift; slow and steady will win the information race. Data is branching out in ever-greater variety, but only a few of these new choices are sure. Small, slow, and sure should be our focus if we want to use data more effectively to create a better world.

The Slow Data Movement: My Hope for 2013 (cache)

As a member of a team building an OpenData portal, these are questions we’re discussing on a regular basis. I wondered what would happened if I had to build something new from scratch. A few months ago, I made that experiment using Riot and Falcon (eventually not published because I don’t want to maintain it). The goal was to play with technical concepts from these frameworks and to deal with the complexity to serve data from various sources and qualities. My budget was quite constrained with less than ten evenings. After a while, I realized how hard the task was. Not (only) on a User eXperience point of view but because current data are so messy that you can’t easily pick up — even manually — some datasets and make them shine.

Maybe what we need the most is a Chief Data Editor, not a Chief Data Officer. Someone in charge of refining, storytelling and finally caring about the data. And when I say someone, this is actually a whole team that is needed given how ambitious the task is. Indexing data submissions is only the stage 1 of what could be achieved with OpenData and we experienced how limited it is in its externalities. Raw data yesterday, curated data tomorrow?

What if hackathons were not gigantic buzzword bingo sprints. Maybe we can turn these events into marathons. Put together a team for a week that focuses on a unique dataset, not necessarily full-time. The goal is to deliver a usable version at the end of the week and to celebrate what has been accomplished. Turn the shiny investor/mentor crap demo into a useful explanation of dead-ends and tools in use for the clean up that can be useful to the whole community. Curathons, really?!

Another option is to improve data directly at the source. Data is somehow a static API and as such a conversation too! Both producers and consumers of the data would benefit from more communication on how they actually (re)use it, why they are blocked, which are technical/political challenges to provide a better version and so on. The OpenData cannot succeed with the current one-shot approach, it has to be a continuous process.

It takes way more time to understand the actual issues in the lack of reutilizations and maybe it would lead to less datasets released at the end of the day. But hopefully of better quality. And quality matters to lower barriers to (re)adoption. Giving thousands of datasets to a couple of geeks does not produce the same results as giving a hundred of reusable datasets to millions of citizens. Don’t get me wrong, we desperately need geeks to make them reusable in the first place…


★ Inclusive communities

28 September, by David Larlet[ —]

It’s extremely hard to build inclusive communities. Communities where a stranger can come and take part of the discussion without feeling like a weirdo or an impostor. Communities where members do not feel ashamed of not welcoming newcomers too! From my experience these last weeks — I attended a few technical meetups in Montreal — I can say that it’s always hard to be the one not knowing anybody :-).

A few things I’d give a try as a community:

  • have a dedicated group of very inclusive people at the entrance that targets new people and give some directions, the group can rotate during the event but should be labeled as it one way or another.
  • have a way to identify newcomers, stickers, funny hats, whatever. The community should know that these people will feel lonely for their first time.
  • have a place to introduce yourself as a newcomer before the event for everybody else to know why you’re here and what’s your background.
  • have some kind of “icebreaker” that attributes a voluntary mentor for each new people. Even if that’s symbolic, it’s good to know that there is a person that you can bother during the event.

With these propositions, you will definitely feel more vulnerable as a newcomer. But hopefully, the fact to be explicitly recognized as a new member of the community will drive more care and attention toward you from all the other members. And I hope there are more people willing to include you than to bully you. Otherwise that’s probably not the community you’re looking for anyway.


★ Passion et définition

25 September, by David Larlet[ —]

Following your passion is a very “me”-centered view of the world. When you go through life, what you’ll find is what you take out of the world over time — be it money, cars, stuff, accolades — is much less important than what you’ve put into the world. So my recommendation would be follow your contribution. Find the thing that you’re great at, put that into the world, contribute to others, help the world be better and that is the thing to follow.

Don’t Follow Your Passion: Career Advice for Recent Graduates (cache)

J’ai toujours tourné autour de la passion pour me définir numériquement « passionné par le Web », « mon métier est une passion », etc. Je trouve la passion de plus en plus dangereuse et inexacte dans mon cas. J’essaye justement de résoudre des problèmes de manière dépassionnée pour être en mesure d’écouter ceux que je vais tenter d’aider. De la même manière, se passionner pour le Web ou pour un outil est relativement stérile, c’est ce que l’on arrive à en faire qui est exaltant.

Se définir est un exercice extrêmement difficile, j’ai du mal à m’en tenir à une définition technique (cache) ou simpliste (cache) car mon rôle ne se limite pas à résoudre des problèmes mais de manière plus large à en prendre conscience et à avoir l’empathie suffisante pour être pertinent. Quitte à m’y reprendre plusieurs fois. Quitte à ne jamais y arriver. Quitte à devoir le raconter pour pouvoir m’en souvenir. Quitte à faire le deuil de la performance pour bénéficier des externalités de la collaboration. Ces différentes étapes de lâcher-prise sont loin d’être techniques.

La quête de la perfection rend immobile, me dit-il. L’immobilisme est une pulsion de mort. Le bricolage, imparfait, est l’expression du désir. Le geste de jeter au monde une création imparfaite, une idée en développement, un outil plus ou moins bancal. Tout cela. C’est l’expression de la vie, a-t-il dit. Une pulsion de survie.

Hack is life ! (cache)

Cette friction qui existe dans l’imperfection est une piste intéressante. Peut-être est-ce ma pulsion de survie : Générer des imperfections qui tendent vers un monde singulier. Un espace-temps dans lequel chacun aurait le luxe d’expérimenter, de s’accomplir et de rencontrer. Sans forcément juger les expériences des autres (cache), ni poursuivre les mêmes accomplissements. En s’inspirant des imperfections d’autrui pour se remettre en question et pourquoi pas faire un bout de chemin ensemble. Le temps de s’augmenter l’un et l’autre.

On stigmatise les gens qui « ne font rien », en oubliant les gens qui font et « qui ne sont rien », dont l’identité est totalement broyée par leur travail, et qui représentent une part bien plus importante de la société que les premiers nommés. Évidemment qu’il existe un équilibre. Le rechercher passe par des phases d’explorations alternées du faire et de l’être, pour ensuite pouvoir faire en étant, et être en faisant, dans la joie.

[…]

Qui es-tu, quand tu ne fais rien ?

Je suis un fainéant. Ou pas. (cache)

Peut-être que le changement débute par son rapport à l’autre ; auquel on ne commence pas par demander ce qu’il fait dans la vie mais ce qu’il est dans la vie. Très personnel, assez brutal, à tenter :-).


★ Delivery and value(s)

20 September, by David Larlet[ —]

Edelman said that people tend to trust businesses more than governments, in part because “business gets stuff done” while government is seen as “incapable.” People trust technology companies in particular because “they deliver value.”

Trust in Government Is Collapsing Around the World (cache)

I’m working with the French government for more than a year now in a small team where delivery prevails upon meetings and infinite validations. I clearly understand the motivations to push forward what can be achieved by a government. To be inspired by the startup “culture” might be seen as highly positive. At least at first.

The maintenance remains a problem though. Where startups are delivering value as fast as possible in order to be bought or to raise more money, a government doesn’t have these escape plans. A startup joining the dead pool is acceptable, when you remove or neglect a service from a government it will have a direct impact on citizens. Not quite the same responsibility here. You still have the right and duty to kill a product if it doesn’t find its audience but the measurement is harder to define because it’s not purely based on profit.

The more I work on data.gouv.fr, the more I realize that my goal is not (only) to deliver but to challenge the previous processes and cultures. To show that there are other ways to do some things, another angle to see that particular problem and to communicate on its resolutions. New things to experiment both as a team and an international community.

The goal of a group is not only to deliver value but to challenge current values.

The level of trust within governments should be related to their abilities to question their actions, listen to feedback and adapt. This is way more than to deliver punctually or even continuously value. This is about where we are going. Together.

Optimists explain good things as being personal, general, and permanent, and explain away bad things as being impersonal, specific, and temporary. And if you point out the contradiction in their explanations, they see no contradiction. To them, the bad stuff really isn’t about them, it’s just that one thing that one time.

Optimism (cache)

Maybe turning a culture from pessimism to optimism is “just” a matter of making people aware of a new level of consciousness. A level that is not only personal but includes others for heading towards a new vision for this world. Mocking governments for their incapacity is easy, trying to be part of the long-term solution is way more challenging.

Never forget that a nation is a cooperative that scaled.

Trust is clearly broken these days for many reasons but it cannot be restored without a positive attitude and an incredible amount of energy. Working with a government was (and still is!) quite enlightening to me. If you want to change the world and have a big impact (not my ambition but that’s the top reasons given by my peers), think twice before starting/joining a tax-optimized company with no other goal than being bought by a big one. There is a solution probably closer and healthier for everybody.


★ Collaboration debt

18 September, by David Larlet[ —]

There is an old proverb (with many variants) that said:

If you buy quality, you only cry once.

I want to make an analogy with development. Let me rephrase it:

If you collaborate, you only lose time once.

Collaboration is clearly time consuming. You have to explain what you did and why you did it that way to at least another person in the team. Everything is questioned. Pairing is even harder given that you are doing this in real-time. So much time lost “just” by communicating you might think at first. It appears that by sharing your knowledge from the beginning, there are now two developers who are able to transmit that information to other collaborators. Event better, the potential of that transmission is exponential, no more single point of human failure (a.k.a. bus factor). Additionally, the quality of your product increases given that everybody is giving his insights.

Don’t get me wrong, sometimes you have to be fast and/or your resources are highly constrained. The thing you have to remember is that you create collaboration debt that will hit you one way or another. You have to be careful not to go too deep in that coding loneliness if you plan to keep that service for a few years. There are two keys for the success of a product: adoption and evolution. If you favor too much the first at the price of the second you’re doomed. Restarting from scratch is rarely a good option and splitting an unmaintainable monolith is incredibly time consuming and will slow down the evolution way too much to be competitive enough.

A product is the cumulated experience of a team that will be confident enough to make more experiments. And these experimentations are the only way to continue to innovate and stay ahead of copies of your product. I can hardly name a single project in my whole career (solo or not) where I was truly confident on the code base. Today, I let go about that and I focus on the confidence within the team to be able to tackle legacy parts which are core features of the product. Chop them down, remove the clutter, transmit the knowledge and iterate. If a team care about itself and communicate enough, the resulting code will hopefully be more maintainable, aesthetic and pertinent.


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