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Carte postale (7) : Best memory from Balmoral

18 August, by HK[ —]

E IIHenri-Jean a reçu des baisers de vacances de la Reine d'Angleterre« 

Moi aussi, j’ai droit à my holidays, même si depuis plus de 60 ans, il n’y a jamais eu de vacance du pouvoir. I am the Queen et il est pas né celui qui m’empêchera de le rester jusqu’à mon dernier souffle. Enfin, si, c’est mon fils, Kid Charles, qui est né en 48 et qui attend chez lui à Clarence House que je passe dans l’antichambre de la mort. Comme il y a des centaines de pièces à Buckingham Palace, I am not pressée de la trouver cette chambre. Je compte bien établir le record absolu de longévité sur le trône, bien que déjà, j’ai dépassé celui de my dear old grand-mother la Queen Victoria. Alors, même si j’ai parfois quelques hémorroïdes, je reste accrochée, pour ne pas dire scotchée, à mon trône.
Le Scotch j’aime bien d’ailleurs. Un petit verre et je me sens ragaillardie. Les Scotts aussi. C’est pourquoi je viens de m’installer, as usual, pour un séjour à Balmoral. J’ai été accueille par le traditionnel défilé militaire, et j’ai caressé le poney mascotte du régiment, Cruachan IV. J’aurais bien aussi tâté le sporran de leur kilt à mes fidèles Scots Guards, mais ça se fait pas en public. A chacun ses bourses, moi c’est mon sac que je tiens toujours serré, eux, c’est leur sacoche en fourrure dans l’entrejambe. My poor Charles, il le porte aussi mais il n’a pas l’allure.

Mon prince, consort plus puisqu’il a pris sa retraite, my dear love Philip, est désormais at home. Il fera moins de bourdes, parfois un peu racistes et lourdes, et il pourra s’occuper de my collection de stamps. Because, je suis a great philatéliste. Pour ça, je suis incollable. Il faut dire que l’histoire et la géographie, je pratique depuis plus de six décennies. J’ai fait des dizaines de fois le tour du monde et j’ai connu tous les chefs d’Etat, les rois et reines, les dictateurs d’hier et d’aujourd’hui. Alors, le petit Kim, c’est pas un enfant de chœur mais j’en ai maté des plus coriaces, et le Donald, y me doit le respect, tout milliardaire qu’il soit. Moi, les milliards je les étale pas. Dans ma famille, les joyaux de la couronne, on les expose dans la Tour de Londres et on fait visiter, lui il se pavane dans son triplex de sa Trump Tower et il s’achète des femmes comme on enfile des perles (ou vice versa !). Oh my gold ! Personnellement, I prefer the Tower Brdige. C’est plus authentique.

Allez, je vais sortir ma Range Rover et voir un peu mon domaine : 20 000 hectares, ça me laisse de quoi m’oxygéner. Et puis, j’aime bien conduire mon 4x4, y’a pas d’âge pour le fun. Ici, pas de feux rouges, pas de passages cloutés, pas de priorité à droite, c’est priorité à la nature. Et la nature au parc national de Cairgorms, believe me, c’est pas qu’une carte postale, c’est grandiose. C’est comme moi, c’est protégé. Les monuments historiques, ça me connaît. Je les fréquente de l’intérieur since a long time. »

Signé Elisabeth II

Henri-Jean Anglade

 

(à suivre)...

 


Carte postale (6) : Gute Küsse von Tirol

16 August, by HK[ —]

MuttiDécidément, Henri-Jean est un globe-trotter ! Aujourd'hui, il nous envoie sa carte postale depuis le tyrol !

« Les vacances, je cours pas après, et puis j’ai ma réélection en vue à l’automne, alors, avec mon Joachim on a juste pris quelques jours dans le Tyrol. L’Autriche pour nous les Allemands, c’est un peu comme une seconde patrie, d’ailleurs, c’est ce qui déplaisait tant à Thomas Bernhard au point qu’il en faisait un leitmotiv et un caca nerveux théâtral avec sa « Place des héros ». Bon, c’est vrai que l’Anschluss c’est pas « Embrassons-nous Folleville ! » et on n’aurait pas dû, mais Adolf n’avait pas de bonnes manières. D’ailleurs, chez nous en RDA, on a l’amour de l’ordre et de la discipline dans le respect de l’autre, ce qui peut se traduire par, faites le mur, pas la guerre. Tout ça pour dire que j’aime bien le Tyrol, allemand, autrichien ou italien, je l’annexe dans sa totalité. Les montagnes, les vaches, les alpages, c’est paisible, c’est gemütlich comme on dit chez nous, quelque chose d’intraduisible pour les non germains, et qui s’approche d’une expression de douillette sérénité.

Mein kleiner Emmanuel qu’est philosophe, comme l’autre Emmanuel (Kant), comprend ces nuances. Bruno (Le Maire) qui est germanophile aussi. Ich Liebe ce nouveau gouvernement, on parle la même langue et on se comprend. La bourse de Francfort, les saucisses, le commerce extérieur, l’Euro et la mise en bière des Anglais avec leur Brexit. Depuis que je suis chancelière, je parle aux Européens un peu comme à mes enfants, c’est pas pour rien qu’on m’appelle « Mutti ». Pour mes Kinder, j’ai des Euros dans ma pochette surprise, surtout quand on est gentil avec moi. Bon, pour les Grecs, c’est pas pareil, j’ai dû employer la méthode forte et ils m’en veulent. C’est pourquoi je n’y vais plus en vacances mais je surfe sur la crête de la popularité tout schuss, et personne ne m’arrive à la cheville. C’est pas demain la veille que cet âne Martin va me dégommer. Là, après un bain revigorant dans un lac, mon chéri m’a invité à aller prendre une raclette pour se requinquer, avec un bon vin Tokay.

Pour ce qui est de la raclée, le Schulz va droit dans le mur aux élections du 24 septembre, et moi je termine en beauté, mieux qu’Helmut, aussi bien que Bismarck. Allez, je vous dit « Guter Urlaub, auf wiedersehen*».

Signé Angela Merkel

* Bonnes vacances, au revoir !

Henri-Jean Anglade

 

(à suivre)...


Carte postale (5) : Bons baisers du Roucas-Blanc

15 August, by HK[ —]

E BBons baisers du Roucas-Blanc. Signé Emmanuel et Brigitte via la plume de Henri-Jean Anglade

« Il paraît que ma popularité est en baisse, mais de cela je m’en gausse. Avec Brigitte on a bien réfléchi et on s’est dit, cap sur Marseille. C’est pas que je sois tongue et pastaga, mais un peu de repos ne me fera pas de mal. Et puis, la cité phocéenne, c’est un peu l’antithèse parisienne : le bleu à la place du gris, et moi je me mets au vert avec un peu de jaune dans l’anisette. Il faut dire que la baraque que le préfet de région m’a prêtée, elle a de l’allure. C’est une sorte de bastide avec piscine, dans un super quartier qu’ils appellent le Roucas-Blanc. Moi qui suis connu désormais comme le loup blanc de la politique, ça me va bien. C’est un peu ghetto de riches, mais j’ai mes pauvres à Paris, les députés du PS et les LR qui ne savent plus sur quel pied danser, alors, là, je me sens à l’aise avec les bienheureux de la Corniche.
Brigitte pourra se mettre en topless sans se faire canarder par les paparazzi vu qu’on a mis le GIGN en embuscade. En plus, on a placé une super protection rapprochée pour éviter toute malveillance. Les gorilles dans les arbres, on se sent en sécurité. A part ça, je m’octroie une tête dans la piscine vu qu’à la rentrée ça risque d’être un plongeon avec une brasse coulée. J’organise aussi quelques visites privées dont le château Buzine, celui qu’a immortalisé Pagnol. Mon château de ma mère à moi, c’est celui de la famille de Brigitte au Touquet, que j’ai financé en partie avec ma prime Rothschild. Sauf que cet été, vu la météo à Paris-plage, on a préféré opter pour le sud. Et puis Marseille, c’était un peu pour emmerder Merluche, qu’a pas l’exclusivité du vieux port même s’il est du genre à le bloquer avec ses insoumis en pêcheurs de sardine géante.
J’irai aussi serrer la paluche du vieux Gaudin, au moins lui n’aura pas trop d’arrière-pensées, étant donné qu’il est en fin de circuit. Et puis s’il pouvait me rallier quelques indécis au Sénat, ça ne ferait pas de mal au groupe que j’essaie de constituer. Allez, c’est l’heure de l’apéro, on va sortir avec Brigitte pour mesurer notre popularité sur la Canebière. Oh peuchère, je viens de recevoir un SMS de Sarko, il m’invite à passer le voir chez Carla au Lavandou. Tiens, moi au Roucas-Blanc, lui au Cap Nègre, c’est presque une blague raciste... Cela dit, après tout, ni vu ni connu, on va filer en douce et discuter du statut des dames de France et du drame de la France, son incapacité à se réformer. Après 100 jours, j’en ai la preuve. »

Signé Emmanuel Macron

Henri-Jean Anglade

(à suivre)...


Carte postale (4) : Good kisses from Bedminster golf

14 August, by HK[ —]

C'est Donald Trump qui parle via la plume de Henri-Jean Anglade !

Golf« Je pensais prendre des vacances bien méritées, après ma tournée triomphale au Moyen-Orient et en Europe, et voilà que je suis obligé d’interrompre mon parcours au golf. Putain, fuck... J’étais cool sur le green à Bedminster, dans le New Jersey, et je dois tenir une conférence de presse improvisée. Bon, improviser c’est mon truc, c’est même ma stratégie internationale, mais là, avec ce petit con de Coréen, j’ai pas le choix, faut que ça saute, faut que je lui montre qui est le boss. Je faisais tranquille pépère un putt et mon aide de camp, qui fait aussi caddie, me transmet des informations alarmantes de Pyongyang. Déjà qu’avant je savais même pas où ça se trouvait, j’ai dû apprendre en accéléré, façon Diplomatie Berlitz, ce que ce fils de pute préparait. Non, mais, c’est pas une tête de gnard qui va me terroriser. Il est pas né celui qui va m’enfumer. Et puis maintenant, que je suis à la tête des States, mon business c’est mon pays, alors je dois le défendre.

Comme y sont tous mauvais mes conseillers de presse, c’est moi qui monte au créneau. Je lui ai promis ma superproduction « Le feu et la colère » à l’hydrocéphale coréen et il va en prendre plein la gueule s’il continue à me chauffer les oreilles. Au moindre prochain tir, je lui envoie la totale, les porte-avions, les missiles, les Tomahawks, et Rambo en prime. You’re fired ! C’est mon truc ça. Il se rendra compte, le gros nabot, ce qu’il en compte de me menacer, moi, Donald the first of America. Et que son copain chinois qui le protège en douce, le Xi Jinping ne vienne pas me chercher non plus, parce que lui aussi je lui en réserve une sur sa Cité interdite s’il commence à barguigner.

Moi, j’ai promis « America First », et c’est comme ça que je vois les choses. Les Européens, ils ont eu leurs deux guerres et on les a bien aidés. Emmanuel m’a même invité à son bal du 14 juillet pour ça. Alors, la troisième elle est pour moi. Balle de match, retour à l’expéditeur, j’envoie le Kim machin chose en enfer et je libère en plus son peuple. C’est pas pour dire mais je me demande si je ferais pas un petit ricochet via Caracas, histoire de dégager le Maduro aussi. D’une bombe, deux coups, comme on dit, ce serait pas mal pour ma réputation. Peut-être même que l’Académie de Stockholm pourrait me filer son prix Nobel de la Paix. Ils l’ont bien donné à Barack qu’en a pas foutu une rame, alors, ce serait que justice, non ? Allez, c’est décidé, en représailles, je déclenche les hostilités.
Bye-bye Kim Jong-un, y’en aura pas deux. »

Signé Donald Trump

Henri-Jean Anglade

 

(à suivre)...


Carte postale (3) : Bons baisers de Pyongyang

13 August, by HK[ —]

KimCarte postale (3) : Envoyée par mon ami Henri-Jean Anglade« 

Ah il s’imagine que je bluffe, que je suis un gros bébé joufflu qui fait mumuse avec ses missiles, mais je vais lui en envoyer dans la tronche à ce yankee prétentieux qu’a l’âge d’être mon grand-père. D’ailleurs, le mien, Kim Il-sung, (un super papy gâteau qui m’a fait sauter sur ses genoux) n’a pas hésité à braver les amerloques dans les années 50 et à leur faire la guerre, alors, moi, dans les gênes, j’ai de qui tenir. Et ça me gêne pas de reprendre le flambeau et de leur faire Back to Korea si vous voulez, va falloir mouiller la chemise. Parce que chez nous, on est dirigeants de père en fils, genre Grand leader inspiré, et c’est pas vos élections tous les quatre ans qui peuvent aboutir à ce résultat. J’ai bien étudié dans les universités, j’ai bien vu votre démocratie, à part Walt Disney que j’aime beaucoup (c’est même le seul Donald qui me fasse rire), le coca, mais avec du whisky, pour le reste, vous z’êtes assez dégénérés.
Depuis que j’ai accédé au trône, j’ai constaté que l’Europe était dans la débandade, l’Asie à ma botte, l’Afrique c’est pas mon truc et l’Amérique c’est plus ce que c’était. Alors, je le redis, plus vous me mettez la pression, plus j’appuie sur le bouton. Vous verrez, Pearl Harbor, c’était de la gnognotte... Votre île de Guam, c’est juste un premier objectif, après je passe à la vitesse supérieure et j’arrose la Californie. Y devrait me remercier le Donald Duck of Trump Tower, parce que la Californie c’est justement l’état Démocrate par excellence, celui qui peut pas le blairer, alors, si je rase quelques villes, ça devrait pas être pour lui déplaire au va-t-en-guerre.
Et puis, entre la faille San Andréas, un prochain tremblement de terre à San Francisco, les incendies à LA, mon feu nucléaire ne fait qu’anticiper la suite annoncée de leur film catastrophe « California Earthquake III ». Bon, c’est pas que je m’ennuie, mais j’ai un comité militaire pour vérifier l’axe des prochains tirs et après je me fais une vidéo, « Top Gun », j’adore revoir ce film, et puis Tom Cruise, c’est mon acteur fétiche. Il est comme moi, grand, mince et musclé. Y’a que sa coupe de cheveux, là franchement, je pourrais lui prêter mon coiffeur. »

Signé Kim Jong-un

Henri-Jean Anglade

(à suivre)...


Quand le tango tangue, une histoire de violences conjugales

12 August, by HK[ —]

Tango illustrIl y a quelques jours, Libération a fait sa une sur les violences conjugales : chaque année, 120 femmes sont tuées par leur conjoint, leur mari ou leur ex. Et depuis le 1er janvier 2017, on décompte déjà 50 meurtres. Ces « faits divers » passent presque inaperçus, sauf quand c’est Madame qui, au bout du rouleau, tue son époux violent (Cf le cas de Jacqueline Sauvage, graciée in extremis par F. Hollande)
Et les Ed. Kawa viennent d'éditer un livre sur ce sujet ; son titre est éloquent : Quand le Tango tangue, une histoire de violences conjugales de Stéphanie Mascherato.

Voilà l'édito que j'ai écrit en préface du livre : 
A côté de ces violences mortifères, on a tendance à oublier les violences psychologiques qui prennent leur temps ; elles débouchent sur une mort à petit feu, une mort progressive et subtile car invisible, impossible à déclarer à la police en l’absence de preuves tangibles, c’est à dire de preuves physiques. D’ailleurs, comment un gendarme ou un policier mâles, même assermentés, peuvent-ils comprendre les douleurs quotidienne d’une femme qui vit un martyr ?
Le livre de Stéphanie s’inscrit dans la catégorie des violences psychologiques, en apportant une dimension supplémentaire : le chantage Tango 3 émotionnel. Là, il est exercé sur leur enfant commun. Dans ce récit macabre d’un couple que nous pourrions imaginer comme deux danseurs
de tango en mode famille recomposée, il y a en effet deux enfants : Jean qui est le fils du pervers narcissique – né d’une union précédente -, et Vincenzo qui est leur fils commun. Et le tortionnaire menteur dresse l’un des gamins contre sa belle-mère et l’autre contre sa mère sans oublier l’incitation frontale du combat des deux gamins.
L’histoire d’amour n’a pas tardé à tanguer grave ; la lune de miel s’est rapidement transformée en lune d’acide chlorhydrique. Contrairement aux figures du tango classique, le danseur pervers s’efforce sans raison précise de faire tomber sa compagne plutôt que de la rattraper…

Alors commence un thriller dont on craint de lire le dernier chapitre, tout en l’attendant avec impatience.
Je vais vous laisser le découvrir.

Henri Kaufman

  1. En fin de livre, Stéphanie nous fait partager ses références, des articles et des livres à lire d’urgence si vous êtes victime d’une violence conjugale, qu’elle soit dans le sens :
    Homme à Femme ou Femme à Homme

Carte postale (2) : Infaux / Infotainment, on nous ment

6 August, by HK[ —]

DTHenri-Jean nous donne ses réflexions sur les Fake-News

Depuis quelque temps, l’information tient plutôt de la déformation qui débouche sur la désinformation. Les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie dans cette surenchère où la demi-vérité côtoie le mensonge et la pure subjectivité s’affirme comme une opinion tranchée quand elle n’est pas coulée dans le marbre numérique.

Donald Trump en donne une illustration au quotidien, lui qui a inventé le tweet-gouvernement pour squeezer les journalistes et utilise les médias en punching-ball, sélectionnant les questions et distillant ses contre-vérités comme autant d’évidences. Il faut dire que sa connaissance du monde tient plus du parcours de golf que du terrain diplomatique.

Ceci dit, Trump n’est pas le seul à manier sa vérité en l’arrangeant à sa sauce ketchup. De Poutine à Erdogan en passant par les maîtres de la Chine, la vérité vraie est devenue une denrée rare quand elle n’est pas essentiellement périssable. C’est même l’un des faits marquants de l’époque, la durée de validité de la vérité n’excède guère quelques heures, au mieux quelques jours, avant qu’elle ne soit démentie par une info de dernière minute qui chasse la précédente. C’est ainsi que le curseur de la vérité se déplace à la vitesse grand V, comme Vacillant.

Vérité / Contre-vérité : TV infox news

On avait déjà connu quelques exemples dans le passé de refus/reflux de la vérité tels que : la mise en scène autour de l’homme qui n’a pas marché sur la Lune mais a été filmé dans un studio hollywoodien, Oscar 69 du bluff ; les attentats du 11 septembre conçus comme une manipulation de la CIA pour retourner l’opinion, Oscar 2001 des effets spécieux, ou encore la guerre en Irak téléguidée par Bush junior en jeu vidéo grandeur nature et à balles réelles, appuyée par Tony Blair en second rôle de Bad lieutenant, Oscar 2003 du maquillage, sans oublier notre petit théâtre franco-français dans une représentation Bygmalion et les 40 voleurs avec chausse-trappe et rebondissements où toute vérité n’est pas bonne à dire, double César, du meilleur second rôle à Jean-François Copé et d’honneur bafoué à Nicolas Sarkozy.

 

Mais disons-le, tout cela n’est rien, par rapport à ce qui arrive, ce qui se trame et ce que nous préparent la blogosphère, la twittosphère et les gouvernements de la démocrature. Nous sommes entrés dans l’ère du soupçon, où les infos se chassent les unes les autres, se croisent et se contredisent, à un rythme tel que nombre de journalistes n’arrivent plus à les vérifier avant de les donner pour argent comptant puis de les démentir. Or, comme souvent, ce qui a été dit une première fois a plus de force que ce qui est dénoncé dans un deuxième temps et la mémoire retient plutôt l’information initiale que celle qui la corrige, fut-ce au détriment de l’exactitude et la justesse des propos.

C’est donc aujourd’hui l’émergence de la post-vérité, néologisme traduit de l’anglais post-truth, en guise d’attaque ou de contre-attaque, qui régit l’infotainment dont Trump est devenu le nom et Fox News un relai américain pour les Républicains. Dire haut et fort, non pas ce qui est mais ce que je veux qu’il soit et nier les évidences pour mieux masquer les erreurs et les problèmes. En clair, subjectiver, invectiver, activer.

Intox : le botox de la vérité

Sur la base de ce postulat, voici quelques informations auxquelles vous avez échappé ou qui ne vous échapperont pas dans les jours qui viennent. Reste quand même à les recouper avec des faits avérés ou supposés crédibles, mais vérifier des fake news n’est-ce pas alimenter la rumeur ?

. Une mosquée construite à la place de la Basilique St Denis après le rachat du bâtiment par l’émir du Qatar (offre groupée avec l’arrivée de Neymar).

. Nicolas Maduro, le président vénézuélien, a validé le transfert de Jean-Luc Mélenchon comme allié centre gauche. Rappelons que France Domaine est chargé de proposer à des investisseurs étrangers certains biens nationaux dans le but d’alléger la dette publique.

. Les pourparlers sont bien avancés en ce qui concerne le château de Chambord qu’une délégation de Disneyland a visité en vue d’y développer un nouveau parc d’attractions.

. Une partie du mur de Berlin, stockée dans des entrepôts, va partir pour les Etats-Unis où Trump a décidé de prolonger la barrière avec le Mexique.

. Johnny est mort c’est un sosie qui chante à sa place et ses deux larrons, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc font comme si de rien n’était. Pour preuve, Laeticia portait une robe noire lors d’une soirée à Saint-Tropez et a employé l’imparfait pour parler de son mari qui est pourtant parfait.

. François Hollande a une nouvelle amie : Isabelle Carré a été vue à son bras dans les coulisses d’une pièce de Shakespeare jouée au festival d’Avignon « Songe d’une nuit d’été ». Julie Gayet confirme qu’elle n’aime plus le flan au caramel et qu’elle préfère le bobo au rhum.

. Karen Cheryl, chanteuse à succès des années 70/80, s’apprête à jouer dans un biopic sur Emmanuel Macron et tiendra le rôle de Brigitte, à qui elle ressemble d’après Yann Moix qui a auparavant réalisé Podium sur Claude François.

. Pénélope Fillon est récemment repartie au Pays de Galles après 40 ans de bons et loyaux sévices auprès de son mari. Elle confirme que le contrat de mariage était fictif.

(à suivre prochainement sur Fake news : Marine est en fait Marin, le fils caché de Le Pen et de Brigitte Bardot, Jésus était un noir d’Abyssinie, on en a désormais la preuve, Poutine détient un livret d’épargne chez l’Ecureuil à l’agence de Massy-Palaiseau, mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué)...

Henri-Jean Anglade


Carte postale (1) : Neymar y’en a marre !

5 August, by HK[ —]

NeymarUne Carte postale (1) que nous envoie Henri-Jean Anglade sur le buzz-word du jour : Neymar y’en a marre !

Que s’est-il passé sur la planète ces derniers jours ? La tentative de coup d’état de Maduro au Venezuela par Constituante interposée (tiens, Mélenchon est silencieux sur le sujet) ?... Trump et la valse de ses collaborateurs dans son show « White House Apprentice » avec son final « you’re fired » ?...
Paul Kagame, l’autocrate Rwandais qui tente le coup pour un troisième mandat ?...  Le méga procès à Ankara contre les prétendus putschistes par un Erdogan remonté à bloc et démonté contre l’Europe ?... La canicule qui sévit dans le Sud-Est ?..., ou encore Michel Temer, le président par intérim du Brésil qui échappe aux poursuites judiciaires ? Non, rien de tout cela, mais la planète foot, elle, est en surchauffe avec l’arrivée d’un certain Neymar, en provenance d’un vol Rio-Doha-Paris Saint-Germain et ça, c’est tellement plus important !

L’indécence du transfert de cet illustre personnage, accueilli comme un Lindbergh à sa descente d’avion, tapis rouge jusqu’à l’Elysée, ne choque visiblement pas plus les commentateurs que les amateurs de ce sport : 222 millions d’euros, dans son cas, ça passe comme une lettre à la poste. Son salaire de 30 millions, les 35 millions de commissions et bakchich, c’est encore normal, rien à redire. Tandis qu’on vient de voter (enfin) une loi sur la moralisation de la vie politique, qu’on cherche des poux à tel ministre pour un million d’euros de bonus (à juste titre au regard de la transparence), où en est la moralisation de la vie sportive ?

A cet égard, le foot en est le contre-exemple le plus frappant et scandaleux. Passe pour cet engouement démentiel et disproportionné, qui dénote cependant une inversion des valeurs (un footballeur érigé au rang de star planétaire alors qu’un prix Nobel ou un grand scientifique, un écrivain ou un créateur n’aura droit qu’à quelques lignes) dommageable dans le rapport à la vie, à la culture, à l’argent. Que vaut un tel sportif, fut-il un champion dans sa catégorie ? Pas plus qu’un champion de marathon ou d’escrime si on s’en tient à sa performance, et pourtant, il vaut dix, vingt, trente millions de fois plus aux yeux du Qatar, qui cherche par là à s’acheter les bonnes grâces de la communauté internationale, dans une situation assez confuse pour lui.

Comme l’écrit le philosophe Robert Redeker* « A la différence des héros, les footballeurs n’apportent rien d’autre à l’humanité que l’exemple de l’avidité, de la cupidité et de leur ego injustement démesuré ». A voir le comportement que ce sport a engendré au cours des dernières décennies dans les stades, on peut douter de sa pertinence et des qualités humaines mises en avant : violence, racisme, haine, sexisme...

Neymar est sûrement doué dans sa partie et si certains apprécient de le voir évoluer sur un terrain, grand bien leur fasse et nul ne saurait les priver de ce plaisir. Mais la question de l’argent, du financement des clubs et de l’entregent politique qui gravite autour reste posée. Pourquoi ce diktat télévisuel ? Pourquoi faudrait-il adouber ces manières de mafieux ? Pourquoi le public est-il si indulgent quant au sport fric et si critique quand il s’agit de celui d’autres entreprises ? Qu’en pense le sieur Mélenchon, a-t-il peur de se faire mal voir en ne dénonçant pas cet aspect des choses ?

La France doit-elle être soumise à l’emprise Neymar et à ses bienfaiteurs Qatari ? L’arrivée au PSG du capitaine de l’équipe nationale du Brésil est-elle un Paris Sans Gages ? Ce 4 août de l’an de Grâce 1 de l’ère Neymar pourrait-elle déboucher, comme le 4 août 1792, sur une abolition des privilèges et, demain, une révision des normes d’un sport entraîné dans une dérive financière dangereuse.

Le même homme aurait-il moins de talent s’il était payé 8 271 euros par mois (ce qui est déjà le salaire d’un cadre supérieur et bien plus qu’un professeur agrégé, qu’un chercheur du CNRS, qu’un directeur de théâtre, qu’un patron de PME, qu’un maître-nageur, qu’un boulanger, qu’un commissaire de police, qu’un juge...) et non pas la même somme par jour, ce que représentent ces 30 millions d’euros annuels (sans ajouter tous les avantages afférents). Alors, oui, on peut se poser la question et y apporter une réponse raisonnable et rationnelle. Mais notre époque a sans doute besoin de héros à son image dans une ère où la télé-réalité tient lieu de récit fictionnel. Neymar comme avatar d’Achille ? En ce début de saison, attention au tendon.

HJA

*Le Figaro daté de vendredi 4 août

 


Plus jamais moi, la sclérose en plaques de Patricia Blondiaux

9 July, by HK[ —]

Plus jamais Le dernier livre édité par les Editions Kawa concerne la sclérose en plaques ; cette maladie est une saloperie qui vous tombe dessus sans crier gare et qui vous accompagne jusqu'à la fin de votre vie.
Patricia Blondiaux nous décrit son calvaire et comment elle a aménagé sa vie pour résister au mieux. Un "livre-thérapie" émouvant, courageux et plein d'espérance pour tous ceux qui sont frappés par la Sep, alis sclérose en plaque. 
Voilà ce que Patricia nous dit : 

J'ai ressenti ce besoin presque vital de mettre des mots sur mes maux.

Cette attente pesante précédant le diagnostic et la mauvaise découverte de l'inconnu qui m'attendait et qui allait bouleverser ma vie ainsi que celle de mes proches. Comment expliquer que la sclérose en plaques allait devenir cette compagne de vie indésirable qu'il fallait impérativement accepter !

Comment admettre que je restais avant tout une femme ! Comment reprendre l'envie de continuer une vie différente mais vivre tout de même. Tant de questions et si peu de réponses. Tant de doutes face à l'incertitude d'un avenir serein. La "SEP" fait peur car elle est incomprise et difficile à cerner par les personnes atteintes, par le corps médical, par l'entourage mais encore plus par tous ceux qui ne sont pas concernés.

J'ai voulu par ces écrits informer simplement avec mon ressenti, mes émotions, mes peurs. "Plus jamais moi " m'a permis de me libérer et de penser plus que jamais que la vie est belle même si..........


Attentat Aéroport Bruxelles, de Caroline Leruth

3 July, by HK[ —]

AttentatIl y a un peu plus d'un an, des terroristes s'attaquaient à l'aéroport de Bruxelles. Caroline Leruth s'y trouvait précisément en départ pour les USA. 2 bombes explosèrent à ce moment-là, une troisième fit long feu, et ainsi épargna la vie de Caroline. Que se passa-t-il ? Lisez ci-dessous mon mot de Directeur éditorial des Editions Kawa, et vous aurez sûrement envie de lire ce livre-thérapie qui se lit comme un thriller... qui s'est passé en vrai.

Comment Caroline qui habite en Caroline du Nord est-elle venue jusqu’à moi avec son manuscrit ? Comment a-t-elle osé m’envoyer un manuscrit effrayant qui décrit une histoire aussi sanglante, une histoire où elle nous permet de voir son moi profond, son courage, sa générosité et aussi ses faiblesses ? C’est Caroline Dubois-Legast (une autre auteure Kawa, qui, elle, habite à… Philadelphie) qui lui a parlé des Editions Kawa. Et comment les Ed. Kawa sont-elles connues en Pennsylvanie ? Tout simplement parce que Caroline Dubois-Legast est intervenue avec un témoignage dans le livre de Stéphanie Benlemselmi paru lui aussi aux Editions Kawa : Je suis une femme et j’ai décidé de réussir mon business ! Small World isnt’it ?

J’ai eu un énorme choc en lisant d’une traite ce récit inattendu du voyage de Caroline lors de son retour Bruxelles-Philadelphie. Ce choc, préparez-vous à le vivre vous aussi, cher lecteur, il va envahir votre vie. Imaginez un instant que vous venez d’arriver dans le Hall principal de l’aéroport de Zaventem : il est 7h45. Tout est paisible, les voyageurs ne sont pas encore bien réveillés dans l’aéroport ; Caroline va enregistrer ses bagages et nous la suivons pour aller au desk du check-in n°8, entre la file n°7 et la file n°9. Tout est normal, la file avance… Tout à coup, sans crier gare, le destin programmé change de direction : bang, un bruit assourdissant vient de retentir. Oui, deux bombes viennent d’exploser tout près d’elle ; le hall 3 se transforme aussitôt en un hall d’enfer, un enfer dans lequel il faut d’abord survivre sans vraiment comprendre ce qui vient de se passer. L’inconscient de Caroline ne tarde pas à prendre le commandement. Elle n’est pas morte, ni même blessée. Elle se sent « indestructible, droite, forte, dans le moment, dans la seconde, la fraction de seconde qui va faire la différence entre la vie et la mort. Elle comprend immédiatement qu’il s’agit d’une explosion ».

Caroline nous fait partager toutes ses sensations, on a vraiment l’impression d’être avec elle, d’être elle Caroline dans cet aéroport en lambeaux, on voit comme elle ce véritable carnage, une vision d’apocalypse remplie de cris, de sang, de douleurs, de râles...
Le danger et la mort sont partout dans l’aéroport, invisibles, terrifiants. En lisant ces pages, on est dans l’ombre de Caroline, on souffre avec elle... On ressent ce qu’elle ressent et on imagine ce que nous aurions fait (ou pas…) dans la même situation : elle trouve en elle une énergie incroyable qui la pousse vers les blessés et les corps inanimés. On dirait qu'elle obéit à une mission surnaturelle.

Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est qu’elle est blessée… psychologiquement. Le moindre bruit suspect, une tache rouge, des rencontres douteuses vont déclencher aussitôt chez elle des douleurs insupportables, des crises de larmes irrépressibles, des rêves cauchemardesques, des douleurs inconnues.
Sitôt sortie de l’aéroport en ruine, Caroline trouve une voiture qui la conduit chez son amie Béatrice à Bruxelles. Elle n’est pas encore détendue que la télévision annonce un autre attentat dans le métro.
Je vous laisse découvrir la suite : comment elle a pu retourner aux USA, comment elle a eu la force de partir en vacances quelques jours, ses premiers jours de reprise de son travail…

Le message de Caroline est un message qui nous touche tous : Il est de notre devoir d’être humain de ne Caro pas laisser la haine des extrémistes – de tous les extrémismes – nous priver de notre bien le plus cher, notre humanité. C’est cette humanité, ce dépassement de soi dans les moments les plus difficiles, cette projection vers les autres, ce désir d’entraide qui nous permettra de transmettre aux générations futures un monde meilleur et de redonner l’espoir aux moins chanceux de l’existence.

J’ai eu le plaisir de rencontrer Caroline à New York pour mettre au point ce livre que vous lisez en ce moment. Et j’ai pu ressentir sa générosité sans limites, son enthousiasme recouvré, son goût incoercible de la vie.
Caroline est « une belle personne ». Une personne qui est vraiment à l’image du sous-titre : Même pas peur. Caroline est GRANDE.

Henri Kaufman
hipipip@gmail.com


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