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Maëlys de Araujo n'aurait jamais dû rencontrer Nordahl Lelandais, si l'enquête concernant la disparition d'Arthur Noyer avait...

16 February, by jean christophe grellety[ —]

Comme dans certains régimes dont on nous raconte, "à l'étranger", les vices, les défauts, les fautes, les médias d'Etat, qu'ils le soient officiellement ou non, nous racontent tous les jours d'étranges histoires. Il faut constater que, hélas, le véritable travail, d'investigation, de recherche, d'analyse, a largement disparu dans ces rédactions (pas de toutes, et pas tout le temps, heureusement), concernant de telles affaires, et qu'il y a donc un "journalisme de fauteuil", qui passe son temps à commenter l'actualité du monde, comme dans tout café du commerce, mais avec le label d'un "média", une radio, etc. Pour la tragédie de l'assassinat de Maëlys de Araujo, par Nordahl Lelandais, le récit officiel, largement diffusé, répété, proclame que les enquêteurs ont réussi, ont fait un excellent travail, etc. Ils reçoivent des louanges. Il est vrai que, pour des professionnels dont c'est le métier, parvenir à identifier un criminel recherché, à l'amener à avouer et à les conduire sur le lieu de l'enterrement de la victime, est un "succès", puisque c'est ce qu'ils avaient à faire. Cela a tout de même pris six mois. Entre temps, même brièvement, dans la foulée de la disparition, il a été laissé libre, puisque, après la disparition de Maëlys, et ce alors qu'il faisait partie des personnes présentes lors d'une fête d'un mariage. Pourquoi est-ce que cela n'étonne personne, que des personnes, toutes "suspectes" aient été laissées libres de rentrer à leur domicile ? Or nous savons que, à peine le crime était-il commis, le jour revenu, que Nordahl Lelandais procédait à un nettoyage de fond en comble de son véhicule. Il a fallu, pour la résolution de cette affaire, que les moyens scientifiques parviennent, finalement (six mois après !), à trouver et prouver l'existence de traces de sang de Maëlys de Araujo dans le coffre de la voiture de Nordahl Lelandais pour que, grâce à cette preuve incontestable, ce suspect qui, jusqu'ici, niait tout, et réclamait même sa mise en liberté, comprenne qu'il était démasqué, et qu'il devait passer aux aveux, pour, éventuellement, limiter la casse lors de son futur procès. Mais il y a plus grave. C'est que Maëlys de Araujo n'aurait jamais dû croiser le chemin de cet assassin, pour la bonne et simple raison que, dans l'affaire de la disparition d'Arthur Noyer, il aurait dû être repéré, et, peut-être, rapidement, mis en cause. En effet, lorsque, récemment, ces mêmes médias qui diffusent chaque jour des concentrés indigestes d'information, ont évoqué, et sont passés rapidement "dessus", le fait que les téléphones portables d'Arthur Noyer et de Nordahl Lelandais "bornaient" systématiquement ensemble lors de cette nuit, jusqu'à un moment où le repérage par le réseau cessait. Il a fallu que ce tueur soit identifié comme tel dans la disparition de Maëlys de Araujo pour que, suite à la remarque d'un enquêteur externe sur un véhicule possiblement en cause dans la disparition de celle d'Artur Noyer, soit procédé, presque, par hasard, à une analyse des bornages de ces deux numéros de téléphone pour aboutir au constat déjà énoncé. Là encore, personne n'est surpris ? Comment cette analyse a t-elle pu être faite, finalement, et par hasard ? Comment a t-elle pu ne pas être effectuée dans les jours qui ont suivi la disparition d'Arthur Noyer ? Parce qu'elle n'était pas prise au sérieux ? Or, si Nordahl Lelandais avait été mis en cause plus tôt, pour cette disparition, il n'aurait jamais pu assister à cette fête de mariage, et tuer, encore.


Quoiqu'il soit désagréable de le faire, et, en n'oubliant pas qu'il ne faut pas généraliser le constat critique, comme si tous les travaux de tels enquêteurs et agents, qu'ils soient policiers ou gendarmes, relevaient de ce type, il est nécessaire de rappeler quelques affaires où l'échec "sécuritaire" aura été, tragiquement, patent : 

 

  • l'affaire Mohammed Merah : alors qu'il avait été repéré, notamment parce qu'il était allé faire un "voyage touristique" dans la zone tribale, non étatique, entre le Pakistan et l'Afghanistan, foyer des Talibans par excellence, qu'il avait été interrogé sur ce voyage, il a été "oublié" par le supposé suivi anti-terroriste (les personnels sont rarement à mettre en cause, étant donné une faiblesse des moyens, au regard des objectifs, mais il existe aussi des fautes, le pire étant lorsqu'il s'agit d'une "faute", volontaire...), et après son premier crime, les enquêteurs sont restés aveugles sur son cas pendant de très longs jours. Il faut dire que de tels crimes pendant une telle période, certains en "rêvaient", et Mohammed Merah l'a fait...
  • l'attaque contre Charlie-Hebdo : si la rédaction de CH avait été placée sous surveillance et protection, ce n'était pas pour rien. Hélas, des policiers, membres du syndicat Alliance, protestaient contre cette "obligation", quelques semaines avant, et la "surveillance" de l'entrée de l'immeuble était non professionnelle, indigne. Pour les deux frères, une fois entrés dans l'immeuble, le massacre pouvait commencer, en toute "tranquillité", puisqu'un seul agent était présent et il a été immédiatement neutralisé.
  • les attentats du 13 Novembre : alors que Daesh était, encore, presque, au sommet de sa puissance, mais commençait déjà à focaliser contre son organisation des milliers de forces, à travers le monde, et donc, s'affaiblissait déjà, et réagissait par rapport à cela, comment la sécurité du territoire a pu totalement rater la préparation de ces attaques, y compris dans ses relations avec les services spécialisés belges ?
  • l'affaire Dils : un innocent a été incriminé et incarcéré, pendant de très longues années, notamment en raison de l'incompétence, voire pire (faute professionnelle ?) d'un enquêteur
  • l'affaire d'Outreau
  • etc

Donc, pour rappel : si, en effet, il ne faut pas généraliser le constat critique, comme si tous les travaux de tels enquêteurs et agents, qu'ils soient policiers ou gendarmes, étaient systématiquement, nuls, mauvais, etc, il est important d'être sérieux et lucide, afin que des erreurs, graves, ne se répètent pas. Il s'agit donc d'une contribution citoyenne, afin que, dans de telles enquêtes, celles-ci se réalisent au mieux, y compris lorsqu'il s'agit de ne pas poursuivre et condamner des personnes qui n'ont rien fait. Là, avec Nordahl Lelandais, la réalité criminelle est certaine, et il a même formulé des aveux probants, puisqu'il les a accompagnés d'une preuve, à savoir indiquer le lieu où se trouvait le corps de Maëlys de Araujo.

 


Classes préparatoires/concours des grandes écoles : des connaissances importantes sont réservées à leurs étudiant(e)s, en faussant le prétendu "principe d'égalité" des concours

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/02/09/les-concours-une-tradition-francaise-faussement-meritocratique_5254124_4401467.htmlplay episode download
9 February, by jean christophe grellety[ —]

C'est un article apparemment anodin du "Monde" qui révèle, reconnaît, qu'il existe cette "information réservée" :

"Autre reproche : sous le couvert d’être méritocratique, le concours est en réalité profondément élitiste. « Une partie du programme sur lequel planchent les candidats aux plus grandes écoles n’est enseignée que dans quelques classes préparatoires, auxquelles n’ont accès que ceux qui ont bénéficié d’un solide parrainage familial et scolaire. C’est vrai dans les disciplines littéraires, mais également dans les matières scientifiques », pointe Agnès van Zanten, directrice de recherche au CNRS et professeure en sociologie à Sciences Po."

Une preuve, supplémentaire, de ce racisme social français, structurel

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A propos du projet gouvernemental, avec le rapport Mathiot, l'analyse et les réflexions de Tatiana Ventôse

3 February, by jean christophe grellety[ —]

 

Le partage de cette vidéo n'implique pas que l'auteur du blog est en accord avec l'ensemble des idées et des propos de Tatiana, mais son propos, mis en vidéo, est l'un des premiers sur ce "projet", et d'autres seront aussi ici partagés, puisque le débat public commence. Un certain nombre de ses analyses sont partielles ou fausses (par exemple, les "vacataires" n'existent plus, il n'y a que des contractuels, et nombre d'eux ont beaucoup d'expérience), et d'autres sont au contraire, exactes, justes. A vous de l'écouter et de dire ! 


"Urgence antiraciste - pour une démocratie inclusive", note 3, à propos de l'antisémitisme, en fait, antijudaïsme

https://www.ldh-france.org/play episode download
2 February, by jean christophe grellety[ —]

Dans le chapitre intitulé «Antisémitisme, antisionisme et défense des droits des Palestiniens», Gilles Manceron, membre du CC de la LDH et du collectif «Trop, c’est trop!)» procède à plusieurs rappels de courants, de faits historiques, d’une manière synthétique (c’est un chapitre de l’ouvrage), en omettant d’interroger plusieurs de ces aspects, que ce soit, donc, en raison d’un manque d’espace, ou en raison de principes interprétatifs problématiques. Dans l’introduction de son propos, il rappelle que, déjà, dans l’usage des termes qui circulent (grâce à qui ? À cause de qui?), comme dans celui d’antisémitisme, construit sur la racine «sémites», ce terme qui sert à identifier des Hébreux/Juifs et uniquement eux, est inadapté, puisque LES sémites ne sont pas seulement ces Hébreux/Juifs, mais également les Arabes, etc. Le seul terme rigoureux serait donc antijuif(s), et c’est ce que nous écrivons ici depuis longtemps, mais hélas l’auteur, par la force de la convention, maintient l’usage de «l’antisémitisme». Il faut dire que l’extension qui fait passer le(s) visé(s) d’Hébreux/Juifs à Sémites permet de laisser penser que cette intentionnalité négative vise une plus large communauté humaine – même si, dans son usage, certains des Hébreux/Sémites l’utilisent pour eux-mêmes uniquement, en en retranchant les autres, Sémites, Arabes, Palestiniens, etc. Etant donné les comportements d’hostilité, voire de haine, jusqu’aux crimes, en cause dans ce phénomène de «l’anti», l’auteur, logiquement, consacre une partie de son propos à celui qui s’est développé dans la Chrétienté européenne, jusqu’à ceux des siècles récents, des pogroms au projet génocidaire nazi (jusqu’à sa mise en œuvre et réalisation), et c’est l’occasion pour lui d’évoquer le sionisme, ce projet de certains Juifs de disposer d’un Etat, juif, pour des Juifs, en tant que membres d’un peuple constitué et institué. S’il rappelle qu’une partie de ces comportements s’est particulièrement exprimée, développée, dans la Russie tsariste, l’auteur, focalisé sur l’antijudaïsme, il reste à constater, et prendre en compte, la raison pour laquelle la Russie post-tsariste, aura été, avec l’URSS, pour les Juifs, quelle que soit leur nationalité, un lieu de vie, d’épanouissement, de protection, où ils pouvaient être, agir, contribuer – au point même que le plus grand judéophobe européen, Hitler, parlait systématiquement, à propos du bolchévisme, de judéo-bolchévisme (ce qui était à la fois juste et faux, juste, puisque nombre de cadres soviétiques étaient aussi juifs, faux, puisque nombre de camarades soviétiques, une majorité, n’étaient pas juifs). Par contre, il évoque la «campagne anti-cosmopolite» et le «complot des blouses blanches » pour associer l’URSS à ces pratiques et propos visant les Juifs, alors que ces phénomènes furent sporadiques, mineurs. Les anti-Juifs ont visé les Juifs en tant qu’une unité, un «peuple», et c’est donc l’histoire d’un peuple que les Sionistes ont revendiqué, pour en faire un «Etat». Or, dans son récit sur cette histoire, l’auteur écrit que «le judaïsme est une religion qui s’est propagée après la fin du royaume de Jérusalem au 1er siècle, mais aussi à partir d’autres communautés à Babylone, Rome, (…) » et que, sur cette base, «le sionisme invente la notion d’un peuple juif ayant une généalogie commune ». Le sujet étant complexe, il faut être précis. Les Hébreux existaient, en tant que peuple(s) sémite(s), dans l’Antiquité. Après l’ère chrétienne, des exodes, contraints, ont eu lieu. C’est ce qui a provoqué une «diaspora», faisant, de cette manière, des Juifs, des citoyens du monde spéciaux, puisque présents dans la plupart des pays du monde. Aujourd’hui, sont Juifs, des femmes, des hommes, des enfants, dont les caractéristiques physiques sont très diverses, dont les coutumes le sont aussi, etc. Il est certain qu’il existe des Juifs dont les familles sont les «descendantes» de celles et ceux qui ont été expulsés de Judée par les Romains, et d’autres qui sont tout aussi Juifs, tout en n’ayant pas une telle ascendance (conversions, autres lignages hébraïques, comme… pour les Palestiniens ?!). Il en va de même pour les Français d’aujourd’hui : peu sont des descendants des Francs, qui étaient, numériquement, un petit peuple, et dont les différents rois qui se sont succédés se sont légués et ont légué à leurs héritiers la volonté de construire un territoire toujours plus grand, en intégrant à la France, des Bretons, Aquitains, ….etc, et pourtant, tous sont Français actuellement, à la fois par la nationalité, des «papiers», mais aussi, la langue, la mémoire, les références. Pour les Juifs du monde, l’Ancien Testament a servi de support à la construction permanente de ce lien entre tous, mais certains s’en sont aussi servis pour réduire les liens, pour en exclure d’autres. C’est ce qui advient à notre époque, sous une forme étatisée, par la confrontation entre «Israël», en fait, son gouvernement, la classe sociale qui l’anime, le contrôle, et les Palestiniens, assurément des frères sémites, dont certains ont un même lignage historique, jusqu’aux familles de l’ère pré-chrétienne ou post-chrétienne. Un autre «sionisme» pourrait exister, en y associant les Palestiniens – mais celui qui domine entend les en exclure. C’est ce réduc-sionisme qu’il faudrait interroger, sur ses causes. Cette logique «anti-autres» et notamment antipalestienne peut aller jusqu’à imiter les phénomènes anti-juifs évoqués auparavant : les peuples du monde n’ont pas le monopole de la violence anti-xxx sous la forme de l’antijudaïsme, et des Juifs peuvent accomplir les mêmes fautes, les mêmes crimes, que d’autres. Le fait d’être Juifs (avec toute cette histoire mondiale) ne les vaccine pas contre cette hyper-violence, contre d’autres. Ce sadisme, qui a caractérisé des armées, péniblement célèbres pour cela, peut s’observer aujourd’hui au sein de Tsahal, d’une manière évidemment moins destructrice et systématique que l’armée nazie et ses services para-militaires à l’époque de la Shoah. Cela dit, les pratiques guerrières dévastatrices, et pour certaines, criminelles, de l’armée israëlienne, indubitablement attestées par des témoignages et des preuves, nourrissent une hostilité, et une haine contre Israël, son gouvernement, ses élites, qui, parfois, peuvent s’étendre à «tout Juif», sur la base d’un oubli fondamental, à savoir que ce sont pas LES Juifs qui sont responsables de ces pratiques, mais DES, et que, comme dans tout phénomène de généralisation, il y a donc cette omission, essentielle, gravissime, mais aussi que, si ce ne sont pas LES Juifs qui sont responsables de ces pratiques, mais DES Juifs, ceux-ci attirent sur eux l’hostilité, l’opprobre, et rendent possible cette extension à toute une population – comme lors des invasions et occupations allemandes pendant la Seconde Guerre Mondiale, nombre d’Européens maudissaient «les» Allemands, en y associant, en pensée, les citoyens allemands, non militaires, non nazis, etc, alors que nombre d’Allemands avaient été, avant 1933, ou étaient encore des opposants au Nazisme, s’ils n’avaient pas été, eux aussi, assassinés avant la guerre. Ces phénomènes «anti» et phobiques sont le fait de minorités, qu’il faut impérativement contrôler, juguler, et qui, s’ils ne le sont pas ou pas assez, peuvent prospérer, parce que ceux d’en face sont paresseux, désorganisés, divisés – du fait de cette logique de division dont ces racistes, anti-x, sont des spécialistes. Territoires et richesses des, territoires, ces diviseurs sont des spécialistes de l’appropriation, mise à profit, et ce, par l’exclusion de potentiels ayant-droit ou de multitudes avec laquelle il faudrait composer, partager. C’est ce dont ces capitalistes coloniaux, qu’ils soient à la tête d’Israël, aux Etats-Unis, ou ailleurs, sont et font. Une réponse unifiée est susceptible de les faire chuter. Il faut être conscient que nous avons à faire à des extrémistes, prêts à déclencher des guerres, y compris une guerre suicidaire (nucléaire et planétaire), plutôt que d'accepter la remise en cause de leur logique, et d’accepter que la vie humaine puisse devenir un Paradis sur Terre, puisqu’ils en ont la haine. C’est de cette haine, ancienne, quasi «secrète», alors que, exposée au grand jour, elle nous saute aux yeux partout, que ce chapitre ignore fondamentalement, alors que, avec les Hébreux/Juifs, un événement unique dans l’histoire des peuples s’est produit : le gnosticisme/manichéisme, pour qui le monde est laid, détestable, soumis à un Dieu/Mal. C’est le premier et le plus important des nihilismes historiques. Il est à la base, une secte hébraïque. Son objectif est clairement apocalyptique (cf mon ouvrage Dieu, sans religions, et la récente édition, avec l’ajout d’une conférence sur le sujet).

NB : Les remarques critiques formulées dans cette présentation se justifient, à la fois, par les connaissances de l’auteur de la note, ses propres analyses, et par l’intérêt général du chapitre. C’est un «dialogue» avec M. Manceron. Dans un vrai dialogue, aucun des interlocuteurs n’est un béni oui-oui. L’auteur de cette note recommande donc la lecture de ce chapitre – et d’autres, comme le prouvent les deux premières notes déjà publiées, et les deux autres à venir


In memoriam, Jean Salem "Alleg", Le matérialisme de Marx

28 January, by jean christophe grellety[ —]


Nazisme : puisque, depuis 1945, si peu a été fait contre.., il est temps et d'en prendre conscience et d'agir

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Mairie_de_Tulle_Communaute_dagglomeration_Tulle_Agglo_Contre_louverture_dun_local_fasciste_a_Tulle_le_11_Mars_2018_1/?ekixVIkb&utm_source=sharetools&utm_medium=email&utm_campaign=petition-469279-Mairie_de_Tulle_Communaute_dagglomeration_Tulle_Agglo_Contre_louverture_dun_local_fasciste_a_Tulle_le_11_Mars_2018&utm_term=ixVIkb%2Bfrplay episode download
23 January, by jean christophe grellety[ —]

Cette deuxième note, annoncée dans la première,  a pour objet de tirer les leçons et conséquences de ce qui a été exprimé dans la première, et que nous pouvons résumer de cette manière : en 1945, l'écrasement du Nazisme a échoué, a été raté, ou a volontairement été empêché. Qu'est-ce qu'aurait été un tel écrasement ? Pour des criminels jamais vus dans l'Histoire, cela passait par des mesures novatrices et à la hauteur de leur propre "radicalité". En Espagne, Franco aurait été arrêté et jugé - idem au Portugal avec Salazar. Les prisonniers de guerre n'auraient pas été rendus à leur pays, ou seulement après 20 ou 30 ans de prison. Les collaborateurs des régimes criminels auraient tous et toutes été jugés, emprisonnés, longuement. Tout hommage au Nazisme aurait été et interdit et puni en cas de violation. Rien de tout cela n'a été fait. Les "vainqueurs" ont tellement tué de soldats de cette entreprise criminelle qu'ils ont cru, sincèrement pour beaucoup, qu'ils l'avaient terrassée. Il faut constater qu'ils ne voyaient pas clairs. Aujourd'hui, nous sommes obligés de subir, ici ou là, la présence, l'expression, et parfois, les nouvelles actions criminelles, des admirateurs de ces chiens de guerre. Si, en France, ils sont "rares", c'est qu'ils se savent en terrain hostile, et beaucoup préfèrent se contenter de s'affilier à un parti d'extrême-droite, légal, qui a pignon sur rue, et qui les couvre. Du coup, ils sont plus nombreux que nous le pensons. La "Justice" ne poursuit quasiment jamais les individus qui expriment leur admiration pour ce système criminel, le "négationnisme", etc. Des entreprises désormais prompts à censurer les "fake news" leur permettent de s'en servir pour s'exprimer, sans les censurer, ou les dénoncer, lorsqu'ils violent une loi fondamentale, comme le négationnisme. Il faut le constater et le dire : ils ont nécessairement des complices, des amis, haut placés. Et c'est bien pour cela que nous pouvons dire que l'épuration en Europe et singulièrement en France a été une farce, un échec, retentissant - noyé dans les bruits de la reconstruction et le silence de "consciences morales" là aussi aveugles et sourdes. Désormais, les voilà qui relèvent la tête, qui agissent, dans les pays de l'Est, avec la protection des Etats, en Ukraine, en Pologne, en Hongrie, etc. L'UE soutient un révisionnisme historique, en prétendant que le vaincu, criminel, était le même que le vainqueur, soviétique - comme si le Nazisme avait été vaincu par des bourgeois d'Europe de l'Ouest qui ne sont jamais sortis de leur bureau, maison. Et au lieu de prendre conscience que les Nazis sont de nouveau présents et actifs en Europe, c'est le mouvement international qui les a abattus qui est mis en cause ! C'est qu'il faut le constater, le comprendre, lucidement, quoiqu'il en soit de la douleur que cela suscite : pour des Bourgeois européens, dès lors qu'il faut choisir entre fascistes/nazis (comme l'ont fait les pseudo "socialistes" allemands, avec le SPD, de 1918 à 1933), et les "rouges", leur choix constant, majoritaire, se porte sur les premiers, parce que ceux-ci "respectent" leurs titres et "droits" de propriété. Il ne faut donc ni s'adresser à ceux-ci, ni attendre une hypothétique "révolution des consciences" de leur part. Il n'y a pas de temps à perdre. En la matière, comme en tant, il y a urgence à s'organiser, agir. En France, et en Europe, il s'agit de faire baisser la tête à celles et ceux qui honorent ces criminels.


"Urgence antiraciste - pour une démocratie inclusive", un ouvrage collectif - note 2

23 January, by jean christophe grellety[ —]

Dans un chapitre consacré à «l’esclavage et la traite négrière : du devoir de mémoire au devoir de réparation», Louis-Georges Tin, président du CRAN, évoque les démarches engagées dans le monde concernant des «réparations» financières émanant des forces coloniales, des Etats, des entreprises, des familles de propriétaires (les Békés). Qui, aujourd’hui, devrait payer, et qu’est-ce qui devrait être payé ?  Ces questions ne sont pas simples : les esclavagistes et les esclaves de ces siècles passés ne sont plus. Leurs descendants ont hérité de leurs gènes, de leur «mémoire», des souffrances, immenses, pour certains, et pour d’autres, d’une gloire désormais dévaluée – mais dont les noms sont encore colportés dans de très nombreuses villes du monde. Les esclaves ont été utilisés comme des choses, comme si les maîtres disposaient de réels «droits de propriété», et ont été forcés à travailler. Il faudrait donc évaluer ce qu’aurait été un «salaire», dans le cadre d’un contrat de travail s’il avait existé, le profit qui a été généré à partir de ce travail forcé, et le préjudice spécifique, pour calculer les «dommages et intérêts». Il faudrait établir le nombre, l’identité des descendants, histoire d’éviter, si de telles réparations existaient, que des familles dont des membres auraient été responsables ou collaborateurs de l’esclavage des autres puissent percevoir une «réparation». Du coup, on mesure la difficulté, voire l’impossibilité de ce projet, puisque des siècles ont passé, que pour de tels faits, il n’existe pas d’archives systématiques et sérieuses etc. Et pourtant, il faudrait qu’il y ait «réparation». Mais comment ? Et pourquoi ? Les colons esclavagistes ont volé des terres et des vies, en arguant d’un «droit de propriété». Ces fautes et ces crimes sont irréversibles comme beaucoup de crimes, et sont réputés imprescriptibles en droit international, quand il est possible de poursuivre des responsables et coupables. Ces voleurs de vie et de biens ne sont plus là pour répondre de leurs crimes. Les Etats qui ont soutenu et «légitimé» ces crimes ont, depuis, certes, évolué, mais ils existent toujours – et d’ailleurs, en leur sein, beaucoup se démènent pour que nous soyons obligés de continuer à honorer dans notre conscience historique des criminels, parce qu’ils étaient des «gens de bien», comme avec l’abominable Louis XIV, sous le règne duquel fut adopté le «Code noir». Il faut donc répondre à ces questions : qui doit payer ? Combien ? Et à qui ? Dès lors que ces réparations seraient importantes, elles devraient faire l’objet d’un contrôle draconien, tant dans de telles situations, nous avons assisté dans le passé comme dans le présent, à des détournements de fonds, notamment de la part des «élites» post-coloniales, qui, en tout et pour tout, ont la passion d’imiter les anciens maîtres, jusque dans la prévarication. Et pour rendre possible ces réparations, encore faudrait-il satisfaire à un «devoir de mémoire» initial, fondamental, réel – ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui. C’est que ce sont des centaines de millions de personnes qui, en Afrique, par la déportation dans les Caraïbes et en Amérique du Nord, comme du Sud, ont été, ou massacrées, ou empoisonnées, de fait ou volontairement (comme pour des dizaines de peuples, des centaines de tribus, des peuples qui vivaient sur tout le territoire américain avant la colonisation européenne, hispanique, portugaise, anglo-saxonne, néerlandaise, française), transformées en esclaves, et, rapidement ou moins, tuées, par l’effort, les conditions de travail, les violences des maîtres, avant que ce traitement ne soit imposé aux «travailleurs blancs» (mais dans d’autres conditions) par des néo-seigneurs européens, devenus des «capitaines d’industrie». Désormais, des livres racontent cette tragédie, où le sang coule, les souffrances ont été terrifiantes, comparables à celles des Juifs, des Tziganes, des homosexuels, des opposants, pendant la Seconde Guerre Mondiale, de la part de ces Nazis qui, selon Hitler, ne faisaient qu’imiter celles et ceux qui les avaient instruits dans la cavalerie coloniale (voir Le discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire), mais les faits majeurs de ces livres sont peu évoqués dans les manuels d’Histoire, peu mis en scène dans des films «éducatifs», parce qu’ils « n’existent pas ou peu » en conscience. A la rigueur, Hollywood veut bien financer un film qui paraît faire œuvre de «mémoire» dès lors qu’il permet d’en remettre une couche dans le sadisme colonial, qui, ne l’oublions pas, continue de faire rêver certains, d’être pour eux, un plaisir et une «nécessité», comme avec le «Django Unchained» de Quentin Tarantino. C’est que les héritiers «conscients» de ces colons sont, dans l’Europe maudite, très actifs pour honorer leurs aïeuls, comme des «modèles », et il ne faut pas donc s’étonner qu’une des lignes directrices de l’extrême-droite soit le rejet de «la repentance», auquel trop s’associent sans réfléchir. C’est que, en effet, NOUS, filles et fils de familles modestes, nous n’avons aucune repentance à exprimer, puisque nos aïeuls ont été tout autant victimes des mêmes maîtres («si ce n’est toi, c’est donc ton frère», dirait l’agneau au loup dans cette autre fable), que nos aïeuls ont beaucoup souffert, ont rejeté ce système criminel, sans être écoutés, et au contraire, en étant insultés, comme le furent les Communards par les Versaillais. Or, dans les familles de ces responsables/coupables, comme on le voit souvent en Allemagne à l’égard des «grand-papas» nazis, il y a un véritable refus d’avoir cette juste mémoire, de reconnaître que ces aïeuls ont été ce qu’ils ont été, des «salauds », et que des excuses leur sont trouvées. Et pour faire une diversion supplémentaire, c’est sur leurs opposants historiques, souvent, communistes, que ces «héritiers», descendants, retournent la mise en cause, en prétendant que ceux-ci auraient fait des millions de victimes. Il faut saluer le travail de mémoire effectué par la communauté afro-américaine des USA et des Antilles notamment françaises depuis deux décennies. Il a porté ses fruits avec la création d’un courant cinématographique puissant qui alimente régulièrement la chronique sur le sujet des relations interraciales1. En France puis à l’ONU, la définition de l’esclavage et de la traite négrière comme « crimes contre l’humanité’ » donne désormais droit à réparations morales. Un jour officiel est dédié à cet égard en France métropolitaine et dans les territoires concernés2Quels qu’ils soient, quelle que soit la couleur de leur peau (puisque les «Blancs» sont des «gens de couleur» ), les filles et fils de ces femmes et hommes qui ont tant souffert de la violence coloniale, de l’exploitation, en Europe ou hors d’Europe, doivent dialoguer et s’associer, pour que ce devoir de mémoire soit une œuvre collective beaucoup plus forte. Et il faut traduire cette logique dans le présent : les «Indigènes» de la République ne doivent pas seulement être les filles et fils de l’immigration maghrébine, ou des pays francophones d’Afrique noire, ou encore de l’ancienne «Indochine», mais aussi toutes celles et tous ceux qui, aujourd’hui, en raison de leur origine non noble ou non bourgeoise, subissent un racisme social structurel (avec la différence qu’ils ne subissent pas les discriminations au faciès, à la couleur de peau). Qu’ils aient été esclaves de l’Haïti sous domination de la royauté française ou serfs en Périgord3, il faut faire le lien entre eux, comme il faut faire le lien entre ces maîtres du passé et ceux actuels, comme dans les îles de la Guadeloupe, de la Martinique. Une autre réparation existe : c’est la libération totale du colonialisme, avec l’indépendance des territoires, et notamment l’indépendance qui associe tous les libérés, comme à Cuba. Quand ce nouveau travail de mémoire, dont les effets géo-politiques, sociaux et culturels seront immenses, sera effectué, le sujet des «réparations» pourra être enfin abordé, par des citoyens et par des responsables sérieux. Pour cela, il faut continuer à décoloniser et la mémoire, et les imaginaires, et les projets politiques.

1 Tosse Ekue, « Antiracisme: cas de la filmographie sur l'histoire des Afro-Américains » (Site Fraternafrique)

https://fraternafrique.wordpress.com/2016/12/26/antiracisme-cas-de-la-filmographie-sur-lhistoire-des-afro-americains-tosse-ekue/

2 - 10 mai: fête de l’abolition de l’esclavage en métropole depuis 2006

- 22 mai: idem en Martinique

- 27 mai: idem en Guadeloupe

- 10 juin: idem en Guyane

- 20 décembre : idem à La Réunion

 

3 Eugène Le Roy, Jacquou le Croquant (1899)


"Urgence antiraciste - pour une démocratie inclusive", un ouvrage collectif - note 1

https://www.amazon.fr/Du-Racisme-Social-Europe-extension/dp/1982085533/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1516215695&sr=8-1&keywords=du+racisme+social+en+europeplay episode download
17 January, by jean christophe grellety[ —]

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Dans la présentation de cet ouvrage, il est indiqué que l’une des intentions qui déterminent son existence et son contenu, est de «relier les luttes émancipatrices des catégories concernées», par les «dominations d’origine, de genre, liées au statut social». «Urgence antiraciste» est donc un ouvrage qui, à priori et à postériori, provoque une crise d’angoisse et de panique chez les Zemmour et consorts. Sous-titré «Pour une démocratie inclusive», il s’agit donc de s’opposer, clairement et radicalement, à cette République qui a ses inclus et ses «exclus», que ceux-ci soient à la rue ou à la porte des «lieux de la République», en raison du racisme social qu’ils subissent. La «République Française» est un régime de s-élection sociale dans lequel les «élections» sont à l’image du système, à savoir une organisation qui favorise le cens, les «bien-nés» qui se transmettent des charges, des titres, des «responsabilités» ou de manière dynastique, ou par l’entregent d’un «réseau», inter-familial, comme «maçonnique». Ce sont 17 auteurs qui, en plus de Martine Boudet, coordinatrice de la publication, ont fourni, chacune, chacun, et de différentes origines, une pierre à l’édifice de cet appel, de cette injonction (liste ci-dessous). Dans la France où le racisme social et le racisme sévissent, en couple et durablement, depuis des décennies, et, dans un monde où, d’un côté, les populations deviennent de plus en plus croisées, «métissées» et tolérantes, de manière inversement proportionnelle à des «leaders» qui, comme Donald Trump, instrumentalisent au maximum le racisme pour imposer leur racisme social, il y a en effet «urgence», puisque, malgré le recul significatif du racisme dans les populations anciennement affectées/infectées par des blocages, pour l’essentiel volontaires, ceux-ci permettent que ce racisme-racisme social se maintienne à flot, et pourrisse la vie de certaines populations, comme nous ici, en France. Dans sa préface, Aminata Traoré déclare : «La décolonisation a occasionné une transformation importante et riche de promesses. Pourquoi le racisme d’État resurgit-il avec force et de manière si décomplexée maintenant, en ce début de 21ème siècle… ? » C’est que les phénomènes sociaux/vitaux sont des phénomènes de conscience, où «l’illusion» règne d’autant plus que des illusionnistes habiles les génèrent et les entretiennent. Il en va ainsi de la «décolonisation», romance historiographique narrée partout, notamment dans les Etats qui ont dû perdre des «colonies» alors que, via «l’économie», les entreprises, l’argent de la corruption, les réseaux, ces mêmes Etats ont su maintenir peu ou prou (ou pire encore parfois) le contrôle politico-économique qui caractérisait leur «pouvoir colonial». De «décolonisation», il faut bien le voir, le reconnaître, même si pénible que cela soit, il n’y a pas eu – puisque, désormais affublés de maîtres «locaux», ceux-ci ont, sauf exception provisoire, continué le travail, sur les règles, signes, des colons – de la «fonction publique» aux «armées» où tout ce qui déterminait le pouvoir colonial se trouve répété, reproduit, imité. Et quand des combattants tentent de vraiment libérer leur peuple colonisé de cette tutelle maudite, il se trouve des pantins, mercenaires, pour accepter des paiements en liquide, pour faire assassiner un Patrice Lumumba, ou un Thomas Sankara ou un Muammar Kadhafi. Et, en France même, le racisme d’État ne resurgit pas, puisqu’il n’a jamais cessé de fonctionner, y compris dès la Libération, avec le soutien apporté par les pseudo «nouveaux dirigeants» à une renaissante République dans laquelle nombre de responsables et coupables de fautes, de crimes, dans la collaboration, ont été maintenus, ou même promus, ce que les «Alliés» anglo-américains ont violemment imposé aux Grecs, et qui a été «caché» à la Libération en France par l’apparente position de force du PCF. Et nous pouvons donc dire avec Aminata Traoré qu’il est en effet «plus facile et plus commode pour les dominants qui ne veulent pas renoncer à leurs privilèges de s’attaquer à l’Autre plutôt que...», et c’est parce qu’ils sont dominants, et comme ils sont dominants (qu’ils se sont battus pour avoir des privilèges durables), que «l’Autre», ce sont les autres qui n’appartiennent pas à leur classe, qu’ils soient Blancs, Noirs, Arabes, etc. C’est pourquoi les «racisés» comprennent aussi des Blancs, dans la mesure où la «ségrégation, la hiérarchisation et la stigmatisation» sont, de la part des dominants, pour l’essentiel, blancs, mais pas seulement, l’expression de leur domination ET de leur mépris, ou pire, envers «les pauvres», que le FN désigne sous un vocable unique, les «immigrés», en tant qu’ils sont les symboles de ces pauvres qui, ô scandale, osent s’organiser, faire «communauté», s’entraider, ne pas imiter les maîtres, en matière de vêtements, de religion, c’est-à-dire du Code national-social. L’un des objectifs de l’ouvrage, et, au-delà de l’ouvrage, du travail commun exprimé et engagé dans cette publication, est de construire un «mouvement qui s’attaque tout à fois aux racismes, au sexisme et à la domination socio-économique», et ce afin de faire face à la «lame de fond réactionnaire et au monde de Donald Trump». Dans le chapitre intitulé «la nécessaire désaliénation du colonisateur», Nils Andersson rappelle ce qui est désormais mieux établi, connu, le pénible «consensus européen», de «dirigeants», même prétendument «républicains», comme en France, le célèbre Jules Ferry, sur la supériorité d’une race, tantôt européenne, tantôt seulement anglaise, ou française, ou allemande, puisqu’il y eut de la concurrence dans la prétention, et dont on connaît le funeste sort qui attendait des millions d’Européens, pour l’immense majorité, «racisés sociaux», envoyés à la boucherie de la Première Guerre Mondiale, puis aux massacres de la Seconde, avant que les prétendus «Seigneurs» aryens ne soient écrasés par une armée internationaliste, l’Armée Rouge. De ce racisme social et racisme, peut-on en parler à nos élites aujourd’hui ? L’entendent-elles ? Le reconnaissent-elles ? Ou sont-elles dans le déni ? Il semble bien que la vitalité et la colère «réactionnaires» audibles dans tous les médias qui sont à son service, reposent sur une telle mise en cause, historiographique, mémorielle, et donc politique, qu’ils n’entendent pas accepter de reconnaître. C’est comme si les dirigeants allemands actuels venaient contester la certitude de l’existence du projet et des actions nazis visant à faire disparaître entièrement des peuples et des groupes. Ce «révisionnisme-négationnisme» sévit, dans cette négation, comme dans l’occultation de la «Commune de Paris», matrice des principales «innovations sociales» récupérées par la III République, première en expansion coloniale, et ce très certainement uniquement pour acheter une «paix sociale» qu’elle entendait utiliser pour faire de ses «Républicains méritants» passés par la toute première école de masse de la République, des fonctionnaires consciencieux dans les comptoirs coloniaux, au service des intérêts privés du MEDEF de l’époque. Le même auteur a parfaitement raison de constater que, certes, si «le racisme» est, hélas, planétairement, un phénomène global, qui affecte, activement et passivement, une multitude de peuples et de personnes, «nul autre que l’homme blanc n’a affirmé aussi longtemps et d’une manière aussi absolue, sa domination sur les autres populations», mais ce n’est pas «l’homme blanc» en tant que tel, abstraction d’un type, mais une classe blanche, ce que j’ai appelé dans mon essai «Du racisme social en Europe et par extension dans le monde», une «classte» (néologisme qui fusionne la «classe», catégorie occidentale, avec la caste, catégorie originairement aryenne-hindoue), contre laquelle les premiers colonisés ont lutté pendant des siècles, à savoir les pauvres en Europe, des jacqueries jusqu’à la Commune, en passant par les égaux de Baboeuf, des «hérétiques» organisés en communautés «communistes», comme le raconte parfaitement Robert I. Moore dans ses indispensables travaux et ouvrages. Mais ces premiers colonisés sont restés des dominés, puisque, à date régulière, leur insurrection a été écrasée dans le sang par ces «dominants» qui prétendaient avoir tant de «classe», comme les Versaillais l’ont fait contre les Communards, qui n’ont sans doute pas pressenti que la haine des Versaillais contre eux était telle qu’elle allait les conduire à un génocide local (en effet, si «la Commune» avait eu une dimension nationale ou quasi, combien d’assassinés aurait-on compté parmi les Communards?!). C’est que si les Communards l’avaient emporté, et à Paris et en France, la marche coloniale de la 3ème République aurait été, quasi certainement arrêtée – laissant, certes, le «terrain» aux Anglais, Allemands, Belges – et tant mieux, puisque la France dite «républicaine» n’aurait pas autant exploité, commis de crimes, aurait disposé de plus de forces pour affronter elle-même l’Allemagne impériale, puisque celle-ci lui aurait imposé, à coup sûr, une nouvelle guerre. Les conséquences de la défaite communarde, comme de l’écrasement des rares et vrais révolutionnaires en 1794, ont été multiples, énormes, terribles. C’est que, avec le colonialisme, avant limité à l’Europe elle-même, puis étendu au monde, ce sont des criminels, en col blanc, qui ont été soutenus, comme aujourd’hui, ils le sont encore, via la sacro-sainte «entreprise». Le chapitre de Paul Mensah sur «6 décennies de néocolonialisme fascisant» est terrible à ce sujet.

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