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Quand un "Olrik" de "la vérité perdue" (sic) prétend pouvoir établir une liste de "sites conspirationnistes" (et donc mensongers), les lecteurs l'habillent pour l'hiver

https://veriteperdue.wordpress.com/2017/01/16/liste-des-sites-conspirationnistes/#more-2864play episode download
21 July, by jean christophe grellety[ —]

Le hasard d'un partage sur un réseau social est à l'origine de la découverte de ce blog, qui sépare "le bon grain de l'ivraie". Selon son auto-présentation, "Ce site a pour vocation de démonter les rumeurs et les intox" (ce qui, étant donné leur nombre quotidien, est un travail de Titan, que ce blog est totalement incapable de faire !) "à une époque où l'information est réécrite en direct par des sites et des groupes sur Internet en toute impunité. Ces sites et ces groupes intoxiquent et désinforment les citoyens au quotidien." (et donc les sites des médias officiels, des Etats, eux, n'intoxiquent pas, ne désinforment pas, etc) "Des rumeurs, de l'intox, des théories du complot sur tous les sujets possibles et imaginables comme le Titanic, la terre plate, le 11/9, les missions Apollo, la fin du monde..." Les exemples donnés sont les plus connus de ces sujets débattus, où le plus sérieux côtoie le plus délirant, et à propos desquels, certains sites listés n'ont jamais écrit ou ont écrit des articles présentant des théories, comme telles, laissant donc au lecteur le travail d'analyse. "Vous en avez assez de l'information manipulée sur Internet ? Vous vous rendez compte que certains sites se moquent de vous ? Venez en parler, débunkons ensemble cette désinformation de masse qui empoisonne le citoyen. Ne les laissons plus manipuler nos enfants, nos proches, nos amis, réagissons ! "La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien." Et comme "débunkage", le blog met en avant la propagande... russe - évidemment, seule propagande à être propagande, la propagande américaine étant elle, bien entendu, l'expression de la vérité, puisque ce blog ne propose pas de la "débunker", celle-là. Et pour se faire valoir, il cite donc un idéologue particulièrement réactionnaire, Edmund Burke. L'auteur de ce blog a raison d'écrire : "Vous en avez assez de l'information manipulée sur Internet ? Vous vous rendez compte que certains sites se moquent de vous ?" puisqu'il est suffisamment conscient pour parler de lui-même. Il est emblématique de cette veine des "Decodex", cette blague de "Le Monde" qui prétend lister les sites sérieux comme eux (pourtant, la liste des faux, occultés, biaisés, mentis, de "Le Monde" est interminable), et les autres. L'auteur de ce blog, lui, n'a pas à vous dire, quels sont les sites sérieux, crédibles, ou non, de cette liste, et au-delà, puisqu'il vous appartient de faire ce travail. Tout ne peut pas être vrai, dans un site, blog, média, tout ne peut pas être faux, y compris dans ce blog du vide intersidéral. Beaucoup de commentaires pertinents analysent ces facilités, ces oublis, ces raccourcis, ces jugements à l'emporte-pièce. Mais quatre sites peuvent être recommandés :

https://www.pcfbassin.fr/

http://www.initiative-communiste.fr/

https://histoireetsociete.wordpress.com/

https://www.les-crises.fr/


"L'antisionisme est la forme réinventée de l'antisémitisme", Shlomo Sand répond

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/200717/lettre-ouverte-m-le-president-de-la-republique-francaiseplay episode download
21 July, by jean christophe grellety[ —]

Cette déclaration, "l'antisionisme est la forme réinventée de l'antisémitisme", a été faite par le locataire de l'Elysée, à l'occasion de la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, ordonnée par le régime pétainiste pour complaire aux maîtres nazis et pour satisfaire la haine de ses ordonnateurs et exécuteurs zélés, en présence du premier ministre israëlien. Aujourd'hui, une Tribune de Shlomo Sand répond à cette affirmation.

Nous reproduisons son propos :

"« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin. Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre. Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?"

Il faut donc constater qu'il existe une MANIPULATION extrêmement dangereuse de la détermination de l'antisémitisme, et désormais, de l'antisionisme, par laquelle des individus JUIFS, dès lors qu'ils sont mis en cause, pour leurs actions, criminelles ou non, pour leurs décisions, criminelles ou non, pour leur responsabilité, prétendent pouvoir neutraliser la ou les critiques et celles et ceux qui les expriment, par cette accusation. Etant donné que le régime sioniste israëlien, actuellement avec un gouvernement d'extrême-droite (qui semble s'entendre comme larrons en foire avec celui de Hongrie !), est composé de Juifs israëliens, qu'il est l'objet de nombreuses critiques internationales pour les violations des droits des personnes, notamment palestiniennes, l'opération qui consiste à intégrer l'antisionisme dans l'antisémitisme reviendrait à sacraliser toute personne juive d'Israël, quoiqu'elle dise, quoi qu'elle fasse. Fort heureusement, de nombreux Juifs du monde entier désapprouvent totalement ce procédé, comme ici, clairement, Shlomo Sand.

Pour l'auteur de ce blog, il faut réitérer des évidences, ou certitudes, importantes :

  • à l'instar de tant d'autres, "le" peuple juif n'existe pas,  raison d'une diversité historique fondamentale. Il y a donc plusieurs groupes et courants sociaux et culturels, avec des classes sociales, comme partout
  • des Juifs peuvent se croire élus, si cette croyance ne sert pas à opprimer, détruire, mais elle n'a aucun fondement, sauf celle d'être une prétention à une Valeur Universelle pour un être très local. L'ouvrage appelé "la Bible" n'est d'ailleurs pas un ouvrage de valeur universelle, mais un ouvrage très particulier, local, et dont les éléments et les histoires ne reflètent nullement ceux de toute l'Humanité. C'est donc un ouvrage qui doit être lu avec précaution, distance, en prenant en compte le contexte, le non-dit, etc.
  • si on accepte l'idée de rassembler, en théorie, les Juifs si divers, ceux-ci forment alors un "peuple" numériquement très faible, dont l'une des villes n'est certainement pas le centre du monde, sauf pour des croyants
  • les Juifs ne sont pas les maîtres du monde, à la différence des Capitalistes, qui sont de toutes les nationalités et les "religions". De ce point de vue là, le fameux "protocole des Sages de Sion" est sans doute un faux, mais même s'il était authentique, pourquoi des Juifs n'auraient pas eu le projet d'être les maîtres du monde, alors que des Allemands l'ont eu ? des Anglais l'ont eu ? des Français l'ont eu ? et des Américains l'ont ? et enfin, il y a une différence entre avoir un projet et y parvenir
  • là où ils sont maîtres, en Israël et à ses frontières, les actuels dirigeants d'Israël, comme beaucoup de ceux qui les ont précédés, mais sans doute plus gravement que ceux qui les ont précédés, sont de mauvais dirigeants, tant sur le plan économique, que sur le plan social et démocratique. Il est absolument inepte que des dirigeants d'un si petit Etat (géographiquement parlant) agisse si mal avec leurs voisins (palestiniens, syriens, iraniens), et contribue donc à susciter envers Israël et les Israëliens juifs autant de haine. Il faut dire que, à chaque fois qu'un Etat est dirigé par des fascistes, soft ou moins, les résultats pour tous, sont dramatiques.
  • Bien des Juifs, d'Israël ou d'ailleurs, sont aimables; peu sont détestables. Pour protéger les détestables, il est absolument scandaleux de prétendre que des personnes détestent même les aimables !

Adama Traoré : Une vie dans le Tombeau (Lettre à Adama), préférez et préférons la vie à la mort

https://www.amazon.fr/Du-Racisme-Social-France-extension/dp/1500789704/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1499957544&sr=8-1&keywords=grellety+racisme+socialplay episode download
13 July, by jean christophe grellety[ —]

C’est bien de l’être-à-Adama qu’il s’agit dans cette parole d’Assa, voix dans laquelle se font entendre les milliers de voix qui, depuis, réclament «Vérité & Justice». Difficile de faire plus, idéaliste, philosophique, que cette double exigence «Vérité & Justice». C’est dans une langue claire, sans artifices, qu’Assa Traoré s’adresse à nous dans cette «Lettre à Adama», parce qu’il s’agit de faire comme s’il était encore, vivant, parce qu’il y a un refus obstiné de la disparition, si brutale, et pour une cause folle, une violence inouïe. Il y a ces vies, qui ont des projets, humains, devenir ceci, aller là, faire ceci, comme les frères Traoré et des amis avaient celui de créer une entreprise du bâtiment, et puis il y a ce choc qui les détermine constamment. Adama Traoré aurait pu mourir dans un accident, de voiture. Il aurait aussi pu vivre et devenir chef d’entreprise. Mais pour «rien», il a été brutalement arrêté, et, à cause de cette brutalité, son corps a cédé sous la pression, et la vie s’arrête là. Imaginons ce qui se serait passé en France si trois jeunes avaient écrasé un gendarme de leur poids conjugué, et… Quelles auraient été les phrases, prononcée par les Zemmour et consorts, quelles auraient été les expéditions punitives, quelles auraient été les phrases prononcées dans une cour de Justice, les demandes de punition exemplaire, la décision de «Justice», etc, et les conséquences «politiques», avec l’exploitation d’un tel «drame». Heureusement (il faut l’écrire, sinon certains se permettraient de nous accuser de rêver, alors que, nous, nous ne rêvons pas de cauchemars, pour d’autres), cela ne s’est pas produit – mais quand il s’agit d’un jeune qui décède alors qu’il est sous la responsabilité d’agents ayant autorité, représentants l’autorité de l’État, désormais, cela se produit, cela est «banal», comme tant de conséquences, l’impunité, etc. Assa Traoré est le corps de la contestation : la mort d’Adama ne devait pas avoir lieu, et sa mort n’est, ne sera, jamais «banale». C’est son attention à tous ces détails, avant, pendant et après, cette tragédie, qui a transformé sa parole en écriture. Elle ne veut rien oublier, laisser de côté, et donc c’est dans la parole qu’elle conserve les choses, les faits et les êtres, à commencer par Adama : tu as été, et donc tu es. L’Amour n’accepte pas la perte. Assa reprend donc le fil de son Histoire, de ton Histoire, Adama Traoré. A tous les sens du terme, Assa est déterminée par la mort d’Adama : déterminée, parce que son être est désormais marqué par tout ce qui est advenu, et parce qu’elle entend aller au bout de cette marche, pour «Vérité et Justice». Mais c’est toute la famille, leurs amis, les voisins, qui le sont. Deux frères, qui n’ont agressé personne, ont été emprisonnés, et l’un d’eux l’est encore. La violence d’un Etat n’est ni un passé, ni une fiction, ni limitée. Ecraser des citoyens, c’est, et sa prétention, et sa spécialité, et ses réalisations. Assa évoque les figures de ces jeunes et moins jeunes qui ont visité, comme le chantait Claude Nougaro avec une féroce ironie, «les commissariats» ou qui y sont arrivés, déjà morts. En France, ils sont nombreux, depuis des décennies. Et la France est un Etat assez unique en son genre: d’un côté, avec sa «Bible» des «Droits de l’Homme», ils donnent des leçons au monde entier, à commencer par ses propres citoyens, avec un constant discours sur «le droit» et «les droits» (en ce moment, par exemple, du travail), et de l’autre, voit ses agents dépositaires de l’autorité, mis en cause dans telle ou telle affaire judiciaire pour une violence ayant entraîné la mort (forcément sans l’intention de la donner?), n’être JAMAIS condamnés. La France, c’est le paradis pour des violents qui veulent pouvoir agir en bénéficiant d’une protection totale, «l’autorité de l’Etat». Comment se fait-il que ces affaires n’aient jamais donné lieu à des condamnations, avec la prise en compte déjà atténuante, de «sans l’intention de la donner» ? Mais même qu’il n’y ait eu aucune condamnation pour «meurtre à motif raciste» ? Car, étant donné ce que disent, ce qu’écrivent, beaucoup, beaucoup trop (pas tous, disons le), de «policiers» ou de «gendarmes» sur les réseaux sociaux, à propos, de ces jeunes, de ces «populations», comment croire qu’en 50 ans, aucun des plus excités et fanatiques du racisme ne soit passé à l’acte ? Il est vrai qu’il n’est pas aisé de prouver une telle intention, sauf si elle a été explicitement déclarée, mais qu’elle ne le soit pas ne signifie pas qu’elle n’existe pas. En tout cas, si aucun agent ne l’a fait pour…, celles et ceux qui prétendent les «soutenir» à tout prix, eux, s’ils pouvaient, le feraient pour ce motif, puisqu’ils expriment, sur les réseaux sociaux, leur satisfaction de savoir qu’un Adama est mort – puisqu’ils regrettent qu’il n’en aille pas de même des autres «Adama». Chez les racistes d’Europe, le génocide est toujours le projet des projets. Sur le racisme social qui détermine leur vie avant la mort d’Adama Traoré et après, Assa donne des détails sur ce qui s’est passé, avec la mairesse de leur commune, avec le Ministre de l’Intérieur. L’ignoble est vite atteint. Quand le Ministre de l’Intérieur est interrogé au sein de l’Assemblée Nationale, il fait comme si Adama Traoré n’avait pas existé, sans prononcer ses nom, prénom, mais par contre, il proteste contre ce qu’il estime être une mise en cause systématique des «forces de l’ordre». Ce sont des mots simples, mais clairs. Allez-y, vous êtes soutenus. Et après, certains se sont étonnés que le parti représenté par ce monsieur et les autres membres du gouvernement ait été balayé aux récentes élections. Dans les quartiers populaires, ils ont bien compris ce que pensent et soutiennent ces bourgeois PS. C’est le même mépris, c’est le même racisme social : stigmatisation systématique de ces citoyens «des quartiers», parce qu’ils sont des «quartiers» (où ils ont été parqués, de force, par le système économique!), valorisation systématique de tels ou tels, jusqu’aux responsables de la mort d’Adama Traoré, qui deviennent à leur tour des «victimes», dont l’État organise, tous frais payés, l’exfiltration/protection. C’est pour cela qu’il faut lire cet ouvrage. Si la France est devenue un Etat américain/occidental comme les autres, l’intensité du racisme social est telle qu’elle rend possible la punition systématique des uns, dont on utilise après le «casier judiciaire» comme si un «délinquant» supposé pouvait être assassiné parce qu’il emm… tel ou tel !, et l’impunité systématique des autres (le grand banditisme, ses mafieux, et les grands corrupteurs, ne sont jamais arrêtés, en tout cas, emprisonnés), et «vivre en France», c’est, pour tous les citoyens, vivre sous des menaces d’État d’un niveau très élevé. N’est-ce pas dans ces fameux «Etats totalitaires» que les Etats disposent du droit de vie ou de mort sur les citoyens ? L’ouvrage d’Assa Traoré fait partie de la liste des livres qui permettent d’ouvrir les yeux sur ce contrôle social avec, d’un côté, des gens supposés importants, qui se pensent comme tels, qui parlent et agissent comme tels, avec un système organisé pour les valoriser et les protéger, et de l’autre, ceux qui ne le sont pas, aux yeux des premiers et qui peuvent, à n’importe quel moment, subir une agression d’État, sous une forme ou sous une autre. La foi en la «Justice» doit se maintenir, parce qu’il s’agit toujours d’une «foi» dans la sensibilité et une intelligence humaines, parce qu’il s’agit de nous approcher de nos Idéaux et de l’Idéal, où aucun Adama Traoré ne perd la vie.

LETTREAADAMAPARASSATRAORE

 

 

Dernière précision : concernant police et gendarmerie, il ne s'agit pas d'être contre - ni pour ! il ne s'agit pas de considérer que tout acte commis par un agent l'est par les autres, mais il est regrettable de constater qu'il se trouve des agents pour défendre les auteurs d'une telle mort, parce qu'ils sont des agents "comme" eux ! On espère, évidemment, qu'ils ne sont et ne seront jamais "comme" eux, parce que sinon, il y aurait beaucoup de citoyens morts dans les rues à cause de ! de même que lorsque des personnes accusées d'une délinquance ou d'un crime sont mis en cause, personnellement, et pas leurs familles, et pas leur groupe social, etc, il doit en aller de même si les personnes accusées de, appartiennent à la police ou à la gendarmerie. A notre connaissance, il n'en va pas du tout ainsi. Il n'y a ni Liberté(s) (réelles), ni Egalité (réelle), ni Fraternité (réelle). C'est toute la République qui est sapée par de telles tragédies, par les comportements, décisions, propos, des "responsables de l'Etat".


Donald Trump : un sinistre 14 juillet 2017

13 July, by jean christophe grellety[ —]

Il faut bien laisser penser que «le peuple» a le choix. Il faut donc «organiser le choix». Quand il s’agit de vendre la «démocratie américaine» dans le monde entier, comme «modèle», il faut bien assurer les apparences. Spécialisés dans «l’entertainment», leur «démocratie» est devenu un cirque. Avant lui, il avait élu un homme au costume. Barack, c’était l’homme du «stand-up», misteur blagounettes made in USA. Il faisait rire ses supporters, ses serviteurs et le «tout Washington». Il en fut heureux et fier. Etre devenu Président des Etats-Unis s’est résumé à cela, faire des discours, avec le smile. Un pas de danse ? Un peu de basket ? Jouer au glamour avec Mme Obama ? Depuis Reagan, les Etats-Unis savent élire des comédiens hollywoodiens. Barack a déjà fait son cinéma – un rôle dans un film bientôt ? Il fallait lui trouver un successeur. Ils ont donc organisé la sélection. Triés sur le volet. Il faut être adoubé en très haut lieu. Et l’époque est à la parité. Mme Clinton était très «convenable». Donald Trump était très très «convenable». Elle assumait d’être la candidate de l’establishment et des célébrités – celles qui étaient à ses côtés dans ses derniers meetings, le people et pas le peuple. Lui a joué la partition opposée – la partition très populaire, le peuple contre les people. Il a promis de nettoyer Washington, de mettre au pas Wall Street, de faire ami-ami avec la Russie. Le bateleur de foire a su s’appuyer sur des analystes et des analyses socio-politiques, et «faire le spectacle». Confrontés au «choix» entre la va t-en guerre Clinton, à l’horrible réputation, et à Donald, des dizaines de millions de votants ont boycotté le vote. Pour les autres, c’est Donald qui est passé en tête, tant le vote démocrate s’est effondré. C’est que, voter Clinton, c’est comme si on avait proposé aux Français la candidature de DSK ressuscité, estampillé PS, ou encore celle de Manuel Valls. Le cauchemar. Depuis la fin janvier, le bonimeteur, bateleur de foire, est devenu «Président des Etats-Unis». Evidemment, ses promesses de campagne/attrape gogo ont été remisées au placard. Avec lui, l’OTAN n’a jamais été autant soutenu. Les armées américaines se sont vues dotées de milliards supplémentaires – au pays des dépenses les plus importantes au monde en la matière. Et, au Proche, Moyent, Orient, les sales coups de la «diplomatie» américaine ont continué, se sont amplifiés. En Europe de l’Est, qu’est-ce que signifient les manœuvres de toutes ces armées, si près des frontières russes, de l’Ukraine, de la Crimée ? Et en extrême-orient, les USA sont-ils capables d’une nouvelle guerre illégale contre la Corée du Nord ? Pourquoi cette situation ? Est-il sérieux d’élire à la tête d’une population de plus de trois cent millions de personnes, de l’un des Etats les plus puissants du monde, un type, bardé de certitudes, de son enfance à aujourd’hui, fils de milliardaire, et milliardaire lui-même ? Les plus fortunés ne sont-ils pas déjà très influents, via «l’économie» ? Faut-il leur permettre, aussi, de diriger des Etats ? Leur expérience humaine, de leur naissance à un tel âge, est totalement partielle et «hallucinée». Ils n’ont rien connu des soucis humains fondamentaux. Ils ont vécu dans des mondes totalement «artificiels», y compris en consommant des substances également… Ils sont les esclavagistes d’aujourd’hui, puisque les autres sont, par définition, à «leurs services». Donald est leur représentant, leur visage, et c’est une grimace ambulante. Pourquoi un «cerveau» ne peut être élu à la place de … ? C’est aussi un des problèmes de ces «démocraties» : il s’agit d’avoir un représentant à «son image». Ceux-là peuvent être rassurés : Donald Trump est bien «à leur image», mais celle-ci représente une humanité violente. On le répète depuis la fin de l’année 2016 : Mayday, mayday


Lou Andréas Salomé et Nietzsche : une Météore, la destruction/création d'un désastre et les Monstres en silence qui grandissent

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14 May, by jean christophe grellety[ —]

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A la fin de ce mois de mai, un film dédié à la personnalité de Lou-Andréas Salomé sort en salle. 3 périodes de la vie de LAS sont évoquées : son adolescence, la plus grande partie de sa vie d'adulte, et la fin de sa vie. LAS, polyglotte, a fait le choix d'une vie indépendante. Elle a été une "nomade", avant de revenir terminer sa vie dans son pays de famille, nationalité, langue, l'Allemagne, et d'y devenir, dans les années 30, une recluse, quasi, "emprisonnée", à la fois par son âge et par le régime nazi. Durant ses pérégrinations dans cette Europe fuie par des millions, immigrants vers les Etats-Unis, Rimbaud vers Aden et Harar, LAS a fait des rencontres, à l'occasion desquelles elle a noué des dialogues de vie. Que ce soit pour Nietzsche ou pour Rilke, elle fut cette partenaire de discussions, de débats, d'accords et de désaccords, dans lesquels les individus s'investissent totalement, leurs croyances affectives intimes. Ce film évoque ces relations amicales/amoureuses. C'est elle qui sut garder - la tête sur les épaules, la détermination, la maîtrise, pendant que l'un et l'autre sombraient, au contraire. Nietzsche qui, dans le livre "Ainsi parlait Zarathoustra", fruit de leur rencontre avortée, fait l'apologie du "philosophe qui danse" était bien trop rigide pour pouvoir digérer cette rencontre autrement que dans une "action littéraire" remarquable, puisque ce livre est le premier à mettre en avant, comprendre et mettre en cause le Manichéisme, duquel il nous recommande d'aller au-delà - "Par delà le Bien et le Mal". De ce qui a enfermé et piégé les Européens, dans la concentration d'un "camp" de la vie et contre la vie, ce Manichéisme/Gnosticisme, importé de ces Proche et Moyen Orient, l'intuition fulgurante de Nietzsche est qu'il s'agit de la Structuration d'un être-au-monde falsifié, malade, dont nous pouvons et devons sortir. Il est terrassé à la fois par la "Révélation", et par sa solitude, dans ce monde qui n'entend pas, contrairement à lui, la naissance des Monstres - Hitler et Dracula apparaissent en même temps... NIetzsche, LAS et Paul Rée se promènent, péripatéticiens modernes, dans les Alpes italiennes. Là où tout n'est qu'ordre et beauté - Luxe, calme, la volupté réside dans cette compréhension réciproque des je et des enjeux. Comme s'il anticipait cette rencontre, il écrivait un an auparavant "Le Gai Savoir". Nietzsche la demande en mariage, mais elle refuse. Et elle s'en va. Après cette rencontre, il s'enferme dans le choix d'un célibat solitaire. Jusqu'à sa folie, il ne rencontre plus de personnes capables de l'entendre et de le comprendre. Sa sensibilité physique augmente en raison de ses problèmes de santé, de vue, de son énergie cérébrale vampirisée par "les Idées". La folie se construit, jusqu'à l'effondrement de Turin, à l'occasion de la vision d'un cheval martyrisé. LAS est ailleurs depuis des années. Elle a rencontre le jeune poète RM Rilke. Plus tard, elle rencontre Freud. Elle est à l'écoute, elle raisonne posément, sérieusement. Pendant 40 ans, elle écrit des ouvrages sur des sujets majeurs. Elle parle de Nietzsche à l'oeuvre, écrit sur "Eros", sur l'être-femme (plusieurs ouvrages), sur la Russie retrouvée, avec Rilke. Mais ses origines aristocratiques, ses fréquentations, ses relations sociales, l'empêchent de prendre la mesure des souffrances et des violences, socio-économico-politiques - comme le prouve son hermétisme à l'égard des événements russes de 1917 et consécutifs à. C'est qu'une personne remarquable peut avoir beaucoup fait et donné, et ne pas être ou plus être à la hauteur d'une ex-intelligence - les identités changent, et, comme Nietzsche fou n'est plus que l'ombre de l'auteur de certaines de ses oeuvres, LAS est aussi devenue une "ombre" dans cette Europe des années 30 où elle disparaît même de la perception et de la représentation de la collectivité intellectuelle. Ce film nous parle de ce mouvement, avant, de cette énergie créatrice qui, en refusant le mariage avec F. Nietzsche, a, peut-être, fait un choix dramatique, pour lui, et pour nous tous, puisque nous ne saurons jamais ce que ce dialogue de l'un avec l'autre aurait pu "enfanter"...

Un film de Cordula Kablitz-Post, avec Liv Lisa Fries, Katharina Lorenz, Nicole Heesters, Alexander Scheer, Philip Haub, Julius Feldmeir, ...(sortie le 31 Mai)

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Editions Folio - Biographie LOU ANDREAS-SALOME

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"Les élites françaises entre 1940 et 1944", à propos de la seconde partie : Du passage du tutorat allemand au tutorat des USA, avec les mêmes (critères, enthousiasme, pratiques)

8 May, by jean christophe grellety[ —]

Dans cette troisième note consacrée à la deuxième partie de cet ouvrage «Les élites françaises entre 1940 et 1944», Annie Lacroix-Riz porte également à notre connaissance des documents originaux, authentiques, croisés, par lesquels est prouvé que, après avoir misé sur l’Ogre nazi, pour, à la fois, nourrir une cupidité sans bornes et pour pouvoir frapper toute la résistance sociale, à commencer par la communiste, celles et ceux qui ne mettent jamais leurs œufs dans un seul et même panier se sont tournés vers le futur maître de la France, l’État fédéral des USA, lequel l’est toujours – toujours plus ? Entre la bureaucratie, les élites, de l’État colonial européen, les USA, et celle de notre pays, il s’est donc trouvé des fanatiques du fascisme qui ont su, à temps, retourner leur veste, et d’autres qui soutenaient tous les régimes sous tutelle allemande et/ou américaine, pourvu qu’ils soient engagés sur le Front de l’Est, qui étaient donc souples à adopter, selon les circonstances, une attitude «adaptée», «rassurante», tant pour le tuteur d’outre-atlantique que pour eux-mêmes.

Dans cette dernière partie du livre, ALR donne à connaître des échanges, négociations, décisions, prises par ces deux parties : les Pétainistes et l’État fédéral américain. Tel le sujet dans l’Allégorie de la Caverne, ALR vous force, spectateur par essence passif du «grand spectacle» politique et économique, à découvrir, à la lumière des faits, les véritables acteurs des projections publiques, les hommes derrière les ombres – les Hommes de l’Ombre dans la Lumière. Comme un Bottin mondain de l’époque, mais établi par une marxiste, qui ne travaille pas pour Forbes et autres Who’s who, elle réveille des fantômes dont certains n’ont jamais été envisagés dans la conscience nationale, parce qu’ils furent des hauts fonctionnaires «sans histoire», d’autant plus quand, à la Libération, personne ne leur a fait la moindre «histoire» de leurs engagements et de leurs actes. Par exemple, comment savoir qu’un ambassadeur nommé à Washington, le sieur Gaston Henry-Haye, était un «pro-hitlérien notoire», «intime de Laval, Abetz» ? ! Alors que la bataille d’Angleterre était en train d’être perdue par la Lutwaffe, «Laval se plaignit à Abetz d’une », disait-il «anglophilie croissante, même de la part des membres de son gouvernement extérieurement les plus antianglais». En fonction du vent, ces acteurs actifs orientaient leur comportement général. De son côté, pour Washington, Pétain, pour commencer, ne posait aucun problème. «(…) l’amiral Leahy, nommé ambassadeur en décembre 1940 et installé à Vichy en janvier 1941, aussi antibolchévique et germanophile que son prédécesseur, William Bullit, reçut de Roosevelt mandat d’établir », selon les termes présidentiels, «des relations aussi étroites que possibles». Dans ce monde de diplomatie, on garde le maximum de cartes et d’options. On le sait, pour Washington, toute une clique de généraux français faisaient l’affaire, et de Gaulle moins que les autres, en raison de son caractère imprévisible, indépendant, mauvais, le moins intéressé et porté aux affaires. Au fur et à mesure de l’évolution des circonstances, ils ont donc adapté leurs choix et leurs actions. Dès la fin de l’année 41 (et donc plus d’un an avant Stalingrad), ces très-bien-informés disposèrent de nombreuses informations sur la situation réelle du «front de l’Est». Dès ce moment, les prudents prirent en compte cette probabilité élevée – alors qu’un Mitterrand, arrivé à Vichy à l’été 42, se fait remettre la Francisque en avril 43, et reste à Vichy jusqu’à la fin de cette année 43, et, comme d’autres, il sert deux «maîtres», en attendant que les événements décident de l’avantage donné à l’un des deux. L’analyse et la recommandation d’un Doyen (le général) furent entendues et partagées : «Nous ne devons surtout pas perdre de vue que l’Amérique reste le grand arbitre d’aujourd’hui et de demain, et qu’il est pour nous d’un intérêt vital de ne pas nous aliéner ses sympathies». C’est certain : ils ne perdirent pas de vue…, et se virent ! Pour les milieux d’affaire, les intérêts étaient protégés, parce que placés, ici et là. La Banque Worms, pourtant au fondement de la Synarchie, à l’œuvre dans la collaboration, s’adaptait à l’évolution des rapports de force entre le Nord et le Sud de la Méditerranée et entendait se soumettre à son maître américain en Afrique du Nord, dès lors qu’il y aurait mis les pieds et pris le contrôle. «Le 5 décembre 1941, Lemaigre-Dubreuil», porte-parole de la Banque Worms, mari d’une «Lesieur», la famille des Huiles, «fournisseur de l’Armée Rommel » et qui «circulait librement dans la France et dans l’Empire», rencontrait, «à Alger», «Murphy», le représentant du gouvernement américain, pour revendiquer auprès de lui son (...)

Le texte complet de la note est en PDF

Téléchargement ANNIE LACROIX RIZ LES ELITES FRANCAISES ENTRE 1940 ET 1944 3EME PARTIE


James Baldwin - entretien avec Pierre Dumayet

26 April, by jean christophe grellety[ —]


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