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MDM : Modern Data Management

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5 March, by Louis Nauges[ —]

 

Louis vue faceJe suis encore à San Francisco, où j’ai participé comme conférencier aux journées « Modern Data Management Summit 2018 », organisées par l’éditeur de logiciels Reltio.

Plus de 400 personnes ont participé à cette conférence, en majorité des représentants de grandes entreprises. Le secteur de la santé, des laboratoires pharmaceutiques, était très présent : il y avait des sessions réservées à ce domaine d’activités.

La maîtrise de leurs données par les entreprises devient un sujet de plus en plus essentiel. La bonne nouvelle : l’offre de solutions, Cloud évidemment, s’enrichit rapidement.

Dans ce billet, je présente les éléments majeurs que j’ai retenus de cette conférence

Dans un deuxième texte, j’insisterai sur l’urgence, pour toutes les entreprises, de mettre en œuvre une démarche qui leur permettra de reprendre le contrôle de leurs données et de ne plus dépendre des grands éditeurs historiques de logiciels.

  

Reltio

Logo ReltioReltio est une entreprise jeune, née en 2011 ; ses fondateurs viennent en majorité d’un acteur historique du MDM, Master Data Management, Informatica.

J’ai été frappé par la variété des profils et des origines des dirigeants : beaucoup viennent d’Inde ou de Russie, comme le CEO ou la Chief Architect. Espérons que la politique actuelle de Donald Trump ne ralentira pas la capacité des entreprises innovantes à créer des équipes aussi diversifiées !

Reltio Management team

Je me suis intéressé à Reltio récemment ; cette entreprise apporte des nouveautés majeures dans le monde du MDM, qui était resté très traditionnel :

  • Cloud natif : Reltio utilise les infrastructures IaaS des trois leaders du marché, AWS, Google et Azure. Les entreprises clientes n’ont aucun souci à se faire sur la capacité de Reltio à gérer toutes leurs données, sans limites de volumétrie.
  • Beaucoup d’intelligence dans la gestion des données : il ne s’agit pas d’un nouvel outil d’entrepôt de données, d’un nouveau « data lake ». Intelligence Artificielle et Machine Learning sont au cœur de leur offre. Je leur ai suggéré de changer en 2019 le nom de leur conférence en « IDM, Intelligent Data Management ».

 Reltio fait partie d’une nouvelle famille de solutions logicielles, natives Cloud, qui répondent à une demande de plus en plus forte des entreprises : reprendre la main sur la gestion de leurs données. Je leur prédis un avenir radieux et, probablement, un rachat rapide par un des grands acteurs logiciels du Cloud.

Pour le moment, Reltio a décidé de ne travailler qu’avec de grandes entreprises qui traitent des volumes de données très importants.

  

Modern Data Management Summit 2018

Cette conférence était organisée à San Francisco, dans un grand hôtel du centre de la ville. Le dîner de gala avait lieu au 36e étage, avec une vue spectaculaire ! (Bravo Google Photos qui a réalisé automatiquement cette vue panoramique d'après mes photos.)

Reltio - Vue San Francisco

Pendant deux jours, on a beaucoup parlé de… gestion des données ! Les sessions générales alternaient avec des sessions spécialisées autour de trois thèmes :

Reltio Sanofi San Francisco 2:2018

  • La gestion moderne des données : le métier principal de Reltio.
  • Intelligence artificielle et données : les apports majeurs de l’IA dans la gestion des données, au-delà du simple stockage.
  • Le secteur de la santé : c’est le domaine « vertical » dominant de Reltio, pour le moment. Une équipe de Sanofi USA a été récompensée pour son projet Reltio.

Je n’ai pas pu participer à toutes les sessions, mais quelques messages forts ont été répétés plusieurs fois pendant celles auxquelles j’ai assisté :

  • Lutter contre les « silos » indépendants de données. Il s’agit en priorité de regrouper toutes les données par grandes familles, quelles que soient les sources : clients, produits, finance… Par contre, plus personne n’imagine une vision unique, intégrée, de toutes les données d’une entreprise.
  • Organiser les données : création d’une vision « 360 » des données, avec en particulier l’utilisation de graphes pour mettre en évidence les relations.
  • Autoapprentissage : la capacité d’améliorer de manière progressive et continue la pertinence des données. La solution Reltio a des capacités d’apprentissage qui permettent de mieux comprendre les liens entre les données au fur et à mesure que les usages augmentent.
  • Reltio IA in MDM ForresterL’intelligence artificielle, le machine learning, le deep learning sont au cœur de l’amélioration de la gestion des données. C’était par exemple le thème principal de la conférence d’une analyste de Forrester.

Il y avait aussi quelques sessions plus techniques, en particulier lors des présentations faites par Google et AWS sur les potentiels de leurs plateformes pour gérer intelligemment les données. Elles ont renforcé ma conviction que rien de moderne et d’intelligent ne peut être fait en gestion des données en dehors du Cloud Public. Aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne peut avoir en interne des outils d’IA et de gestion des données dont la puissance soit comparable à celles des géants du Cloud Public.

 

Mon intervention durant cette conférence

J’étais le seul conférencier ne résidant pas aux USA ! Mon intervention avait pour thème : « CIO ’s Framework for a successful Digital Transformation »

(Un référentiel pour DSI pour réussir sa transformation numérique).

Louis Reltio BIS Model TwitterC’était l’une des premières fois que je présentais aux USA le modèle B I S que connaissent bien les lecteurs de mon blog.

J’ai pu ensuite échanger sur ce sujet avec quelques participants et constater, avec plaisir, que cette démarche intéressait aussi les entreprises de ce côté de l’Atlantique.

J’ai surtout présenté la démarche SoR, SoE, SoI (Systems of Record, Systems of Engagement, Systems of Intelligence) et la place majeure qu’y prend une gestion intelligente des données. Je l’ai analysée dans ce blog, en deux parties, la première et la deuxième.

Dans la deuxième partie, l’un des schémas montrait le rôle clef de ce que j’appelais les référentiels

Dans mon intervention, j’ai présenté une nouvelle version de ce schéma qui met en évidence la place essentielle d’une solution comme Reltio.

Reltio Slide Conference with AaaS

Comment décoder ce schéma, extrait de ma présentation :

  • Les SoR sont des solutions historiques, comme SAP ou Oracle, ou plus modernes, SaaS comme SalesForce ou Infor. Leur rôle est d’être la principale source de création de données pour l’entreprise. Une entreprise « doit vivre avec » et ne peut pas attendre de les remplacer pour disposer de données fiables et partageables !
  • Reltio permet de « libérer » les données de leur « prison » SoR et de créer des espaces de données partagées (shared), sous le seul contrôle de l’entreprise. En utilisant de plus en plus d’intelligence artificielle, Reltio rend possible la création de données fiables et de confiance, « single source of trust » en anglais.
  • Les SoE, applications construites pour les clients internes de l’entreprise, accèdent à ces différents réservoirs de données. Quels que soient leurs métiers, tous les collaborateurs de l’entreprise ont la certitude qu’ils partagent les mêmes données.
  • Pour industrialiser les accès aux données, une plateforme AaaS, Aggregation as a Service, est indispensable. Ce n’est pas un hasard si SnapLogic, un des leaders de ce marché des AaaS, avait un stand à cette conférence.

 

Synthèse

Sans données fiables, partagées, auxquelles tous les collaborateurs d’une entreprise font confiance, les meilleures solutions de Cloud Computing ou d’Intelligence Artificielle perdent l’essentiel de leur intérêt.

En 2018, les entreprises ont à leur disposition :

  • De remarquables solutions IaaS d’infrastructures Cloud Public.
  • De remarquables solutions SaaS applicatives pour leurs usages support.
  • De remarquables solutions PaaS pour développer des applications cœur métier.

AdS DPC shared ressource SS 131482008Elles doivent maintenant faire porter en priorité leurs efforts sur la gestion de leurs données, DaaS, Data as a Service.

Quand je prends conscience des potentiels de solutions DaaS très innovantes comme Reltio, je suis très optimiste car de nombreuses barrières technologiques tombent.

Comme toujours, les entreprises doivent faire face à de nombreux challenges organisationnels et humains pour tirer parti de ces nouveaux outils.
Ce sera le thème de mon prochain billet.

 

 


Entreprises et Cloud : deux démarches, deux visions différentes

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14 February, by Louis Nauges[ —]

 

CIO évenements Software Defined EverythingUn grand merci à Bertrand Lemaire et CIO-Online pour m’avoir invité à cette intéressante conférence, mardi 13 février 2018 dans la matinée.

Software Defined Everything : un titre un peu sibyllin, mais qui permettait de parler de beaucoup de sujets. Dans la pratique, l’essentiel des échanges c’est concentré sur les solutions de Cloud Computing.

Le grand témoin de cette manifestation était Jean-Christophe Laissy, DSI groupe de Veolia, nommé deux fois en 2017 DSI de l’année.

La conférence a commencé par la présentation de quelques résultats d’une enquête réalisée par CIO-online sur ces sujets.

J’en ai extrait un seul graphique, qui m’a fait sursauter tant les chiffres sont inquiétants :

  • 71 % des entreprises n’envisagent pas de basculer sur des infrastructures dans le Cloud Public. Oui, vous avez bien lu, les ¾, et nous sommes en 2018 !
  • 9 %, 9 % seulement, répondent oui à cette question.

CIO enquête migrer cloud public

J’ai choisi de ne pas commenter les intéressantes présentations faites par les fournisseurs sponsors de l’évènement : Veritas, Riverbed, Nutanix, Dimension Data et VMware.

Ce qui m’a passionné, et fasciné, ce sont les présentations faites par des organisations privées et publiques ; les différences d’approches étaient impressionnantes.

Deux groupes de responsables Systèmes d’Information se sont exprimés :

  • Les partisans des Clouds Privés.
  • Ceux qui ont fait le choix du Cloud Public.

 

Démarche Clouds Privés 

La majorité des DSI qui ont parlé appartiennent à ce groupe.

Step by StepUne remarque de Paul Cohen Scali, DSI du PMU, résume très bien cette démarche : «  On avance par étape, marche par marche ».

Le PMU a expliqué comment il s’était débarrassé de son Mainframe IBM :

  • Basculement sur des serveurs AIX/Unix, d’IBM.
  • Les mêmes applications historiques, Cobol, fonctionnent sur ces nouveaux serveurs.
  • Pour les nouveaux usages, tels que les paris sportifs on-line, le PMU a choisi de s’appuyer sur des applications de partenaires spécialisés.
  • Rien sur le Cloud Public pour le moment.

Faouzy Sefsaf, DSI de Nigay, entreprise leader du marché du caramel, a lui aussi choisi de rester dans des infrastructures internes, virtualisées.

Pierre-François Renard est responsable du stockage des données à la Société Générale. Il a clairement expliqué que la banque a fait le choix d’une démarche Cloud Privé. La gestion des différentes générations de solutions techniques de gestion des supports de stockage est, et restera complexe.

CIO Table ronde DSIEn fin de matinée, une table ronde regroupait trois responsables SI ; Laurent Dirson, de Nexity, fait partie des partisans du Cloud Public et j’en parlerai dans la deuxième partie de ce billet.

Les deux autres intervenants, Frédéric Soultanem, du Ministère de l’Agriculture et Lucien Foucault, du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, ont présenté un projet sur lequel ces deux ministères collaborent ; son nom : OSHIMAE : Offre de Service d’Hébergement Interministériel Agriculture Ecologie. Ce projet est l’un des lauréats du Programme d’investissements d’avenir « Transition numérique de l’État et modernisation de l’action publique ».

J’ai retenu plusieurs points dans cette présentation :

  • C’est un bon exemple de « cloud communautaire », avec deux ministères qui souhaitent partager une infrastructure commune. Une excellente initiative, à encourager.
  • On est sur des échelles de temps « longs » : OSHIMAE devrait être opérationnel en 2022 et le projet a été initialisé quand Nicolas Sarkozy était Président de la République.
  • L’un des objectifs du gouvernement est de réduire, très progressivement, le nombre de centres de calculs de l’état de 100 à 10.
  • Il s’agit, bien sûr, de construire des Clouds Privés.
  • L’un des arguments avancés pour ne pas choisir une solution de Cloud Public était « intéressant » : on ne va pas donner de l’argent public à des entreprises qui… ne paient pas leurs impôts en France.
  • Le gouvernement a commencé à utiliser un cloud public : devinez quel est le fournisseur choisi : Orange.

Pour ces organisations, et si l’on en croit les résultats du sondage déjà cité, elles sont largement majoritaires, les solutions Cloud Public ne seront pas dans leur radar avant longtemps.

 

Démarche Clouds Publics


Le contraste entre les discours était saisissant quand on écoutait ensuite Laurent Dirson de Nexity et Jean-Christophe Laissy de Veolia, qui ont fait le choix d’une démarche résolument tournée vers le Cloud Public.

DataCenterLess : sans centre de calcul. Cette expression, utilisée par ces deux décideurs, résume très bien leur démarche.
Gérer des infrastructures, des serveurs, des disques, des réseaux, ce n’est pas cela qui va nous apporter un euro de plus de chiffres d’affaires, qui va accroître notre compétitivité.

De la présentation de Nexity, j’ai retenu quelques idées fortes :

  • Nexity aura fermé son dernier centre de calcul en juin 2019.
  • Les applications historiques sans valeur métiers sont portées à l’identique sur les infrastructures IaaS des grands leaders, en « Lift & Shift ».
  • La virtualisation aujourd’hui, les containers de plus en plus, facilitent ces migrations et la possibilité d’utiliser des clouds publics différents.
  • Pour tous les usages transverses, Nexity choisit des solutions SaaS.
  • Les nouvelles applications créatrices de valeur sont développées avec des outils PaaS (Platform as a Service), sur des Clouds Publics.
  • 80 % du SI sera reconstruit dans les 3 ans qui viennent.
  • La gestion des infrastructures IaaS est un métier complexe, qui demande des compétences techniques et financières ; ce sont des profils difficiles à trouver.

Je n’ai jamais eu l’occasion de travailler pour Nexity, mais j’ai découvert avec plaisir que Nexity utilisait le modèle B I S que je préconise depuis 3 ans.

C’est ce même modèle B I S qui est suivie par Veolia, société avec qui j’ai l’honneur de travailler depuis plusieurs années.

Les démarches suivies par Nexity et Veolia ont beaucoup de points communs, résumés dans ce graphique :

Conférence CIO - BIS IaaS paas saas

  • Usages B, cœur métiers : développées sur mesure en utilisant des solutions PaaS des grands acteurs du Cloud Public.
  • Infrastructures I : Les solutions IaaS sont utilisées en « Lift & Shift » pour des applications historiques. Veolia a migré tous ses serveurs SAP sur AWS en 6 mois et le nombre de serveurs nécessaires est passé de 600 en interne à 200/250 chez AWS. Les coûts de fonctionnement ont été réduits de 40 %.
  • Usages S, Support : recours systématique à des solutions SaaS. L’offre est très riche et permet de trouver des réponses de qualité.

CIO JCL En plus de son rôle de grand témoin et de commentateur des interventions, Jean-Christophe Lassy (à gauche sur la photo, avec Bertrand Lemaire) a aussi présenté quelques points forts de la stratégie Cloud Public de Veolia :

  • Veolia est un groupe très décentralisé ou chaque Business Unit a ses équipes informatiques ; il y a environ 2 300 informaticiens en interne.
  • La seule application commune, utilisée par plus de 100 000 clients internes, est G Suite de Google. Office et Active Directory seront éliminés et les Chromebooks généralisés.
  • Veolia sort 2000 serveurs de ses centres de calcul chaque trimestre.
  • Il devrait rester moins de 10 % des serveurs dans 3 ans, essentiellement des serveurs utilisés pour des taches techniques.
  • Le point d’arrivée commun en 2020 est le même pour toute l’entreprise ; par contre, le chemin pour y arriver est spécifique pour chaque BU, en fonction de sa situation de départ.
  • La gestion des deux clouds publics, GCP et AWS, demande de fortes compétences « FinOps », financières et opérations, à la fois architectes techniques et gestionnaires de contrats.
  • En acceptant des niveaux de SLA plus raisonnables pour des applications non critiques, on peut réduire fortement les coûts de fonctionnement, parfois dans un rapport 10 !

Le message de Jean-Christophe Laissy qui a le plus surpris les participants concerne… la sécurité. Il a expliqué qu’il ne pouvait pas garantir la sécurité du SI de Veolia à sa DG quand des centaines de personnes, dans des dizaines de sites différents, sont chargées de la sécurité. A l’inverse, avec AWS et GCP, la sécurité est garantie dans le monde entier, avec leurs équipes de plusieurs centaines de personnes, parmi les meilleures au monde.

 

Résumé

Je respecte les organisations qui font le choix d’une démarche Cloud Privé ; mon éthique m’interdit de les aider à aller dans une direction que je considère comme très dangereuse pour leur avenir et leur survie.

J’accompagne par contre avec beaucoup de passion et d’énergie les organisations qui ont le courage de choisir la voie, plus difficile, qui mène à des solutions Cloud Public pour les infrastructures et les usages.

S’il n’y avait qu’une seule idée à retenir de cette matinée passionnante, ce serait : le fossé qui existe entre les partisans du Cloud Privé et ceux du Cloud Public est très profond !

Blog CIO crevasse Cloud Public  Privé

Les fournisseurs qui se sont exprimés pendant cette réunion ont tous utilisé l’expression « Cloud Hybride », supposé être une passerelle entre ces deux mondes.

Après avoir écouté les exposés des entreprises présentes, j’ai bien compris que le pont « Cloud Hybride » est une fiction ; il sera aussi fréquenté qu’une autoroute à 6 voies qui serait construite entre la Corée du Nord et la Corée du Sud !


Attention, danger ! Configuration applications SaaS : retomber dans mauvaises habitudes ERP

11 January, by Louis Nauges[ —]

 

DPC SaaS letters S 74173596Les solutions SaaS, Software as a Service, existent depuis le début des années 2000, merci Salesforce. Les lecteurs de ce blog savent depuis longtemps tout le bien que je pense des véritables solutions SaaS, l’innovation majeure dans le monde des usages, après la catastrophe des ERP intégrés.

Alerte météo : de gros « nuages » noirs commencent à envahir le beau ciel bleu SaaS initial ;  ils ont pour nom « surconfiguration » et sont porteurs de risques majeurs de tempête. Les entreprises doivent réagir rapidement pour éviter qu’ils ne pénètrent chez elles.

  

Les avantages « potentiels » des applications SaaS

Un petit rappel sur les avantages des applications  SaaS : les personnes qui maîtrisent bien le sujet peuvent passer directement au paragraphe suivant.

Un logiciel SaaS :

AdS DPC Competitive Advantage S 55672378

  • Est uniquement disponible dans des infrastructures de Cloud Public ; tout éditeur qui vous propose une possible installation dans votre centre de calcul privé est un imposteur.
  • Est multitenant : une seule instance du logiciel pour tous les clients.
  • Les clients n’ont pas accès au code source : ceci leur interdit toute possibilité de paramétrer leur application, comme cela était possible avec les ERP.
  • Une seule version est opérationnelle à un instant donné, la même pour tous les clients.
  • Lorsque l’éditeur propose une nouvelle version, tous les clients basculent automatiquement sur cette version, sans aucun coût additionnel.

 Les entreprises clientes ont souvent besoin de configurer une solution SaaS pour tenir compte de leurs spécificités. Il faut savoir rester raisonnable dans cette démarche de configuration, et refuser la « surconfiguration ».

  

Configurer : oui, mais raisonnablement

L’industrie automobile a souvent montré le chemin pour les évolutions que vit l’industrie du numérique, avec un décalage d’un siècle.

Tout au début de l’industrie automobile, les Ford T étaient noires et les 2 CV Citroën grises.

Ford T - Citroën 2CV

Aujourd’hui, l’acheteur d’une voiture peut la « configurer » selon ses attentes, et son budget ; il existe des myriades d’options de motorisation, de couleurs et d’équipements internes.

Pour un même modèle, l’écart de prix entre une version de base et une version haut de gamme peut varier de 1 à 2.

Prix voitures BMW - Peugeot

Configurer sa voiture ne lui enlève pas sa qualité «industrielle » ; avec ou sans options, une voiture garde la même fiabilité, les mêmes garanties.

Les logiciels SaaS ont dépassé l’époque Ford T ; ils permettent, eux aussi, une raisonnable configuration de la solution par chaque entreprise cliente.

Cela peut aller du plus simple, ajouter le logo de l’entreprise, à des fonctions plus complexes comme adapter un écran en ne visualisant pas des données jugées non pertinentes.

AdS DPC Cost - Value S 87152301Configurer une solution SaaS ajoute des coûts et des délais ; cela ajoute aussi, on l’espère, de la valeur pour les clients internes de l’entreprise qui disposent d’un outil mieux adapté à leurs attentes.
Les métiers pour qui l’application SaaS est déployée et la DSI doivent, ensemble, trouver un équilibre raisonnable entre valeur ajoutée et coûts.

La règle pragmatique qui s’est établie dans l’industrie automobile peut servir de référence, en gardant ce multiplicateur maximal de 2.

Je vous propose une nouvelle règle de base à faire respecter dans votre entreprise pour toute configuration d’une solution SaaS :

Budget configuration

Prenons un exemple simple :

  • La solution SaaS coûte 140 €/ mois/personne, ou 1 400 €/an/personne.
  • Pendant la première année, il est prévu d’équiper 120 collaborateurs.
  • Le coût de la solution SaaS est de : 142 800 €.

 Le budget alloué à la configuration sera plafonné à 150 000 €.

Les métiers sauront ainsi, dès le premier jour, qu’il y a une limite fixée aux demandes de configuration ; ce seront eux qui décideront quelles sont les priorités qui tiennent dans ce budget.

Cette limite budgétaire a un deuxième avantage : elle réduit le temps passé à configurer la solution SaaS, qui sera plus rapidement opérationnelle.

  

Surconfiguration : le grand danger

Cette démarche simple et pragmatique, cette règle qui fixe une limite aux modifications que l’on apporte à une solution SaaS a, pour certains, un gros inconvénient : le montant alloué ne permet pas de se lancer dans de grands projets !

 Les premiers qui trouvent que ce n’est vraiment pas une bonne idée, vous l’avez deviné, ce sont les ESN (Entreprises de Services du Numérique) dont le métier principal est « d’aider » les entreprises à mettre en œuvre des logiciels.

AdS DPC Customisation  parametrisation S 166894830Elles ont perdu, elles perdent, elles perdront de plus en plus leur grande vache à lait de ces 25 dernières années, la paramétrisation des ERP intégrés.

Comment retrouver les milliers de jours-personnes que l’on vendait sur des projets multiannuels ? Comment continuer à profiter d’une rente de situation avec ces ERP dont la paramétrisation n’était jamais terminée ? Quand on arrivait, après beaucoup d’efforts, à une situation presque acceptable… le « sauveur » arrivait sous la forme d’une nouvelle version de l’ERP. Et hop, on repartait pour un tour parce qu’il fallait tout reparamétrer !

ERP voiture en panneC’est une vérité qui n’est pas toujours bonne à dire : les grandes ESN vivent bien du fait que… l’informatique ne fonctionne pas bien !

Tant que l’on était dans ce monde ERP artisanal, bricolé, fragile, les mécaniciens étaient indispensables, et les ESN jouaient très bien ce rôle.

Avec les solutions SaaS, on rentre de plain-pied dans le monde des logiciels industriels, fiables et robustes. Si tout fonctionne, si les mises à jour de versions sont prises en charge par les éditeurs, la demande de « mécaniciens numériques » décroît fortement.

Lorsque les entreprises savent utiliser les solutions SaaS telles qu’elles sont, en demandant des configurations raisonnables, les coûts de déploiement et de maintenance des solutions restent faibles, au grand désespoir des ESN.

Pour ralentir au maximum la baisse de leurs activités, les ESN vont essayer de convaincre les métiers et les DSI qu’il faut répondre à toutes les demandes de configuration, même les plus futiles. Le discours des ESN est parfois amplifié par les équipes internes de la DSI qui adorent les grands projets qui, pensent-elles, augmentent l’importance de leurs rôles.

Le risque est triple :

  • Accroissement déraisonnable des coûts de mise en œuvre et de maintenance.
  • La mise à disposition de l'application prend beaucoup de temps.
  • Augmentation de la fragilité et perte de fiabilité de l’application.

En résumé : la surconfiguration est le plus grand danger qui menace la réussite d’un projet SaaS.

 

Alternative raisonnable : composants de la place de marché

Porte Pirogue toit voitureUne fois encore, l’industrie automobile sert de guide pour l’industrialisation du secteur numérique. Un écosystème de fournisseurs de composants c’est développé dans le secteur automobile. Sièges enfants, crochets remorques, porte-skis…des centaines d’objets sont disponibles pour répondre à toutes les attentes spécifiques de certains clients. Lors d’une mission récente à Tahiti, j’ai vu sur le toit des voitures un accessoire… local : un porte-pirogue !


Basecamp Market placeLa même démarche existe dans le monde des logiciels industriels SaaS. Pour un grand nombre de solutions, il existe des places de marché de composants complémentaires. Au lieu de modifier, de configurer la solution, on achète des briques prêtes à l’emploi. Il n’y a pas que les solutions SaaS très connues, telles que Salesforce ou GSuite, pour lesquelles des places de marché existent. L’exemple présenté ici est celui de Basecamp, un logiciel de gestion de projets légers ; plus de 20 composants y sont listés.

Les solutions SaaS peuvent être d’excellentes réponses aux attentes des entreprises si l’on respecte quelques règles simples :

  • AdS DPC Best Solution S 137946282Associer les métiers au choix de la solution en leur présentant un petit nombre de produits présélectionnés par la DSI sur des critères techniques, tels que la vérification qu’ils sont bien multitenants.
  • Autoriser un niveau de configuration raisonnable, dont le budget ne dépasse pas le coût de la solution sur une année.
  • Rechercher des composants complémentaires sur la place de marché, quand elle existe.

 


Une bonne résolution pour 2018 : éliminez les applications Excel !

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2 January, by Louis Nauges[ —]

 

AdS DPC 2018 ouvert Cloud S 185419364Premiers jours de 2018 : je vous propose de prendre une importante résolution pour l’année qui démarre : éliminer les applications Excel qui ont envahi votre entreprise.

Oui, je le sais, il y en a des centaines, des milliers et votre entreprise ne pourrait plus fonctionner si on arrêtait brutalement ces usages informatiques d’un outil bureautique. C’est pour cela qu’il est urgent de réagir avant que des catastrophes ne se produisent.

 

Excel, le produit

Excel est un tableur, logiciel bureautique, né il y a un peu plus de 30 ans. J’ai été l’un des premiers utilisateurs d’Excel quand ce logiciel n’était disponible que sur… Macintosh, avant l’arrivée de Windows.

Lotus123 spreadsheetLe tableur est une invention remarquable : les premiers représentants de cette famille, Multiplan, Visicalc ou Lotus 1-2-3 ont fait beaucoup pour le succès des PC. N’ayant pas su anticiper l’arrivée des interfaces graphiques, ils ont tous disparu, balayés par Excel.

Excel, le produit, est remarquable ; entre la version 2 initiale et la version 2016 actuelle, il a connu un accroissement considérable de ses fonctionnalités et de sa puissance.

L’arrivée et la diffusion massive de VBA, Visual Basic for Applications, surtout depuis la version 7 en 2010, a conduit à la transformation d’Excel en outil informatique que l’on pouvait « programmer », comme l’explique clairement cette formation à VBA.

Excel VBA Programming Language

VBA est un langage de programmation traditionnel, propriétaire Microsoft, qui a ses racines dans Basic ; il est raisonnablement puissant et permet de faire beaucoup de choses avec Excel, beaucoup trop de choses…

« Petit problème » : écrire des programmes est un très beau métier, mais il demande des compétences sérieuses. Je ne fais pas partie des personnes qui pensent que tout le monde doit savoir programmer et doit pouvoir écrire des programmes pour son entreprise.

Peut-on tout faire avec Excel ? Non, mais vraiment beaucoup de choses, oui ! J’ai beaucoup d’admiration pour Tatsuo Horiuchi, artiste japonais qui réalise tous ses tableaux avec Excel ; un peu moins pour la personne qui a créé plus d’un million de lignes en 9h30 !

Usages Excel - Peinture et fichier 1 M lignes

Est-ce que cela me rassure ? Pas vraiment…

  

Excel, les utilisateurs-développeurs

L’analogie avec les moyens de transport est utile pour mieux comprendre les difficultés potentielles. Tout le monde peut apprendre à conduire une bicyclette ou une voiture particulière, mais ce n’est pas sans risques : il y a tous les ans plus d’un million de morts sur les routes dans le monde.

DPC conducteur train S 83306407Conduire un camion, un autobus, un train ou un avion demande des apprentissages beaucoup plus longs et devient une activité réservée à des professionnels.

Donner à tous les collaborateurs d’une entreprise la possibilité de faire des développements légers, similaires à la conduite d’une bicyclette, pourquoi pas, si l’on accepte un niveau de risques raisonnables.

Par contre, laisser des développeurs non professionnels construire des applications qui ont un rôle stratégique induit un niveau de risques inacceptable pour des entreprises responsables.

Je ne vais pas laisser une personne piloter un Airbus 380 avec 500 passagers quand elle a suivi une formation de 10 heures par Internet ! C’est hélas ce qui se passe trop souvent dans les grandes organisations avec les applications Excel. Devenez développeur VBA en 10 heures et… prenez la responsabilité de calculs qui peuvent avoir des impacts majeurs sur le fonctionnement de votre entreprise.

L’exemple le plus emblématique et le plus courant est la publication des résultats de fin d’année d’une entreprise. Pendant plusieurs semaines, de sympathiques financiers sans culture de développeurs vont travailler jour et nuit pour faire tourner des centaines de macros VBA Excel sur leurs PC, sans qu’aucun contrôle sérieux de cohérence ne soit possible.

TIBCO 100 M error ExcelEn 2014, les actionnaires de TIBCO Software ont perdu 100 M de dollars lors de la vente de l’entreprise à la suite d’une erreur Excel réalisée par la banque Goldman Sachs qui gérait ce dossier.

Il y a certainement des dizaines de cas similaires dont on n’entendra jamais parlé, car pour beaucoup : « Vérité Excel = parole d’Evangile ».

 

Excel : le diagnostic

L’outil Excel n’est pas en cause ; comme tous les outils, il est neutre : ce sont ses usages qui le sont.

Les apprentis sorciers Excel ne sont pas en cause : on ne les a pas préparés au métier de développeur et ils font de leur mieux. 

Alors, à qui la faute si un outil trop puissant est entre les mains de personnes qui ne le maîtrisent pas pour réaliser des activités pour lesquelles il n’est pas adapté ?

Ma réponse peut vous surprendre : le principal coupable est le Système d’Information de l’entreprise !

Qualité SI = f (nb applications Excel)Dis-moi combien d’applications Excel existent, je pourrai calculer la qualité du SI de l’entreprise.

  • Est-ce que les financiers passent des dizaines d’heures à essayer d’obtenir des résultats crédibles pour le plaisir ? Non.
  • Est-ce que les responsables de planning en usines passent des heures, tous les jours, pour essayer que tout se passe le moins mal possible, pour le plaisir ? Non.
  • Est-ce que les responsables des ressources humaines se battent avec leurs feuilles Excel pour avoir des statistiques fiables pour le plaisir ? Non.

L’immense majorité des personnes qui, dans leurs métiers, construisent des applications Excel le font parce qu’elles considèrent que les outils informatiques mis à leur disposition par la DSI ne sont pas adaptés à leurs attentes.

J’avais déjà évoqué ce thème en parlant de l’informatique fantôme, à base d’Excel, qui a précédé le Cloud Fantôme.

FPA 88 % Excel sheets with errorsLes personnes qui utilisent des applications Excel ne sont pas des irresponsables ; elles sont conscientes des risques et des limites de leur outil, connus de tous :

  • Il existe une association dédiée à l’analyse des risques liés aux usages avancés d’Excel, EuSpRiG, European Spreadsheet Risk Interest Group.
  • Une étude du FPA (Financial Planning & Analysis) de juillet 2017 annonce que 88 % des applications Excel ont des erreurs.
  • Les résultats d’une étude publiée en novembre 2017 par IDC sur les usages Excel en Europe donnent froid dans le dos :
    • 5,5 millions de personnes en Europe sont utilisateurs avancés d’Excel.
    • Elles perdent 2 milliards d’heures par an.
    • Le coût de ces inefficacités : 55 milliards d’euros.

European losses for Spreadsheets

Les lecteurs de mon blog connaissent bien mon « amour fou » pour les ERP intégrés.

Je n’avais pourtant pas pensé ni osé traduire ERP par :

                    ERP = Excel Run Production

C’est ce que fait une étude publiée en octobre 2017 par la société IFS.

Ces deux graphiques, extraits de cette étude, montrent qu’Excel est l’outil de gestion de production privilégié et que les 18-35 ans sont les plus grands fans d’Excel.

IFS Study on Excel in Production

Lors de différentes visites récentes dans des usines, j’ai pu vérifier que c’était très souvent le cas. Dans une entreprise industrielle française, j’avais résumé mon analyse de la situation lors d’une présentation à la Direction Générale en disant : l’outil le plus utilisé dans vos usines est… Excel.

Pour les lecteurs qui ne seraient pas encore convaincus, je propose la lecture de cet article de la revue Fortune qui publie une longue liste d’erreurs à mettre au passif d’Excel.

OK, la situation est grave, les applications Excel sont partout, elles sont dangereuses ; peut-on sortir de ce bourbier ?

  

Solutions pour se libérer des applications Excel 

J’ai résumé la situation actuelle par ce schéma ; les données produites par le Système d’Information sont jugées non fiables ou non pertinentes par les métiers. Ils les exportent dans Excel, leur font subir toute une série de « mauvais traitements » à la sauce VBA pour publier des documents visuellement satisfaisants, mais dont la qualité et la fiabilité ne peuvent pas être garanties.

SI actuel ERP + Excel

En résumé :

        Applications Excel = données fausses + traitements non fiables 

La clef de la solution se trouve dans la première partie de cette équation, données fausses. Il est nécessaire de prendre le problème à la base et de construire un Système d’Information capable de créer des référentiels de données fiables et crédibles.

J’ai longuement abordé ce sujet dans deux billets récents sur les SoR, SoE et SoI, ici et .

AdS DPC Trust keyboard S 65542440Quand les financiers, les responsables de la gestion de production ou du pilotage RH pourront accéder à des données fiables, auxquelles ils font confiance, ils abandonneront rapidement leurs applications Excel, et avec plaisir !

J’entends souvent les responsables SI se plaindre que les métiers utilisent trop d’applications Excel : ce sont eux qui en portent la responsabilité !

Je vous propose une démarche sectorielle pour faire disparaître, par étapes, les applications Excel : commencer par les données financières, puis attaquer ensuite la gestion de production, les RH ou les applications commerciales.

Pourquoi commencer par la finance ?

  • C’est dans ce domaine que les usages d’applications Excel sont le plus fréquents.
  • Il existe d’excellentes solutions SaaS, Software as a Service, de gestion performante des données financières capables de créer un référentiel de qualité, partageable par tous les financiers de l’entreprise.

Quand de premiers succès auront été obtenus dans la finance, il sera plus facile d’aborder les autres référentiels de données, commerciales, RH ou de production.

 

Abandonner les applications Excel : tous gagnants

Ce combat, difficile, contre les applications Excel, il est possible de le gagner.

AdS DPC 3 cups Winners S 71666873Pourquoi ? Tout le monde peut en sortir gagnant :

  • Les financiers et autres développeurs d’applications Excel : quand ils disposeront de données fiables et partageables, ils seront prêts à utiliser d’autres outils, des applications SaaS plus performantes pour mieux faire leur métier.
  • Les informaticiens : ils auront la satisfaction de voir que le gros travail qu’ils ont réalisé pour créer ces référentiels de données est apprécié par leurs clients internes. Un nouveau climat de confiance et de collaboration s’établira entre les métiers et les informaticiens.
  • Les entreprises, car elles disposeront, plus vite, de données fiables et réduiront les risques graves posés par la situation actuelle.

Attention, danger : je rencontre des entreprises qui cherchent à remplacer les applications Excel par des applications tableurs dans le Cloud. Ce n’est pas la bonne réponse ; cela ne fait que pérenniser de mauvaises pratiques de gestion et crée en plus des frustrations fortes, car les applications VBA ne sont pas transportables facilement dans le Cloud.

Alors, quel avenir pour Excel ?

Excel doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être, un excellent outil « bureautique simple » !

Logo google sheetsDans ce contexte nouveau, sans applications Excel, remplacer l’outil bureautique Excel par l’outil bureautique tableur dans le Cloud, devient une excellente idée. On revient dans le monde du raisonnable, les fonctionnalités des tableurs clouds tels que Google tableur sont plus que suffisantes et on profite des avantages des solutions cloud : partage des contenus ou la possibilité de travailler à plusieurs sur une même feuille de calcul… bureautique.

Eliminer les applications Excel en 2018, un beau combat en perspective, mais passionnant : tout le monde en sortira gagnant.

 











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