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R S S : June’s Planetoid


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Un bien beau dimanche.

27 April, by june[ —]


Motifs à l'œuvre ; tentative d'inventaire, suite.

24 April, by june[ —]
Les choses censées être transmises, les messages qui n'arrivent pas, les échanges à sens unique, les destinataires qui ne sont pas ceux que l'on imagine.

En haut : "Live Together, Die Alone", Lost, saison 2, épisode 23 (mai 2006).
En bas : "The Book of Kevin", The Leftovers, saison 3, épisode 1 (avril 2017).

Sans moi.

24 April, by june[ —]
Ce midi, à la sortie d'un atelier pédagogique assez dur/intense avec des gosses dont l'avenir semble infiniment plus merdique que le mien (parents à côté de la plaque ; situations sociales foireuses ; isolement et confinement dus à des origines géographiques les excluant des autres mômes autour d'eux), j'ai voulu aller me réconforter comme je le pouvais, avec mes moyens : en m'offrant un pain au chocolat.
Et je suis tombé là-dessus.


L'avantage c'est que mon désintérêt total de la fibre patriotique, qui était déjà très profond, est désormais enfoui à tout jamais, et c'est très bien comme ça : merci le gâteau !

Je le souhaite d'ailleurs à toutes celles et ceux qui semblent s'émouvoir du degré de merditude des choses aujourd'hui et qui pensent que le fait qu'une autorité étatique qui sollicite les habitants d'un pays une fois tous les quatre matins valide le fait que ceux-ci soient des citoyens concernés et impliqués. Ceci, quelle que soit la réponse que l'on pourrait leur donner, qu'elle soit convaincue ou par défaut : car après tout, cette douzaine de réponses possibles, la manière de fonctionner de ce QCM-record de la médiocrité crasse offert par nos élites, ce sont des "solutions" dictées et de facto, tout sauf un réel choix (je parle pas des programmes des uns des autres, hein : simplement, du fonctionnement de cette bien belle machine démocratique).

Trois choses me semblent sûres.
La première, c'est que cela ne sera ni avec l'option ultralibérale destructrice d'acquis sociaux macroniste, ni avec l'élan nationaliste facho du FN que les gamins que j'ai vu ce matin s'en sortiront.
La seconde, c'est que demain j'y retourne, bosser avec ces mômes en espérant -je sais pas comment- leur apporter un truc -je sais pas quoi-, qui me paraît bien plus utile en tout cas que d'aller répondre "untel" ou "untel" quand on m'appelle tous les cinq ans.
La troisième, c'est que ces gâteaux me semblent bien indigestes.

Je suis désolé, je m'étais promis de pas faire de statut pré-post-électoral. Caramba, encore raté.



Fanboy dans la place, check.

20 April, by june[ —]



Samedi et dimanche dernier, rapide aller-retour pour Paname.
Au programme, de longues ballades en mode touriste-qui-respire un peu partout, la visite de l'expo "L'esprit français Contre-cultures, 1969-1989" à La Maison Rouge, quelques trucs divers et variés trop intimes pour être postés sur cet horrible blog qui manque décidément beaucoup trop de retenue, et puis le point d'orgue de ce week-end, et probablement d'un peu plus encore : une rencontre publique avec Damon Lindelof himself, de passage à Paris dans le cadre du festival Séries Mania, dont il était président du jury cette année.
Jeudi soir, il était présent pour l'ouverture du festoche qui projetait en avant-première les deux premiers épisodes de la troisième saison de The Leftovers, et samedi soir il répondait aux questions d'Olivier Joyard, devant cinq cent fans au taquet, bordel. Dont nous.
Voilà, ça faisait très longtemps que j'avais pas fait mon fanboy comme ça. Peut-être parce que certaines des co-créations du bonhomme font partie du maigre matériau fictionnel contemporain qui m'a complètement retourné le cœur et le cerveau ces dernières années... (check ici, ici, ici).
Cette même rencontre est désormais en ligne ici-même mais bon, échanger quelques mots après la rencontre, c'était ce genre de bonus qu'on choppe ni sur le net, ni sur dvd...


PS : le bouquin de Pacôme Thiellement -que je conseille mille fois à tous les amateurs du boulot de Lindelof, mais pas seulement- est celui-ci. J'en ai déjà parlé à maintes reprises ici ou là, mais c'est normal : c'est parce que ça me plaît énormément.
Cimer Laura & Flo pour l'accueil, Cédric pour les 5 heures de route, Le Café des Anges (11ème) pour le chouette brunch du dimanche (avec une pure bande-son), et salut Paname, c'était cool, à la prochaine.

Tsundoku interdit.

13 April, by june[ —]

- "We told you so / comics as art", sous la houlette de Tom Spurgeon et Michael Dean (Fantagraphics).
L'histoire de l'essentiel éditeur indépendant nord-américain, vu par ses propres créateurs.
On en sait un peu plus (des tonnes !) sur ces gens qui ont façonné l'un des plus beaux catalogues qui soit, et sur la manière dont ils l'ont fait. Une grosse compilation d'anecdotes, pas mal de choses savoureuses, et des tonnes d'informations que la manière dont cette brochette a su se trouver et remuer ciel et terre pour, des années plus tard, être un monument de l'édition, représentatif d'une réelle exigence, d'une belle ambition. Où l'on découvre, sans aucune surprise, que seule passion dirige les belles choses dans ce monde de merde, ça alors.

- "Jérémie", de Paul Gillon (éditions Aaapoum).
Il faut combler ses lacunes : de Gillon (1926-2011), je ne connais rien, ou si peu. Sur Jérémie, récit d'aventure réalisé entre 68 et 73 et initialement publié dans Pif Gadget, Gillon dessine pour la première fois sans scénariste, il est seul aux manettes et ça renifle le magnifique et séminal comics réaliste made in USA, pour le pinceau qui semble être dirigé par la grâce.
La (très belle) version proposée par Aaaapoum est monochrome et ça laisse forcément pas mal d'amplitude au dessin fou de Gillon pour décoller quelques rétines. Il y a aussi un cahier de 16 pages en fin d'ouvrage, comportant quelques "explications" sur le processus de création et de réalisation qui ne manquent pas de charme, c'est le moins que l'on puisse dire.

- "Krollebitches", de Jean-Christophe Menu (Les Impressions Nouvelles).
"Souvenirs même pas en bande dessinée", c'est un excellent sous-titre en plus d'être un très bon résumé. Des épiphanies, des chocs frontaux, des révélations enfantines, et très tôt, une obsession incroyablement précoce et monomaniaque pour qui fait le livre, de l'auteur à l'éditeur : on le savait de longue date mais on en sait un peu plus sur le motif à l'œuvre dans l'existence d'un auteur au sujet duquel j'ai perdu toute forme d'objectivité depuis fort longtemps, tant je suis amateur de sa production, en plus d'être fan du bonhomme.
Comme à l'accoutumée chez Menu, tout est traité au prisme très personnel d'un homme au parcours qui parle pour lui-même : impossible de dissocier le sujet (le rapport à la création ? au livre ?) de celui qui l'explore. La création de Menu (en tant qu'auteur, en tant qu'éditeur) est le reflet direct de sa personne, à un point tel que cette tentative de rapprochement s'avère complètement vaine : ne serait-ce pas l'inverse ? Le bouquin est davantage qu'une simple collection de délicieux et/ou cruels souvenirs d'enfance, et ça se lit tout seul ; malgré la mise en lumière sur bien des points que JCM nous propose dans ce bouquin (peu dessiné, pour rappel), des décennies plus tard, on peut légitimement encore se demander ce qui a fait qu'un gosse puisse tomber aussi profondément dans "la bande dessinée". Bon, ça nous a valu trente ans de chouettes bouquins (ceux des autres et les siens), alors on ne va pas s'en plaindre.

- "Cul de sac (tome 2)", de Richard Thompson (Urban).
Le strip de Thompson, inénarrable, affûté, super drôle et sans pitié. Disparu précocement l'été dernier, Thompson est un des rares contemporains ayant renouvelé le genre. Ça se lit tout seul, c'est ni Peanuts ni Krazy Kat, mais c'est l'un des rares trucs qui mérite d'y être relié, je trouve.

- "Les mêmes yeux que Lost", de Pacôme Thiellement (éditions Léo Scheer).
Vis ma vie d'obsédé : il y a un gros mois environ, au sortir d'un pur hiver de merde, on décide de se remater l'intégrale de la série Lost, petit rendez-vous quasi-quotidien où l'on bingewatche intensément, selon nos emplois du temps communs.
Dans le même temps, je peaufine un petit papier que m'a suggéré un pote, concernant la série The Prisoner, et où il est difficile de ne pas voir apparaître quelques liens avec Lost...
La semaine dernière, je joue, pour rigoler, à un concours organisé par le festival parisien Séries Mania sur leur page fcbk, et je gagne deux places pour la rencontre avec Damon Lindelof ; au passage : Lindelof, scénariste/créateur (Lost, The Leftovers...) que l'on retrouve dans quelques précédentes notes de blog, notamment ici, ici ou encore .
Alors du coup j'en ai profité pour relire l'excellent bouquin de Pacome Thiellement, qui a prolongé de manière très satisfaisante cette transition apparue à la fin de la sixième et dernière saison...
On a re-re-regardé le dernier épisode hier soir, et aujourd'hui, une nouvelle fois, je suis très triste rien que d'y repenser. Alors j'essaie de penser à autre chose. Mais ça marche moyen.

- "L'art de la fuite", de Jean Villeroi (Jean-Jacques Pauvert).
Ah ! On en reparlera bientôt.

- "Living things", de Jessica Seamans (The Little Otsu).
Un beau cahier de dessins de la chouette dessinatrice, autrice de bon nombre des plus beaux posters sérigraphiés par les ricains de Land Land (merci Zak).



Laissez-moi sortir d'ici, par pitié.

13 April, by june[ —]


Le monde de demain.

13 April, by june[ —]
Il y a quelques semaines, entre deux tâches dans le cadre d'un petit workshop donné à l'EESI d'Angoulême, j'ai continué à alimenter ma base de données sur "ce qu'ont kiffé les étudiants récemment".

Ça rentre dans le cadre de mes modestes recherches personnelles sur la valeur de la transmission, du partage et de l'identification des prescripteurs culturels d'aujourd'hui. Partout où je vais, j'essaie d'y penser et de leur demander de me communiquer une short-list de trucs qui les ont marqué, pour une raison ou une autre (je demande pas d'argumentation, hein) : bouquin, film, pièce de théâtre, disque, expo, whatever.

Parfois ça casse pas trois pattes à un canard et c'est très conventionnel, parfois c'est un peu dingo et ça part dans tous les sens, dans tous les cas c'est toujours très très instructif de savoir ce que "les jeunes" apprécient aujourd'hui, de connaître leurs récents chocs esthétiques, culturels, etc, le tout en temps réel ou presque.

Bon, bref. A cette session à l'EESI, j'ai donc vu passer quelques chouettes réfs : Benjamin Marra, Dominique Goblet, Julie Doucet, Tom Gauld, Gabriel Delmas (avec une faute mais c'est l'intention qui compte hein), Pierre Maurel, Fabrice Caro, Antoine Marchalot...


Bestioles de nos régions (suite).

13 April, by june[ —]
Bestioles de nos régions : aujourd'hui, la linotte mélodieuse qui revient de ses quartiers d'hivernage ; et une femelle mini-panda qui, quant à elle, dort toute l'année.




Be seeing you ! (I told you so).

25 March, by june[ —]
On m'a gentiment proposé de pondre un truc sur Le Prisonnier, à l'occasion des cinquante ans de la première diffusion du premier épisode (en septembre prochain). Voilà encore un matériau fictionnel dont on pourrait blablater pendant des heures et des heures : la copie que je vais rendre comporte 3836 mots, 23208 caractères, mais j'ai l'impression de n'avoir fait qu'effleurer le truc. Il y a certains sujets dont on devrait savoir rester distants, je le savais...




Typographie & quotidien : aujourd'hui, l'approche de paire sur le port de La Rochelle.

24 March, by june[ —]
Typographie & quotidien : aujourd'hui, l'approche de paire sur le port de La Rochelle.


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