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A R T I T U D E S 2017 expose à Salon de Provence

12 October, by HK[ —]

Du 1er au 17 Novembre, le Cercle des Artistes de la vallée des Baux exposera à l'espace culturel Robert de Lamanon à Salon de Provence. 40 artistes exposeront des tableaux, des sculptures, du land Art, du Trash-Art, des photos et un Cabinet de curiosité.

Voici le catalogue de cette exposition :

 

 


7 livres qui ont influencé Henri Kaufman

7 October, by HK[ —]

Les vidéos du succès présentent les 7 livres qui m'ont influencé. Voici la vidéo :

 


1 minute par jour pour sentir le soleil / Juliette Dumas

2 October, by HK[ —]

Juliette DumasOn l'attendait impatiemment : le livre de Juliette Dumas vient de sortir, tout beau tout chaud, un vrai raison de soleil qui va irradier (shiner ?? :-)  ) votre vie s'il y fait sombre.
Je suis en "phase quantique" avec Juliette puisque mon premier dessin que j'ai fait en 6ième, au Collège Turgot à Paris était intitulé : Toujours LUIRE. Si je le redessinais aujourd'hui, je le nommerais ALWAYS SHINE. Juliette nous donne les recettes-conseils qui illumineront votre vie. Un vrai régal, merci chère Juliette pour ce que tu nommes "un complice de poche" !

- Moi : « Vous avez une minute ? »

- Vous : « Vite alors, je suis sous l’eau »

- Moi : « Ça tombe bien je veux vous parler de soleil »

- Vous « Un point météo ? »

- Moi : « Mieux, sentir le soleil même s’il ne brille pas ».

- Vous « Il y a un interrupteur ? »

- Moi « On appuie sur la touche Shine [ch’-aïe- ne]. Shine ça veut dire briller mais c’est encore mieux que ça. Plus lumineux, plus profond »

- Vous « C’est brillant »

- Moi « C’est surtout du bon sens. On a tous à l’intérieur de nous une lumière qui ne demande qu’à briller. On choisit de la faire briller. On en stocke pour y voir plus clair quand tout est sombre. Et on partage sa lumière avec les autres, ceux qui en ont besoin ou juste pour le plaisir de leur donner ».

- Vous : « En fait, on crée sa propre énergie solaire !? »

- Moi : « Exactement ! On adopte un état d’esprit bienfaisant pour mieux vivre sa vie, surmonter les obstacles et résister aux tempêtes »

Ce livre n’est pas « encore une nouvelle méthode » Encore moins une technique magique importée des USA ou une tradition ancestrale ressuscitée de la Grèce Antique.

C’est une invitation à prendre de bonnes habitudes pour illuminer sa journée, éclairer son chemin et éclaircir son avenir. C’est une proposition honnête d’adopter un état d’esprit bienfaisant : Shine [ch’-aïe-ne]
C’est une promesse, celle de sentir le soleil même s’il ne brille pas.

Bonne lecture à tous !

 


Les fainéants passent à l’attaque

23 September, by HK[ —]

EventailLes fainéants passent à l’attaque, et Henri-Jean prend sa plume pour riposter ! 

Les premières manifestations du 12 septembre, sous la bannière de la CGT, ont vu les habituels vindicatifs revendiquer le droit à la paresse au nom du droit au travail avec un slogan « que rien ne change, pour que tout change ». Les Insoumis s’attellent à leur tour à la tâche pour faire grossir le flot des travailleurs et mettre la France en grève le 23 septembre. Problème : l’immobilisme comme postulat révolutionnaire n’est pas vraiment en phase avec les évolutions de la société. Qu’importe, Mélenchon, roi des ronchons, Râleur 1er de la Canebière espère bien déferler sur les Champs-Elysées et s’affirmer comme l’Attila de la révolution sociale. Attali lui, conseille à Macron de rester zen.

Fainéant attitude en 5 points :

. C’est quoi un fainéant ? Celui qui fait néant ou celui qui feint le nez en l’air sans en avoir l’air ? Dans les deux cas, différents, l’un produit du rien, l’autre masque ce rien. A ce jeu de dupes, qui a gagné lors du premier round des manifestations contre la loi travail ? Fait = 1. Néant = 0

. Combien de fainéants ? L’INSEE s’est dotée d’une nouvelle classification qu’elle avait du mal à établir statistiquement : les fainéants. Désormais, elle a un aperçu de cette population qui, visiblement, revendique le qualificatif par pancartes interposées. Au comptage, 223 000 selon la police, 400 000 selon la CGT. Entre la fourchette haute et basse, ça fait à la louche dans les 300 000. Pas de quoi pavoiser, de là à baisser le pavillon ?

. Qui sont les fainéants ? Fortement implantée dans le secteur public et faiblement dans le privé, la CGT est avant tout un syndicat de fonctionnaires, lesquels ne sont pas impactés par la loi Travail. Leur soutien tient plus du baroud d’honneur que de la franche conviction. S’ils ont pris la mouche, c’est qu’ils se sentent visés. Comme l’a écrit Molière « Qui se sent morveux se mouche ». Curieux comme les fonctionnaires (certains d’entre eux) ne sont pas avares d’une solidarité de façade qui masque en réalité les disparités de régimes en leur faveur.

. Pourquoi les fainéants ? Après tout, dans son discours, le Président de la République évoque, en parlant des réformes : « Je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. » Les premiers ont réagi au quart de tour, comme s’ils se reconnaissaient à l’évidence. Les deuxièmes s’en moquent, le travail c’est pas leur job et leur figure de proue, Diogène, regarde passer les manifestants de son tonneau. Quant aux troisièmes, qui sont-ils vraiment ? Extrême-droite, extrême-gauche, Marine est aux abonnés absents et Jean-Luc harangue de son estrade Marseillaise.

. Depuis quand les fainéants ? C’est une longue histoire et les experts n’ont pas tranché la question, eux mêmes étant parfois laxistes sur le sujet. Disons que les rois fainéants ont inauguré une longue série sous les Mérovingiens avec Dagobert 1er, puis les maires du Palais - dont Pépin le Bref - ont repris la main jusqu’à ce qu’un autre, plus près de nous, Sarko le Petit, traite son prédécesseur, Chirac 1er à son tour de roi fainéant.

Et maintenant, 50 nuances de fainéants ?

Heureusement, Emmanuel Macron n’a pas fait l’accord au féminin en parlant d’une fonction publique feignasse, ce qui aurait accru les désaccords entre les gouvernants et les manifestants, tête haute, tête basse. Peut-être eut-il été nécessaire au Président de la République, lui qui est un fin lettré, d’évoquer un Oblovisme de circonstances pour des opposants de complaisance. Le fameux personnage, né de l’imagination de l’écrivain russe Gontcharov, Ilya Ilitch Oblomov est en effet un dilettante qui passe ses journées dans son divan, enclin à ne rien faire par une sorte d’apathie qui l’envahit du matin au soir. L’oblomovisme se caractérise ainsi par une léthargie mâtinée de langueur doublée d’une sainte horreur du travail voire d’une incapacité chronique à l’envisager. Cette prise de conscience entraîne un engourdissement des sens et une tendance à la procrastination que d’aucuns pourraient assimiler à une forme de revendication ou d’esthétisme de la nonchalance.

Fainéants de tous les pays, unissez-vous aurait pu dire Oblomov. Mais il est bien trop las pour le clamer. Et les insoumis eux ne sont pas prêts de se calmer. On verra si la suite donnera ou non raison à Mélenchov. Sans doute rêve-t-il d’un octobre rouge mais 2017 n’est pas 1917 et les manifestants badgés bolchévo-guérillero-castro-mao-trostko-chavistes n’ont que peu à voir avec des moujiks affamés ou des étudiants opprimés. A revendiquer le droit inaliénable aux 35 heures et le maintien des acquis, quoi qu’il en coûte, à rejeter toute négociation, la revendication semble plus pépère qu’ouvrière et la place Voltaire un goulag bien peu austère. Les fainéants ont un bel avenir radieux devant eux !

Henri-Jean Anglade

 


Vivre avec la sclérose en plaques dans les Alpes Maritimes

19 September, by HK[ —]

Patricia BlondiauxFrance Bleu a fait un reportage sur la Sclérose en plaques, à partir du livre de Patricia Blondiaux, paru aux Editions Kawa :

Une bouffée d'optimisme, aujourd'hui avec le portrait de l'azuréenne Patricia Blondiaux.
Derrière son sourire quasi permanent Patricia supporte pourtant les effets de la sclérose en plaque. Après une déprime au moment du diagnostic, elle a arrêté de travailler dans son salon de coiffure, elle ne peut plus se déplacer toute seule, mais depuis 2 ans elle bataille, elle convint, elle rassemble autour d'elle des malades, des professionnels dans son association AcSEPte sur la Côte d'Azur.

Pour faire connaître cette association elle a rassemblée, il y a quelques semaines, autour d'elle la plupart des chanteurs et musiciens du département pour enregistrer une chanson originales et en faire une vidéo. Regis Lobjois, chanteur, compositeur niçois, ami d'enfance de Patricia a coordonnée les 29 artistes impliqués.

Patricia vient même de sortir un livre pour transmettre sa nouvelle philosophie de vie : "Plus jamais moi" est sorti aux éditions kawa.

Le lien du reportage : https://www.francebleu.fr/emissions/le-reportage-de-6h15/azur/nice-space-06h15-76


Où t’es tatoué toi ?

13 September, by HK[ —]

TatouLa mode du tatouage déferle en France après avoir recouvert les USA, comme Irma. Pourquoi, comment ?
Henri-Jean nous en parle : 

L’été finissant, malgré quelques fraîcheurs matinales, laisse encore apparaître sur les corps les marques d’un bronzage qui pâlit à vue d’œil mais aussi d’autres signes qui ne trompent pas, ou du moins, qui affichent la couleur, à savoir des tatouages qui en mode hivernal vont aller se rhabiller.

A l’heure du bilan estival, il est une évidence : le tatouage est une valeur à la hausse. Il se porte bien, très bien même, sur tous les supports, sur toutes les surfaces, grands et petits, gros et maigres, jeunes et vieux, hommes et femmes, amples et réduits, volumineux et restreints, littéraires et graphiques, noir et blanc, couleur et relief, récitatifs et incitatifs, créatifs et répétitifs, sommaires et sophistiqués, ostensibles et discrets...

Une chose est sûre, le tatouage a gagné la France sous/sur toutes ses formes, sous/sur toutes ses couches (de population), toutes générations confondues, à croire que la moindre adolescente rivalise avec sa grand-mère dans cette course à la décoration in situ.

La petite Emilie se fait graver sur l’omoplate un papillon tandis que sa sœur Jessica opte pour un cœur transpercé et une déclaration énamourée à Justin Bieber, l’édulcoré chanteur pour fan prépubère, leur mère Emma a longtemps hésité puis s’est ralliée à la cause quitte à se faire railler par son mari lequel a succombé à son tour à cette décalcomanie carnesque ; quant à la mamie, tout juste sexagénaire, elle n’a pas été la dernière à choisir un arbre et quelques prénoms en guise de branches pour illustrer sa généalogie. Seule papy fait de la résistance, cela lui rappelle trop des souvenirs de guerre et un matricule qu’il n’a pu effacer. C’est dire si dans la famille, le tatouage a fait des ravages.

Anecdotique ou représentatif d’une transe graphique intergénérationnelle ? Etrange ce phénomène qui en quelques années est devenu un rite de passage, un marqueur de la société, comme si nos corps, pour exister, devaient dire, écrire, montrer, les signes d’une appartenance, d’un ralliement, d’une passion revendiquée. D’une soumission ?

Je t’aime, je suis à toi, je suis tatoué... Et après, j’efface ? Dans le va-et-vient de la vie, dans le chaos des ruptures, dans le quotidien des sentiments, le tatouage n’est-il pas contradictoire ?

Quand le bail amoureux moyen se raccourcit et sa durée se réduit comme peau de chagrin, entre quelques mois et un bouquet d’années, dans une fourchette où l’assiette est renvoyée à l’expéditeur, ce tatouage inscrit-il une trace indélébile pour mieux se souvenir des jours heureux ou sera-t-il une démangeaison urticante dont on à peine à se défaire ?

Elvis pour la vie, ce prénom en lettres gothiques, lové autour d’un serpent, cela lui fait une belle jambe Tatouage du toutou sur le sein gauche quand elle n’a plus pris son pied avec le sus-dit et qu’elle a passé la main pour aller dans les bras d’un certain Roméo dont le prénom, et les muscles, étaient trop beaux pour qu’elle se croit Juliette au-delà du balcon (c’est bien connu, Noël au balcon, Pâques au tison, c’est ce qu’elle avait au-dessus du pubis, comme si la vue incitait à jouer de la baguette et prendre le tisonnier). Maintenant, que les flammes des feux de l’amour sont retombées et que les cendres sont froides, Brigitte aimerait bien tirer le rideau mais c’est impossible, chaque fois qu’elle prend une douche, les effluves du passé remontent à la surface de son corps. La peau est élastique, comme les souvenirs mais sa plastique n’est plus ce qu’elle était. Love me tender...

Qu’en sera-t-il dans les maisons de retraite quand on organisera des concours de tatouages pour récompenser le plus exotique, le plus fleuri, le plus poétique, le plus polisson, le plus émouvant, le plus inventif ? Une fois l’effet passé, combien regretteront ce marquage à fleur de peau ? Sidonie tatouée dans son pré, l’amour vache a-t-il un prix ?

En réalité, chacun est libre, de ses mouvements, de ses humeurs, de ses envies et peut librement exercer son droit à disposer de son corps comme il l’entend, comme il le veut, comme il le voit. Mais sous la pression de l’environnement, de la mode, ce tatouage tous azimuts n’est-il pas en fait un diktat, l’imprimatur corporel qui vise à façonner des enveloppes à l’identique. N’est-ce pas d’une flagrante banalité ?

Là ou les us et coutumes en faisaient (en font encore) un élément indissociable de la communauté, en Mélanésie, en Papouasie et dans bien d’autres pays océaniens, à l’inverse, sous nos latitudes, le tatouage est devenu au mieux un rite de passage contrôlé, au pire, une arnaque visuelle que l’on se trimballe pour l’éternité.

Le tatouage, imposture ou vérité ? Ce que nos corps démontrent est-il ce que nos cœurs montrent ? L’exposition des uns va à l’encontre du secret des autres. Comme Barthes l’a écrit dans l’Empire des signes : «...exalter la jouissance que le texte fait éprouver... la saveur humaine (est) plus précieuse que le savoir même. » Ajoutant « Il faudrait faire un jour l’histoire de notre propre obscurité, manifester la compacité de notre narcissisme... ». Et si c’était cela, sous nos rivages occidentaux, dans nos comportements panurgiques : le tatouage comme un reflet narcissique.

Henri-Jean Anglade

Photos : http://www.tattoolifestyle.fr/modeles-tatouages-insolites-droles-rates.php

 


Vendanges de la rentrée : Macron, lâchez-lui la grappe !

11 September, by HK[ —]

GrappeLes Français râlent toujours, sans attendre la fin des projets. Henri-Jean nous en parle à propos du Président Macron...

Pour ceux qui en douteraient, ou qui seraient déjà déçus, la lecture du long entretien donné par Emmanuel Macron au Point confirme une chose : ce président est au-dessus des autres. Toutes opinions confondues, hormis les insoumis par principe, il y fait preuve d’une maturité, d’une vision, d’une dialectique, peu communes eu égard à ses prédécesseurs.

De l’héroïsme politique comme vertu

Qui parmi eux aurait osé parler d’une volonté de renouer avec l’héroïsme politique et l’ériger en valeur républicaine ? « Nous devons renouer avec l’héroïsme politique propre au monde républicain, retrouver le sens du récit historique » précise Macron. Sarkozy aurait-il pu faire sienne cette phrase ? La réponse est non. Quand on lui parle de réforme et du code du travail, sujet sensible et qui fâche (certains) en cette rentrée, le jeune président poursuit : « Je voudrais insister sur les perspectives. Tout le monde, administration et journalistes, a pris la mauvaise habitude de la révolution technicienne.... Je voudrais mettre collectivement en garde contre la myopie qui en résulte. Le but de l’action n’est pas de réformer le Code du travail ou de réduire les déficits... Ce sont des moyens pour parvenir à autre chose ; la libération des énergies, pour en finir avec notre imposture, un pays dur aux faibles qui se gargarise d’égalité et de fraternité ». Et pan sur le bec de Mélenchon !

Parlez-vous le Macron ?

Emmanuel Macron, qu’on le veuille ou non, c’est aussi un style, une capacité à disserter, à développer sa pensée. Un homme qui prend, malgré son agenda, le temps de lire, des romans, de la philosophie. Au point de confesser « Quand on oublie de lire, on se trompe. On perd au sens, à l’intemporel ». Et qui ose plaire et déplaire sans se soucier de dépasser le quota habituel, et limité, des mots du politique : « La France est un pays parfois d’esprit belliqueux, d’autres fois formidablement héroïque, adorant la controverse et la critique. Un pays qui se réforme moins qu’il ne se transforme dans des spasmes soudains. Un pays qui aime la grandeur et qu’il faut aimer de chacune de ses fibres. »

Retour en CP pour Sarko

Ce qui en langage Sarkozy aurait pu se traduire par : « Moi j’dis qu’la Princesse de Clèves qu’elle crève, on s’en tape, qui qu’à envie de lire ces trucs d’une aut’ époque, qu’elle est révolue, vermoulue. La France, tu l’aimes ou tu la quittes, et si t’es pas content, vas voir ailleurs, j’te casse la gueule et pis c’est tout. Tu veux du flouze, c’est gagnant-gagnant et si t’as le blues, c’est donnant-perdu ». Le style c’est l’homme, aurait dit Buffon, dans ce cas précis, n’est-ce pas plutôt bouffon ?

Gloubi-boulga Hollandais

En parole de notre ex Casimir-président cela donne : « La France a un cap et je le maintiens, quoi qu’il en coûte, ma mission de président normal est de l’accompagner, pas d’outrepasser mes devoirs et comme un guide de montagne d’éviter de dévisser. Avec mon gouvernement, nous sommes à l’écoute et nous dirigeons un navire qui a un fort tirant, tiraillé de tous bords et qui tire un peu à hue et à dia. L’inversion de la courbe du chômage est mon seul objectif et l’aversion de certains à mon inaction est symptomatique de cette asymptote. » Du mou dans la gîte et du flan dans les voiles, quand c’est flou c’est qu’y’a un loup aurait dit Martine Aubry.

Aversion de la courbe des sondages

Alors, la baisse dans les sondages dont se gaussent les journalistes, qui permet à certains, chez les Républicains ou au PS, de prendre une petite revanche sur les déculottées du printemps, en annonçant des lendemains qui déchantent pour des Marcheurs ensablés, Emmanuel Macron oppose le temps de l’action dans la durée : « Quand on arrive au pouvoir on ne fait pas les choses en cent jours. Ou alors, nous serions le seul pays qui ferait deux ans de campagne présidentielle pour gouverner trois mois... ».

Pour lui, à qui on a pronostiqué qu’il ne pourrait pas être au second tour, qu’il ne pourrait pas être élu, qu’il n’aurait pas de majorité, qu’il ne pourrait pas gouverner, ces donneurs de leçons sont des foutriquets. Et les sondages, bons ou mauvais, le baromètre des humeurs malignes ou bénignes d’un pays qui, de toutes façons, doit se réformer.

Demain sera un autre jour

Mais qui veut voir ses petits acquis, ses avantages, ses petits privilèges, et le confort de sa rente de situation, syndicats compris (surtout) remis en cause au nom du désendettement et du déficit public. Après moi le déluge, les générations suivantes paieront disaient les prédécesseurs depuis quarante ans, mais il n’y a plus de refuge possible désormais dans cette fuite en avant.

Emmanuel Macron a pour lui, sa jeunesse, son envie, son pouvoir de conviction et d’entraînement, en France et en Europe, il peut porter, on l’a vu récemment, une autre voix dans le Monde et user de sa séduction. Ce n’est pas le moindre atout. Laissons-le travailler et avancer. Au mépris des sondages, au prix de sa baisse de popularité. Après tout, un Président n’a pas à être populaire. Cyril Hanouna président, vous imaginez ça ?

Macron président, c’est bien mieux ainsi. N’en déplaise aux jaloux, aux esprits mesquins et aux portefaix de l’opposition. Les faits, rien que les faits et dans quelques années nous pourrons vérifier si les fées se sont seulement penchées sur le berceau du petit Emmanuel ou si les sondages ne sont que des hochets d’un présent déjà dépassé. Les Français ébaubis, ou pas, pourront alors considérer l’histoire comme un ricochet.

Henri-Jean Anglade

 


La reconversion des Politiques en Journalistes

3 September, by HK[ —]

PolVirés de la politique ? Embauchés dans les médias ! Décidément, nos hommes politiques ont réponse à tout ! Henri-Jean Anglade nous dit pourquoi dans ce "politik-médias"...

Non contents d’avoir été mis à la porte
, les voilà qui rentrent par la fenêtre ou la lucarne. C’est la nouvelle tendance de cette rentrée : le déni politique, le béni-oui-oui médiatique. Qui ? Les politiques dont on ne veut plus, chassés lors des dernières élections tentent de se refaire une virginité et une surface médiatique en intégrant les rédactions des médias print ou télé. Après le printemps du renouveau, l’été des interrogations, voici l’automne de la reconversion. La saison des amours mortes de la politique et les vieilles carrières qui se recyclent et se ramassent à la pelle dans les bonnes feuilles de médiasphère.

Coupable. Qui ? La liste est longue et elle démontre la collusion entre l’univers de la presse et de la politique, le copinage permanent entre les deux, la perméabilité douteuse des idées, la déroute des idéaux, la connivence derrière les apparences, l’amoralité des donneurs de leçons (de morale) et l’appât du gain comme tentative de regain.
Minable. Qui ? Les plus attendus et les plus inattendus.
- Ceux dont on pensait qu’ils n’iraient jamais manger de ce pain-là, parce qu’ils crachaient dans la soupe. - - Ceux qui ont dit qu’ils se mettaient en retrait et qui pour arrondir leur retraite font profession (de foi) de chroniquer une vie politique qu’ils ont soi-disant abandonné.
- Ceux qui vont battre l’estrade après avoir été sèchement battu dans l’espoir de reprendre des couleurs. - - Ceux qui défendaient leur camp, c’est-à-dire leurs privilèges, et qui vont bouffer à tous les râteliers, pourvu que l’avoine soit copieusement servie. Pitoyable. Qui ? La liste est impressionnante, de gauche à droite en passant par les extrêmes, enfin, ceux qui prétendent être insoumis, mais affichent leur soumission à un certain capital qu’ils honnissent.

Honni soit qui mal y pense, mais libres d’hennir à ces chevaux sur le retour ou à ses poulains (pouliches) de la nouvelle génération. Le champ de course est ouvert, l’herbe est verte, la tentation est grande, la servilité aussi. Détestable. 

  • Henri Guaino, jeune éditorialiste dans la matinale de Sud Radio mais pas vraiment perdreau de l’année, qui va nous livrer son humeur, souvent râleuse. Que fait-il sur cette ancienne radio des Vallées d’Andorre où son style un brin ampoulé semble discordant ? Peut-être avait-il envie de croiser Brigitte Lahaie qui y tient l’antenne ? En tout cas, Henri Guaino a franchi l’obstacle de sa pudeur et nous assure : « Je ne veux plus être dans le désordre, dans les ambitions et les arrangements de la vie publique. » Lamentable.
  • Raquel Garrido, compagne d’Alexis Corbière, brillant porte-voix de Mélenchon, elle-même égérie vociférante sur les plateaux télé, ne trouve rien à redire à se produire sur C8 dans « Les Terriens du dimanche » de Thierry Ardisson. Il est vrai que sur le plateau de l’ex fils de pub, la réclame et l’auto-promotion font bon ménage, mais de là à le faire (le ménage) pour Bolloré il y a un pas, ou un panier de ménagère que la sus-dite insoumise a franchi. Gare au retour de bâton Madame Garrido. Prêcher la révolution sur plateau-repas-télé-Boloré, c’est vraiment bouffer les mignardises de Marie-Antoinette dans les canapés de Versailles tandis que le peuple gronde. Mais de cela, on s’arrange visiblement... Ah ça ira, ça ira... Délectable.
  • Qui ? Une tripotée de politocards pour qui le tic-tac de l’heure de la retraite avait sonné et qui s’accrochent quoi qu’il en coûte et surtout pour qu’ils en croûtent. Parmi eux :
  • un amoureux des montres, qui démontre qu’il n’est pas prêt de raccrocher malgré les échecs successifs, Julien Dray lequel va faire sa prestation de bateleur sur LCI ;
  • autre seigneur, tout déshonneur, sieur Raffarin qui quitte le Sénat (où il n’avait plus aucune chance d’accéder au fauteuil suprême) et qui va intervenir sur France 2, (Miss Ernotte, PDG de France Télévisions, serait-elle devenue Miss Yes dans sa mission survie pour protéger ses arrières) ;
  • Aurélie Filipetti, qui passe du ministère de la culture à celui de la parole sur RTL dans l’émission « On refait le monde ». Dans ce cursus pourquoi ne pas avoir choisi France Culture ? La soupe est sans doute meilleure chez RTL et les politiques ont un peu les grosses têtes... Impayable. On pourrait ajouter à cette liste, les illustres prédécesseurs que sont respectivement :
  • Roselyne Bachelot, largement reconvertie en animatrice depuis qu’elle est passée de télé Sarkozy à télé Cause-on-z’y ou encore :
  • Jean-Louis Debré, ancien Président du Conseil constitutionnel et à présent amuseur sur Paris Première, qui n’est jamais le dernier à une petite vacherie sur ses ex collègues.

Hommages collatéraux. Dommageable. Le prime time en guise de lot de consolation tardive après la consécration momentanée suivie de la désolation d’une carrière en dent de scies voici la chronique d’un vivier politique en voie de développement sur les ondes et d’une déontologie en voie d’extinction dans le monde. La presse comme variable d’ajustement de la carrière des politiques, voilà une curieuse déviance des choix démocratiques. Aux armes citoyens, fermez les écoutilles, éteignez les postes et ouvrez grand les yeux. Dans l’immensité de la toile, il doit bien y avoir des raisons de trouver une autre vérité et de voir briller de nouvelles étoiles. Incommensurable.

Henri-Jean Anglade / Photo Le Figaro


Carte postale (8) : Mélenchon en tête d’affiche

28 August, by HK[ —]

GrêleLa Rentrée estivale sera chaude, avec des grêlons ! Commentaires de Henri-Jean Anglade. Photo de Yves Paille (Troyes) 

Les université d’été ne sont plus ce qu’elles étaient, les hommes politiques restent ce qu’ils sont, la rentrée littéraire s’annonce sous le signe de l’exofiction, tout va bien, Mélenchon nous annonce sa révolution...

. Le Chavez de la Canebière, qui a découvert ses nouvelles racines marseillaises à la faveur de sa téléportation sur le Vieux-Port lors de son élection à la députation, se rêve en défaiseur de Président. Le peu taiseur de l’opposition veut à nouveau enflammer les foules indisposées par la Macronite et les convertir à la Mélenchonite, sorte de malachite tombée du ciel, entre cocommunisme et castocastrisme. La loi du travail en étendard, il veut planter son dard dans le dos du gouvernement et instiller le venin de sa révolution popopulaire.

. La loi travail dans le nez, le tribun de la cité phocéenne, se veut chantre de l’opposition et bourre-pif officiel en invitant tous les insoumis à sortir dans la rue le 23 septembre pour manifester. Au nom de la casse sociale prétend-il, ou au nom du casse social qu’il tente d’opérer. C’est cocasse.

. Le nouveau Fada des Bouches-du-Rhône harangue à qui mieux-mieux et fait la promotion de son auguste personne tout en sachant qu’un ennemi se cache dans son camp, François Ruffin, bon orateur lui aussi mais moins égocentré. Un jour, il lui lancera « Merci patron ! »*. Et pour Mélenchon, ce sera le clap de fin.

. Les députés de la France Insoumise sont en fait assez soumis aux diktats de la presse. Ils cherchent par tous les moyens à se faire valoir aux yeux de l’opinion en voulant nous soumettre à leur tropisme Vénézuélien. Quant on voit le résultat, on a plutôt envie d’en sourire si ce n’était la farce tragique qui s’y joue. Le retour du kolkhoze comme cause nationale c’est vraiment sauve-qui-peut.

Henri-Jean Anglade 

* Titre du documentaire qui a valu à François Ruffin un certain succès en salle (un succès financier aussi ce dont il se garde bien de rappeler le montant dans sa généreuse contribution collective à reverser une partie de son salaire de député)... et de passer de l’ombre à la lumière.


Carte postale (7) : Best memory from Balmoral

18 August, by HK[ —]

E IIHenri-Jean a reçu des baisers de vacances de la Reine d'Angleterre« 

Moi aussi, j’ai droit à my holidays, même si depuis plus de 60 ans, il n’y a jamais eu de vacance du pouvoir. I am the Queen et il est pas né celui qui m’empêchera de le rester jusqu’à mon dernier souffle. Enfin, si, c’est mon fils, Kid Charles, qui est né en 48 et qui attend chez lui à Clarence House que je passe dans l’antichambre de la mort. Comme il y a des centaines de pièces à Buckingham Palace, I am not pressée de la trouver cette chambre. Je compte bien établir le record absolu de longévité sur le trône, bien que déjà, j’ai dépassé celui de my dear old grand-mother la Queen Victoria. Alors, même si j’ai parfois quelques hémorroïdes, je reste accrochée, pour ne pas dire scotchée, à mon trône.
Le Scotch j’aime bien d’ailleurs. Un petit verre et je me sens ragaillardie. Les Scotts aussi. C’est pourquoi je viens de m’installer, as usual, pour un séjour à Balmoral. J’ai été accueille par le traditionnel défilé militaire, et j’ai caressé le poney mascotte du régiment, Cruachan IV. J’aurais bien aussi tâté le sporran de leur kilt à mes fidèles Scots Guards, mais ça se fait pas en public. A chacun ses bourses, moi c’est mon sac que je tiens toujours serré, eux, c’est leur sacoche en fourrure dans l’entrejambe. My poor Charles, il le porte aussi mais il n’a pas l’allure.

Mon prince, consort plus puisqu’il a pris sa retraite, my dear love Philip, est désormais at home. Il fera moins de bourdes, parfois un peu racistes et lourdes, et il pourra s’occuper de my collection de stamps. Because, je suis a great philatéliste. Pour ça, je suis incollable. Il faut dire que l’histoire et la géographie, je pratique depuis plus de six décennies. J’ai fait des dizaines de fois le tour du monde et j’ai connu tous les chefs d’Etat, les rois et reines, les dictateurs d’hier et d’aujourd’hui. Alors, le petit Kim, c’est pas un enfant de chœur mais j’en ai maté des plus coriaces, et le Donald, y me doit le respect, tout milliardaire qu’il soit. Moi, les milliards je les étale pas. Dans ma famille, les joyaux de la couronne, on les expose dans la Tour de Londres et on fait visiter, lui il se pavane dans son triplex de sa Trump Tower et il s’achète des femmes comme on enfile des perles (ou vice versa !). Oh my gold ! Personnellement, I prefer the Tower Brdige. C’est plus authentique.

Allez, je vais sortir ma Range Rover et voir un peu mon domaine : 20 000 hectares, ça me laisse de quoi m’oxygéner. Et puis, j’aime bien conduire mon 4x4, y’a pas d’âge pour le fun. Ici, pas de feux rouges, pas de passages cloutés, pas de priorité à droite, c’est priorité à la nature. Et la nature au parc national de Cairgorms, believe me, c’est pas qu’une carte postale, c’est grandiose. C’est comme moi, c’est protégé. Les monuments historiques, ça me connaît. Je les fréquente de l’intérieur since a long time. »

Signé Elisabeth II

Henri-Jean Anglade

 

(à suivre)...

 


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