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Profession : cadavre (au cinéma)

17 December, by HK[ —]

Mort cinéProfession : cadavre. Une profession décortiquée par Henri-Jean Anglade

Sur grand ou petit écran, dans les séries comme dans les films, ils sont omniprésents et on pourrait les compter par centaines chaque jour. Ce sont les héros anonymes, la plupart du temps, qui n’ont souvent rien à dire mais beaucoup plus à montrer et dont le jeu, plus ou moins expressif, consiste à présenter tout ou partie de leur corps.

Quelle est cette armée des ombres ? Qui sont ces personnages que l’on entr’aperçoit et qui prennent rarement la pleine lumière ? Eux, dont la brièveté du rôle introduit néanmoins l’intrigue, acteurs ou actrices réduits au rôle de figurant en mode allongé.

Ce n’est pourtant pas une sinécure dont le ciné n’a cure. Car être un corps couché, pendu, suspendu, accroché, balancé, écrasé, ensanglanté, brûlé, demande une certaine tenue et un minimum de concentration. Le métier de comédien exige une inspiration et une respiration, celui-ci impose surtout de retenir sa respiration. Mourir c’est bien beau, encore faut-il le faire en apnée.

Scène d’ouverture des Experts (où qu’ils se trouvent, à New York, Miami ou Las Vegas) pour ne citer que cet exemple : un cadavre dans les deux minutes introduit en général l’épisode. Idem pour toutes les séries actuelles et ce à raison de dizaines qui tournent en boucle sur toutes les chaînes, autant dire que les cadavres ont de beaux jours devant eux.

Y-a-t-il un casting pour jouer les cadavres ? Aussitôt, la question vient à l’esprit (du mien en tout cas) : est-ce une question de corps, de plasticité, d’élasticité, de passivité là où d’autres au contraire sont dans la mobilité ? Comment les directeurs de casting recrutent-ils les acteurs et actrices qui sont censés ne vivre à l’écran que pour mieux mourir ou être déjà morts ? Quel est le look ? Quel est le book qui les recense ? Que doivent-ils montrer pour être suggestifs : une bouche déformée, un bras tordu, un regard torve ou vitreux ?

Corps-bide ou morbide ? Là où les autres comédiens sont censés valoriser leur image, leur sourire, leur voix, qu’en est-il pour ceux qui disparaissent dans les premières minutes ou dont le jeu tient dans l’absence de répartie, la dilution du monologue par la morgue ?

La nudité ne serait-elle pas l’un des critères ? Et la capacité à incarner un rôle qui ne vit que dans des souvenirs, des limbes et des regrets. Celui que laisse le mort durant l’enquête. Enfin, pas toujours. Il y a aussi des salauds que personne ne plaint et qui doivent cependant être crédibles dans des situations ambigües ou carrément glauques.

La morgue tient souvent lieu de scène de théâtre. Et c’est sans doute là où réside la force d’inanité du jeu de ces comédiens qui sont dans la dissimulation et jamais dans l’action. Morts, il sont passifs, voués à remplir l’écran par la seule présence d’un corps sans vie. Et ça ne doit pas être drôle tous les jours que de monter sur une table froide et d’être regardé avec dégoût, commisération ou effroi.

La mort leur va si bien. C’est quand même tout un art d’être un beau cadavre, propre sur lui, bien nettoyé. Une fois le mot « Action » prononcé, se dire qu’il n’y a plus rien d’autre à faire que de rester là, comme un tas. Un tas de chair et d’os que l’on va scruter, gratter, ouvrir, disséquer... Ce qui s’appelle un jeu au scalpel. Souffle retenu, yeux clos, lèvres bleuies, ecchymoses apparentes, maquillage bon teint, bras ballants, le vide dans la tête, une sorte d’état zen.

Y-a-t-il un apprentissage, des cours de formation, une filière ? Ou bien devient-on cadavre par hasard, dans une sorte de don de soi, acte ultime du comédien qui s’abandonne à son rôle sans autre pudeur que d’être un mort présentable ? Par quel soliloque passe-t-on les différentes étapes : j’étais vivant, je suis mort. Issue de sortie par le haut et avec les honneurs pour un métier dont certains, à tort, n’hésitent pas à affirmer que pour réussir il faut coucher. Ici, en tant que cadavre, coucher c’est réussir à prendre son pied en interprétant un macchabée.

A ces questions, et après enquête, les avis sont divergents : certains penchent pour une école de la sobriété, un cadavre doit être une feuille blanche sur laquelle le spectateur doit se projeter, ce qui exige une forme d’empathie, d’autres pensent que le comédien doit jouer dans la décomposition du rôle, et le prendre en quelque sorte à rebrousse-poil. Ce que l’on voit n’est que la partie visible de l’iceberg, sa vie antérieure mérite d’autres explications, et le cadavre en porte les stigmates. C’est l’école de l’intensité. Et elle nous donne à voir le cadavre debout, habillé, taillé pour le rôle dans d’autres séquences. C’est évidemment le jeu préféré des cadavres. Etre ou ne pas être, tout en nuances.

La prochaine fois que vous verrez un cadavre, regardez-y à deux fois. Son visage, sa bouche, ses épaules, ses seins, son ventre, ses hanches, ses jambes, ses pieds sont autant de mesure de son talent. Ceint d’un pudique drap plié à hauteur du bas-ventre dans nombre de cas, il est parfois aussi entièrement couvert pour ne se révéler que dans le subreptice dévoilement de ce sépulcre, et nous donner à voir un visage paisiblement endormi ou un rictus de terreur, selon les circonstance qui ont précédé sa disparition. Les affres du scénariste peuvent s’y lire comme les doutes de l’inspecteur chargé de l’enquête. C’est tout le mystère du cadavre, en son jeu intériorisé.

En tout cas, le métier de cadavre n’est pas de tout repos. Et si certains comédiens et comédiennes craignent un échec commercial préjudiciable à leur carrière, celui de doublure cadavre offre une certaine longévité. Il y a aura toujours des jeunes et des vieux cadavres, des beaux et des moches, des petits et des gros, des glabres et des velus, des chauves et des chevelus, dont toutes les parties du corps expriment en creux et bosse leur vie. En quelques secondes, en quelques plans, ils nous donnent la chair de poule, nous émeuvent ou nous troublent. Cadavres exquis. Prix d’interprétation du meilleur rôle. Ce métier là ne s’improvise pas, c’est un dur métier, c’est un beau métier.

Alors quand quelqu’un s’assiéra à vos côtés, au cours d’un dîner, d’une soirée, dans le bus, le métro, dans un avion, un train, en croisière ou en pédalo, s’il vous fait l’aveu d’une activité a priori étrange, quoique fort honnête, à savoir cadavre professionnel, ne soyez pas choqués ou effrayés, et regardez-le désormais d’un autre œil. Vous pourrez en conclure que la vie c’est pas du cinéma !

Henri-Jean Anglade


L’Alabama annonce-t-il le début de la fin pour Trump ?

13 December, by HK[ —]

Tee-shirt D. T.L’Alabama annonce-t-il le début de la fin pour Trump ? Contre toute attente, les électeurs d'Alabama on choisit le candidat démocrate plutôt que le Républicain soutenu par D. Trump et battu pour cause de "misconduit" sexuelle.

Il est des victoires minimes qui annoncent des défaites majeures. Minime parce que l’Alabama n’est pas un grand Etat (comme son voisin la Floride) mais c’est tout de même représentatif d’une évolution qui sape un peu plus l’autorité du Président. Majeure parce que l’Alabama est un Etat extrêmement conservateur, qui depuis 1992 plaçait systématiquement un Républicain en tête aux sénatoriales.

Renversement des faveurs : le démocrate l’emporte

Le démocrate Doug Jones, magistrat qui se présentait pour la première fois, a donc réussi l’exploit de battre le Républicain Roy Moore, président de la Cour suprême de l’Alabama, réactionnaire revendiqué et qui croyait le siège tombé dans son escarcelle. C’était sans compter sur le réveil démocrate et une abstention très forte dans le camp républicain, tout au moins dans l’électorat féminin dégoûté par les accusations d’agressions sexuelles du candidat Roy Moore.

Le Président est atteint par la défaite de son candidat

Ce dernier qui se croyait encore le premier jusqu’au soir du vote, où il eut du mal à admettre sa défaite (48,7% contre 49,9% pour Doug Jones) avait pourtant le profil populiste cher au Président Trump, dont c’était cependant le deuxième choix (lors des Primaires dans cet Etat c’est le sénateur sortant, Luther Strange, qui aurait dû être investi).

Comme un cri d’allégresse et vengeur : Ala(O)bama !

Ce n’est pas un mince exploit qu’a accompli le désormais sénateur de l’Alabama car cela s’apparente à une reconquête du Sénat où la majorité républicaine ne tient qu’à un siège. Sachant que les élections des mois derniers ont été toutes favorables au camp démocrate, il souffle comme un vent d’espoir parmi les adversaires de Trump. D’autant que celui-ci aura une marge de manœuvre réduite au Sénat (2 voix d'écart entre Démocrates et Républicains) et ne pourra plus guère faire avancer les réformes régressives qu’il envisageait.

Le vent tourne, Trump n’a plus la martingale

Mister Tweet a eu beau féliciter Doug Jones « pour cette victoire âprement discutée », la pilule est amère et lui montre que l’équation jadis gagnante : état du sud + esprit confédéré + racisme ambiant = victoire assurée, n’avait plus rien d’évidente. De là à penser que d’autres électeurs vont commencer à tourner le dos aux errements Trumpiens, à ses mensonges et à sa balourdise affichée, il y a bien quelques fake news qui vont tenter de discréditer les démocrates, les médias et Washington dans un même limon incestueux.

Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne

N’en reste pas moins que cette élection marque peut-être un tournant, un an après l’accession de Donald Fuck. S’il a fait un cartoon à l’élection présidentielle, il est à présent sur la sellette, rattrapé par son comportement de prédateur. Après l’ouragan Weinstein, un Trumpgate pourrait ébranler les colonnes de la Maison Blanche où la menace d’accusations sexuelles est bien réelle. Mais le bougre est encore prêt à mentir, ce qu’il sait le mieux faire, et à raconter n’importe quoi, ce qu’il sait aussi très bien faire, quitte à mettre le feu à la planète. Attention cependant à la morale : qui trop embrase, mal éteint !

Henri-Jean Anglade

PS. La photo ci-dessus est la photo que HK a acheté la semaine dernière à NY. On y lit en toutes les langues, y compris la langue des signes  combien les Américains (surtout à NY) auraient honte de D. Trump


Victoire de Wauquiez : défaite des Républicains

13 December, by HK[ —]

LW Victoire de Wauquiez : défaite des Républicains et voilà ce qu'en pense Henri-Jean Anglade...

Sur le papier et dans les urnes, il peut s’en féliciter, Laurent Wauquiez a gagné la première manche. Sauf que, à la lecture des chiffres et à la lumière des faits, cette élection est loin d’être un bâton de maréchal et à peine celle d’un général d’un parti en déroute idéologique, en pleine crise identitaire.
Le commandant Wauquiez saura-t-il remettre de l’ordre parmi ses troupes en débandade ? Pourra-t-il recréer un semblant d’unité dans un parti désormais désuni ? Rien n’est moins sûr même si l’homme ne manque pas d’allant et d’ambition. Seulement, aujourd’hui, se déclarer de droite est-il un sésame suffisant pour attirer des électeurs/trices ? Ou bien un mantra destiné à agglutiner des Fillonistes dépités, des Sarkozystes désappointés et des Chiraquiens orphelins ? Sans boussole, la droite se cherche un cap même si elle croit avoir trouvé un chef. 
Les 7 points qui fâchent et les 7 raisons qui entachent
1. La faible participation démontre que plus d’un adhérent du parti sur deux a préféré s’abstenir. Pour être précis, une participation de 42% alors qu’elle était de 58% lors de la précédente élection à la tête du parti en 2014. Cela diminue d’autant la victoire de Laurent le presque Magnifique.
2. Le score de Wauquiez, à plus de 74% se jauge, et se juge, à l’aune du précédent de Sarkozy qui était de 64%. Sauf que dans le cas de Sarkozy il y eut plus de 150 000 votants tandis que la barre des 100 000 n’a pas été franchie dimanche dernier. Faites le calcul : 64% de 150 000 c’est quand même mieux que 74% de 100 000. Cela relativise le chant de la victoire. 
3. Le lendemain de cette victoire si chèrement acquise, l’un des ténors du parti des Républicains, Xavier Bertrand claque la porte et se désolidarise en disant ne plus se reconnaître dans son parti. Le président des Hauts de France contre le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est le combat fratricide en vue pour 2022.
4. L’homme à la parka rouge (il paraît que ça fait plus peuple) est prêt à livrer son parti pour un plat de lentilles vertes du Puy en échange d’accords avec l’extrême-droite quand bien même aujourd’hui il s’en défend, mollement. Le fumet du FN donnera-t-il du goût à l’ascension du fringant quadragénaire ?
5. Le maire de Bordeaux refuse de faire allégeance au jeunot de la Haute-Loire même si tous deux partagent un même cursus et une agrégation de lettres. Le premier (d’entre tous) a voulu agréger les droites et le centre, le second, poursuit la désagrégation. Juppé cédera-t-il à la tentation de Venise tandis que son cadet l’abandonnera à cet exil ? 
6. Le trio d’enfer constitué de l’inépuisable Nadine Morano, de l’impayable Eric Ciotti et de l’inénarrable Christian Jacob est à la botte de Laurent Wauquiez (ou son talon d’Achille). En guise de botte secrète, ce serait plutôt une motte de beurre rance pour droite dure en pleine errance.
7. Tandis que Sarkozy reste mutique, Pécresse se tâte sans se presser, Fillon a pris ses distances, Coppé n’a même pas voté, les ex amis se regardent en chiens de faïence. Pour les Républicains, c’est l’heure des règlements et de remettre les pendules à la bonne heure.
Wauquiez sera-t-il le bon horloger quand celui qui les remonte est à l’Elysée ?

Henri-Jean Anglade


Après Jean d'O, Johnny ?

6 December, by HK[ —]

JHL'oraison écrite par Henri-Jean Anglade
Noir c’est noir : Johnny au Panthéon ?

Il faut remonter à 1963 pour voir un tel alignement des planètes, une concomitance dans la mort de deux personnalités aimées des Français, Edith Piaf et Jean Cocteau, respectivement le 10 et le 11 octobre, pour dessiner un certain parallèle avec la situation d’aujourd’hui, la disparition à quelques heures d’intervalle de Jean d’Ormesson et de Johnny Halliday.

C’est donc dans la nuit du 5 au 6 décembre que Johnny nous a quittés, laissant orphelins des milliers de fans, et ouvrant le robinet d’eau tiède des hommages des télés d’info en continu, experts éplorés et amis du défunt en quête d’un quart d’heure de célébrité. C’est bien simple, à 7 heures du matin sur BFM TV il n’existait rien d’autre sur Terre que la mort de Johnny, sa vie, son œuvre, ses amours, ses enfants, ses chansons, ses excès, ses villas, ses femmes... Le monde se résumait à Marnes-la-Coquette et la planète tournait en boucle autour de cette disparition.

Que Johnny ait été un chanteur représentatif d’une génération, nul n’en doute. Qu’il ait eu une belle voix, je veux bien l’entendre. Qu’il ait eut une vie bien remplie, je n’en doute pas. Qu’il ait été l’idole des jeunes et aujourd’hui des vieux je peux le comprendre. Qu’il soit toujours un symbole pour certains, je suis prêt à l’accepter. Mais de là à recycler les mêmes informations, je suis dubitatif.

Oraison ou déraison ?

Puis-je dire que Johnny pour moi n’est rien d’autre qu’un chanteur parmi d’autres et que je ne partage en rien ce deuil national ? Suis-je un cœur sec qui ne bat pas au diapason de cet unanimisme ? Dois-je sans tarder me faire psychanalyser parce que Johnny ne me fait pas vibrer ? Après tout, libre à chacun d’aimer ou pas tel ou tel chanteur et dire qu’il n’est pas l’acteur essentiel de sa vie, et qu’il n’en représente qu’epsilon de ses souvenirs. Mais dans le cas de Johnny n’est-ce pas un crime de lèse-majesté ?

Des heures et des heures à ressasser les mêmes témoignages, à reproduire les mêmes images, à répéter les mêmes reportages, à produire du Johnny non stop, cela me fait penser à de la propagande post-mortem. Johnny n’y peut rien, il n’y est pour rien, mais ceux qui en font leur fond de commerce sont pour moi les mêmes média qui demain aduleront tel autre acteur ou le brûleront sans autre souci que de faire de l’audience.

Henri-Jean Anglade

P.S. : et dire que Robert Hirsch a eu à peine droit à deux minutes  au JT !


« Au revoir et merci » : la mort de Jean d’Ormesson

5 December, by HK[ —]

Jeand'OUn hommage (mérité) de mon ami Henri-Jean Anglade à "Jean d'O"

« Au revoir et merci » : la mort de Jean d’Ormesson

C’est lui qui le dit, enfin, qui le disait, « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle », son dernier livre où il confessait, une fois de plus, ses doutes sur sa carrière et sur sa longue vie, en quête d’honneurs et d’une rencontre avec l’Eternel « Au plaisir de Dieu ». C’est désormais chose faite, le voici en face de Lui. Pour un tête-à-tête « Comme un chant d’espérance » où il pourra ironiser ou s’amuser, comme il savait si bien le faire sur les plateaux, dont celui d’Apostrophes, où il fut l’auteur le plus reçu par Bernard Pivot.

Excellent client télévisuel et télégénique, avec sa faconde, ses réparties, ses citations, ses yeux bleus et cette voix haut perchée, cette manière dans les aigus de disserter sur tout avec un détachement aristo-philosophique, Jean Lefèvre d’Ormesson, plus connu sous le pseudo de Jean d’O, aura à la fois dominé les lettres françaises de ce dernier demi-siècle (il est entré à l’Académie française en 1973) par les succès à répétition de ses romans, comme un chapelet de best-sellers, et par cette façon bien à lui de paraître intemporel tout en appartenant à une caste qui aurait pu l’éloigner, en partie, de son lectorat.

Car, et c’est bien là son paradoxe, monsieur le Comte d’Ormesson fut populaire malgré un CV qui aurait pu le limiter à la seule rubrique mondaine du Figaro, dont il fut un éphémère directeur général en 1974. Comment ce petit homme qui était un grand bourgeois a-t-il pu passer les modes et incarner un certain esprit français tout en séduisant aussi bien la ménagère de moins de 50 ans que le rappeur JoeyStarr qui déclarait que « Jean d’Ormesson était le meilleur punchliner de son époque » tandis que le chanteur Julien Doré s’était fait tatouer son nom ?

Par quel miracle, Jean d’O était-il devenu l’écrivain culte trans-générationnel, au-delà du sens commun et d’une logique de classe ? « Qu’ai-je donc fait » s’étonnait-il faussement tout en avouant « C’est une chose étrange à la fin que le monde ». Etait-ce sa gentillesse apparente ? Sa manière de dire du mal des uns tout en le disant bien, et de dire du bien des autres, tout en les égratignant ?

Farouchement ancré à droite, il fut aussi l’un des invités préférés de François Mitterrand durant son double septennat, et sans doute fasciné par celui-ci au point de l’avoir incarné à l’écran dans le film de Christian Vincent « Les saveurs du Palais ». La vieillesse aidant, les rides venant, son visage parcheminé de « Vagabond qui passe sous une ombrelle trouée » il confessa « Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit ».

Un visage familier pour des millions de Français qui l’ont lu, ou pas, mais qui l’ont vu à la télévision ou sur des centaines de couvertures de magazines comme une sorte de « Jean qui grogne et Jean qui rit ». Ce n’était pas Victor Hugo, pas plus que le modèle auquel il aspirait, Chateaubriand, et il le savait bien. Jean d’O eut les honneurs (récents) de la Pléiade et on peut s’interroger sur la validité d’un tel choix, mais la maison Gallimard pouvait-elle refuser ce dernier plaisir à l’un de ses auteurs fétiches et les plus vendeurs ? Comme un pied de nez, il avait achevé un nouveau livre, qui paraîtra en 2018, sous le titre de « Et moi, je vis toujours », ce qui est bien la preuve qu’il se croyait Immortel. L’avenir le dira...

Henri-Jean Anglade

P.S. : titres cités parmi l’œuvre de Jean d’Ormesson 

- Au revoir et merci (1976) : il s’interroge (déjà) sur sa vie et son œuvre avec un regard lucide et sans concession.

- « Au plaisir de dieu » (1974) : sans doute son grand livre, celui qui lui a apporté la notoriété auprès du public, le récit autobiographique de sa jeunesse avec une figure centrale, le château familial de Saint-Fargeau.

- « Comme un chant d’espérance » (2014) : déambulation littéraire d’un vieil homme au soir de sa vie qui se prend pour un détective de l’univers.

- « Le vagabond qui passe sous une ombrelle trouée » (1978) : Jean d’O se met en scène et évoque la mémoire de son père et en filigrane se raconte au travers d’épisodes plus ou moins romanesques.

- « Jean qui grogne et Jean qui rit » (1984) : chroniques et portraits au vitriol ou au menthol, c’est selon l’humeur.

- « C’est une chose étrange à la fin que le monde » (2010) : à la question « qu’est-ce que la vie et d’où vient-elle », Jean d’O digresse et dégraisse.

- « Qu’ai-je donc fait » (2012) : Jean d’O passe à confesse et nous dit tout ce/ceux qu’il a aimé, et il a beaucoup aimé.

« Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit » (2013) : toujours en quête d’une métaphysique Ormessionienne, Jeannot interpelle le monde, la société et l’époque tout en redisant sa foi en la littérature.

- « Je dirai malgré que cette vie fut belle » (2016) : sous couvert d’un procès qu’il se fait à lui-même l’auteur mêle avec bonheur les tourbillons de l’histoire et ceux d’une vie qui ressemble à la sienne


La clé magique qui ouvre toutes les portes

1 December, by HK[ —]

Un dessin de Harold's Planet... Toujours l'humour anglais

Unnamed


Les temps sont difficiles...

30 November, by HK[ —]

LéoLes temps sont difficiles (et voilà ce qu'en pense Henri-Jean Anglade. C’était déjà le thème d’une chanson de Léo Ferré (sortie en 1961 et adaptée ensuite en plusieurs versions), « Les temps sont difficiles » où il est question de l’actualité et de la société française de l’époque : la mode yé-yé, Hallyday et Dalida, Aznavour, BB, les nouveaux francs (qui rimaient avec ortolans), l’Indochine, Kennedy et Khrouchtchev, la guerre froide, le Nord et le Sud, Van Gogh et Gauguin qui « crevait à Tahiti, dans la mistoufle et dans l’ennui. Les temps étaient bizarres ! ». On le voit bien, plus d’un demi-siècle après, (presque) rien n’a changé...

. Hallyday souffre, Johnny nous fait souffrir : en tout cas tous ses innombrables fans qui scrutent chacune de ses sorties pour vérifier son état de santé qu’ils mesurent à la façon dont il s’accroche à la vie c’est-à-dire au bras de Laeticia, laquelle semble avoir enfin trouvé son rôle. Après avoir joué à la marelle puis à la poupée, la voici en infirmière dévouée. Le vieux rockeur qui a dû un peu beaucoup abuser dans sa vie (alcool, tabac et autres drogues) lutte vaillamment tandis que sa belle lui allume le feu pour ranimer la flamme qui vacille. L’idole des jeunes s’est muée en papy Johnny et tous ses admirateurs lui disent Bercy !

. Aznavour chante, Charles nous enchante : à l’inverse de Johnny, Charly pète la forme. Celui qui pourrait être son père, il est né en 1924 (Johnny en 1943) poursuit sa tournée comme si de rien n’était. A croire que le bon air des Alpes Suisse conserve. En 2018 il fera son tour de France et se produira à Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes et Lille. Pour le chanteur nonagénaire qui se voyait déjà en haut de l’affiche à 18 ans, le destin affiche complet d’autant qu’il s’y voit encore jusqu’à 100 ans. C’est vraiment for me, formidable. Et tous les centenaires des maisons de retraite lui disent merci !

. Trump hystérise, Donald nous vampirise : si les sixties ont mis à l’honneur le twist, Donald Trump, qui les a bien connues, a pris au pied de la lettre et de la traduction le mot qui signifie « torsion ». Et pour tordre le cou à la vérité, il est assez bon. L’ex Monsieur téléréalité des années 2000 a poussé le bouchon jusqu’à transformer les électeurs américains en téléspectateurs permanents de son émission qu’il avait sobrement intitulé The Apprentice. A le suivre, à l’entendre, à le voir, à le lire, pas de doute c’est bien un « apprenti » et ce n’est pas pour nous rassurer. Si les tweets de Mister Trump font parfois sourire, ils sont surtout inquiétants et démontrent qu’il fait valser les conventions tout en se moquant du monde. De quoi danser sur un volcan.

. Macron sourcille, Emmanuel nous décille : et dans l’opposition, ça décanille... La jeunesse du président emporte tout sur son passage y compris la Françafrique. L’ex pompe à fric du marigot politique s’est réduite à un mince filet et si l’eau tarie tandis que le pétrole coule à flots, et que l’Oubangui-Chari* continue de charrier des cadavres, Emmanuel Macron parle le langage de la vérité à la jeunesse du Burkina-Faso, façon de dire qu’il leur appartient de prendre en main leur avenir. Sarko, inspiré par son porte-plume Guaino, parlait à « l’homme africain qui n’est pas assez entré dans l’histoire » dans son discours de Dakar en 2007, dix ans plus tard, Macron laisse libre-cours à son improvisation et répond du tac au tac : « Mais moi je ne veux pas m’occuper d’électricité dans les université du Burkina-Faso... C’est le travail du Président ! ». Lequel, un brin gêné a quitté la salle. Aurait-il pété les plombs ?

. Mélenchon déprime, Jean-Luc nous intime : le chef de la France insoumise traverse une double crise, personnelle et politique. Il sent le poids des ans et il voit ses mots d’ordres peu suivis d’effet. Résultat, il imprime moins, il n’intimide plus. Sa révolution d’octobre est passée, la loi Travail aussi. Les Bolchéviques dans la rue, Macron à la Lanterne, le résultat s’est vu : point de déferlante, pas plus que de Constituante. Le (contre) modèle Maduro ne s’est pas exporté dans l’Hexagone et son épigone français n’a pas réussi son pari. Peut-être que Mélenchon devrait songer à se rabattre sur Marseille, plutôt que de rebattre les cartes nationales, et viser le jumelage avec Caracas pour un prochain carnaval.

. Wauquiez divise, Laurent nous enlise : ce n’est pas faute de l’avoir vu venir de loin, malgré sa relative jeunesse (il n’a que 42 ans), mais sous Laurent perçait déjà un autre Sarkozy. Plus grand de taille, plus blanc de tignasse, plus cultivé de formation mais tout aussi carnassier. Major de Normale Sup et de l’Ena, Laurent se voit à présent major des Républicains par ce qu’il le vaut bien, parce qu’il le Wauquiez. Ses opposants à l’élection, il n’en fera qu’une bouchée. Et pour le reste il est prêt à torpiller la Marine pour gagner des voix et battre la prochaine campagne présidentielle en général de l’armée républicaine fut-elle réduite aux aguets. Ainsi vaut l’oracle, ainsi vainquit Wauquiez.

. Poutine décide, Vladimir nous intimide : Poutine star, Vladimir tsar, c’est trop facile à faire pour ne pas le dire tellement c’est l’image projetée et recherchée par le maître du Kremlin. Après avoir annexé la Crimée, sans réaction de la communauté internationale, soutenu le tyran de Syrie et quelques satrapes des républiques d’Asie centrale dont l’inénarrable président du Turkménistan, Gurbanguly Berdimuhamedow, Poutine se représente pour un quatrième mandat en 2018. Après avoir écarté son principal opposant, Alexei Navalny, il a placé ses pions dont quelques pseudo-adversaires parmi lesquels Ksenia Sobtchak, vedette de téléréalité (comme quoi ça mène à tout) et fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg, qui embaucha un certain Vladimir Poutine dans son administration durant les années 90. Si le pronostic vital de la démocratie en Russie est engagé, le résultat final des courses devrait se jouer autour de 75 à 80% en faveur de Vlad l’an prochain. Pas besoin d’être madame Soleil pour le prédire, de deux choses l’une, Poutine a l’ascendant scorpion dans son quart de Lune.

. Kim se la pète, Jong-un nous inquiète : le ciel s’est assombri avec la menace grandissante d’un feu nucléaire en mer du Japon où un gros bébé dictateur joufflu pointe ses missiles comme il le ferait avec son doigt dans une pâtisserie en exigeant de manger tous les gâteaux. Sauf que la crème a un goût de plutonium et que derrière le comptoir, celui qui officie est lui-même un caractériel à tendance paranoïaque. Chez Donald’s, on n’a pas vraiment le sens de la mesure et on sort l’artillerie en guise de pré-représailles futures. L’allié chinois, prudent, observe et compte les poings sans mettre les points sur les i... Si la guerre m’était contée, Xi Jinping en porterait aussi son fardeau, tout comme l’ensemble de la planète.

. Gauguin attise, Paul nous renvoie aux Marquises : l’exposition Gauguin au Grand-Palais replace l’œuvre du peintre qualifié d’alchimiste mais elle pourrait, dans le contexte actuel, raviver un débat sur ses mœurs. Lesquels sont ambigus dans le film d’Edouard Deluc, « Gauguin, voyage de Tahiti », sorti en septembre, avec Vincent Cassel dans le rôle titre. En effet, derrière le peintre des vahinés, et sa vie dans les îles, n’y avait-il pas aussi un homme qui pourrait être traité de pédophile ? Gauguin n’a-t-il pas vécu avec une jeune fille de 13 ans, entre 1891 et 1893, alors qu’il avait trente ans de plus qu’elle. Et par la suite, il aura des relations avec d’autres jeunes autochtones à peine plus âgées. Alors, quand on revisite le passé à la lumière du présent, quel jugement porter sur l’homme ? Que garder du peintre ? Faut-il fermer les yeux ? Faut-il le dénoncer post-mortem et retirer des tableaux comme on fait sortir du générique du dernier film de Ridley Scott « Tout l’argent du monde », Kevin Spacey, remplacé au pied levé par Christopher Plummer, sous prétexte qu’il a avoué des actes déplacés ? L’art et la morale, la question ne peut laisser indifférent.e.

Henri-Jean Anglade

 

* Aujourd’hui République Centrafricaine


Une nouvelle Galerie à Saint Rémy de Provence

28 November, by HK[ —]

AFFICHE CAFE PLACE web (1)COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA GALERIE DU CAFE DE LA PLACE.

 L’intention de la nouvelle Galerie du Café de la Place est de présenter des expositions de photographies artistiques sans exclusive de style.

Les artistes sont invités gracieusement par la galerie et aucun droit n’est perçu sur les ventes.

La durée d’une exposition est de deux mois. L’exposition est accessible tous les jours aux heures d’ouverture du Café de la Place.

L’artiste invité proposera  des tirés à part afin de de permettre aux invités d’acquérir des œuvres de diffusion à des prix populaires.

La première exposition sera consacrée à « La photo colorisée » œuvres de Bernard Lecointe (alias artistique Bertran).

L’artiste présentera ses œuvres et commentera  sa recherche. Son nouveau livre sur « la photo colorisée » sera présenté et dédicacé.

Des tirés à part des œuvres seront proposés à des prix populaires.

Inauguration de l’exposition le vendredi 15 décembre à 19 h 30.


De quoi l’écriture inclusive est-elle le nom ?

24 November, by HK[ —]

De quoi l’écriture inclusive est-elle le nom ? Henri-Jean nous donne son point de vue !

La nouvelle bataille d’Hernani est engagée et en lieu et place de Théophile Gautier avec son gilet rouge, sur le théâtre de nos passions politiques, c’est Edouard Philippe qui sort le carton jaune. Mais aujourd’hui, il n’est pas question de classiques et de romantiques autour de la pièce de Victor Hugo, non, il s’agit de défenseurs et de détracteurs de l’écriture inclusive qui s’est invitée dans le débat franco-français. Essentiel.l.e !

L’imposture inclusive : la réponse en exclusive
Après la querelle autour d’un ouvrage scolaire publié par Hatier (à destination des CE2 précisons-le), la nature inclusive a fait son entrée en force et bouleverse les équilibres grammaticaux. Une fois la mayonnaise prise, le Premier ministre a tranché, il ne souhaite pas que soit fait usage
de l’écriture dite inclusive. C’est dit. C’est écrit. C’est même un cri.

Ouf ! Encore que...
Les combattant.e.s de l’écriture inclusive (en tête, Eliane Viennot*) n’ont pas dit leur dernier mot ni prononcé leur dernière voyelle voyez-vous (qui est le voyou ?). Et l’injonction d’Edouard Philippe sera-t- elle suivie d’effet, outre l’annonce ? Tiens, prenons cet exemple qui me vient aussitôt à l’esprit (de contradiction, (qui est le mien) : l’annonce faite à Marie d’un certain Paul Claudel pourrait devenir l’annonce faite au mari ce qui donne une autre orientation à la chose. L’auteur du « Soulier
de satin » qui avait eu la révélation, à 18 ans, à Notre-Dame de Paris, à côté de la statue de la Vierge dite du Pilier serait un bien mauvais défenseur du masculin-féminin, lui qui fit enfermer sa sœur, Camille,
pourtant géniale sculpteur/sculptrice. Camille un prénom masculin/féminin comme un fait exprès !
De la chose il est question dans une opinion récente donnée par Alain Rey, le célèbre linguiste, directeur du dictionnaire Le Robert : « On a complètement confondu les « signes » et les "choses". Le masculin et le
féminin dans la grammaire française ne sont pas liés à l’espèce humaine. Ils sont arbitraires concernant les choses. » Il poursuit en argumentant :
« Un fauteuil ou une chaise, une girafe y compris pour le mâle, ou encore le crapaud (qui) n’est pas le mari de la grenouille » (lequel ne se vexe a priori pas d’être monsieur la grenouille). Dans cet inventaire à la Prévert, masculin et féminin se côtoient sans qu’il y ait matière à scènes de genre. Ni scène de ménage(rie).
Les grands principes au secours des 3 principes
Dans son souci égalitaire, au demeurant sympathique et justifiable, les tenants de cette doxa inclusive ont érigé trois principes sur lesquels ils ont bâti leur édifice :
   - Accorder les grades, les fonctions, les métiers et les titres selon le genre.
Un auteur est une autrice, à moins qu’on préfère auteure, un compositeur est une compositrice ou une compositeure, et pas seulement à ses heures perdues. Le maire lui est un peu perdu, on lui accorde le féminin mais il reste (la) maire fut-il femme et mère, bien que d’aucuns disent mairesse sans qu’elles s’appellent toutes Valérie. Le ministre n’est pas en reste qui devient ministresse sauf à se contenter du madame la ministre, qui est assez en cour. Un pompier est une pompière, au feu la langue, il ne suffira
pas d’un extincteur pour éteindre l’incendie.
   - Le pluriel, selon cette tentative de nouvelle règle, sera égalitaire : le masculin ne l’emportera plus sur le féminin (tant mieux se dit-on) mais il inclut les deux sexes grâce à l’utilisation du point médian. C’est là que les choses se gâtent. On écrira ainsi « les électeur.rice.s », «les citoyen.ne.s» ou « les chien.ne.s » si l’on n’y prend garde. La réflexion inclusive ajoute que dans les articles, les journalistes et gens de plume sont invités à parler de « les maçonnes et les maçons » dans le cadre d’un article sur le BTP (Bi-Trans- Partenaires ?) par exemple ou j’ajouterai « les cons et les connes » si l’on veut refléter la réalité d’un usage immodéré du portable à toute heure du jour ou de la nuit, au détriment de sa santé et de celle de son/sa voisin.e.
   - Enfin, troisième pilier de l’écriture inclusive : éviter d’employer les mots « homme » et « femme » pour leur substituer les termes jugés plus universels de « droits humains » plutôt que « droits de l’homme ».

Que tout cela parte d’une bonne intention, nul n’en doute.
Après des siècles de brimades, certain.e.s veulent leur revanche. Mais faut-il assommer des élèves qui n’ont que 7 ou 8 ans d’une règle intempestive alors qu’ils en sont encore à apprendre le b.a. ba d’une
langue assez complexe ? Ne peut-on envisager une évolution normale et naturelle de la langue sans ce diktat où la féminisation se fait en douceur, sans violence verbale, ni viol lexical ? Après tout, chacun aujourd’hui fémininise les fonctions, les titres, et l’usage viendra à l’évidence. La terminologie « homme » s’emploie pour les deux sexes et supporte les deux chromosomes X et Y dans cette acception universelle. Selon le contexte, cela n’interdit pas d’écrire « Depuis la nuit des temps, les hommes et les femmes ont vécu côte à côte »... Et ce n’est pas de la côte d’Adam qu’est sortie Eve, mais plutôt qu’elle était endormie à ses côtés.
Une erreur de traduction peut faire commettre bien des bêtises. La langue française est tombée sur un os mais Dieu est au-dessus de tout ça, non ?

Henri-Jean Anglade

Pour vous faire une opinion objective sur un sujet dont la réponse peut sembler subjective : www.ecriture-invisible.fr
Post-Scriptum : Notons que nos amis Québécois ne sont pas restés cois, et qu’ils ont pris le taureau (ou la vache) par les cornes. En effet, ils ont tranché et adopté l’écriture inclusive. Un livre vient de paraître à ce sujet
« Grammaire non sexiste de la langue française » par Michaël Lessard et Suzanne Zaccour chez M éditeur (sortie canadienne pour le moment mais possibilité de le commander sur le site www.prologue.ca).
*Eliane Viennot : Professeur de littérature française à l’université de Saint-Etienne et auteure de « Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin » (éditions iXe)


A R T I T U D E S à Salon de Provence : le livre d'or

17 November, by HK[ —]

Le Livre d'or de l'expo A r t i t u d e s 2017, à Salon de Provence 

  

 


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