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LE PETIT RIEN TOUT NEUF AVEC UN VENTRE JAUNE

29 de març, per  Lo[ —]
de Rabaté
Bande dessinée - 100 pages
Editions Futuropolis - août 2009

Un homme tient une boutique de farces et attrapes, tout en étant le plus démoralisé possible. Rien ne sert de lui remonter le moral, mais il tient le cap avec son cynisme légendaire auprès de ses employés. La crise cependant, est belle et bien là mais le hasard des rencontres peut encore tout changer.


Une bande dessinée dans l'esprit de Rabaté, avec une tendresse infinie pour des personnages modestes, des amitiés banales, des occupations de peu de valeur. Un album qui se lit pour l'après-midi, une petite BD toute gentille avec un cœur gros. Une histoire qu'on oublie vite une fois l'album refermé.

L'avis de Violette - Doucettement
L'avis de Cœur de Chêne - Biblioblog

[DVD-VOD] Mes Films de l'hiver 2019-2020

22 de març, per  Lo[ —]
BARON NOIR ***
Série saisons 2 & 3
d'Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon
Sorties Canal+ - jan-fév 2018 et fév-mars 2020

Philippe Rickwaert est en arrière plan, sorti de prison mais toujours un peu aux manettes, dans l'ombre. Il suit l'évolution d'Amélie Dorandeu, candidate à la présidence de la république, prise en étau entre la gauche de Debout le Peuple et le Rassemblement National. 
Dans la saison 3, Philippe Rickwaert termine sa mue, et ne cache plus ses ambitions politiques, désireux de devenir lui-même le futur Président, quand Amélie accuse un fin de règne délicat. Nouvel espoir pour la gauche, nouveaux stratagèmes, nouvelles trahisons, et sempiternelles stratégies. Les discours, les dialogues, les monologues sont parfois très longs, assez difficiles à suivre pour les peu sensibles à la rhétorique politique, mais la crédibilité de la série reste indéniable.


AMORE ****
de Luca Guadagnino
Sortie salles France - septembre 2010

Un film très lumineux, sur une Emma Bovary des temps moderne, un amour tabou d'une bourgeoise et d'un jeune homme de la classe populaire, un cuisinier doué, meilleur ami du fils de la famille. très belle mise en scène, très belle lumière, magnifiques images.





ROUBAIX, UNE LUMIERE ***
d'Arnaud Desplechin
Sortie salles France - août 2019

Plongée dans un commissariat de Roubaix, ville industrielle autrefois besogneuse, maintenant dormante et maloeuvrante. Un Roshdy Zem dont le rôle sied à merveille, adoptant ses attitudes assurées, posées, de sang froid. Un film comme un documentaire, qui veut nous faire rentrer dans les réalités difficiles d'aujourd'hui, au sein d'un couple de deux femmes délaissées, pauvres, pouvant s'aimer ou se trahir pour la survie.


CHAMBRE 212 ***
de Christophe Honoré
Sortie salles France - octobre 2019

Un film de badinage, à regarder au second degré, sur un couple face à ses difficultés, un adultère pour elle, un amour de jeunesse en tête pour lui, et le temps d'une nuit, tout le passé qui remonte à la surface des divagations, dans cette chambre 212 où les ex amants défilent, où on règle ses comptes ou prolonge une histoire, où les âges se mélangent.





AU NOM DE LA TERRE ***
d'Edouard Bergeon
Sortie salles France - septembre 2019

Cette biographie sur le père du réalisateur donne à voir un film très sombre et très touchant sur l'évolution des réalités économiques des agriculteurs français au cours de 40 dernières années. D'abord plein d'énergie, le jeune Pierre, 25 ans, démarre sa vraie vie en se mariant avec Claire et en reprenant l'exploitation de son père en fermage. C'est un film terrible qui en dit long sur la solitude sociale des agriculteurs qui, malgré la chance d'avoir une famille proche très unie et aimante, sont seuls face aux choix économiques à réaliser, à la course aux agrandissements pour faire bonne figure, face aux crédits à rembourser, face à la honte de renoncer au fermage accordé par le père, face à la technologie grandissante, face à la maladie et l'incapacité financière de suspendre son activité.


PAIEMENT ACCEPTE

22 de març, per  Lo[ —]
d'Ugo Bienvenu
Bande dessinée - mai 2017
Editions Denoël Graphic - 140 pages

En 2058, en France, Charles Bernet travaille à la réalisation de son prochain film, un travail auquel il tient particulièrement, un scenario mûri de longue date pour un long métrage qui devrait couronner sa carrière. Il cherche les financements, notamment auprès de Donald Junior - sosie de Donald Trump - et cherche ses actrices. Mais, malgré sa grande richesse, sa femme aimante, sa maison automatisée et les robots qui sont à son service, il sera victime d'un accident qui remettra en question sa toute puissance. Et peut-être aussi son projet ?

Paiement accepté est une bande dessinée affirmée par son graphisme et ses couleurs, qui nous emmène dans un futur où la France ressemblerait à une Californie de botoxées, de fric et toujours de machisme. L'univers du cinéma tenu par des hommes d'affaires qui négocient dans un monde où la course capitaliste est la règle. 
Avec ces personnages à peine parodiques, avec ces dessins flashy, aseptisés, presque inhumains, qu'a voulu dire l'auteur ? Que la vie réserve don lot d'inattendu, bouleverse les projets des nantis, met fin à des carrières insolentes, rend encore l'homme vulnérable par sa santé, et remplaçable par ses jeunes semblables.
Une bande dessinée qui ne m'a pas enthousiasmée, que j'ai trouvée froide, un peu ironique certes, mais pas assez percutante.




DANS LES VIGNES

16 de març, per  Lo[ —]
Chroniques d'une reconversion
de Catherine Bernard
Biographie - 230 pages
Editions du Rouergue - février 2011, réédition mars 2018

Catherine Bernard a longtemps été journaliste dans la région nantaise. A 40 ans, en plus des mots qui la constituent, elle ressent l'appel des vignes et achète trois hectares d'une parcelle - La Carbonelle - en coteaux du Languedoc et devient une néo, une femme d'ailleurs qui s'installe comme vigneronne. Une double étrangère dans l'univers viticole macho et vieillissant de Saint Drézéry, commune de l'est de Montpellier. Commence alors non pas une aventure, terme trop galvaudé, mais une renaissance, une reconversion, un nouvel apprentissage au rythme de la vigne, sa taille, son entretien, sa vendanges, des achats à faire en amont puis après l'embouteillage. Elle raconte le nouvel univers qui est le sien, qu'elle apprivoise sans totalement y adhérer, dont elle veut comprendre l'histoire tout en gardant sa liberté d'innover et d'être libre de toujours aimer la fraîcheur et l'acidité des vins de Loire, ses amours d'antan. Mois après mois, elle dévoile sa première année, son premier cru, ses premières bouteilles.

Extrait : 
"L’acidité est mon pays gustatif. Avant de faire du vin je ne savais pas la reconnaître tant elle fait partie de moi. De là où je viens, les terres sont acides, les fruits sont toujours un peu acides – même les mûres quand elles sont mûres –, l’air est iodé. Le muscadet et le gros-plant sont les premiers vins que j’ai bus, le muscadet avec le brochet au beurre blanc et les civelles, le gros-plant avec les huîtres du Croisic. Ce sont des vins, et de tous les jours, et du dimanche. Ils rincent la bouche, se mettent juste ce qu’il faut en retrait quand on mange quelque chose qui leur va bien, comme la main gauche accompagne le chant de la main droite au piano. Ils ont le goût de la mer entrant dans l’estuaire, ne craignent ni les échalotes vinaigrées du beurre blanc ni le filet de citron sur les huîtres dans les salles à manger nappées de blanc, ou sur les tables des restaurants des bords de Loire. Ils se boivent au comptoir, le matin de la solitude, le dimanche au coude à coude, dans un brouhaha de voix graves et de souffles qui recouvrent les vitres des bistrots d’une pellicule de buée, car souvent dehors il pleut. Dans mon village, il y a eu, jusqu’à mes dix ans, à peu près, 22 cafés pour 2800 habitants où l’on buvait des petits blancs, du muscadet et du gros-plant. C’est simple, à peu près une maison sur deux faisait café (on dit chez nous café plutôt que bar ou bistrot, comme on dit crayon de bois pour crayon tout court, je ne sais pas pourquoi). Au moment des vendanges, on trouvait dans les rues de Nantes, à côté de dames vendant dans des caisses en polystyrène des sardines de la Turballe ou de Saint-Gilles, du bourru conditionné dans des bouteilles en plastique. Lui aussi était acide. Maintenant, je sais que l’acidité est mon pilote."

Dès les premières pages, ce récit me séduit. D'abord par la femme qui se dessine derrière cette plume, cette écriture maîtrisée, nette, agréable. Et puis par le thème et sa proximité géographique. Je réalise ensuite qu'il s'agit de la même vigneronne ayant publié son cri d'alarme à l'heure du pic de canicule du 29 juin 2019 dans l'Hérault et le Gard quand nombre de pieds se retrouvèrent brûlés au chalumeau des cieux.
A la fois pédagogique, le récit qu'elle fait de sa première année nous emmène vraiment dans les vignes, dans ses vignes et un peu les autres de la région, au magasin Gamm Vert de Castries, héritage de la Copal destinée aux viticulteurs, pour s'équiper, nous dit les cépages typiques comme le marselan, ce métis né à l'Inra en 1961 d'un croisement Grenache et Cabernet Sauvignon, et vivant en  cépage clandestin de l'appellation Coteaux du Languedoc. Elle nous parle de la bureaucratie viticole, de la Safer aux déclarations de récolte, en passant par l'organisme de certification bio. Elle parle de la solitude du vigneron, et des technico commerciaux et oenologues qui dispensent leurs conseils qu'elle suivra ou non. Elle nous parle de son Nouveau Monde sur lequel elle s'installe sans être tout à fait d'ici, ses vignes qu'elle dompte en conquérante, sa terre qu'elle apprend à écouter. Et la lire nous parler est un pur bonheur.
D'elle il faudra assurément que je lise Une place sur terre ...


L'ÂME DU PHOTOGRAPHE

8 de març, per  Lo[ —]
de David duChemin
Documentaire - 270 pages 
Éditions Eyrolles - septembre 2019

David duChemin est un photographe professionnel spécialisé dans la photo de voyage et dans le reportage humanitaire. Il s'est également fait une troisième spécialité à travers ses livres et son blog de conseiller et transmettre ses savoir-faire techniques. Il accompagne celui qui veut mettre de l'âme dans ses photos, s'épanouir dans la créativité en se posant les questions pour que l'émotion souhaitée soit transmise.


Réédition d'un ouvrage paru il y a dix ans, L'âme du photographe reste d'actualité et est augmenté d'une introduction modifiée et d'une nouvelle conclusion. On ne lit pas l'ouvrage pour sa qualité littéraire, et d'ailleurs quelques passages notamment au début sonnent assez lourds.

Extrait : 
"Tout découle de la vision. Votre voyage de photographe consiste à la découvrir, à l'autoriser à évoluer, à changer et à trouver comment l'exprimer à l'aide de votre appareil et de vos tirages. Ce n'est pas quelque chose que vous découvrez un jour et que vous acquérez une bonne dois pour toutes ; c'est quelque chose qui fluctue et mûrit en même temps que vous. Quelque chose qui vous passionne, qui vous énerve, qui vous épuise. C'est ce que vous - vous seul, unique parmi des milliards - estimez beau, laid, bien, mal ou harmonieux."

Et puis parfois, on trouve des phrases que l'on préfère nettement : 

Extrait :
"Tombez amoureux de la vie plutôt que de votre équipement. Puis, portez l'appareil à l’œil."


On peut regretter que quelques erreurs d’orthographe n'aient pas été corrigées avant l'édition pour cette prestigieuse maison qu'est Eyrolles. Mais ce qui compte avant tout ce sont quand même les photos et leur contexte dans l’œil de David duChemin. De très nombreuses images viennent d'Egypte, du Kenya, d'Italie, d'Inde, du Népal, d'Ethiopie. 




Des portraits, des paysages, des grands angles, des téléobjectifs, mais toutes sont là pour illustrer son propos, au sujet de la vision que le photographe doit avoir, du cadre, des aspects techniques de la lumière, des objectifs, du champ, des proportions. Il est aussi question de la narration que peut apporter un cliché ou une série photographique. Puis 3 chapitres suivants sont dédiés à photographier les gens, les lieux, les cultures. On est donc souvent dans de la photographie "exotique", de thèmes ethniques - et universels à la fois. Et la part belle est faite aux scènes religieuses, domaine de prédilection de l'auteur.
La photo est l'art de l'exclusion, mais c'est aussi l'art de la liaison, de la perspective, de la mise en relation, et c'est également un artisanat, un métier qui fait appel à l'intellect et à la main, et maintenant également aux outils numériques pour de courantes retouches.
A travers ce livre, chacun prendra pour lui la matière qui l'attire et le touche plus : des conseils techniques, une réflexion au-delà de l'image en création, et aussi et tout simplement des voyages, des anecdotes autour des conditions d'une photographie, des souvenirs de David duChemin qui donnent une grande humanité à son travail, dans le respect éternel du sujet pris dans l'objectif.

Interview de David duChemin au Kenya - YouTube
L'avis de Roland Duglain - Carnets d'un photographe
L'avis d'Eve - Carnets 2 Week-ends


L'ART DU SUSHI

7 de març, per  Lo[ —]
de Franckie Alarcon
Bande dessinée - 160 pages
Editions Delcourt - avril 2019

L'auteur a voyagé au Japon et nous offre un récit de voyage très sushi-centré. A travers ses rencontres de professionnels de renom au Japon, il a exploré les univers des maîtres sushis en ayant le privilège d'être invité à des repas intimes, de visiter les étals des poissons frais du marché de gros Tsukiji au sud de Tokyo, les couteliers de Kamakura, les pêcheurs à bord d'un navire pour un départ au petit matin au large de la capitale, ou pour la pêche à l'a,guille dans la baie de Yokohama, les rizières du producteurs Yamazaki, la céramique de Shimakaru Takeshita qui travaille avec un four de cuisson à chambre unique, dans la région de Tochigi, les sakés Ippin, les fermes marines de culture de nori, les kiokes, ces fûts pour la fermentation du shoyu, les cultures de wasabi... 

Au menu de cet album, un vrai régal pour les yeux et l’imagination de nos papilles, avec ces planches en noir et blanc où seuls les aliments sont sublimés par la couleur. J'ai rarement autant apprécié lire un livre autour d'un thème culinaire, ici l'alliance de la pédagogie et du récit est très réussi, les séquences et leur enchaînement donnent un ouvrage très bien scénarisé.

Implicitement, on a aussi beaucoup tourné autour du riz, qui se retrouve à la base des plats, des vinaigres, du saké. Mais on pénètre un monde particulier autour de l’artisanat, l'art et la gastronomie, et notre appétit est ouvert pour tout découvrir, depuis la méthode ikejime ("tuer vivant") pour les poissons, la vigilance toujours de mise pour détecter les vers parasites anizakis, les étapes de la fabrication du saké, l'art de la coutellerie et des différentes lames et différents tranchants, le traditionalisme de Mizutani dans l'art du sushi comme la modernité du jeune chef Okada, puis les sushis quotidiens que l'on fait à la maison ou que l'on mange dans les restaurants très accessibles où la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. 


Une bande dessinée hautement réussie, qui nous fait voyager, qui nous fait aussi nous attabler, sollicite notre imagination pour se représenter des saveurs inconnues, et nous fait regretter de ne pas encore connaître ces saveurs d'exception. Un reportage gastronomique incomparable !



CIVILIZATIONS

29 de febrer, per  Lo[ —]
de Laurent Binet
Roman - 370 pages
Editions Grasset - août 2019
Grand prix du roman de l'Académie Française - 2019

A l'époque épique des grands explorateurs, les découvertes de nouveaux continents par les aventuriers de tous horizons. Chez les Vikings, la fille d'Erik le Rouge lance un voyage vers les côtes du Sud. Et l'Europe globalement est mal en point, en proie à des conflits, des famines, des guerres de religions. Christophe Colomb n'a pas réussi à découvrir l'Amérique. Certes les Européens ont apporté leur lot de bactéries pathogènes aux portes des Caraïbes, mais parmi les Incas, certains sont plutôt bien résistants. Et Atahualpa tirera des luttes guerrières l'occasion d'étendre son pouvoir en traversant l'Océan Atlantique et démarrant l'invasion Inca de l’Europe en 1531.

Pour ce roman uchronique, Laurent Binet a pris le parti de rire de l'Histoire, de rire avec les petites et moyennes histoires qui ont fait la Grande. A travers les années et les continents, il revisite les événements, les destins des personnages historiques, Charles Quint, François 1e, Isabelle de Castille, Erasme, Thomas More... Atahualpa est stratège et conquérant, prend épouses de chaque côté de l'Atlantique, et commence l'expansion. 

Extrait :
"Mais de nouveau, des Skraelings furent frappés par la fièvre et moururent. Comme les Groenlandais étaient épargnés, ils comprirent qu'ils n'avaient rien à craindre de la maladie mais qu'ils l'avaient apportée avec eux. Ils comprirent qu'ils étaient la maladie."

Lire Civilizations m'a tour à tour enjouée, par les situations renversées qu'il donne à imaginer, et ennuyée par les longueurs détaillées pour moi qui ne suis pas férue d'histoire. C'est sûrement très brillant comme exercice littéraire et j'ai dû manquer la majorité des clins d'oeil et des références historiques. 
Par contre, j'en ressors avec la curiosité pour le jeu du même nom ! Et par delà le roman, la réflexion est posée, l'Histoire dépend des appétits colonisateurs, des combats et vengeances, des vulnérabilités et des forces immunitaires, des mariages inter clans, la rapidité de communication...

L'avis de Frédéric Werst - En attendant Nadeau 
L'avis de Charybde27 - Le Blog

PROPRIETE PRIVEE

29 de febrer, per  Lo[ —]
de Julia Deck
Roman - 170 pages
Editions de Minuit - septembre 2019



Les Caradec viennent de réaliser leur rêve, fuir Paris et accéder à la propriété privée en banlieue, dans un éco-quartier à peine terminé. Ils investissent leur nouveau nid, mais très vite,  ils sont contrariés par l'installation et la cohabitation forcée avec des voisins trop bruyants, trop à l'aise, par le réseau d'échangeurs thermiques en panne, l'isolation phonique défaillante, le chat rouquin et l'insolence de ces Lecoq.

Propriété privée démarre comme un roman acerbe sur un microcosme contemporain avec ses rêves, ses hypocrisies, ses jalousies, et ses désillusions. C'est cette analyse que j'ai particulièrement appréciée, écrite sous la plume corrosive de Julia Deck.

Extrait :
"Les Lecoq s'étaient rapprochés des Durand-Dubreuil. Ils s'invitaient pour des apéritifs, on sentait qu'une alliance n'allait pas tarder à se former. Voguant vers les quarante ans, Inès conjuguait famille nombreuse et dynamique modernité. Du matin au soir, elle s'ingéniait à réinventer les goûters d'anniversaire, la chandeleur, et toutes les occasions qui lui permettaient d'exhiber ses talents d'hôtesse. Lorsqu'elle était invitée, elle apportait toujours une bricole en provenance d'une "boutique géniale dans le Marais". Et, si la soirée devait se prolonger, elle faisait appel à la petite Benami pour garder sa progéniture=, en n'oubliant jamais de lui confier du repassage afin de ne pas la payer à rien faire quand les enfants seraient au lit."

Ensuite, le roman mute en intrigue sentimentale, puis en thriller, avec un cadavre retrouvé dans le lotissement, puis une disparition, et enfin l'incarcération du mari Caradec. Et c'est là que je n'ai plus suivi grand chose, déroutée, perdue par les différents personnages que j'avais mal identifiés. Regrets.

L'avis de Norbert C. - En attendant Nadeau
L'avis de Denys L. - Médiapart

SENSO

26 de febrer, per  Lo[ —]
d'Alfred
Bande dessinée - 190 pages
Editions Delcourt - octobre 2019

C'est l'histoire d'un type, seul, sur le quai d'une gare sous le soleil d'Italie, un type qui ne sais pas où passer la nuit, et qui va se retrouver embarqué dans le mariage d'inconnus.

Encore un joli album avec une ambiance qui mêle le soleil écrasant de l'été italien, et la douceur intime de la nuit et du sentiment de solitude. Des contrastes forts, un personnage très désabusé, une rencontre avec une autre délaissée, comme deux naufragés, il y aura une dérive, douce, poétique, légère et directe.
Les dessins laissent la place à l'environnement des protagonistes, aux paysages méditerranéens, mais aussi à la luxuriance des jardins et l'importance de l'architecture et la sculpture.
Vingt quatre heures dans la vie d'un homme...
Un album plein de chaleur.


LES REFLETS CHANGEANTS

26 de febrer, per  Lo[ —]
d'Aude Mermilliod
Bande dessinée - 190 pages
Editions Le Lombard - août 2017

Elsa est une jeune femme d'aujourd'hui. Elle traverse une période où elle n'ose pas encore remettre en question son couple, mais ce n'est un secret pour personne que son petit copain dépressif agit sur elle avec une mauvaise influence. C'est l'été et elle va rejoindre une amie et sa bande de potes sur la côte d'Azur.

Les reflets changeants est une bande dessinée ensoleillée, dont la lecture rapide fait profiter d'instants simples, au travers de la vie de cette jeune femme, et de cette génération de jeunes adultes en général.
Il y a la liberté et l'enfermement amoureux. Il y a ces contradictions, et ces petits malentendus. Mais il y a un cheminement.
Le scenario s'amuse à faire se rencontrer 3 personnages qui ne se connaissaient pas : Elsa, Jean un conducteur de train qui se doit de garder sa fille Alda, et Emile, un ancien combattant devenu sourd. 3 générations donc 

Une jolie histoire, une romance d'aujourd'hui haut portée en couleurs. 

L'avis de Pierre Burssens - Auracan
Entretien avec l'auteur - Nice Matin

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