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Pour son "Discours sur la Servitude Volontaire", la Boétie se serait largement inspiré de... - une hypothèse sérieuse de Christophe Bardyn dans la revue "L'enseignement philosophique"

18 November, by jean christophe grellety[ —]

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Dans le numéro 1 de l'année 2017, l'APPEP publie dans sa revue "L'enseignement philosophique", le texte de Christophe Bardyn, "La Boétie contre les courtisans". Il y expose, révèle, des éléments probants, pour donner au célèbre ouvrage de la Boétie, une source, inconnue ou méconnue, le "Misaulus" d'Ulrich Von Hutten. Les arguments de Christophe Bardyn sont à découvrir dans la revue.

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Pour le spécialiste des Antiquités, de l'Empire Romain et du Christianisme, le Jésus des Evangiles est la plus remarquable Action Littéraire-Politique mondiale

16 November, by jean christophe grellety[ —]
Dans son livre, "Messie d'un César", Joe Atwill prétend exposer une découverte révolutionnaire : la série d'événements dans le ministère de Jésus décrit dans les Évangiles est exactement parallèle à la séquence de la campagne de bataille de Titus Flavius, comme enregistré par Flavius Joseph dans la guerre des Juifs. De cette révélation, Atwill défait un des secrets parfaitement entretenus de notre ère moderne - que les origines et les intentions de Christianisme sont différentes loin que nous avons été menés à croire. Joueur d'échecs de classe mondiale, Atwill a été classiquement formé de sa jeunesse dans les études grecques, latines et bibliques. Atwill a étudié l'informatique et il a co-fondé des entreprises de logiciel comme Ferguson Tool Company et ASNA avec le premier programmeur d'IBM David Ferguson. En 1995, après avoir vendu ses parts, il met un terme à son investissement dans cette industrie, Atwill est revenu à ses études premières, sur le Christianisme avec les Rouleaux de papier de la Mer Morte nouvellement découverts. Il lui a semblé incroyable que deux formes diamétralement opposées de Judaïsme messianique ont émergé de la Judée en même temps : une secte menait une guerre religieuse contre les Romains, en cherchant un Messie qui les mènerait à la victoire militaire; simultanément, les disciples de Jésus organisaient censément une religion basée autour d'un Messie qui leur a dit de “tourner l'autre joue” et “donnent à César ce qui est César.” La clé est se trouve dans le livre de Flavius Joseph, qui décrit la destruction de Jérusalem par Titus en 70 de notre ère. La campagne militaire est l'ombre de plus de 40 moments dans le ministère de Jésus décrit dans les Évangiles. Comme Atwill le présente dans son livre, la famille impériale Flavienne a  fait créer le Christianisme pour apaiser l'opposition militariste à leur loi. De manière encore plus étonnante, ils ont placé une satire littéraire dans les Évangiles pour marquer leur ouvrage. Ce cadre symbolique est l'histoire cachée de la civilisation occidentale. Dans son livre ultérieur, le Messie Secret de Shakespeare, Atwill explique comment cette typologie a été comprise et employée par Marlowe et Shakespeare et ce que cela signifie pour l'avenir du monde chrétien.
 


A Wilfried Salomé, à propos de ces "Intellectuels" qu'il sermonne, tance, voue aux gémonies

http://jeanchristophegrellety.typepad.com/lactionlitteraire/2017/10/wilfried-salom%C3%A9-lettre-ouverte-aux-intellectuels-ecrivains-penseurs-et-artistes-ferm%C3%A9s-les-yeux-des-.htmlplay episode download
11 November, by jean christophe grellety[ —]

L'Action Littéraire a ici publié le texte de Wilfried Salomé, auteur-artiste-chaman, adressé à des "Intellectuels", français, morts-vivants. Mais de qui parle t-il et parlons-nous ? Les "intellectuels", au sens strict et littéral du terme, ce sont tous ceux qui, ayant un intellect, s'en servent (moins donc ceux qui ne s'en servent pas), et, donc, c'est tout le monde. Mais dans la France de tous où les distinctions sociales, de gré ou de force, sont structurantes et multiples, où ceux qui s'auto-qualifient de tels Intellectuels, se distinguent de ceux qui ne le seraient pas, il faut donc regretter le peu de sens dialectique chez ces Intellectuels qui valident cette définition réductrice, dans la mesure où il ne peut y avoir, physiquement, comme économiquement, socialement, de séparation, avec le "manuel", "les manuels", tous les intellectuels étant des intellectuels-manuels et tous les manuels étant des "manuels-intellectuels", sans compter que nos chers intellectuels ont leurs manuels-bréviaires à leur chevet. S'ils sont tous, de qui parle, Wilfried Salomé ? S'ils ne sont pas, ..., la question est la même. Qui, quoi, où, quand, comment, ... ? C'est qu'il n'y a pas eu sous tous les Cieux et à toutes les époques, ces êtres, les "Intellectuels". Voyons maintenant, au regard du passé. Maintenant, ce sont des individus : ils sont des noms-marques. Il y a ceux qui vendent des livres à la tonne. Mais parfois, ces vendeurs, on ne les voit, entend jamais. D'autres qui alternent, allient, livres et expressions publiques, aidés en ce sens par des colporteurs et des colportages, des crieurs qui, désormais, machines, crient "voici le dernier discours" d'untel. On préférera dire "untel", plutôt que de donner des noms colportés partout, lessivés, décrédibilisés, et, pourtant, bénéficiant de multiples crédits, au sommet. Il suffit d'évoquer leurs ombres, et ils seront socialement reconnus. Il y a l'éternel adolescent à la chemise blanche, où rien ne change, ni la chemise, jamais froissé, ni la peau du sieur, jamais plissé, ou presque. C'est un Torquemada libertin-libertaire. Il tutoie les "grands-de-ce-monde" si petit. Il y a l'enragé académique, qui éructe quand il s'agit de stigmatiser. Mais comme la liste de ces ombres est trop longue, abrégeons nos souffrances. Quelle(s) fonction(s) assurent-ils ? Ce sont les rois du jugement social, celui qui est répété, celui qui est "nouveau". Pourquoi jugent-ils ? Ils sont là pour vous "conseiller" : moutons du troupeau, ne vous trompez pas de chemin. Sont-ils les seuls à juger ? Non, ils partagent ce "droit" et ce "fait", avec des juges "professionnels", ceux qui établissent nos lois, ceux qui les expliquent et justifient, ceux qui encadrent les troupeaux humains. Il y a des siècles, on les appelait des "prêtres", et à notre époque, des "clercs" ou, dans une dimension critique, des chiens-de-garde. De cette clique dont la parole claque partout, Wilfried Salomé les met dans un même sac, et les envoie par le fond. De "l'intelligence" censée être à l'oeuvre dans l'intellectualisme, il dénonce une simple copie de la parole des Maîtres. Mais pourquoi les Intellectuels devraient nécessairement être... intelligents et bons ? Pourquoi l'Intellect ne serait pas, au contraire, la source la plus sûre des horreurs et des vides ? Et pourquoi faire contre ces Intellectuels ce qu'ils passent leur temps à faire, juger ? C'est qu'il faut sans doute qu'il y ait des voix pour les contredire. Sinon, la cité semble déserte et désertée, avec ces rhéteurs. Pourquoi les contredire ? Serait-ce que les principes et les valeurs, universels, et auxquels ils se réfèrent, sont, par eux, ignorés, bafoués, si tant est que ces principes et ces valeurs ne soient pas seulement des outils stratégiques d'un pouvoir machiavélique ? "La vérité" a t-elle, sur nous, un empire et des exigences ? Et pourquoi ces Intellectuels seraient des "morts-vivants" ? S'ils sont symptomatiques, c'est que cette mort en lieu et place de la vie est la loi de nos cités. Cela peut se défendre, cela peut se prouver - mais encore faut-il le faire, clairement. Et nous, comment ne pas être atteint par cette fatalité si populaire ? Plutôt que de comparer et de se comparer, ne faut-il pas être, faire et dire, tel que nous l'entendons ? Il faut abandonner la métaphore. Dans ce pays sinistré où l'être-soi est réduit à la distinction des autres, il ne faut plus accepter ces lois sociales qui sont aussi des lois psychologiques, morales, qui nous tétanisent. Oui, le pavé est tenu par des néo-sophistes. S'agit-il d'en être un aussi, par négation abstraite ? ! Si nous connaissons notre Histoire, nous savons que le vrai dialogue intérieur et avec nos frères et soeurs de constitution est l'essentiel, et ouvre le chemin des constructions durables. Il n'y aura pas de dialogue avec les néo-sophistes, parce qu'ils le fuient. Leurs monologues sont à l'image de ceux de leurs maîtres, lesquels n'entendent jamais les peuples leur répondre. Ils prétendent imposer partout leur voix. Telle est réalité, selon eux. Nous, nous ne sommes pas des figurants d'une émission de télévision, des intermittents de LEUR spectacle. Et pour cela, il faut reconquérir une parole libre, travail permanent. Allez, Wilfried, libère toi, vraiment, de ces poupées maudites qui imitent la vie quand elles sont la mort. Parlons-en. Et pour cela, ne soyons pas des "Intellectuels", autrement dit, des individualités individualistes qui pensent être singulières, originales, et apporter au monde, seul(e), "la" vérité et "la" solution. 


Wilfried Salomé, "Lettre Ouverte aux Intellectuels, Ecrivains, Penseurs et Artistes Fermés" : "Les yeux des gens suppurent la folie et l’oppression"

26 October, by jean christophe grellety[ —]

Messieurs, pardon.

Pardon de vous déranger pendant le tournage de votre dernier film, au milieu des dernières répétitions de l’adaptation théâtrale de votre succès de librairie, les ultimes retouches de votre dernier opuscule prometteur, les préparatifs de votre prochaine conférence sur le thème « désespoir et éthique : un mariage heureux ? » ou encore une quelconque intervention poétique larmoyante sur les ondes de F(raNce) Culture —je dis « Messieurs » car les penseuses, intellectuelles et artistes femmes sont proprement exclues du débat public et, par pitié, ne mégotez pas en me sortant deux ou trois noms convenus.

Pardon, Messieurs, disais-je. Messieurs, pardon. Mais vous ne gesticulez pas innocemment dans le vent comme votre attitude pourrait de prime abord nous le laisser penser. Ce spectacle surréaliste et suranné ayant au moins pour lui de parvenir à dérider les moins regardant parmi les véritables artistes et poètes du pays. De même, vous ne vous contentez pas d’être absent à vous-mêmes, dissimulant cette vacuité derrière la stratification de votre expérience. Non, Messieurs.

Vous dansez sur des monceaux de cadavres, Messieurs.

Votre égotisme hallucinant est à la hauteur de votre lâcheté face à la réalité de l’époque. Cette lâcheté étant elle-même égale à votre ignorance. Vous ressemblez à ces pauvres DJ ’s 3.0 ne sachant plus rien célébrer que la mort, aux antipodes de l’état d’esprit originel de la House Music. Oui, Messieurs, vous êtes la bande son du totalitarisme, sautillant nerveusement de mots creux en phrases vidées de sens sur des rythmes binaires formatés par l’ordinateur neurophile du système néolibéral. Alors avant que l’Histoire ne le fasse, laissez-moi la devancer —et vous renier.

Votre pensée n’en est plus une. C’est une boue fangeuse où vous barbotez comme une sinistre fin de race dans ses excréments. Vous avez une audience médiatique, la possibilité de vous exprimer à des horaires de grandes écoutes— et qu’en faites-vous ? Quand fête vous ? Vous nous assommez de votre point de vue sur la situation, vous nous assénez sans cesse et sans pudeur vos masturbations. Terrifiants évacuateurs précoces de toute intelligence : l’heure n’est plus aux effets de manches. La vérité vous ferait-elle si peur, pour que vous vous en soyez, à ce point, éloigné ?

La rhétorique mensongère du verbe néolibérale a-t-elle pénétrée si profondément votre conception du langage ? Pour que vous ne soyez plus en capacité de différencier le signifiant et le signifié ? Messieurs, nous n’avons rien à faire de vos pétitions, de vos bons sentiments, et de vos petits gâteaux. Ils sont secs et indigestes. Il est temps pour vous de vous apercevoir de votre décalage avec la réalité, du monde ancien dans lequel vous évoluez, depuis lequel vous vous adressez à nous.

Messieurs, ce pays vit sous la terreur.

Les yeux des gens suppurent la folie et l’oppression. Et vous n’en dites pas un mot. Combien d’entre vous pour prendre position en faveur des roms ou des migrants ? Vos joutes verbales pour savoir qui est ou sera le plus antisémite ou le plus islamophobe nous épuisent. Les gens meurent, partout, enfermés en eux-mêmes. L’humanité se terre sous les couvertures. La vôtre, d’humanité, est au fond des chiottes. Pauvres lavasses incrédules dépassées, pourquoi ne pas avouer la réalité du monde dans lequel vous évoluez ?

Pourquoi fuir la réalité de son nom : le totalitarisme ?

Facile de s’imaginer résistant rétrospectivement face à l’ennemi nazi en 1939. Mais aujourd’hui ? Face à l’assassinat de la pensée, de l’humanité en l’homme, face aux conditions inhumaines dans lequel ce pays dit « civilisé » laisse croupir sa base, face à la montée sciemment organisée de l’extrême droite ? Où êtes-vous ?

Un horizon existe, un monde nouveau se crée chaque jour, mais vous ne l’évoquez jamais.

La France du tous ensemble, en l’état, personne ne me fera ce coup-là. Tous ensemble, oui. Mais ensemble derrière qui ? Derrière vous ?

Pour faire quoi ?

Vous semblez découvrir, et vous n’avez pas fini d’apprendre, que le monde dans lequel vous évoluez est mort. Vous défendez une idée de la liberté qui n’est plus qu’une image d’Epinal, d’où votre peur, qui est celle de votre fin, qui est celle d’avoir à appréhender un monde que vous ne connaissez pas, que vous ne bâtissez pas, dont vous êtes exclus.

Vous êtes les plus petits, les plus pauvres de tous.

Vous n’avez plus le pouvoir que sur votre propre matière. La liberté poétique seule fait les évadés, les âmes ayant pénétrées la réalité, hors du concept mental que vous appelez « système » , que vous pensez même, parfois, combattre, en le disséquant, en l’analysant, sans comprendre qu’il est votre propre esprit immobilisé. Qu’il est une forme de penser le monde dépassée, caduque. Nous sommes entre deux mondes, en plein effondrement psychique d’un côté, et au même instant nous assistons de l’autre à l’émergence d’une nouvelle manière de concevoir l’économie, la physique, la culture, le réel, même. Mais le positivisme semble être banni de vos discours, au profit d’une analyse éternellement fataliste et dépressive.

Certes nous repartons du désespoir, mais du votre. Car le désespoir, c’est vous, Messieurs. Ce n’est pas nous. Quant aux attentats, de Colombine au Mali, de la Syrie à Charlie et du 13 novembre au prochain, vous pouvez toujours prier pour que cela s’arrête, et jouer les étonnés. Nous ne sommes, nous, pas étonnés. Meurtris, blessés, atterrés. Mais pas étonnés.

Votre silence apathique vous rend responsable. Vous êtes des collaborateurs de l’horreur, et nous sommes les résistants. Les mutants. Les véritables enfants de la nation. Vos professeurs en Humanité. Et vous êtes nos élèves de fond de classe —nos cas épineux.

Nous, nous sommes magiques.

Nous vivons la magie, nous vivons dans un langage inédit pour vous. Ce pourquoi nous sommes incontrôlables, invérifiables, ingouvernables. Vous ne gouvernez plus que vous même, creusant un triste sillon archaïque où vous périssez. Vous êtes d’anciens modèles, et nous sommes, non pas l’avenir, non pas demain, mais aujourd’hui.

Nos réseaux sont métaphysiques, en dehors de vos pensées, en dehors des datas du système que vous servez. Les mots et le raisonnement seuls ne rendront jamais la réalité accessible, Messieurs. Ce pourquoi rien ne sortira de bon de vous, de sensé.

Nous défendons le pouvoir du rêve.

Et notre rêve est plus concret que ce fantasme dans lequel vous vivez encore, et que nous vous laissons.

De bonne grâce.

Wilfried Salomé. 8 Décembre 2015.

 



Des Chats dans les Complots : un beau travail, dont l'usage généralisé reviendrait à nier la possibilité de réels "complots"...

13 October, by jean christophe grellety[ —]

Révélation - La véritable identité des chats / William Laboury et les élèves de 2GA du Lycée Madeleine Vionnet (Bondy) from LE BAL on Vimeo.

Ce qui est "populaire", sur les réseaux sociaux, comme sur les plateformes vidéos, ce sont les expressions qui prétendent donner des explications, totales, sur une chose ou sur tout. A l'inverse de la logique sur l'absence de liens/causes entre toutes les choses, il y a un postulat, sur lequel l'expression est construite, c'est qu'il y a des liens/causes qui ensemble forment un sens. Dans le fruit d'un travail scolaire encadré, cette vidéo ci-dessus, il y a donc une première partie, un exemple, et une seconde partie, pédagogique, par laquelle l'exemple est décrypté, dans sa construction. Concernant les "faux"-vidéos, ils ont repéré une structure, des répétitions, dont ils s'expliquent. Le travail est intéressant, utile. Il est positif de savoir que des jeunes citoyens puissent mesurer, comprendre, que l'expression publique, notamment médiatique, est construite, et que les manipulations y sont omniprésentes. Mais ce n'est pas sur une propagande publique médiatique qu'ils ont exercé leur analyse talentueuse, mais sur un délire portant sur... des chats. Or, si leur travail est probant, humoristique, ils ne l'ont pas fait sur un vrai sujet, social, politique, difficile, sans compter que leur approche comporte un risque... "complotiste", celui d'affirmer que toute mise en cause d'un complot est un délire, un mensonge, élaboré. En somme, le risque revient à faire disparaître toute possibilité de... "complot", au profit d'une "raison" qui serait, dans son principe, a-complotiste. Il faut rappeler la définition élémentaire d'un complot : un projet, une volonté, d'un groupe, avec une (ou plusieurs) intention fondamentale, projet, volonté, dissimulée, entièrement, ou partiellement, afin de permettre la réalisation de l'intention. C'est ainsi que fut qualifié le travail des Nazis, à l'occasion du procès de Nuremberg, travail effectué tout au long des années 30, puisque pendant qu'ils parlaient de "paix", ils préparaient activement la guerre, des agressions/destructions contre des peuples. 

Présentation officielle de la vidéo : 

 

Quels sont les mécanismes à l’œuvre dans les vidéos conspirationnistes ? Comment ces dernières manipulent-elles les procédés logiques ? Comment faire pour soulever le doute par l’association de l’image, du texte et du son ?
Les élèves de 2nde Gestion Adiministration du lycée Madeleine Vionnet de Bondy ont répondu à ces questions par un minutieux travail de décryptage de vidéos conspirationnistes trouvées sur internet. Après avoir identifié leurs mécanismes récurrents, les élèves ont écrit le scénario d’une vidéo qui vise à semer le doute sur l’origine des chats.
Le but de cette démarche : transmettre aux élèves les outils de vérification des données, et ainsi éclairer leurs usages numériques. 
La vidéo présentée ici est composée de deux parties : une première qui restitue le film réalisé pendant l’atelier et qui vise à semer le doute sur l’origine des chats ; et une deuxième qui met en lumière les 10 techniques utilisées pour que ce doute s’installe chez celui qui regarde.

Les élèves de Seconde Gestion Administration du lycée Madeleine Vionnet de Bondy : 
Yassin Adjim, Abran Claude Marlène Agnini, Imane Bekkal, Wilmaile Blaise, Henrique Francisco Chaves Batista, Aida Chougui, Mohamed Debbouza, Daouda Diawara, Anais Fenniche, Julien Fernandes Teixeira, Feirielle Fitouri, Ayicha Mbaraka, Diana Montrond de Pina, Maria-Adelina Pop, Andrinirina Rafiakarana, Jessy Rosbif, Akshana Sathiyaruban, Diaba Siby, Mariana Tatar, Sylvain Thill, Marianna Zaccardelli
Direction d’atelier : William Laboury
Enseignante référente : Sakina Benazzouz, enseignante de lettres et d’histoire-géographie et professeure principale de la classe
Direction de projet : Marie Doyon, Hugo Fonseca pour Le BAL / La Fabrique du Regard

Ce film a été réalisé dans le cadre du programme « Mon Œil ! ».
En lien avec l’équipe enseignante et sur le temps scolaire, quatre ateliers de découverte et de réflexion permettent aux lycéens d’interroger les enjeux de création, diffusion, réception des images fixes et en mouvement autour d’une thématique, « Repenser l’histoire ». Dernier temps du programme, l’atelier de recherche et de création propose aux jeunes de participer collectivement à la conception et réalisation d’un projet avec un artiste invité.
« Mon Œil ! » est un des programmes pilotes menés par la Fabrique du Regard – plateforme pédagogique du BAL, lieu dédié aux enjeux de la représentation du monde par l’image. Il est mené en partenariat avec le Ministère de l’Éducation Nationale, la Région Île-de-France, la Préfecture de Paris et d’Île-de-France – Direction régionale des affaires culturelles, la Préfecture de Paris et d’Île-de-France – Direction départementale de la cohésion sociale, la Fondation BNP Paribas, la Fondation d’entreprise KPMG France, la Fondation Total, PMU, le Cinéma des Cinéastes, le Louxor et la Fémis et en collaboration avec les DAAC des rectorats des académies de Paris, Créteil, Versailles, Amiens et Rouen


Attentat "Charlie", 13 Novembre et drones américains - la vengeance dans la peau, à cause de...

11 October, by jean christophe grellety[ —]

Il s'agit d'apporter un éclairage particulier aux notes précédentes, concernant ce professeur de Philosophie sanctionné pour des propos ou de prétendus propos tenus à l'occasion d'un débat de Philosophie. Ces notes se trouvent avant celle-ci. Concernant les attentats, ou massacres de masse, commis, début 2015 à Paris, puis en novembre de la même année (et d'autres depuis, par des affiliés à Daesh), il est fréquent d'entendre, de lire, des personnes, s'étonner, et plus même, de ces actes, qui "tomberaient du Ciel" - ou qui remonteraient des enfers... Ces criminels seraient entièrement irrationnels, et il n'y aurait donc qu'une solution, les arraisonner, les stopper, autant que possible avant leurs actes, ce qui est évidemment très difficile, pour de nombreuses raisons. Nos "innocentes cités" seraient victimes de criminels, fous et dégueulasses, et ce serait la fatalité. Telle est la fable que, implicitement, la "société" subit la diffusion, accepte et reproduit. Quelle tragédie de manquer de chance ! Ils s'en prennent à nous, alors qu'ils pourraient s'en prendre à d'autres, mais c'est sur nous que cela tombe. Cette fable est faite par de vrais (ou faux) "enfants", et a pour objet d'infantiliser. En effet, nous avons à faire à des "fous", à tous les sens du mot : ils relèvent de la psychiatrie, les psychiatres qui peuvent en examiner les jugent souffrants de telle et ou telle pathologie, ils se disent eux-mêmes "fous d'Allah" ou de leur chef, etc, ils accomplissent des actes qui n'ont aucune utilité pour leur cause, puisqu'ils se font tuer en tuant. Mais nous qui ne sommes pas comme eux, nous ne pouvons pas ne pas nous interroger sur cet aspect décisif : COMMENT SONT-ILS DEVENUS FOUS ? L'étaient-ils de naissance ? Non. Quand et comment a commencé la dérive vers cette folie ? Pour résoudre cette question, le raccourci est de parler d'une islamisation de type "radicale" - avec le problème d'utiliser une des références de ces fous, puisqu'ils prétendent être les meilleurs des musulmans, et que nous savons, nous, qu'ils en sont au contraire la négation. Mais si un corps de dogmes a pu servir à les appâter puis les contrôler, il ne faut pas oublier que les sermons de leurs "chefs" n'auraient aucun impact s'ils ne pouvaient montrer du doigt des victimes d'actions guerrières-criminelles de tel ou tel Etat. Après la perte de sa base arrière afghane, Al-Qaeda était en déliquescence, mais elle s'est vue offerte un nouveau terrain de refuge et de chasse, avec l'Irak détruite. Et comme si cela ne suffisait pas, d'autres territoires leur ont été offerts, avec une attaque orchestrée contre la Syrie, contre la Libye, contre le Yemen, ainsi que des attaques en Afghanistan. Pour "la démocratie", et le pétrole et toute autre richesse exploitable, des pays entiers ont été ravagés par des guerres illégales, à commencer par celle contre l'Irak, matrice de toutes les autres. Pour convaincre les citoyens du monde, il est officiel que des officiels américains ont explicitement menti, comme Colin Powell, comme lorsqu'il a osé raconter une fable/farce à l'ONU en séance plénière. Derrière, ce sont des milliers de vie qui ont été ou totalement détruites ou qui ont subi des souffrances terribles. La gestion de l'Irak après l'invasion américaine est un modèle "criminel", tant tout ce qui a été fait l'a été en dépit du bon sens, à l'inverse de ce qu'il fallait faire. Toutes ces mauvaises décisions ont crée des chaos, à de gigantesques échelles. Ce sont ces chaos qui ont été des pépinières à "terroristes". Il n'a pas été difficile de convaincre des victimes, ou des individus liés à des victimes, ou des psychopathes et serial killer ravis de l'occasion, que tel et tel pays étaient responsables, coupables, de ces morts, ces souffrances. Les dirigeants français passent une partie substantielle de leur temps à déclarer leur "amitié" aux Etats-Unis, à dire que les Etats-Unis et la France sont des alliés. Dans la destruction de la Libye, l'Etat français a même eu le rôle principal, moteur - et c'est pourquoi des associations se sont liguées pour porter une plainte officielle devant le TPI contre l'ancien président français, M. Sarkozy. A ce jour, il est impossible de donner un lien vers un média français, puisqu'aucun d'entre eux n'en parle ! Mais en outre, comme si tant de malheurs ne suffisait pas, les Etats-Unis ont, toutes ces dernières années, et encore aujourd'hui, utilisé des drones pour assassiner des "terroristes", non seulement en violation du droit international, par des assassinats extra-judiciaires, sur des territoires non-américains, et ce par des bombes qui ont tué des milliers de civils, en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, et ailleurs. Pour Daesh, il est d'une facilité confondante de convaincre tel ou tel qu'il faut venger ces morts. 

En somme : si l'Irak de Saddam Hussein n'avait pas été attaquée et détruite ou si à tout le moins elle avait été réellement reconstruite, si la Syrie n'avait pas été attaquée, avec le soutien de nombreux Etats, dont les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite, etc, les attentats de 2015 et depuis ne se seraient sans doute jamais produits. Celles et ceux qui pensent à ces êtres que nous avons perdu irréversiblement, qui les aiment vraiment, sont celles et ceux qui se sont opposés à toutes ces... folies d'Etat, et continuent de s'y opposer. C'est le cas de ce professeur de Philosophie, et c'est pourquoi il est si scandaleux qu'il ait pu être et mis en cause et sanctionné - quand, comme nous l'avons dit et répétons, les vrais responsables n'ont jamais été inquiétés, y compris ceux qui ont complètement raté leur travail de "sécurité du territoire".

En 16 ans (depuis le 11 septembre 2001), combien d'individus ont-ils perdu la vie, par le fait des armes et des armées des USA ?


Jean-François Chazerans : une sanction cautionnée, et pendant ce temps, les responsables sont...

http://jeanchristophegrellety.typepad.com/lactionlitteraire/2017/09/socrate-et-jean-fran%C3%A7ois-chazerans-le-droit-%C3%A0-la-distance-critique-est-th%C3%A9orique-mais-nullement-prat.htmlplay episode download
5 October, by jean christophe grellety[ —]

Comme le laissait envisager l'audience il y a 15 jours du Tribunal Administratif de Poitiers, la sanction prise contre Jean-François Chazerans n'a pas été annulée. A la sortie du Tribunal, il a, en quelques mots brefs, mais précis, rappelé les conséquences d'une telle décision : "Pour moi, cette sanction abolit totalement la possibilité d'enseigner la philosophie. Exiger un devoir de neutralité de la part d'enseignants de philosophie comme on le ferait pour des militaires, ça ne tient pas." C'est ce que nous disions ici : il est de bon ton de se scandaliser du procès et de la condamnation à mort de Socrate, mais 25 siècles après, une "démocratie" désignée comme telle par ses dirigeants continue de mettre en cause l'exercice d'une pensée critique, qui les concerne. C'est que ce n'est pas la faute de Jean-François Chazerans et de nous si nous avons vu apparaître ces dernières années des "terroristes" d'un nouveau genre, des assassins de civils. Ces zélés, il a fallu un creuset et un brasier pour les couver. Il y a 30 ans, ils n'existaient pas. Ces "fous d'Allah" ont été soit directement aidés (en Afghanistan, dans les années 80, les Etats-Unis ont soutenu Ben Laden et ses amis pour faire la guerre à l'URSS), soit indirectement sollicités, par des décisions, de guerres, en Irak, en Libye, par lesquelles des centaines de milliers de civils ont perdu la vie. Mais malgré tout, ce qui s'est passé en janvier 2015 à Paris, comme au printemps 2012 à Toulouse (les crimes de Mohammed Merah), n'aurait jamais dû se passer, si des professionnels payés pour cela (pour la fameuse "sécurité"), avaient bien fait leur travail. Ces tristes événements ont été assez étudiés, par différents groupes de personnes (députés, journalistes, etc). Le "renseignement intérieur" a cumulé des ratés, des erreurs, et des fautes. On peut le demander clairement : qui a été sanctionné pour cela, de la base au sommet de la hiérarchie ? Et c'est donc pour un débat, sollicité par des élèves, qu'un professeur de Philosophie, qui a peut-être brutalement, maladroitement (ou pas car la question de la "matérialité des faits" se pose, pourtant affirmé par le TA) rappelé que pour de tels faits, il y a forcément des causes antérieures et du côté de ceux qui ont été visés, se retrouve sanctionné, pour le fait qu'à l'occasion de ce débat, il aurait manqué à son devoir de réserve et à la neutralité. Autrement dit : il suffisait de ne pas permettre aux élèves d'avoir un débat et tout allait mieux dans le meilleur des mondes de l'Education Nationale, alors même que de partout, les professionnels de l'enseignement étaient invités à organiser et encadrer de tels débats. Pourquoi un professeur de Philosophie, qui doit bien souvent d'entendre des opinions, superficielles, stupides, contradictoires, aurait-il été le seul à être interdit d'exprimer dans ce débat une opinion, alors que lui aussi était sous le choc des événements ? Il lui aurait fallu ne pas être touché par ceux-ci, par l'émotion des élèves, et être capable de dominer son sujet. Mais dans ce cas, un professeur de Philosophie ne serait plus un être humain. Comment se passe le va et vient entre l'émotion et "la raison" ? C'est un sujet que, après le débat politique, il aurait pu avoir avec les élèves, à condition qu'il ne soit pas immédiatement suspendu. C'est que dans les propos de Jean-François Chazerans, il y a de la tristesse et de la colère. Si des décisions dangereuses n'avaient pas été prises par des "autorités", dont aucun des membres n'a été mise en cause, poursuivi, pour sa responsabilité, ces tragédies n'auraient pas eu lieu, et c'est à nous qu'il a été demandé d'en "répondre" !  La suspension et la sanction étaient immédiatement irrationnelles et injustes. Elles le restent. Ceux qui ont décidé de la prendre peuvent l'annuler. Il appartient aux professeurs de Philosophie de bien étudier cette affaire, ces tenants et aboutissants, la décision du Tribunal, pour décider s'ils restent passifs - et dans ce cas, s'ils cautionnent l'insécurité pédagogique et administrative que cette décision approfondit, aggrave.


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