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R S S : Développement Durable et Communication


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Ecojardin, le label "Zéro phyto" qui pousse

7 February, by noreply@blogger.com (Jean-Jacques Fasquel)[ —]
Mon nouvel article dans le magazine en ligne Midi:Onze sur le le label Ecojardin  A lire ici .


On the road ... again

8 January, by noreply@blogger.com (Jean-Jacques Fasquel)[ —]
Cela faisait bien 20 ans que je n'avais plus fait d'auto-stop. Un peu contraint par la situation je me suis remis en selle cet été à Pescadero (Californie). Il semblerait que ce soit comme le vélo car il est 7 heures du mat et je monte déjà dans la voiture d’une jeune hippie. Sa voiture est sa maison semble-t-il . Un joyeux bordel y régne mais on ceci n’empêche pas la belle de s’être joliment apprêtée ni qu’elle ait du savoir vivre. Elle me sert un verre de la théière qu’elle tient entre les jambes ;) et me propose un cookie qu’elle a préparé la veille. Malheureusement elle ne peut m’amener que jusqu’à la Highway 1 qu’elle va prendre en sens opposé du mien. Me voici seul à un carrefour dans la brume du petit matin de l’océan pacifique. 
Je sors mon couvercle de boite de pizza et y note en gros au marqueur «Golden Gate Bridge», ma destination intermédiaire et c’est parti. Quelques minutes plus tard un restaurateur me prend à son bord. D’habitude il ne prend pas d’auto-stoppeurs mais mon chapeau lui a donné confiance … même s’il a remarqué avec un peu d'inquiétude le couteau à mon ceinturon ;( - l’erreur du faux-débutant. Il est dans la restauration et nous parlons ferme, terre, nourriture. Il me laissera à l’entrée de Pacifica à un spot qu’il pense efficace.
Tout juste le temps de ressortir mon panneau que me voici avec un russe immigré qui part au boulot à Oakland. Je fais le malin en bredouillant une phrase en russe, il me propose un soda et déjà il me laisse dans les faubourgs de The City en faisant un détour pour me déposer à un lieu tip-top pour l’auto-stop. M’étant habitué à des attentes de seulement quelques minutes je trouve cette fois que mon attente est longue (5 minutes) alors je sors l’arme secrète du froggie, je rajoute sur mon panneau la mention « French Hitch-Hiker ». Va savoir Charles si c’est ça qui a fait s’arrêter Michael presque instantanément ? … Mickael, un black imposant et jovial est plombier pour le service des eaux de San Francisco, il part en vacances dans le Nord de la Californie. Sa femme infirmière l’y rejoindra un peu plus tard ce soir. Nous faisons un crochet et un arrêt de quelques minutes chez sa mère. On discute à bâtons rompus, on ne s’ennuie pas avec Michael Broussard (comme le commissaire … il est cajun d’origine). 
Arrivé à San Rafaêl je recommence à faire du stop, un asiatique veut me donner 2 dollars pour que je prenne le bus, je lui explique que je ne fais pas du stop par manque d’argent - c’est vrai qu’un bus fait cette dernière liaison - mais je suis grisé par ces trois premières rencontres. Et j’ai bien fait ! Je monte alors avec Brian et Stacy, respectivement chef d’un restaurant de SF et photographe culinaire. Arrivés à Fairfax, Stacy me fait visiter son potager urbain luxuriant tandis que Brian me prépare une petite boite avec un échantillon de leur production (œufs, courgettes, basilic, concombre, poivrons, piments, pommes, ...) que je transformerai en succulente omelette  dés mon arrivée à la maison. 
J’ai retrouvé exactement les mêmes impressions (de liberté mais aussi de doute) et la richesse des rencontres des expériences d’auto-stop de ma jeunesse notamment lors de ce fameux trajet du Cantal aux Landes. Souvenirs, souvenirs …  Alors que je n'avais pas vu (ou regardé ?) d'auto-stoppeurs depuis 2 semaines que je conduis aux Etats-Unis, aujourd'hui j'ai rendu la pareille à une vieille baba cool et un musicien.

Permaculture au Mas des Agrions

8 January, by noreply@blogger.com (Jean-Jacques Fasquel)[ —]
La nuit est déjà tombée lorsque j’arrive au Mas des Agrions entre Montpellier et Clermont-l’Hérault. Une nuit sous la tente plus tard, réveillé au chant du coq à 5h30 et ragaillardi par la douche solaire … qui a encore peu vu le soleil et me voici fin prêt pour démarrer un PDC … entendez Permaculture Design Course (en français un CCP - Cours Certifié de Permaculture) de 13 jours. 
J’ai en fait rejoint un collectif de Montpellierains qui s’est lancé le défi d’organiser son PDC il y a quelques mois. Ils ont pour ce faire trouvé un formateur titulaire du Diplôme de Permaculture Appliquée, Andy Darlington, et notre hôte Phil, qui s’est installé il y a quelques mois dans une propriété qu’il souhaite aménager, ce sera notre cas pratique pour la création du «design» en fin de stage. 
Andy est tombé dans la permaculture en 1985. A la fin des années 80, il quitte la physique planétaire et spatiale dont il est diplômé et la perfide Albion dont il est citoyen pour s’installer en France dans l’Aude et conduit depuis lors un élevage ovin en bio et un verger. Avec sa femme Jessie, ils conçoivent également des «paysages comestibles». 
Mais revenons à nos moutons. Quelques volontaires sont déjà venus sur site les jours précédant pour construire l’infrastructure nécessaire pour accueillir le groupe : quatre toilettes sèches  deux douches solaires, une cuisine d’été, un réfectoire, … 
Nous sommes une vingtaine de participants d’age et d’origine très différents (du prof de chimie à la commerciale en informatique en passant par l’étudiante en ethnologie). Notre groupe va ainsi passer 13 jours en autonomie ... et en dehors du temps. 
Pas question de farniente, les vacances sont studieuses : les cours théoriques d’Andy (72 heures sur le climat, la topographie, l’eau, la forêt, les sols, les systèmes animaliers, l’énergie,..) alterneront avec des ateliers pratiques (greffe d’arbres, jardin au naturel, phyto-épuration,…) parfois animés par des professionnels du cru. Quelle noblesse que celle du cheval lors de la démonstration de traction animale ! Quelle joie et quelle communion de mettre pieds et mains dans l’argile pour construire collectivement un four à bois ! Quelle curiosité enfantine pendant nos deux sorties botanique et entomologique ! Sans parler des projections de films ou des conférences du soir (maison bioclimatique, revenu minimum d’existence, agriculture paysanne au Nicaragua, …). 
Les repas sont des moments de respiration et de convivialité pendant lesquels Thierry et Mathilde, nos cuistots, auront su non seulement nous sustenter mais tout simplement nous régaler d’un festival de saveurs végétariennes et biologiques qui auront eu raison des viandards invétérés. 
Mais il ne reste déjà que quelques jours et le Mas des Agrions est en pleine effervescence : après la théorie, place à la pratique, divisés en 5 sous-groupes nous sommes tous affairés à concevoir le design permaculturel de notre lieu de résidence. Discussions, notes d’intention, crayons de couleurs, calculs, dessins et croquis en tous genres, repérages techniques sur le terrain, bref, il y a de la création dans l’air … parfois même de l’électricité tant tout le monde est impliqué et passionné pour défendre ses propositions. Et c’est dans la nuit précédant la présentation que les derniers finiront leur création à 3h30 du matin ! En se couchant à 23h30 mon groupe aura mis en application à la lettre l’un des principes de la permaculture : le maximum d’effets pour le minimum d’efforts. 
Le lendemain matin nous présenterons collectivement aux autres groupes et au propriétaire des lieux nos créations. Comme à l’école des fans, il n’y a que des gagnants car au-delà de la mise en application des principes de permaculture nous y avons mis tant de cœur… C’est le moment de nous voir remettre de façon solennelle notre Certificat de Design en Permaculture et de sortir de notre bulle pour repartir dans notre réalité quotidienne et tenter de mettre en application la méthode acquise en ré-imaginant nos lieux de vie ruraux comme urbains. Aout 2012.

Portraits d'humanités

8 January, by noreply@blogger.com (Jean-Jacques Fasquel)[ —]
Depuis presque trois ans je vais régulièrement à Lannion pour rencontrer des salariés handicapés d’Emeraude ID et écrire leur portait. A l’occasion des 30 ans de cette association j’y retournais la semaine dernière pour une salve de 8 portraits complémentaires.
Je reviens plein d’émotion tant ces personnes m’ouvrent leur intimité souvent ponctuée d’un accident de la vie.
Je reviens riche de leur humanité dont manquent tellement souvent cruellement les soit disant personnes « normales ».
Je reviens grandi et enrichi d’un regard magnifié sur la différence.
Gilles, Chantal, Philippe, Céline, Grégory, Yvon,  … vous avez tous désormais une petite place dans mon cœur et peut-être encore plus toi Daniel qui nous a quitté depuis notre rencontre en 2010.

Polluting Paradise

8 January, by noreply@blogger.com (Jean-Jacques Fasquel)[ —]
Il y a plus de 20 ans, à l’occasion d’un voyage aux confins du Nord-Est de la Turquie j’avais découvert le port de Trabzon, Carthage turque au bord de la mer noire et à la frontière de la Géorgie. J’ai le souvenir, à peine sorti des faubourgs de la ville, d’une nature luxuriante et de paysages d’une beauté rare.
C’est cet environnement et le bonheur de vivre des habitants de Çamburnu que des fonctionnaires sans cœur et des ingénieurs imbus de leur soit disant savoir vont anéantir en construisant une décharge au mépris des règles d’urbanisme et tout simplement du bon sens.
L’administration locale a choisi de sacrifier ce petit village pour traiter les déchets de la région. Quel cynisme que d’entendre le gouverneur estimer que les pollutions du site sont un moindre mal plutôt que de retrouver ces déchets dans la mer … L’humain est ici une variable d’ajustement … les habitants des régions de Tchernobyl ou de Fukushima connaissent la chanson. 
Le mythe prométhéen en prend pour son grade … la goutte qui fera déborder le vase au propre comme au figuré est celle de la pluie. Les experts qui ont pensé le trou de cette décharge ont simplement oublié qu’il pleut et pas qu’un peu dans cette région … Heureusement que le ridicule ne tue pas … seule réponse à la puanteur : la vaporisation de parfum en plein air !
Mais le peuple de Çamburnu ne se résigne pas à vivre dans ce cloaque et ose se rebeller. Le maire conteste la légalité du projet, le photographe du village grave dans le marbre de sa pellicule les étapes de cette catastrophe annoncée, les habitants manifestent et tentent de faire valoir leurs droits. Avec peut-être plus de courage que les autres, une femme, planteuse de thé, osera porter la contradiction au gouverneur, mais en vain.
Fatih Akin, réalisateur de Polluting Paradise, retrace dans son film 6 années de lutte et témoigne de cette catastrophe annoncée … et réalisée (odeurs, débordements et rejets toxiques dans la rivière comme dans les champs, …). Au-delà de son intérêt documentaire, la beauté des paysages et des âmes des opposants au projet donne à ce film une poésie rare.

Merci monsieur le professeur

8 January, by noreply@blogger.com (Jean-Jacques Fasquel)[ —]
Enseigner le développement durable dans une école de commerce n'est pas toujours une sinécure tant ce nouveau paradigme est parfois éloigné des fondamentaux et valeurs des étudiants de ces établissements ... dont je suis par ailleurs issu, ce qui me donne un certain recul et une légitimité pour secouer le cocotier. 
Certains élèves expriment même vertement leur inconfort devant la présentation des limites de l'équation du système actuel et la proposition d'un nouveau système de référence qui leur paraît souvent "révolutionnaire". Cette année l'un d'eux a été jusqu'à me reprocher de faire du "lavage de cerveau" ... Difficile de leur faire lâcher prise. Bref du débat il y en a et il en faut. Néanmoins parfois l'épuisement et le découragement me guettent mais il y a toujours ce moment magique et délicieux où un étudiant vient me voir, parfois discrètement, à la fin du cours pour me redonner l'énergie et l'enthousiasme de repartir ... au combat. A l'instar de ce mail, plein d'humour et d'humilité, reçu il y a quelques jours.
Bonjour monsieur,
J'espère que vous allez bien. Je voulais vous remercier, même si je roule en Porsche, que j'habite dans un Château, que je suis contre le mariage pour tous et que je suis capitaliste de droite, pour votre cours et pour les exposés. Blague à part, nous avons eu des désaccords mais en partie grâce à vous j'ai découvert l'entrepreneuriat social qui m’intéresse vraiment et qui est maintenant le sujet de mon mémoire !
Merci.
Merci, Louis, pour ce retour qui m'a donné du baume au cœur ;-)
A lire un autre billet de la même veine publié en 2009 intitulé Mouiller la chemise










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