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L'affaire Azaria... Un soldat coupable, une politique responsable !

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11 January, by Ilan Rozenkier[ —]

Le chapô de La Paix Maintenant

L'affaire Azaria a agi en puissant révélateur des fractures de la société israélienne, comme l'ont relevé de nombreux articles publiés dans les media du pays, de Ha'aretz au Jerusalem Post en passant par Yedioth A'haronoth, en versions électroniques ou papier.

Ceci après bientôt six décennies d'occupation, dont la violence va s'aggravant tandis qu'une politique de colonisation “sauvage” ou “légale” hypothèque chaque jour un peu plus la solution à deux États – seule issue à notre sens à la fois réaliste et juste, réaliste parce que juste.

L'éditorial d'Ilan Rozenkier dans la dernière Lettre d'information de La Paix Maintenant le souligne ici : « Personne ne sort jamais indemne de l'occupation, ni l'occupé ni l'occupant ». À l'heure où l'urgence se fait plus pressante que jamais, il refuse tout fatalisme et appelle Israël, au nom même de son devenir et de ses valeurs, à se libérer des Territoires.

L'éditorial d'Ilan Rozenkier

Ainsi donc le jugement a été rendu et le soldat Azaria, qui avait tiré – on s'en souvient – sur un terroriste palestinien déjà au sol et hors d'état de nuire, a été reconnu coupable d'homicide. La juge a vertement critiqué la défense du soldat, affirmant qu'il avait tiré sur le terroriste de Hébron parce que, selon lui, « les terroristes méritent de mourir » et non parce qu'il pensait que ce terroriste présentait un danger pour lui-même et ses camarades.

Si on ne peut que se féliciter de ce verdict, on ne doit pas pour autant sous-estimer le soutien au soldat d'une grande partie de l'opinion publique qui considère que la sécurité prime et que la fin justifie les moyens. La démocratie israélienne est sans aucun doute capable de se confronter aux manifestants, même violents, solidaires de ce soldat qui n'a pas respecté les consignes de ses supérieurs.

Plus dangereux est le soutien dont il a bénéficié de la part de ministres et députés de tous bords. Habituellement, il est demandé à l'armée de ne pas se mêler de politique. Cette fois, ce sont les politiques qui se mêlent des affaires de l'armée. La peine n'a pas encore été prononcée que le ministre de l'Éducation, le chef du gouvernement, des députés de l'opposition (triste spectacle !), quelques dizaines de minutes après l'énoncé du verdict, réclament à corps et à cris une grâce. Comme s'ils ignoraient que celle-ci ne peut intervenir qu'une fois le processus judiciaire achevé (énoncé de la sanction, procédure d'appels menée à son terme...), que les politiques ne sont pas habilités à formuler cette demande, que l'accusé doit exprimer des remords.

Paradoxe, Avigdor Lieberman, dorénavant ministre de la Défense, fait figure de modéré face au Lieberman qui tenait des propos incendiaires dés le début de l'affaire. Pragmatisme ? Cynisme ? Chacun jugera... alors qu'au plus haut sommet de l'État, les comportements irresponsables se multiplient. Ce sont eux qui mettent en danger la démocratie et l'éthique. Ces "responsables" osent se réclamer du judaïsme pour justifier leur extrémisme alors qu'ils lui font encourir le risque d'un délitement de ses propres fondements. Espérons qu'une fois de plus, le président de l'État et la Cour Suprême seront à la hauteur des enjeux.

Ce centre mou et cette droite extrême, non seulement n'apportent pas leur soutien à l'armée dans sa capacité à gérer l'affaire, dans son discernement à décider d'une sanction équilibrée, mais ils entérinent une politique du "tout est permis" qui a déjà abouti à la mort de dizaines de Palestiniens dans des circonstances qui mériteraient éclaircissement. Lorsqu'une foule hurle à l'intention du chef d'État-major (Gadi Eizenkot) « Gadi Gadi, fais attention à toi, Rabin se cherche un compagnon... », lorsqu'une garde rapprochée doit être attribuée à un député du Camp sioniste qui s'est opposé à une grâce éventuelle et fait l'objet, lui et sa famille, de menaces de mort, comme c'est également le cas pour les juges, alors il est plus que temps de prendre des mesures, répressives pour certaines, mais surtout de s'interroger lucidement. Jusqu'à quand la société israélienne demandera-t-elle l'impossible à ses enfants, les confrontant à des situations inextricables dont il ne peuvent sortir que victimes et à jamais marqués même s'ils parviennent à "s'en sortir" ?

En fait personne ne sort jamais indemne de l'occupation, ni l'occupé ni l'occupant. Le slogan de Shalom Akhshav, au tout début de l'occupation, à une époque où il était, chez beaucoup, de bon ton parler de "territoires libérés", se confirme une fois de plus, sans triomphalisme aucun de la part de ceux qui sont attachés au devenir d'Israël et à ses valeurs.

"Il faut se libérer des Territoires ". Plus vite cela se fera, dans la sécurité et pour la sécurité, mieux ce sera.


Lundi 16 janvier à 20h30, rencontre de La Paix Maintenant avec Damien Cristofari, conseiller du ministre des Affaires étrangères : Sauver les deux États

11 January, by La Paix Maintenant, édition[ —]

En collaboration avec JCall, rencontre avec Damien Cristofari *

Lundi 16 janvier 2017, à 20 h 30,

au Cercle Bernard Lazare :

10 rue Saint-Claude. Paris 3e.

(M° St Sébastien-Froissart)

Sauver les 2 États : l'initiative française pour la paix

Cette réunion se tiendra au lendemain de la conférence internationale de Paris sur le Proche-Orient et examinera les points suivants : Pourquoi avoir maintenu cette conférence à Paris en l'absence des principaux intéressés israéliens et palestiniens ? Quels en étaient les objectifs et quels en sont les résultats ? La communauté internationale est-elle encore en capacité d'aider à une solution du conflit ? Autant de questions, et bien d'autres encore, qui seront abordées par notre invité.

Lundi 16 janvier 2017 au Cercle Bernard Lazare

10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° St Sébastien-Froissart)

Entrée 5 € (gratuite pour nos adhérents à jour de leur cotisation).

* Damien Cristofari, passionné du Moyen-Orient, a travaillé au sein des ambassades de France au Caire et à Damas entre 2000 et 2004 ; entré au MAE en 2005, il a été consul adjoint à Jérusalem de 2008 à 2012, conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne, puis conseiller politique du représentant spécial de l'UE pour le processus de paix au Proche-Orient de mai 2015 à février 2016 – date à laquelle il a rejoint le cabinet de Jean-Marc Ayrault.


Condamnation de l'attentat de Jérusalem

10 January, by La Paix Maintenant, édition[ —]

Nous avons appris, au moment où nous finalisions notre Lettre d'Information du 9 janvier, l'odieux attentat perpétré hier à Jérusalem, qui a entraîné la mort de quatre jeunes soldats et soldates. Nous le condamnons fermement. Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes et formons nos vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Nous trouvons particulièrement déplacée la déclaration de la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères affirmant que cet attentat était « une réponse des Palestiniens à la conférence internationale de Paris sur le Proche Orient ». Nous réaffirmons que tout doit être tenté pour trouver une issue politique à ce conflit afin de mettre un terme à la violence et à la douleur qu'elle génère.


Fêtes des Lumières... Faites que les forces de l'ombre régressent !

December 2016[ —]

Étonnant calendrier que nous offre l'année en cours... Coïncidence du nouvel an juif et musulman en octobre et, maintenant, coïncidence de 'Hanouka et de Noël. Du 24 au 31 décembre ce sera la “fête des lumières” pour les juifs, alors que les chrétiens fêteront Noël et que beaucoup, quelle que soit leur religion ou leur identité culturelle, marqueront le nouvel an civil, tous dans une débauche de lumières et de scintillements.

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Souhaitant de bonnes fêtes aux uns et aux autres, nous ne pouvons que prendre acte que, dans le combat que se mènent les fils des Lumières et les fils des Ténèbres, ces derniers semblent avoir le vent en poupe.

Nous formons le vœu de voir au plus vite régresser ces forces de l'ombre qui, sous une forme ou une autre, menacent ailleurs et ici.

Et bien entendu au Proche-Orient et en Israël...


L'économie n'est pas seule en cause

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December 2016, by Gershon Baskin[ —]

Le chapô de La Paix Maintenant

Gershon Baskin commente ici le rituel des bilans de fin d'année, des constats désolés et de la répétition mécanique des vaines promesses d'en finir en trois ans avec une pauvreté chaque fois pire dans un pays où le religieux domine toujours plus la société et où les inégalités s'emballent au rythme de l'accroissement libéral des richesses ... Mais il souligne en conclusion que la question déterminante est celle de la paix, qui seule permettra le développement des échanges internationaux et la reprise massive des investissements étrangers dans des secteurs clefs, et pour certains innovants, de l'économie israélienne.

Ajoutons pour notre part que l'occupation fait peser une charge intolérable sur les finances publiques, qui pourraient être à notre sens mieux employées qu'à accorder détaxes et privilèges divers aux Israéliens installés en Cisjordanie, ou à protéger à prix d'or des implantations sauvages “légalisées” in fine et des colons en chemin vers des points isolés.

Des thèses également défendues par diverses Ong ou associations. Citons le tricéphale Groupe d'Aix dont la branche française, basée à l'université d'Aix-en-Provence, travaille avec celle de Jérusalem qui unit à parité économistes et sociologues israéliens et palestiniens. Le choix de Sdéroth pour abriter la conférence paraît lui ne rien devoir au hasard : voisine du collège Sapir, c'est une cité périphérique peuplée d'oubliés de l'État et soumise à d'intenses et rapides frappes de roquettes ; sa population aurait pu sombrer sans une surprenante résilience et une conscience sociale à forte valeur ajoutée. Une structure collectiviste urbaine (irboutz) y fut fondée en 1987 ; et l'association Kol A'her (Une autre Voix), formée de citoyens de Sdéroth et des environs, prône une solution non violente au conflit et la solidarité avec les Gazaouis – à portée de vue et de dialogue.

L'article de Gershon Baskin

Tous les ans vers cette époque, le débat autour de la pauvreté en Israël démarre. Tout d'abord, il y a la conférence de Sdéroth [1], où se bousculent les politiques – pour la plupart directement responsables de l'économie israélienne et de ses échecs.

Puis sort le rapport du Bitoua'h Léoumi, les instances nationales de sécurité sociale, collationnant les statistiques officielles et les rapports alternatifs sur la pauvreté. Quel que soit le rapport cité, les chiffres sont toujours un choc : Israël, la “nation des start-up”, est aussi celle où un cinquième de la population (au mieux) vit en-dessous du seuil de pauvreté.

Suit une semaine d'émouvants programmes radio et télé, qui montrent des images frappantes et réalistes de la pauvreté en Israël ; et racontent des récits à tirer des larmes d'enfants se couchant la faim au ventre. Puis viennent les politiques, qui disent leurs brillants succès et combien le pays va bien mieux grâce à eux et leurs politiques, combien les choses seraient pires s'ils n'étaient pas à la tête du pays ; ils présentent d'impressionnantes statistiques macro-économiques, cautionnées par des économistes, des hommes d'affaire et des magnats, qui prouvent à quel point nous sommes riches. Puis viennent ceux de l'opposition, qui nous donnent la mesure de l'échec des partis au pouvoir et du Premier ministre ; aucun d'eux n'offre de réelle proposition politique quant à ce qu'ils feraient de vraiment différent et de mieux, mais ils excellent tous en l'art du discours et mieux encore en celui des promesses creuses. Et tandis que tout ceci va son cours, rien ne change. Oh, pardon, cela change – cela empire, pour plus de 2 400 000 d'Israéliens, dont plus d'un million d'enfants, qui vivent dans la misère. Et la vie suit son cours.

De multiples aspects de l'économie israélienne sont biaisés. Qu'Israël soit membre de l'OCDE contribue à la création d'une base de données comparée avec un groupe d'autres pays économiquement avancés auquel Israël se voit à juste titre appartenir. Le fossé entre riches et pauvres en Israël crève les yeux, intolérable. L'absence de filets de secours, semblables à ceux qui existaient ici par le passé ; la sous-traitance des emplois, confiés à des entrepreneurs qui dénient aux travailleurs la plénitude de leurs droits ; la privatisation des services publics, y compris l'enseignement, la santé et l'assistance sociale ; ainsi que la cherté de la vie, concernant les produits alimentaires, le logement et les transports en particulier – rendent la vie dure à l'écrasante majorité d'entre nous. Les salaires sont gelés et le pouvoir d'achat du shekel décroît constamment.

Le problème d'Israël n'est pas un fort taux de chômage, tel qu'il se manifeste dans la plupart des pays avoisinants et en Europe. Ici, le chômage est faible, et pourtant trop de gens ne peuvent boucler leurs fins de mois. La plupart des Israéliens sont constamment à découvert. Et puis, il y a les forts taux de “sans-emploi”, qui, contrairement aux chômeurs, ne cherchent pas de travail – à savoir un grand nombre de femmes arabes et d'hommes 'harédim (ultra-orthodoxes). Et la vie suit son cours.

Le tollé qui a jeté des centaines de milliers de personnes dans les rues durant l'été 2011 [2] a peu fait pour changer la réalité. Le débat public a en partie évolué ; la prise de conscience a grandi dans l'opinion publique pendant ces mois de mécontentement et d'espoir ; mais en général – à l'exception par exemple du maintien du prix relativement bas du Cottage [3] et de quelques autres points subsidiaires – notre sort à nous, citoyens, a empiré chaque année depuis.

L'été des grandes espérances a fait long feu, et au lieu d'amener un changement, cette période de protestation a laissé place au temps du désespoir, en particulier pour ceux qui sont sous le seuil de pauvreté. Mais la perte de l'espérance ne s'est pas muée en cette fureur qui est le catalyseur indispensable, et semble-t-il absent, d'un authentique changement.

La société n'est pas apathique. Je la pense profondément concernée, mais dépourvue de toute foi en l'efficacité de ses démarches ; on ne lutte pas pour un changement que l'on ne croit pas possible d'obtenir. C'est là le fond de la question.

Pourtant, le vrai problème de l'économie israélienne ne réside pas pour l'essentiel dans les distorsions que nous venons de souligner ; il faut y remédier, mais même alors cela n'aurait pas l'impact vraiment significatif qui est à la fois nécessaire et possible. Le vrai problème se trouve ailleurs : l'absence de paix entre Israël et ses voisins, là est le vrai problème.

Israël aura toujours besoin de consacrer une part disproportionnée de son budget à sa défense, c'est une évidence. Israël se doit d'être fort et il faut que son armée maintienne son avantage qualitatif – ce qui est très onéreux mais absolument indispensable, même en temps de paix ; j'irais jusqu'à dire que, pour faire la paix, Israël doit être en pointe dans le domaine de la défense.

Cependant, la paix modifierait tout le panorama économique du pays : c'est en matière d'investissements étrangers directs que la paix donnera son impulsion ; nous l'avons vu aux lendemains immédiats d'Oslo, alors que la paix n'était pas encore vraiment là. Israël est un lieu d'investissement attrayant, mais la justice et l'endettement y sont sujets à forte caution – et quand il y a des risques, surtout des risques de guerre, le capital fuit en quête d'horizons plus sûrs.

Les investissements étrangers directs ont vu le boom du secteur de la hi-tech, mais cela s'est réduit ces dernières années et les investissements s'envolent ailleurs. Le tourisme a un potentiel énorme – or Israël attire moins de quatre millions de touristes par an : c'est dérisoire au regard ne serait-ce que de la signification religieuse de cette terre ; les touristes éventuels, venant non du monde juif (encore qu'une majorité de Juifs américains n'ait jamais visité Israël), mais des mondes chrétien et musulman, changeraient l'étendue des investissements dans les infrastructures du pays bien au-delà de tout ce que nous avons jamais connu ; cela inclut les domaines évidents comme l'hôtellerie et la restauration, de même que les transports en commun, l'énergie, les sites touristiques et tout l'argent répandu en dépenses culturelles ou produits divers, ainsi que la création d'emplois.

C'est la question dont nul ne parle. Il est plus facile d'évoquer les privatisations et l'amaigrissement des services publics, les magnats, les banques qui abusent de nous, l'exploitation des ressources naturelles par des sociétés privées appartenant au secteur public – toutes choses réelles et qu'il importe de régler. Mais le problème économique numéro un est la nécessité de faire la paix avec nos voisins. À cela près que nul n'a vraiment l'intention de s'en occuper, alors à quoi bon ne fût-ce qu'en parler ? C'est juste ? Non, c'est faux ! Nous devons nous y attaquer, car faute de le faire nous continuerons à voir de plus en plus d'Israéliens tomber en dessous du seuil de pauvreté ; et nous continuerons à entendre les paroles creuses de premiers ministres promettant de vaincre la pauvreté en trois ans.

Notes

[1] Associant le collège Sapir et le Conseil pour la sécurité sociale et économique, la conférence de Sdéroth pour la société a vu le jour en avril 2003 afin de remettre les questions sociales, jusque là négligées, au cœur d'un débat économique habituellement centré sur une approche politico-sécuritaire. Pour ses initiateurs, le risque majeur encouru par l'État n'est pas celui d'une invasion ennemie mais d'une dissolution interne.

Il ne s'agit pas seulement de dresser un état des lieux, mais de chercher des solutions concrètes. À l'ordre du jour, un programme de remise en valeur du travail et d'augmentation substantielle des salaires ; une proposition de réforme complète du système éducatif ; l'aide aux régions périphériques et défavorisées comme le Néguev et la Galilée ; la réduction de la fracture entre citoyens juifs et arabes ; l'amélioration du système de sécurité sociale ; des progrès significatifs quant au statut des femmes.

[2] Un mouvement de protestation contre la flambée de l'immobilier – laquelle interdit aux jeunes de la classe moyenne l'accès au logement dans le centre du pays, à proximité de leurs lieux potentiels de travail – naît le 14 juillet 2011 à partir des réseaux sociaux et mène à l'installation de centaines de tentes dans une ambiance festive sur les allées du célèbre boulevard Rothschild, cœur de la Tel-Aviv Bauhaus des années vingt et trente. Il s'affirme inspiré par les événements de la place Tahrir, au Caire, et ajoute rapidement à sa liste des revendications portant sur le coût de la vie... Samedi 6 août 2011, plus de 300 000 personnes manifestent à Tel-Aviv et le mouvement se répand dans seize villes et villages du nord au sud d'Israël, tandis que le gouvernement commissionne des experts et tente de calmer le jeu par quelques concessions, vite rejetées faute de s'attaquer au fond du problème. Seules la fin de l'été et l'évacuation des lieux par la police dans la nuit du 6 au 7 septembre mettront terme au “mouvement des Tentes”. La tentative de le ranimer en juillet 2012 sera endeuillée par la succession de cinq immolations par le feu.

[3] Suite à un boycott lancé en juin 2011 sur Facebook et qui rassemble plus de 100 000 adhésions en quelques jours, les ventes de Cottage, produit immensément populaire, sont en chute libre. Considéré comme un aliment de base par les Israéliens, ce fromage blanc fermier massivement consommé a vu son prix augmenter de 45% sous le forcing des actionnaires anglais récents acquéreurs de Tnuvah, la vénérable compagnie autrefois régie par la Histadrouth et qui contrôle 70% du marché des produits laitiers. L'État finit par chercher une issue à ce bras de fer, usant de diverses lois anti-trust (abus de position dominante, etc.) et le prix redescend d'une vingtaine de pour-cent... On reste loin du compte, et rien de tout cela ne parvient à juguler l'augmentation générale des biens de consommation courante. Citons pour terminer la sentence de Reuven Rivlin, alors président de la Knesseth, à l'adresse des actionnaires londoniens : « Vous avez acquis une production maison, mais l'argent file à l'étranger. »


La Syrie entre Poutine et Trump, mardi 13 déc. au CBL : rencontre LPM avec Jean-Pierre Filliu

December 2016[ —]

Mardi 13 décembre 2016,

à 20 h 30, (accueil à partir de 19 h)

au Cercle Bernard Lazare :

LPM rencontre Jean-Pierre Filliu * (en commun avec JCall)

La Syrie, entre Poutine et Trump

◊ Mardi 13 décembre 2016 au Cercle Bernard Lazare

10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° St Sébastien-Froissart)

Entrée 5 € (gratuite pour nos adhérents à jour de leur cotisation).

* Professeur des universités, enseignant à Sciences Pô, membre du CERI. Derniers ouvrages parus : Les Arabes, leur destin et le nôtre, La Découverte, 2015 ; La Dame de Damas (BD), Futuropolis, 2015.


À vos calepins : Mardi 13 décembre au CBL, rencontre LPM

November 2016[ —]

Jeudi 13 décembre, 20 h 30, au CBL, rencontre LPM avec Jean-Pierre Filliu*

La Syrie, entre Poutine et Trump

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◊ Lundi 28 novembre 2016 à 20h30 au Cercle Bernard Lazare

10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° St Sébastien-Froissart)

PAF. Entrée 5€ (gratuite pour nos adhérents à jour de leur cotisation).

___________

* Professeur des universités, enseignant à Sciences Pô, membre du CERI. Derniers ouvrages parus : Les Arabes, leur destin et le nôtre, La Découverte, 2015 ; La Dame de Damas (BD), Futuropolis, 2015.


Jeudi 24 novembre, 20 h 30, au CBL, réunion en présence de Mohammad Darawshe

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November 2016[ —]

Vivre ensemble et construire la paix : Juifs et Arabes ?

Réunion organisée par les Amis de Guivat 'Haviva en France, le CBL & LPM, en présence de Mohammad Darawshe, co-directeur du Centre judéo-arabe pour la Paix Guivat 'Haviva, situé en Israël dans le Wadi Ara.

Rappelons que Guivat 'Haviva « lutte pour un futur partagé dans le but de construire une société ouverte, d'intégration et de cohésion sociale en Israël, en engageant les communautés divisées dans une action collective » ; fonctionne à parité ; organise de multiples ateliers, séminaires, visites et autres activités à l'intention des enfants ou adolescents, de femmes et de groupes ethniques ou multi-ethniques.

Pour en savoir plus : http://www.givathaviva.org/heb/ (en hébreu)

ou http://www.givathaviva.org (en anglais).

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◊ Jeudi 24 novembre 2016 à 20h30 au Cercle Bernard Lazare

10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° St Sébastien-Froissart)

Participation aux frais. Buffet à partir de 19h.


Lundi 28 novembre 2016 à 20 h 30, dans les locaux du CBL, rencontre avec Avi Buskila et Youval Ra'hamim

November 2016[ —]

Où est passé le camp de la paix en Israël ?

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◊ Lundi 28 novembre 2016 à 20h30 au Cercle Bernard Lazare

10 rue Saint-Claude, Paris 75003 (M° St Sébastien-Froissart)

PAF. Entrée 5€ (gratuite pour nos adhérents à jour de leur cotisation).











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