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Grèce : les uns la pillent, massacrent la démocratie et le peuple grec, et les autres tentent de l'aider à survivre, comme avec ce convoi de novembre 2017

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/030443643863-lallemagne-a-engrange-plus-dun-milliard-de-profits-sur-la-grece-2101705.phpplay episode download
19 September, by jean christophe grellety[ —]

La "crise" est leur mode opératoire. Elle synthétise tout : décisions ("krisis"), intentions multiples (profits/rentes, effets du racisme social, avec, le chômage, l'exclusion, la mort même des plus pauvres). Elle ne tombe pas du "Ciel". Elle tombe du "Ciel des Idées", desquelles des consciences prennent des décisions et en font des "lois". Une "Grèce en crise", c'est tellement parfait pour faire des profits, comme les Allemands le savent, officiellement. Et parce qu'ils sont les Grecs de maintenant, après ceux d'un passé réputé glorieux et fondateur, tout est bon pour l'exploitation, y compris la mémoire et l'identité. On va là-bas, on fait des discours solennels, le monde est au garde-à-vous, mais ne prend garde à ce qui se joue... Car certains aiment se nourrir de "discours"/idées, et leur font confiance, alors que l'on apprend au rugby à ne pas regarder le visage de l'adversaire, mais seulement ses mouvements. Et pourquoi aller en Grèce aujourd'hui ? (lisez les notes publiées par Panagiotis Grigoriou) Qu'est-ce que la Grèce "réussit" dans cette Europe ? C'est ce que fait Syriza depuis trois ans déjà : trahir, escroquer, être pire que..., et ne pas, pas encore, être renversé. A. Tsipras est très très apprécié de nombre de dirigeants européens. Il montre la voie. Il a dû progresser dans la hiérarchie de sa "Loge". Et d'autres ont décidé de la suivre. A chaque pays, son rythme propre. Pendant ce temps, Emmanuel Todd, en médecin-légiste des corps historiques, déclare que, selon ses constats, la "démocratie libérale" est morte en Europe - et que les dirigeants européens sont prêts pour la suite, l'autoritarisme - "fascisme". L'évaluation, clinique, oublie, heureusement, les surprises, de l'Histoire. Les processus qu'il perçoit et décrit sont là, mais ils peuvent être contrés, par d'autres forces. A côté des "fatalistes" qui le sont d'autant plus facilement que l'absence du moindre effort est la voie la plus facile et la condition de la situation générale et de son aggravation, il existe des "réponses", comme cette mobilisation collective représentée par Yannis Youlountas et ses amis. En novembre prochain, un convoi important de véhicules partira de France pour aller porter jusqu'en Grèce biens et argent - en fonction de nos, de vos, dons. L'historien-ethnologue, Panagiotis Grigoriou, fait aussi partie de celles et ceux qui ont besoin de notre aide - ils sont la majorité des Grecs. Comment s'en étonner alors que, dans un tel pays, les employeurs ont obtenu le droit de pouvoir payer une partie du salaire en bons d'achat ? !  

Avec leur cynisme sans classe, ils ne vont jamais assez loin, comme lorsqu'un commissaire européen se prend à décrire ce que subit la Grèce avec des accents tragiques et accusateurs, mais toujours en pratiquant le double langage : la lumière au bout de l'obscurité, n'est-ce pas le phénomène propre à celui qui meurt ? ! 

Le message général est le suivant : 

"

" En soutenant notre convergence de luttes, par-delà les frontières, entre mouvements sociaux, vous épaulez les initiatives solidaires autogérées qui, en Grèce, font face au durcissement des politiques austéritaires (forte hausse de la mortalité infantile, baisse de 50% de la retraite complémentaire pour les plus pauvres, expulsion de milliers de personnes de leur logement, nombreuses familles qui ne survivent que grâce à la solidarité) et au drame de la crise des réfugiés (dont beaucoup d’enfants, parfois orphelins, qui ont traversé la mer Égée et ont échappé aux camps indignes et inhumains). 
Notre action n’est pas humanitaire, mais politique et solidaire, sans intermédiaire : nous soutenons directement nos camarades grecs et les encourageons à continuer à résister et à s’entraider. La liste des principaux besoins est à votre disposition, préparée avec eux pour des livraisons à Exarcheia (Athènes), Thessalonique et plusieurs îles. A vous de participer, si vous le désirez et comme vous le désirez.

Pas question de baisser les bras, ni ici, ni là-bas. Pas question de laisser faire. Pas question de rester chacun dans notre coin d’Europe face à la violence du pouvoir qui nous opprime, détruit le bien commun et nous vole nos vies. Pas question de subir sans agir de toutes les façons possibles : insoumission, résistance, création, solidarité…

Cette action n’est peut-être pas grand-chose face à l’ampleur du désastre, mais elle encourage à poursuivre nos luttes qui convergent vers un même but : reprendre nos vies en mains et montrer ce dont nous sommes capables ensemble. "

Liste des besoins et des destinataires déjà aidés :  http://jeluttedoncjesuis.net/spip.php?rubrique4"
 


Enseignement "de la Philosophie" ou philosophique au Lycée : d'une exceptionnelle misère, jusqu'à quand ? A propos d'une Ode funèbre à la Dissertation...

30 August, by jean christophe grellety[ —]

Le site "Le Vent se Lève" vient de publier une "Ode funèbre à la dissertation : enseigner et évaluer la Philosophie en Terminale". Cette Tribune témoigne d'une conscience, certaine, des professionnels de cet enseignement, sur les faits et difficultés de celui-ci. Le texte établit une liste de faits/causes : la maîtrise et l'usage d'une langue française réduite par une partie de plus en plus importante des lycéens concernés, un exercice central, la dissertation, devenu lui-même une problématique pour les lycées et donc pour les enseignants, les difficultés spécifiques au processus de production d'énoncés cognitifs ou de valeur cognitive, une contradiction interne entre un rejet d'une méthode extérieure et l'affirmation de la nécessité d'une méthode pour penser, l'état général, "effondré", de l'école, l'insuffisante préparation/acquisition de principes/connaissances sur la pratique écrite, les prescriptions extraordinairement "bienveillantes" des notices de l'inspection générale en vue des corrections/notations. Sur la base de ces éléments critiques, Margaux Merand considère logiquement qu'il faut en tirer un bilan, lui aussi critique, afin de pouvoir sortir de cette situation délétère, afin que la mission même d'enseigner, former, soit réellement atteinte, afin de soutenir la matière qui, sans cela, comme on le voit actuellement, semble bénéficier d'une "aura" spéciale, mais en fait, est méprisée, activement ou non, par nombre de celles et ceux à qui elle s'impose, de la hiérarchie scolaire aux parents, en passant par les élèves. C'est pourquoi l'auteure (avec un autre professeur) propose que la notation globale pour le baccalauréat repose sur une pluralité d'exercices obligatoires, avec deux fondamentaux : un contrôle des connaissances, un exercice rédactionnel, "plus réflexif". Corollaire de cette évolution, elle défend aussi celle des programmes, l'étude annualisée d'une oeuvre en particulier (dans son choix, "Politeia", de Platon), et enfin, alors qu'il s'agit sans doute de la première "réforme" fondamentale, l'enseignement depuis la Seconde, ce qui aurait des avantages pour toutes et tous - ce qui est une requête formulée depuis les années 70, par exemple par le GREPH (avec Jacques Derrida, et tant d'autres).

Qu'en est-il ? Les penseurs/décideurs du système scolaire en France ont considéré et considèrent que tout apprentissage demande un temps adapté, souvent long, afin que les réflexes et les connaissances à acquérir le soient. Des matières sont ainsi enseignées depuis la première année du collège, jusqu'à la terminale, soit pendant 7 ans, comme pour le français, les mathématiques, l'anglais, l'histoire-géographie. Pour "la Philosophie", c'est une seule année, la dernière. Qu'est-ce qu'une année scolaire ? Chacun le sait : un temps qui commence en septembre, avec des vacances dès la fin octobre, puis dès la fin décembre, puis dès février, puis dès avril, pour une fin de formation fin mai ou courant juin, selon les années. C'est dans un temps aussi court, coupé, que les professeurs de Philosophie sont requis de... de quoi, justement ? De réaliser une découverte de "la Philosophie" ? Si tel était le cas, ils se consacreraient uniquement à cette "découverte", mais l'obligation de préparer à une forme rédactionnelle difficile prend beaucoup de temps, en préparation et en exercice. De permettre aux "jeunes à apprendre à penser par eux-mêmes" - d'une manière très contradictoire, avec un enseignement au contraire très plein et contrôlé, sanctionné. De comprendre-maîtriser-réaliser par soi-même les processus mentaux "philosophiques" - mais comment ce qui a pris des années à des "auteurs" pourraient ainsi être mesurés, compris, de l'intérieur, en quelques heures rapidement évacuées ? ! Qu'est-ce que les auteurs ont pu "penser", qu'ils voudraient voir, étudier, compris, mis en oeuvre ? Est-ce que les auteurs ont pensé, écrit, pour que leurs textes soient étudiés, dans un cadre enfermé "la Philosophie", sans prise en compte des éléments contextuels qui les ont déterminé, tant négativement que positivement, à penser comme ils l'ont fait ? C'est ce qu'il y a de plus fascinant dans "l'enseignement de la Philosophie" en France depuis des décennies : alors qu'elle incarne l'ouverture de pensée même, cet enseignement a été construit pour que cette "ouverture" disparaisse dans une fermeture totale ! 

  • est-ce que la pensée "Platon" peut se faire sans : une connaissance de l'Histoire des peuples grecs, et de la trop fameuse "démocratie athénienne" ? sans une étude/prise en compte de la première "psychologie" sur laquelle toute l'oeuvre est structurée ? sans que son histoire personnelle, avec, notamment, sa deuxième oeuvre fondamentale, devenue depuis la première, la première école, l'Académie, soit également étudiée ? sans que la problématique fondamentale de la "manipulation mentale" soit sérieusement prise en compte, pour donner du sens à la trop fameuse "allégorie de la Caverne" ? 
  • est-ce que la pensée "Hegel" peut être sérieusement approchée et comprise sans un constant rapport à l'Histoire, alors qu'il en fait le cadre même de la plus importante réalisation ? sans que son sentiment en la matière, sa prétention, ne soit étudiée, aussi, sous l'angle d'un délire, d'une folie, COMME SI "les auteurs", "divinisés", "idolâtrés", étaient nécessairement des penseurs et seulement des penseurs ? ! 
  • comment le propos de Machiavel, si déterminé par les violences de son temps, peut-il être rendu intelligible, et en même temps aussi, heureusement, "relativisé", et même contredit, sans placer son propos dans le contexte ?
  • comment l'écriture sartrienne peut-elle être travaillée et rendue intelligible, sans la travailler au corps pour la rendre générale, sans déconstruction de ses logicismes scolaires ? !
  • comment la pensée Nietzsche peut-elle être à la fois rendue intelligible et aussi "contredite", sérieusement, solidement, si on ne veut pas laisser croire que parce que nous plaçons tous ces "auteurs" sur un piédestal, leurs idées singulières et générales se valent toutes ?
  • comment la pensée Marx peut-elle être justement étudiée, rendue intelligible, sans la mise en perspective des esclavagismes généralisés du 19ème siècle, que ce soit dans les "colonies" comme dans nos pays "colonisés" par des volontés énormes de profits énormes, ... à tout prix ? ! 

C'est ce que peuvent vivre/faire, les étudiants dans les Universités. Le cours de terminale de Philosophie peut donner faim de recherches concrètes, approfondies. Mais nous savons que, fort logiquement, peu de lycéens feront le choix de l'enseignement de la Philosophie à l'Université - et "heureusement", puisque dans la situation actuelle, il y a tellement peu de "débouchés" organisés par l'Etat pour cette matière qu'ils se formeraient alors à être avant tout des futurs chômeurs/chômeuses, comme s'il n'y en avait pas déjà assez... Si le système scolaire fonctionnait tant sur le respect les concernant que sur le respect concernant les enseignants pour cette discipline, des "Assises de la pensée philosophique" permettraient de dégager, avec et après les débats, un accord général sur une véritable réforme. Nous sommes en 2017... N'est-il pas plus que temps de donner du temps à la construction-de-la-pensée ? ! 


Nazism: since 1945, everything was made (or not!) to protect new Nazis, it's about time and to become aware of it and to act

29 August, by jean christophe grellety[ —]

In 1945, Nazism was struck down, with sticks, heels, bombings, etc. An iron will was needed to break these machines to destro, and, in the last defenders of regime most faster, there were "Frenchmen", alas. But since the capitulation was acquired, denazification was not methodical; according to countries, weak or strong, sincere or not. We do not measure enough, alas, that in the months which followed May 8th and 9th, 1945, the surviving population of this country responsible for such tragedy was spared, to strict measures, what proves the treatment of the majority of the Nazi prisoners, who, finally, fast, were freed and came back to Germany - what was a madness, since many had voluntarily got involved in armies, that they execrated their defeat, that they continued dedicating a worship to Hitler. Especially, purification " was, in Germany, but in France also, a joke, and was very weak - with thousands of collaborators who were never worried, or who were fast liberated, or who benefited from a favourable judgement. It is necessary to say that it is absolutely scandalous to note that the judicial institutions saw guilty "civil servants " of crimes in the collaboration or of ardour, never being either indicated or worried, and continued officiating after the war! How could such criminals, and their support, be left quiet? Among all the small world which therefore benefited from such indulgence, without speaking about their own incline to auto-forgive himself their war "infamy ", there was effect the "ideologists", the "persuading", who have never disavowed their fascist, Nazi commitment, of collaboration. A lot of those had a personal responsibility in existence and holding of war, but were never commanded to explain. But since if it was not enough, following the example of what was the international geopolitics before the war, numbers governments of Western Europe, with the United States, preferred closing eyes on this or that criminal, or using it, to continue their only political general, the anti-USSR. In South America, in Central America, the representatives for the United States, "white" racists, do not have hesitate to use "competences" of these criminals, as in famous plan Condor, to get nervous, to assassinate, to torture, "opponents". But since if it was still not enough, it is in the field of Stories-memories that they also led an operation aiming at promoting an equivalence between Nazism and communism. And yet this "equivalence", articulated around notion simplistic and simplified by "totalitarianism" structures from now on public political European speeches as Story textbooks - what is one of the most remarkable intellectual frauds of our History. It is because among those and those who struck down this hate monster, the Communists of Europe were the majority, if the "supporters" in the majority of the occupied European countries, to the Red Army are linked up. It is also them who form, with the Jews, the gypsies, the homosexuals, the mentally handicapped persons, the majority of the victims of Nazism, if the victims, country by country are still linked up there. Had USSR extermination camps as the Nazi soldiers or the fascists of Eastern Europe? No. Are the camps of re-education "Gulags " comparable to extermination camps? No. Were the citizens of Soviet Union slaves of masters, as were it the Germans and other people under the boot of the Nazis? No. Otherwise, how to explain us while, from the sixties, 70, European media could sell of internal "opponents", their "struggles"? Did the Nazis burden themselves with opponents? No. Did racism and anti-Semitism determine the conscience of the citizens of USSR and of Eastern countries? No. The list of radical difference is very long, decisive. Meanwhile, one of the victors of 1945, not only, protected Nazis, in Europe, out of Europe, had repatriated from the thousands of scholars for this weapon, but also made work a system where the half of the country lived according to laws Nazis, with American apartheid, "segregation"! And yet even if this one was officially abolished, in the sixties, after terrible struggles, discriminations based on feelings and racial / racist ideas continue structuring the social, political life, and economic, of the United States, and it is in this country where neonazis march regularly, by paying tribute to the one that they judge to be them, token, President, Donald Trump. With events of Charlottesville, many were surprised at the active presence of Nazism in the United States. It is because they have short, faulty memory, or weak. It is necessary to remind that the Nazis, in the world, passed very near a victory in world war, and that this one would have been able to be made easier if the United States had chosen their camp - what would have been able to occur, since millions of Americans, with Lindberg, were favourable to it. For a long time, the heirs of Roosevelt used this Nazi extreme right to distance themselves from it, but if Roosevelt and consorts distanced itself from it, it was not by conviction, but out of self-interest, opportunism, by "the sense of business" (as make it these heirs with Ukraine, with so much treasures for the greedy-acquisitive). The American armies, during war, were the most racist armies, after those of the Germans! There are therefore two main factors who contributed to support in the fire Nazism: the sympathy, unconscious or hidden, of million Europeans, Americans, for this regime, and partial or dubious historical stories, subsidised by public support. On subject, it is so frequent to read texts which admonish the soviets for their choices, their decisions, their "errors", their "errors". For example, when they arrived near Warsaw, it is common to read at uncultivated, of fools or of the bastards, that the soviets "left" the inhabitants and notably the rare surviving Jews (extraordinary "abandonment" that that to get ready to win!), that they had moral duty to pervade the city - while they had already suffered a street battle, in Stalingrad notably, and that they were fed up with it - so much of dead. On the contrary, the fact that the "Allies" (let us translate, the "Westerners"), knows that a mass extermination led in the East, that railways in Western and Eastern Europe were used to transfer the transported convicts, and that they make the choice NOT TO BOMB THESE WAYS, is readily "excused" them.

What to make? Not it is time to let more make, "to trust" in the "Providence" (?!), in belief that, given what took place, our memory of, it will not be able to reproduce any more. Given that Nazism was, of its foundations up to its complete realisation, from the beginning to its end, a criminal organisation, the face of colonial nationalist capitalism, which was then the face of Europe in the world, it is necessary to treat those and those who support this criminal History, as such. It is therefore necessary to act, in several directions - and this "planning" will make the object of a next note.


Nazisme : puisque, depuis 1945, tout a été fait (ou non fait !) pour protéger les néo..., il est temps et d'en prendre conscience et d'agir

29 August, by jean christophe grellety[ —]

En 1945, le Nazisme a été terrassé, à coup de crosses, talons, bombardements, etc. Il a fallu une volonté de fer pour briser ces machines à détruire, et, dans les derniers défenseurs du régime le plus rapidement criminel, il y avait, hélas, des "Français". Mais dès lors que la capitulation a été acquise, la dé-nazification a été non méthodique; selon les pays, faible ou forte, sincère ou pas. Nous ne mesurons pas assez, hélas, que dans les mois qui ont suivi les 8 et 9 mai 1945, la population survivante de ce pays responsable d'une telle tragédie a été épargnée, de mesures sévères, ce que prouve le traitement de la majorité des prisonniers nazis, qui, finalement, rapidement, ont été libérés et sont rentrés en Allemagne - ce qui était une folie, puisque beaucoup s'étaient volontairement engagés dans les armées, qu'ils honnissaient leur défaite, qu'ils continuaient de vouer un culte à Hitler. Surtout, "l'épuration" a été, en Allemagne, mais en France aussi, une farce, et a été très faible - avec des milliers de collaborateurs qui n'ont jamais été inquiétés, ou qui ont été rapidement libérés, ou qui ont bénéficié d'un jugement favorable. Il faut dire qu'il est absolument scandaleux de constater que les institutions judiciaires ont vu des "fonctionnaires" coupables de crimes dans la collaboration ou de zèle, n'être jamais ni désignés ni inquiétés, et continuaient à officier après la guerre ! Comment de tels criminels, et leurs soutiens, ont-ils pu être laissés tranquilles ? Parmi tout ce petit monde qui a donc bénéficié d'une telle mansuétude, sans parler de leur propre inclinaison à s'auto-pardonner leurs "turpitudes" de guerre, il y a eu effet les "idéologues", les "convaincus", qui n'ont jamais renié leur engagement fasciste, nazi, de collaboration. Beaucoup de ceux-là ont eu une responsabilité personnelle dans l'existence et le déroulement de la guerre, mais ne furent jamais sommés de s'expliquer. Mais comme si cela ne suffisait pas, à l'instar de ce qu'était la géo-politique internationale avant la guerre, nombre de gouvernements d'Europe de l'Ouest, avec les Etats-Unis, ont préféré fermer les yeux sur tel ou tel criminel, ou l'utiliser, afin de continuer leur seule politique générale, l'anti-soviétisme. En Amérique du Sud, en Amérique centrale, les responsables des Etats-Unis, des "blancs" racistes, n'ont pas hésiter à se servir des "compétences" de ces criminels, comme dans le fameux plan Condor, afin de traquer, assassiner, torturer, des "opposants". Mais comme si cela ne suffisait pas encore, c'est dans le champ même de l'Histoire-mémoire qu'ils ont également mené une opération visant à promouvoir une équivalence entre nazisme et communisme. Or, cette "équivalence", articulée autour de la notion simpliste et simplifiée de "totalitarisme" structure désormais les discours politiques publics européens comme les manuels d'Histoire - ce qui est l'une des plus remarquables escroqueries intellectuelles de notre Histoire. C'est que parmi celles et ceux qui ont terrassé ce monstre de haine, les Communistes d'Europe furent la majorité, si on relie les "partisans" dans la majorité des pays européens occupés, à l'Armée Rouge elle-même. Ce sont également eux qui forment, avec les Juifs, les Tziganes, les homosexuels, les handicapés mentaux, la majorité des victimes du Nazisme, si on relie là encore les victimes, pays par pays. Est-ce que l'URSS a eu des camps d'extermination pour les soldats nazis ou les fascistes d'Europe de l'est ? Non. Est-ce que les camps de rééducation (les "goulags") sont comparables aux camps d'extermination ? Non. Est-ce que les citoyens de l'Union Soviétique étaient des esclaves de maîtres, comme l'étaient les Allemands et les autres peuples sous la botte des Nazis ? Non. Sinon, comment nous expliquer alors que, à partir des années 60, 70, les médias européens aient pu vendre des "opposants" internes, leurs "luttes" ? Les Nazis s'encombraient-ils d'opposants ? Non. Est-ce que le racisme et l'antisémitisme déterminaient la conscience des citoyens de l'URSS et des pays de l'Est ? Non. La liste des différences radicales est très longue, déterminante. Pendant ce temps, l'un des vainqueurs de 1945, non seulement, protégeait des Nazis, en Europe, hors d'Europe, avaient rapatriés des milliers de savants pour ces armes, mais également faisait fonctionner un système où la moitié du pays vivait selon des lois nazis, avec l'apartheid américain, la "ségrégation" ! Or, même si celle-ci a été officiellement abolie, dans les années 60, après des luttes terribles, les discriminations basées sur des sentiments et des idées raciales/racistes continuent de structurer la vie sociale, politique, et économique, des Etats-Unis, et c'est dans ce pays que des néo-nazis défilent régulièrement, en rendant hommage à celui qu'ils jugent être leur, bon, Président, Donald Trump. Avec les événements de Charlottesville, beaucoup se sont étonnés de la présence active du Nazisme aux Etats-Unis. C'est qu'ils ont la mémoire courte, défaillante, ou faible. Il faut rappeler que les Nazis, dans le monde, sont passés très près d'une victoire dans la guerre mondiale, et que celle-ci aurait pu être facilitée si les Etats-Unis avaient choisi leur camp - ce qui aurait pu se produire, puisque des millions d'Américains, avec Lindberg, y étaient favorables. Longtemps, les héritiers de Roosevelt se sont servis de cette extrême-droite nazie pour s'en démarquer, mais si les Roosevelt et consorts s'en sont démarqués, ce ne fut pas par conviction, mais par calcul, opportunisme, par "le sens des affaires" (comme le font ces héritiers avec l'Ukraine, qui a tant de trésors pour les avides-cupides). Les armées américaines, pendant la guerre, furent les armées les plus racistes, après celles des Allemands ! Il y a donc deux facteurs principaux qui ont contribué à maintenir au feu le Nazisme : la sympathie, inconsciente ou cachée, de millions d'Européens, d'Américains, pour ce régime, et des récits historiques partiels ou frelatés, subventionnés par des soutiens publics. Sur le sujet, il est si fréquent de lire des textes qui tancent les Soviétiques pour leurs choix, leurs décisions, leurs "erreurs", leurs "fautes". Par exemple, quand ils sont arrivés près de Varsovie, il est usuel de lire chez des incultes, des imbéciles ou des salauds, que les Soviétiques ont "abandonné" les habitants et notamment les rares Juifs survivants (extraordinaire "abandon" que celui de se préparer à conquérir !), qu'ils avaient le devoir moral d'envahir la ville - alors qu'ils avaient déjà subi une bataille de rues, dans Stalingrad notamment, et qu'ils en avaient plein les bottes - tant de morts. Par contre, le fait que les "Alliés" (traduisons, les "Occidentaux"), aient su qu'une extermination de masse se menait à l'Est, que les voies ferrées en Europe de l'Ouest et de l'Est étaient utilisées pour transférer les déportés, et qu'ils aient fait le choix DE NE PAS BOMBARDER CES VOIES, leur est volontiers "pardonné". 

Que faire ? Il est temps de ne plus... laisser faire, de "faire confiance" à la "Providence" (?!), à la croyance que, étant donné ce qui s'est passé, notre mémoire de, cela ne pourra plus se reproduire. Etant donné que le Nazisme a été, de ses fondements jusqu'à sa réalisation totale, du début à sa fin, une organisation criminelle, le visage du capitalisme nationaliste colonial, qui était alors le visage de l'Europe dans le monde, il faut traiter celles et ceux qui soutiennent cette Histoire criminelle, comme tels. Il faut donc agir, dans plusieurs directions - et cette "planification" fera l'objet d'une prochaine note.


De Lascaux aux Lumières (frères) : être-mettre-en-mouvement, la Politique de la Domestication

23 August, by jean christophe grellety[ —]

Peupler la plaine. Voici donc ce que ces "hommes de Lascaux", de "Cro Magnon", "Magdaléliens", ont compris de ce que l'Etre tel qu'il est interprété par l'Humain : le Multiple. Dans la plaine, les Animaux de leur temps sont Maîtres : foules et "rois", et les hommes ne sont qu'une espèce douée pour la chasse de certains de ces Animaux - et pas seulement la chasse, l'utilisation du Corps Animal dans son entier, peau, poils, dents, etc. Avec cette espèce de Prédateurs près d'eux, les Animaux sont dans un camp. L'espace n'est plus libre. La conscience humaine rode. Si l'Humain en chair et en os s'efface, les Projections de Lascaux sont la première écriture, puisque les Représentés sont nécessairement des parties d'un discours et d'une langue - et l'écriture s'accroche à l'Eternité. Si, aujourd'hui, nous avons été capables de re-produire Lascaux, il reste à comprendre et expliquer comment les hommes de Lascaux ont été capables de la produire. Décennie après décennie, les éléments-traces de la grotte ont été recueillis, étudiés, et nous connaissons les matériaux et outils de peinture - mais il n'y a aucune explication sur le geste, et sur l'anté-geste, sur la "conception" de Lascaux dans la tête et dans les bras, mains, des hommes de Lascaux. C'est qu'ils ont peint les Représentés sur des parois non planes, et que les Représentés semblent lier par un même et unique mouvement. Le plus fixe, sans vie, suggère le mouvement, inévitablement, étant donné ce qu'est notre conscience interprétative. Ce qui n'est pas signifie son Autre. Des Ombres prennent vie - avec la Lumière, qui, mouvante elle aussi, fait apparaître tel mouvement, ou tel autre, tel aspect dans tel mouvement, etc. Il faudrait étudier Lascaux au regard de l'Allégorie de la Caverne, et étudier la possibilité d'une vieille pratique initiatique, que Platon aurait relayé dans son célèbre texte, lequel est le premier à parler clairement du mental, de la manipulation mentale. Pour les hommes de Lascaux, la grotte a offert le premier Cinéma - en France, plusieurs milliers d'années avant que les Lumière ne prolongent la même logique : donner de la lumière-ombre aux choses pour leur permettre de vivre et de voyager. Pour eux comme pour nous, le plus important est l'être-en-mouvement, réel/représenté. Cet être-en-mouvement, c'est l'Univers, et au sein de l'Univers, ce sont les Animaux qui l'incarnent par essence. Ils vivent, parce qu'ils se déplacent. Et ce qui vaut pour les Animaux, vaut pour les Etres Humains : aujourd'hui, les migrants qui fuient des menaces de mort, des conditions de vie qui n'en sont pas, vivent parce qu'ils se déplacent, mais dans la France d'aujourd'hui, les Fixes sédentaires aiment tous les mouvements, sauf ceux d'autres êtres humains avec lesquels ils ne peuvent être simplement en affaire. C'est l'Humain qui a le plus peuplé la plaine, et a remplacé tant d'Animaux - au point d'accélérer leur disparition. C'est ce que nous conte les Représentations actuelles : l'Homni-présent. Etre-mettre-en-mouvement, c'est aussi contraindre au mouvement, et c'est ce que font désormais les hommes, qui mobilisent tout et tous. Cette force, et ce "droit", nous l'appelons, "politique", "économie", "technique". Les "hommes de Lascaux" ont mentalement commencé la domestication des Animaux. Selon leurs Représentations, les Animaux sont tous liés les uns aux autres, par la vie même, mais également par les évolutions, de l'être-en-soi, de l'être-en-particulier, et des uns par et pour les autres. Lascaux raconte la vie-en-Histoire, le premier film, que les hommes devaient découvrir dans le mouvement d'une torche - dans le mouvement... Les sensations de ces Premiers Hommes qui ont découvert ces Premières Représentations devaient être d'une force sidérante - comme elles le sont pour nous dans les films de "terreur" ou d'"horreur".

 


Quand un "Olrik" de "la vérité perdue" (sic) prétend pouvoir établir une liste de "sites conspirationnistes" (et donc mensongers), les lecteurs l'habillent pour l'hiver

https://veriteperdue.wordpress.com/2017/01/16/liste-des-sites-conspirationnistes/#more-2864play episode download
21 July, by jean christophe grellety[ —]

Le hasard d'un partage sur un réseau social est à l'origine de la découverte de ce blog, qui sépare "le bon grain de l'ivraie". Selon son auto-présentation, "Ce site a pour vocation de démonter les rumeurs et les intox" (ce qui, étant donné leur nombre quotidien, est un travail de Titan, que ce blog est totalement incapable de faire !) "à une époque où l'information est réécrite en direct par des sites et des groupes sur Internet en toute impunité. Ces sites et ces groupes intoxiquent et désinforment les citoyens au quotidien." (et donc les sites des médias officiels, des Etats, eux, n'intoxiquent pas, ne désinforment pas, etc) "Des rumeurs, de l'intox, des théories du complot sur tous les sujets possibles et imaginables comme le Titanic, la terre plate, le 11/9, les missions Apollo, la fin du monde..." Les exemples donnés sont les plus connus de ces sujets débattus, où le plus sérieux côtoie le plus délirant, et à propos desquels, certains sites listés n'ont jamais écrit ou ont écrit des articles présentant des théories, comme telles, laissant donc au lecteur le travail d'analyse. "Vous en avez assez de l'information manipulée sur Internet ? Vous vous rendez compte que certains sites se moquent de vous ? Venez en parler, débunkons ensemble cette désinformation de masse qui empoisonne le citoyen. Ne les laissons plus manipuler nos enfants, nos proches, nos amis, réagissons ! "La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien." Et comme "débunkage", le blog met en avant la propagande... russe - évidemment, seule propagande à être propagande, la propagande américaine étant elle, bien entendu, l'expression de la vérité, puisque ce blog ne propose pas de la "débunker", celle-là. Et pour se faire valoir, il cite donc un idéologue particulièrement réactionnaire, Edmund Burke. L'auteur de ce blog a raison d'écrire : "Vous en avez assez de l'information manipulée sur Internet ? Vous vous rendez compte que certains sites se moquent de vous ?" puisqu'il est suffisamment conscient pour parler de lui-même. Il est emblématique de cette veine des "Decodex", cette blague de "Le Monde" qui prétend lister les sites sérieux comme eux (pourtant, la liste des faux, occultés, biaisés, mentis, de "Le Monde" est interminable), et les autres. L'auteur de ce blog, lui, n'a pas à vous dire, quels sont les sites sérieux, crédibles, ou non, de cette liste, et au-delà, puisqu'il vous appartient de faire ce travail. Tout ne peut pas être vrai, dans un site, blog, média, tout ne peut pas être faux, y compris dans ce blog du vide intersidéral. Beaucoup de commentaires pertinents analysent ces facilités, ces oublis, ces raccourcis, ces jugements à l'emporte-pièce. Mais quatre sites peuvent être recommandés :

https://www.pcfbassin.fr/

http://www.initiative-communiste.fr/

https://histoireetsociete.wordpress.com/

https://www.les-crises.fr/


"L'antisionisme est la forme réinventée de l'antisémitisme", Shlomo Sand répond

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200717/lettre-ouverte-m-le-president-de-la-republique-francaiseplay episode download
21 July, by jean christophe grellety[ —]

Cette déclaration, "l'antisionisme est la forme réinventée de l'antisémitisme", a été faite par le locataire de l'Elysée, à l'occasion de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, ordonnée par le régime pétainiste pour complaire aux maîtres nazis et pour satisfaire la haine de ses ordonnateurs et exécuteurs zélés, en présence du premier ministre israëlien. Aujourd'hui, une Tribune de Shlomo Sand répond à cette affirmation.

Nous reproduisons son propos :

"« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?"

Il faut donc constater qu'il existe une MANIPULATION extrêmement dangereuse de la détermination de l'antisémitisme, et désormais, de l'antisionisme, par laquelle des individus JUIFS, dès lors qu'ils sont mis en cause, pour leurs actions, criminelles ou non, pour leurs décisions, criminelles ou non, pour leur responsabilité, prétendent pouvoir neutraliser la ou les critiques et celles et ceux qui les expriment, par cette accusation. Etant donné que le régime sioniste israëlien, actuellement avec un gouvernement d'extrême-droite (qui semble s'entendre comme larrons en foire avec celui de Hongrie !), est composé de Juifs israëliens, qu'il est l'objet de nombreuses critiques internationales pour les violations des droits des personnes, notamment palestiniennes, l'opération qui consiste à intégrer l'antisionisme dans l'antisémitisme reviendrait à sacraliser toute personne juive d'Israël, quoiqu'elle dise, quoi qu'elle fasse. Fort heureusement, de nombreux Juifs du monde entier désapprouvent totalement ce procédé, comme ici, clairement, Shlomo Sand.

Pour l'auteur de ce blog, il faut réitérer des évidences, ou certitudes, importantes :

  • à l'instar de tant d'autres, "le" peuple juif n'existe pas,  raison d'une diversité historique fondamentale. Il y a donc plusieurs groupes et courants sociaux et culturels, avec des classes sociales, comme partout
  • des Juifs peuvent se croire élus, si cette croyance ne sert pas à opprimer, détruire, mais elle n'a aucun fondement, sauf celle d'être une prétention à une Valeur Universelle pour un être très local. L'ouvrage appelé "la Bible" n'est d'ailleurs pas un ouvrage de valeur universelle, mais un ouvrage très particulier, local, et dont les éléments et les histoires ne reflètent nullement ceux de toute l'Humanité. C'est donc un ouvrage qui doit être lu avec précaution, distance, en prenant en compte le contexte, le non-dit, etc.
  • si on accepte l'idée de rassembler, en théorie, les Juifs si divers, ceux-ci forment alors un "peuple" numériquement très faible, dont l'une des villes n'est certainement pas le centre du monde, sauf pour des croyants
  • les Juifs ne sont pas les maîtres du monde, à la différence des Capitalistes, qui sont de toutes les nationalités et les "religions". De ce point de vue là, le fameux "protocole des Sages de Sion" est sans doute un faux, mais même s'il était authentique, pourquoi des Juifs n'auraient pas eu le projet d'être les maîtres du monde, alors que des Allemands l'ont eu ? des Anglais l'ont eu ? des Français l'ont eu ? et des Américains l'ont ? et enfin, il y a une différence entre avoir un projet et y parvenir
  • là où ils sont maîtres, en Israël et à ses frontières, les actuels dirigeants d'Israël, comme beaucoup de ceux qui les ont précédés, mais sans doute plus gravement que ceux qui les ont précédés, sont de mauvais dirigeants, tant sur le plan économique, que sur le plan social et démocratique. Il est absolument inepte que des dirigeants d'un si petit Etat (géographiquement parlant) agisse si mal avec leurs voisins (palestiniens, syriens, iraniens), et contribue donc à susciter envers Israël et les Israëliens juifs autant de haine. Il faut dire que, à chaque fois qu'un Etat est dirigé par des fascistes, soft ou moins, les résultats pour tous, sont dramatiques.
  • Bien des Juifs, d'Israël ou d'ailleurs, sont aimables; peu sont détestables. Pour protéger les détestables, il est absolument scandaleux de prétendre que des personnes détestent même les aimables !

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