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Déployer une solution «Chat Centric» dans votre entreprise : une décision prioritaire pour 2017 !

28 November, by Louis Nauges[ —]

 

AdS DPC 100 % S  96008063100 % des entreprises, dont la vôtre, auront déployé des solutions de Chat professionnel pour 100 % de leurs collaborateurs avant 2021. Une grande majorité des entreprises ne le sait pas encore...

J’avais déjà abordé il y a quelques semaines le sujet du Chat professionnel, dans sa dimension stratégique. 

Aujourd’hui, on passe à l’action...

  

Grand public : le Chat c’est très vite généralisé

Depuis 1995, le monde professionnel suit le grand public pour les usages universels, avec un décalage de plusieurs années. On retrouve ce décalage dans la diffusion des applications de Chat.

Dans le grand public, le Chat a dépassé les réseaux sociaux, comme le montre ce graphique qui compare le nombre d’utilisateurs des 4 principales plateformes de Chat vs les 4 leaders des réseaux sociaux.

4 top messaging vs 4 top social networks

BII whatsapp MAU 1:2016Il faut saluer la vision stratégique de Mark Zuckerberg, CEO de Facebook, qui avait anticipé cette croissance en investissant 19 milliards de dollars pour racheter WhatsApp dès 2014. Depuis janvier 2016, WhatsApp fait partie de ces rares applications qui ont plus d’un milliard de MAU (Utilisateurs Actifs Mensuels).

Dans le grand public, et en particulier pour les natifs numériques, le Chat a remplacé l’email comme outil prioritaire de communication.

Je ne suis certainement pas le seul à envoyer un email à mes enfants et à leur rappeler par WhatsApp que j’aimerais bien recevoir une réponse !

Image film Année du ChatJe pronostique que 2017 sera «l’année du Chat» pour les entreprises innovantes et se généralisera dans les autres d’ici à 2021.

Deux facteurs clefs vont permettre l’émergence du Chat en entreprise :

  • La multiplication d’offres de qualité dédiées aux entreprises.
  • La prise de conscience dans les entreprises des apports du Chat pour l’efficacité et la productivité des collaborateurs.

 

Cinq solutions opérationnelles en 2017

 Début 2016, il y avait deux solutions leaders sur le marché du Chat pour entreprise, HipChat et Slack. Début 2017, les entreprises auront le choix entre cinq solutions !

Les solutions disponibles en 2017 peuvent être regroupées en deux grandes familles :

  • Les produits «universels», qui peuvent être déployés dans toutes les entreprises, quelle que soit la solution de messagerie installée.
  • Les solutions spécialisées pour les plateformes de messagerie Cloud dominantes, G Suite de Google et Office 365 de Microsoft.

Professional Chat Platforms

Les produits universels. 

- HipChat a été le premier a pénétrer sur le marché du Chat professionnel, en 2010 ; Atlassian a racheté HipChat en 2012.

- Lancé en 2013, Slack est l’un des plus beaux succès récents des startups logiciels SaaS. La dernière levée de fonds réalisée en avril 2016 valorise Slack à 3,8 milliards de dollars.

Workspace pricing- Avant d’annoncer « Workspace by Facebook », Facebook avait testé dans de nombreuses entreprises, dont la banque RBS, la première version de ce produit sous le nom de «Facebook at Work». Facebook a fait le choix de tarifs très compétitifs ; pour les grandes entreprises, le tarif est de 1$ par personne et par mois.

Ces trois produits peuvent être utilisés par toutes les personnes qui ont une adresse email, G Suite ou Office 365.

Les solutions spécialisées.

- Microsoft a présenté au dernier trimestre 2016 son offre «Teams». Initialement baptisée Skype Teams, elle a finalement pris le nom de «Microsoft Teams». Ce changement de nom est à mon avis un signe très fort et montre l’importance que les dirigeants de Microsoft accordent à cette annonce.

La solution Microsoft Teams est réservée aux entreprises qui utilisent Office 365.

- Google dispose déjà de solutions de Chat autour de HangOut mais n’a pas d’offres aussi complètes que les solutions déjà citées. La société Wizy.io a annoncé en septembre 2016 WizyRoom, une solution de Chat professionnel dont la richesse fonctionnelle est au même niveau que les quatre autres offres de Chat professionnel. (Rappel, je suis aussi «Chief Strategy Officer» de Wizy).

WizyRoom est réservée aux entreprises qui utilisent G Suite, le nouveau nom de Google Apps.

Toutes les entreprises auront en 2017 le choix entre quatre solutions de Chat professionnel, les trois universelles et la solution optimisée pour leur messagerie Cloud.

  

Le «Chat Centric» va s’imposer en entreprise

 Pour que les entreprises puissent mettre en œuvre des solutions de Chat professionnel, il fallait tout d’abord que l’offre soit disponible ; c’est le cas en 2017.

Les entreprises ne vont pas déployer des solutions de Chat professionnel parce que ce serait «à la mode» ; en faire une priorité est une décision de management qui apportera beaucoup de valeur.

  • AdS DPC email overload S 115772008Efficacité des communications internes : tout le monde se plaint de recevoir trop de courriels. Le Chat professionnel ne va pas éliminer l’email, qui reste un outil très efficace pour des échanges asynchrones, en particulier vers l’extérieur de l’entreprise. Par contre, le Chat professionnel réduit beaucoup les échanges internes par email ; avec les fonctions de chat de groupe, de conversation, la fluidité et la rapidité des échanges augmentent beaucoup.
  • Liens avec les autres outils universels, tels que la messagerie, le partage de contenus ou la gestion des activités. Le Chat professionnel complète, enrichit les outils existants, et permet à chaque personne de disposer d’une panoplie plus riche d’outils.
  • Bien adapté aux écrans des smartphones : la nature des messages de Chat professionnel, plus courts, plus informels, s’adapte très bien aux écrans de 4 à 6 pouces des smartphones. Dans ce cas aussi, le grand public a montré le chemin. L’email est né avec les PC grand écran, le Chat a grandi dans le monde des petits écrans. Ce n’est bien sûr pas exclusif : on continuera à lire ses courriels sur smartphone et à chatter depuis son PC portable.

PC - Mail vs Smartphone Chat

Je fais le pronostic que le Chat professionnel deviendra aussi indispensable que l’email, et que la vitesse à laquelle il va se diffuser dans le monde professionnel sera aussi rapide que dans le grand public. A la différence de nombreux outils «nice to have», tels que les réseaux sociaux d’entreprise, il n’y aura pas besoin de créer des fonctions nouvelles telles que les «Community Managers» pour essayer d’en accélérer la diffusion.

 

Chat professionnel, outil privilégié pour les «Deskless»

Deskless ? Toute personne qui travaille dans une entreprise et n’a pas comme lieu de travail un bureau. Ce sont aujourd’hui environ 50 % des salariés, dans les métiers industriels, du service, de l’entretien, de la maintenance, du commerce...

AdS DPC Services Workers S 91778048

L’immense majorité de ces deskless n’a pas accès à un PC traditionnel et ne peux pas utiliser les outils bureautiques fin de vie tels que Microsoft Office.

Dès 2007, dans ce blog, je demandais aux entreprises de fournir des outils de communication modernes à ces deskless et proposait que ce soit une messagerie Cloud telle que Google Apps.

Aujourd’hui, dix ans après, la majorité des deskless reste encore exclue de la communication numérique de leur entreprise. Leur donner une adresse email a toujours du sens, mais je pense que cette étape peut être sautée en les équipant directement d’un outil de Chat professionnel.

Pourquoi ?

  • Ils utilisent déjà depuis leur smartphone un outil de chat grand public. Ils seront immédiatement capables de se servir de leur Chat professionnel.
  • Ils travaillent en mobilité la majorité du temps et le Chat professionnel est beaucoup plus efficace que la téléphonie classique pour échanger des informations avec leur entreprise.
  • Il y a des avantages majeurs, organisationnels, humains et financiers, à permettre à ces deskless de rejoindre la communauté des autres salariés qui disposent d’une adresse email : ceci renforce leur sentiment d’appartenance à leur entreprise.

Ce basculement direct vers le Chat professionnel sera encore plus accentué dans les pays en émergence où l’email professionnel est peu répandu et les PC Windows-Office peu présents. Ils feront directement le saut vers le duo Smartphone-Chat plutôt que PC- eMail.

Il y avait en 2014 environ 1 200 millions d’utilisateurs de messagerie professionnelle et de Microsoft Office.

Si l’on considère qu’un nombre équivalent de deskless va aussi devenir utilisateur d’un outil de Chat professionnel, on peut faire l’hypothèse suivante :

En 2021, environ 2 milliards de personnes utiliseront

quotidiennement un outil de Chat professionnel. 

 

ChatBots, la  grande valeur ajoutée du Chat professionnel

 Le Chat professionnel a beaucoup de valeur pour les entreprises et deviendra vite indispensable.

Le Chat professionnel servira aussi de base, de fondation pour toute une nouvelle génération d’usages, les «ChatBots», permettant d’établir un dialogue entre les personnes et les applications.

Les bénéfices potentiels que les entreprises pourront tirer de ces Chatbots seront impressionnants ; ce sera le thème d’un prochain billet sur ce blog.

  


Migrer son informatique «Legacy» vers le cloud public : comment démarrer, immédiatement. Première partie, les infrastructures

24 October, by Louis Nauges[ —]

 

Hexameron Heptaméron : la période de sept jours nécessaire à Dieu pour créer le monde : en fait six seulement, car il a pris un jour de repos après six jours de dur labeur.

Pourquoi cette référence à la Bible ? Dieu a réussi cette prouesse car il n’avait pas... d’historique !

Quand je présente aux DSI ou aux dirigeants les potentiels immédiats des solutions Clouds Publics pour les infrastructures et les applications, j’entends trop souvent cette réponse :

«Vous avez raison, ce sont des solutions intéressantes ; malheureusement, nous avons un existant informatique, des solutions «Legacy» qui ne nous permettent pas d’en profiter.»

Oui, l’historique informatique des grandes entreprises est une réalité complexe, construite au cours des 50 dernières années avec de nombreuses technologies fin de vie :

Chaîne Solutions Legacy

  • Serveurs Mainframe IBM, Unix, AS/400...
  • Postes de travail «obèses» Windows + Office.
  • Applications écrites en Cobol, PL/1...
  • Applications Client/Serveur.
  • Applications en interface caractère ou graphique.
  • ERP intégrés, SAP, Oracle Applications...
  • Réseaux MPLS, ATM, Numéris...
  • ...

Oui, ces solutions «legacy» ne permettent pas aux entreprises d’aller aussi vite vers le Cloud qu’elles pourraient le souhaiter.

Non, ces solutions «legacy» ne doivent pas être un «alibi» pour ne pas entamer immédiatement ce long voyage vers un Système d’Information majoritairement construit sur des Clouds Publics.

Ces deux billets ont pour ambition de vous aider à tirer un parti maximum des solutions Clouds Publics, rapidement, en utilisant un large éventail de solutions opérationnelles.

 

Modèle B I S et Cloud Public

Quand tu ne sais pas où tu vas...Comme le dit ce proverbe africain :

«Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens...»

Sans une vision stratégique claire d’un point d’arrivée pour son SI, il est très difficile pour une organisation d’entreprendre une migration ambitieuse vers le Cloud. Dans cette situation, l’entreprise regarde en permanence vers l’arrière, ses solutions «legacy», se focalise sur les difficultés que vont engendrer tout changement et opte pour le status-quo.

Le modèle B I S (Business, Infrastructures, Support) est un allié précieux pour définir ce point d’arrivée.

Comme le rappelle ce schéma, le modèle B I S et les solutions de Cloud Public sont totalement en phase :

  • L’essentiel des infrastructures peut migrer vers des solutions IaaS, Infrastructure as a Service.
  • Des réponses SaaS, Software as a Service, existent pour 99 % des usages S, Support.
  • Pour les usages B, Business ou cœur métier, il existe deux réponses possibles, des solutions SaaS verticales ou des développements sur mesure sur des plateformes PaaS, Platform as a Service.

Trois composants BIS - Infra, Soutien, Métiers cloud - copie

Quand le point d’arrivée est clairement défini, deux questions se posent :

  • A quel horizon ? En clair, combien d’années seront nécessaires pour y arriver ? Pour les entreprises moyennes et grandes ayant une vraie volonté stratégique, le courage de s’attaquer à tous les challenges que cette migration va créer, un minimum 3 à 5 années est nécessaire. Pour les autres...
  • Comment passer de la situation «legacy» actuelle à un SI à dominante Cloud Public ? Je vous propose d’envisager avec optimisme ce voyage, maintenant que la variété et la performance des outils d’aide à la migration ont atteint un excellent niveau.

  

Infrastructures cibles Cloud Public

Pour aller à l’essentiel, une infrastructure cible Cloud Public se définit par quatre attributs :

Infrastructures Cibles Cloud Public

  • Un navigateur comme point d’entrée unique pour toutes les applications.
  • Des objets d’accès mobiles et variés : PC, Macintosh, smartphones, tablettes, chromebooks...
  • Des réseaux d’accès a dominante sans fil, WiFi, 3G, 4G...
  • Des serveurs confiés à des fournisseurs IaaS, AWS, Google ou Microsoft.

Je vous présente des exemples de migrations possibles, immédiatement, dans deux domaines : objets d’accès et serveurs. Il existe beaucoup d’autres solutions et je fais confiance aux fournisseurs innovants pour nous en proposer d’autres dans les mois et années qui viennent.

 

Outils de migration postes de travail

PC Windows + OfficeEn 2016, les PC Windows-Office représentent encore la majorité des postes de travail utilisés dans les entreprises.

Ils disposent tous de navigateurs et peuvent accéder aux applications SaaS sans difficulté. La difficulté vient des dizaines d’applications Client/Serveur qui dépendent de Windows pour leur fonctionnement.

Face à la difficulté de gestion et de mise à jour de ces applications, beaucoup de DSI ont choisi des solutions de «client léger» dont la plus répandue est Citrix.

Comment sortir de cette dépendance Windows ou Citrix pour permettre aux clients internes de basculer rapidement dans un monde ouvert où ils peuvent choisir librement leur objet d’accès et se libérer de la tyrannie du «PC Master», le même pour tout le monde ?

La réponse que j’entends trop souvent est : «nous pourrons migrer vers le tout navigateur quand il n’y aura plus d’applications à déployer sur les PC.» Ce n’est plus un alibi valable.

Je vous propose deux solutions différentes, pour un client lourd Windows ou un client léger Citrix.

1 - Migration client lourd Windows : Une bonne réponse est de basculer en VDI, Virtual Desktop Infrastructure. L’ensemble des logiciels du PC Windows réside sur un serveur, les applications s’y exécutent et sont accessibles depuis un navigateur.

AWS workspace - pay by hour

AWS, le numéro mondial IaaS propose une solution VDI nommée Workspaces ; comme le montre ce schéma, il est possible d’accéder à Workspaces depuis les cinq Systèmes d’exploitation dominants : Windows, MacOS, iOS, Android et ChromeOS.

AWS vient d’annoncer la possibilité de basculer vers un paiement à l’heure ; c’est une excellente nouvelle pour tous les clients internes qui font un usage occasionnel de leur PC. On retrouve l’avantage financier clef des solutions Cloud : basculement en OPEX et paiement à l’usage.

Citrix receiver on Acer chromebook2 - Migration client léger Citrix : La réponse pragmatique, efficace et économique ? Remplacer un objet d’accès «client léger» qui n’a aucun usage autre que de visualiser les affichages Citrix par un Chromebook qui dispose nativement d’un client Citrix. C’est un sujet que j’ai longuement traité dans ce billet.

L’avantage évident de l’usage d’un Chromebook : le client interne peut l’utiliser en mode natif Web/Cloud depuis son navigateur  pour accéder à toutes les applications qui sont déjà en SaaS. Au fur et à mesure que ce nombre augmente, son usage Citrix va diminuer et il y aura de plus en plus de clients internes qui pourront travailler en mode 100 % navigateur, ce qui est l’objectif de la stratégie infrastructure choisie.

En 2017, un DSI peut basculer 100 % de ses clients internes dans des infrastructures objets d’accès Cloud Public en leur disant :

  • Vous pouvez choisir l’objet d’accès que vous souhaitez, avec la taille d’écran qui vous convient.
  • Vous avez trois modes d’usages possibles, selon votre situation actuelle :
    • En mode natif, si les applications dont vous avez besoin sont toutes accessibles depuis un navigateur.
    • En mode VDI, si vous avez encore beaucoup d’applications Client/serveur sur votre PC actuel.
    • En mode mixte, Chromebook natif + Citrix, si vous êtes aujourd’hui utilisateur d’un poste de travail Citrix.

Migration poste de travail : problème résolu.

  

Outils de migration serveurs

La variété des serveurs «legacy» est grande : Mainframe IBM, AS/400, Unix Sun, HP ou IBM...

Comme dans le cas des objets d’accès, c’est la variété des réponses qui permettra, pragmatiquement, de migrer rapidement une majorité de serveurs sur des solutions Clouds Publics.

Important : quand je parle de migrer des serveurs, cela signifie que c’est possible sans apporter de changements aux applications qu’ils hébergent.

Quelles sont les solutions disponibles, pour chaque famille de serveurs ?

AdS DPC Bad News S 1171223041 - Serveurs «non migrables» : commençons par les mauvaises nouvelles. Si vous utilisez des applications natives AS/400-iSeries ou Unix, il n’existe pas, aujourd’hui, de réponses satisfaisantes permettant de migrer ces serveurs sur des Clouds Publics. Il faudra, dans une première étape, porter les applications sur des serveurs «clouds compatibles» avant de basculer sur des Clouds Publics.

2 - Serveurs X86, Linux ou Windows Server : les trois grands industriels du Cloud Public, AWS, Google et Microsoft peuvent, nativement, reprendre toutes les applications qui utilisent ces serveurs. Vous n’aurez besoin d’aucun outil complémentaire pour migrer ces applications en quelques semaines.

3 - Serveurs Mainframe IBM : Ces serveurs sont présents dans plus de 5 000 grandes et très grandes entreprises et servent de support à des applications indispensables pour leurs activités. J’ai écrit récemment deux billets, un pour les infrastructures, l’autre pour les applications Mainframe. Je vais donc seulement reprendre ici l’essentiel.

Une solution innovante, annoncée en juillet 2016 par la société suisse LzLabs, permet de porter les applications Mainframe sur des infrastructures «Cloud compatibles», Linux - X86.

LzLabs HP

Une annonce importante a été faite, depuis la publication de mes textes : la société Eranea, qui prend en charge la migration des applications, a rejoint LzLabs, qui peut maintenant proposer des solutions de migration des infrastructures et des applications. La démonstration à laquelle j’ai pu assister a eu lieu sur le Cloud Azure de Microsoft.

4 - Serveurs virtualisés VMware : depuis une quinzaine d’années, VMware est utilisé par les entreprises pour virtualiser des applications et permettre qu’elles s’exécutent sur des serveurs X86. C’est, de loin, la plateforme de virtualisation la plus utilisée dans le monde.

En octobre 2016, deux anciens ennemis, AWS et VMware, ont fait une annonce commune importante : la possibilité de faire fonctionner nativement, en «bare metal», toutes les solutions de virtualisation de VWware sur AWS.

Components VMware on AWS + usages AWS

Cette offre ne sera pas opérationnelle avant le milieu de l’année 2017, mais elle permet déjà aux entreprises de s’y préparer. Dans la logique de migration que j’analyse ici, c’est une brique clef pour accélérer le mouvement vers des infrastructures Clouds Publics. Il sera possible, depuis une console de management commune, de gérer son environnement VMware réparti entre des serveurs internes et AWS.

Dans une première étape, les entreprises peuvent migrer, à l’identique, leurs environnements virtualisés sur AWS. Elles peuvent ensuite, dans un deuxième temps, basculer une partie de ces applications virtualisées en mode natif sur AWS.

J’ai résumé sur le schéma ci-dessous les principales options de migration de vos serveurs actuels vers des solutions Clouds Publics.

Servers migration -summary

Il y aura bien sûr des exceptions, mais j’estime que pour la majorité des entreprises grandes et moyennes, entre 70 % et 80 % de leurs serveurs existants peuvent migrer vers des solutions Clouds Publics en moins de deux années.

Encore faut-il avoir la volonté, le courage d’entreprendre ce beau voyage...

Migration des serveurs : problème résolu dans la majorité des cas.

Dans la deuxième partie de cette étude, je ferai le point sur les solutions de migration pour les applications.

Mise à Jour du 25 octobre 2016

Les innovations sont permanentes ! AWS annonce aujourd'hui un nouveau service, SMS - Server Migration Services. Il permet de migrer des VM, machines virtuelles, de manière dynamique vers les services AWS depuis son centre de calcul privé.

AWS - SMS, Server Migration Services

La principale différence avec la solution annoncée avec VMware : on n'aura plus besoin de payer les logiciels de VMware, peu réputés pour être très économiques...

 


Les trois générations d’outils de communication professionnels : email, Chat, Voix

19 September, by Louis Nauges[ —]

 

AdS DPC Smoke signal 33328048Quels sont les outils informatiques les plus utilisés par la majorité des collaborateurs d’une entreprise ? Ce sont toujours les solutions de communication.

En 2016, la messagerie électronique, l’email, reste le premier moyen d’échange dans le monde professionnel ; cette forme de communication ne va pas disparaître, mais sera complétée rapidement par deux nouvelles familles d’outils. Nous assistons à la naissance d’une trilogie de solutions de communications professionnelles, très complémentaires, autour de :

  • L’email
  • Le Chat
  • La Voix

  

Génération email

AdS DPC symbol mail 45026050C’est dans le monde professionnel que l’email a commencé, au début des années 1970, en même temps qu’Internet.

Sa généralisation dans les entreprises c’est accéléré à partir de 1990, avec l’arrivée d’IBM Lotus Notes puis de Microsoft Exchange. Aujourd’hui, tous les salariés équipés d’un PC utilisent une ou plusieurs adresses email.

La mort de l’email ? Quoi qu’en disent certains dirigeants, elle n’est pas pour tout de suite !

La société d’études de marché Radicati publie des études très précises sur la messagerie ; ce tableau montre l’évolution du nombre de mails échangés, par personne et par jour, dans les entreprises entre 2015 et 2020.

Radicali -  number Email : user - 2015 -2020
Les tendances :

  • Le nombre total de messages échangés reste stable, de 122 à 126.
  • Le nombre de messages reçus, non spam, ne bouge pas, de 76 à 77.
  • Le nombre de messages envoyés... baisse de 10 % de 34 à 30.

Depuis 2007, les entreprises abandonnent leurs solutions hébergées en interne et basculent vers des Clouds publics. Deux solutions, Google Apps et Microsoft Office 365, ont pris le pouvoir ; je l’ai longuement expliqué dans deux billets, ici et .

C’est un marché en forte croissance, confirmé par les chiffres de Radicati : le CA des logiciels SaaS de messagerie triplera entre 2016 et 2020, passant de 15 à 41 B$. Pas étonnant que la guerre entre Google et Microsoft pour le contrôle de la messagerie Cloud soit sans merci !

Radicati Cloud email revenues growth

Tout le monde se plaint d’avoir trop d’emails, mais... tout le monde consulte sa boîte mail en permanence, sur son PC, son smartphone, au bureau, chez lui, en réunion, dans le train, pendant les repas...

  

Décalages grand public, entreprises

DPC Innovation on screen S 70041361Avant d’analyser les deux nouvelles familles d’outils de communication, je reviens sur un phénomène majeur, évoqué dans ce blog : l’innovation dans les usages des outils informatiques a déserté les entreprises et se trouve maintenant dans le grand public.

L’email c’était imposé en priorité dans les entreprises. Depuis le début des années 1990, avec l’arrivée du Web, c’est toujours dans le grand public que les usages innovants se diffusent en priorité.

Ce schéma donne quelques exemples de ce décalage dans le temps :

Décalages usages Grand public - pro calendrier

  • WebMail : Gmail arrive en 2004, Google Apps en 2007.
  • Réseaux sociaux : Facebook commence sa croissance en 2007 ; il faut attendre 2014 pour voir arriver Facebook at Work.
  • Chat : WhatsApp démarre en 2010, les premières solutions de chats professionnels arrivent en 2013-2014.
  • Interface Voix : Google Now existe depuis 2014, et l’on attend encore l’équivalent dans les entreprises.

Les deux nouvelles familles d’outils de communication professionnels, autour du chat et de la voix, font partie de ces usages largement diffusés dans le grand public avant de pénétrer dans les entreprises.

 

Génération Chat

AdS DPC Symbol Chat 74809486Successeurs des SMS, les outils de Chat Internet, qui permettent de s’affranchir des opérateurs télécom, ont vu leurs usages exploser à partir de 2010. En 2016, le succès des outils de Chat dans le grand public est impressionnant, comme le confirme ce tableau.

Main Chat Apps

Les deux leaders, WhatsApp et Messenger appartiennent à Facebook et regroupent près de 2 milliards d’utilisateurs actifs mensuels à eux deux. WeChat, dont l’essentiel des clients sont en Chine, est aujourd’hui l’application Chat la plus avancée en termes de fonctionnalités ; il est possible d’y faire des transactions financières, des achats, de communiquer avec beaucoup d’entreprises.

Je suis frappé par le fait que les deux leaders mondiaux du Webmail, Google et Microsoft soient absents de cette liste des fournisseurs de solutions Chat ; est-ce que les cultures email et Chat sont incompatibles ? On peut se poser la question quand on voit aussi que les leaders du Chat sont absents du monde email.

Dans la majorité des entreprises, le Chat professionnel n’est pas encore déployé de manière significative ; deux facteurs importants vont pousser les entreprises à le mettre en œuvre :

  • La demande des clients externes. Une enquête récente réalisée par Twilio montre que 90 % des clients souhaitent échanger avec les entreprises par Chat quand moins de 50 % des entreprises sont équipées pour le faire.

Trilio - 90 % clients, 48% entreprises en chat

  • La demande des clients internes pour des communications plus efficaces. L’email reste très performant pour des échanges vers l’extérieur, mais a montré ses limites pour les communications intraentreprises. Des centaines d’équipes, de groupes de travail souhaitent accélérer les échanges et se plaignent des délais induits par l’email.

Les premières offres professionnelles, «Chat Centric» sont disponibles pour répondre à cette attente. Les plus connues sont HipChat d’Atlassian et surtout Slack.

Slack, opérationnel depuis 2014, a connu un succès foudroyant, confirmé par ce graphique : le nombre d’utilisateurs de la version freemium gratuite atteint 3 millions et il y a environ 1 million d’utilisateurs payants.

Slack rapid growth

Slack value 3.8B$La dernière levée de fond de Slack, 200 M$ en avril 2016, valorise l’entreprise à... 3,8 B$, pas mal pour une entreprise qui commercialise son produit depuis 2 ans !

Microsoft Skype TeamsMicrosoft a entendu le message et compris qu’il y avait un marché intéressant dans le Chat professionnel. Une annonce, non officielle, a été faite : l’arrivée, sans date de sortie confirmée, de sa solution Skype Teams.

Et Google ? Pour le moment, à ma connaissance, Google n’a pas annoncé de solutions de Chat professionnel pour les entreprises qui utilisent Google Apps.

J’ai aujourd’hui une excellente nouvelle pour ces entreprises...

 

Votre entreprise utilise Google Apps ?

WizyRoom logoLe 13 septembre 2016, Wizy.io, startup basée en Californie, a présenté sa nouvelle solution, «Chat Centric» multifonctions, WizyRoom. Elle est déjà disponible en français et en anglais, en attendant d’autres langues.

WizyRoom est construit sur la plateforme GCP, Google Cloud Platform, et ne fonctionne que pour les entreprises qui utilisent Google Apps. Ce choix stratégique permet de proposer une solution en totale symbiose avec Google Apps. Ses principales fonctions :

  • Un chat de groupe, permettant les conversations comme dans Gmail.
  • Une gestion des activités, des tâches.
  • Des liens directs avec Google Drive.
  • La possibilité de créer rapidement des applications professionnelles légères basées sur le Chat. Les premiers clients ß de WizyRoom ont déjà déployé des applications commerciales, de remontées d'incidents dans une unité de production en usine ou de ressources humaines pour un suivi de planning.

WizyRoom Screenshot

WizyRoom permet aux personnes qui utilisent Google Apps de disposer de fonctionnalités équivalentes à celles de Slack, Trello pour la gestion des tâches et Evernote, sans sortir de Google Apps, sans avoir à ouvrir d’autres applications.

WizyRoom permet aux entreprises qui ont déployé Google Apps de disposer, immédiatement, d’une solution «Chat Centric» multifonctions professionnelle, leur permettant de décupler l’efficacité de leurs équipes.

Disclaimer : Le CEO de Wizy.io est Laurent Gasser, cofondateur avec moi de Revevol. Je suis depuis septembre 2016 «Chief Strategy Officer» de Wizy.io et actionnaire depuis 2 ans. Pour en savoir plus sur WizyRoom, vous pouvez consulter cet interview de Laurent par JDN, le journal du Net.

  

Génération Voix 

AdS DPC symbole voix S 100980974Pendant que les entreprises commencent à déployer des solutions «Chat Centric», le grand public expérimente avec les outils «Voix Centric».

Tous les grands acteurs du Cloud et du Web sont présents sur ce marché, bien décidés à ne pas se laisser prendre de vitesse par leurs concurrents, comme cela c’était passé avec le Chat pour Google et Microsoft.

Logos Cortana Siri Alexa Google Now

Amazon avec Alexa, Apple avec Siri, Google avec Now, Microsoft avec Cortana ont été les premiers à démarrer. Facebook arrive avec M ainsi que de nombreuses startups telles que VIV, fondé par les créateurs de Siri chez Apple.

Nous étions déjà 400 M à utiliser ces interfaces voix en 2015 ; ce graphique montre que nous pourrions être près de 2 milliards en 2021.

Voice Digital Assistants

Ce sont les progrès fulgurants en IA, Intelligence Artificielle et Machine Learning qui rendent possibles le succès de ces interfaces voix.

Wavenet - Text to speed DeepMind solution  - copieGoogle a présenté en septembre 2016 WaveNet, mis au point par leur filiale DeepMinds, célèbre pour ses succès au jeu de Go. WaveNet est capable de synthétiser la voix de manière beaucoup plus naturelle que les outils actuels. Cet article explique en détail comment fonctionne WaveNet et permet d’écouter quelques exemples de messages vocaux, comparant les différentes techniques de création de messages sonores, en Anglais et en Mandarin.

Nous en sommes tout au début, et il est facile d’ironiser sur les erreurs commises par les premières versions de ces outils.

D’ici 2021, il sera impossible de faire la différence entre un dialogue avec une personne ou avec un «bot» vocal :

  • L’interface voix aura-t-il alors remplacé l’interface tactile ?
  • Nos objets d’accès 2021 auront-ils ringardisé les smartphones sous leur forme actuelle ?

Ce sont des questions que l’on doit commencer à se poser aujourd’hui.

La complémentarité entre ces trois familles d'usages sera très forte. Un exemple récent : WhatsApp annonce que l'on peut utiliser Siri sur iPhone pour piloter son application.

  

Résumé

Les entreprises doivent, immédiatement, déployer des solutions «Chat Centric», en complément des solutions «email Centric» existantes. Elles seront utilisées pour augmenter l’efficacité des communications internes et faciliter les échanges avec les clients externes.

Email centric, chat centric, voice centric

Les entreprises innovantes peuvent aussi commencer à réfléchir aux potentiels des usages «Voix Centric» qui pourraient faire leur apparition dans le monde professionnel à partir des années 2018 ou 2019.

 


75 % des serveurs dans les entreprises auront disparu en 2020 ! L’hécatombe annoncée devient réalité

7 September, by Louis Nauges[ —]

 

AdS DPC Cimetière militaire S 72348903Dès 2009, je faisais dans ce blog le pronostic que les centres de calcul des entreprises allaient progressivement se vider de leurs serveurs. Je terminais ce billet avec une prévision : le nombre de serveurs dans les centres de calcul pourrait se réduire de 60 à 90 % d’ici à 2020, en citant 80 % comme pourcentage le plus probable.

En juin 2016 le Laboratoire National de l’Université de Berkeley a publié une étude d’une exceptionnelle richesse sur «La consommation d’énergie des centres de calcul aux USA». Les universités de Stanford, Northwestern et Carnegie Mellon, ainsi que le département d’énergie du gouvernement américain ont participé à cette étude.

Berkeley study - US Energy Data Center

L’essentiel des données que je vais utiliser dans ce billet provient de ce document de plus de 60 pages. C’est une lecture obligatoire pour tous les responsables informatiques. Il analyse les impacts de l’arrivée des acteurs «Hyperscale», en clair les industriels du Cloud Public, sur les serveurs, les outils de stockage, les outils de réseaux et la consommation d’énergie des centres de calcul aux USA, sur la période 2000 - 2020.

 

Croissance du Cloud Public = disparition des serveurs d’entreprise

Il n’est pas nécessaire d’être un grand mathématicien pour comprendre cette équation :

            CTE = (NSE + NSCP) x PMUS

  • CTE = Charge de travail des entreprises, les applications à exécuter.
  • NSCP = Nombre de Serveurs Clouds Publics.
  • NSE = Nombre de Serveurs Entreprises.
  • PMUS = Puissance Moyenne Utile d’un Serveur.

Serveurs entreprises down, Cloud UpDeux facteurs vont jouer un rôle clef dans cette équation :

  • Amélioration de PMUS : croissance de la puissance des serveurs à coût constant, virtualisation, containers... tous ces paramètres évoluent dans le même sens et permettent de traiter plus d’applications par serveur.
  • Basculement sur les Clouds Publics, ce qui entraîne un accroissement très rapide de NSCP.

Le résultat de ces deux évolutions ? NSE, le nombre de serveurs entreprises, chute très vite.

  

Impacts croissance Cloud Public sur vendeurs de serveurs aux entreprises

Ce graphique est extrait de l’étude américaine citée dans l’introduction.

Evolution Nb serveurs vendus, hyperscale vs classique

Il demande quelques explications :

  • En ordonnée, le nombre de serveurs installés dans les centres de calcul.
  • L’année de rupture des tendances : 2014.
  • Hyperscale : les mégas centres de calcul, construit en majorité par les grands acteurs industriels du Cloud Public, AWS, Google, Microsoft...
  • Non Hyperscale : les «petits» centres de calcul, de moins de 10 000 serveurs, ce que certains appellent encore «Clouds Privés» et que je préfère nommer «Centres de Calculs Privés».

D’ici 2020, le basculement vers un scénario Hyperscale aura deux impacts majeurs :

  • Le nombre total de serveurs installés va légèrement baisser entre 2014 et 2020, alors que la puissance informatique consommée va continuer à exploser. Ceci confirme la très forte amélioration de la performance des serveurs (PMUS) et leur meilleure utilisation par les industriels du Cloud. Le nombre de serveurs sera en 2020 au même niveau qu’en 2010.
  • La part des serveurs dans les centres de calcul privés va baisser de 75% entre 2014 et 2020. C’est une vitesse de décroissance jamais vue jusqu’à présent ! Si l’on fait l’hypothèse que la durée de vie d’un serveur est de 4 à 5 années, ceci signifie en pratique que l’immense majorité des serveurs en fin de vie ne seront pas remplacés.

Unbranded vs branded servers - US Data Center study Ce schéma présente le fonctionnement de l’industrie de fabrication des serveurs.

  • Les seules entreprises qui fabriquent vraiment des serveurs sont des sociétés «unbranded», de marque blanche, toutes situées en Asie. Ces entreprises gigantesques, telles que Foxconn ou Quantra, sont inconnues du grand public et des DSI. Ce sont les mêmes qui fabriquent l’essentiel des PC ou des smartphones.
  • Les grandes entreprises qui vendent des serveurs aux entreprises, Dell, HP, Lenovo, IBM... se fournissent aussi chez les mêmes «unbranded», rajoutent leurs logos, leurs fortes marges, leurs coûts de marketing et de commercialisation. Ce sont ces marques qui ont la «confiance» des DSI des grandes entreprises.
  • Les industriels du Cloud Public, AWS, Google... font fabriquer directement leurs serveurs chez les mêmes fabricants que Dell ou HP, mais selon leurs  propres spécifications. Ils n’ont aucun coût supplémentaire et obtiennent donc des serveurs 40 et 50 % moins chers que les entreprises qui achètent des marques.

Fabricants serveurs massacreCombinez ces deux mouvements, les entreprises n’achètent plus de serveurs et les industriels du Cloud les font fabriquer directement ; quelle en est la conséquence inéluctable ? La mort très rapide de tous les fournisseurs historiques de serveurs auxquels les entreprises faisaient encore confiance, il n’y a pas si longtemps.

Ce bain de sang économique ne va pas seulement toucher les fabricants, mais aussi tout l’écosystème qui les entoure ; je pense en particulier aux distributeurs et aux petites sociétés de services qui vivent de l’installation et de la maintenance de ces serveurs HP, Dell, Lenovo ou autres.

Ce graphique résume très bien l’évolution du marché des serveurs d’ici 2020.

% unbranded servers Cloud - US Data Center study - % unbranded servers Cloud

  • 100 % des industriels du Cloud Public se fourniront chez les «unbranded».
  • Le marché des serveurs sera à 90% alimenté par les «unbranded».
  • Il restera des miettes, de l’ordre de 10 %, pour les vendeurs de marques.

Permettez-moi un conseil d’investissement : si vous souhaitez perdre l’essentiel de vos économies d’ici 2020, achetez vite des actions de fournisseurs de serveurs de marque...

  

Impacts sur la stratégie serveurs des entreprises 

Quelle que soit leur taille, la stratégie serveurs des entreprises est maintenant d’une grande simplicité :

        Arrêt immédiat et définitif de tout achat d’un seul nouveau serveur.

J’avais déjà évoqué ce thème, ici et .

Pourquoi cette décision devient de plus en plus évidente ?

  • Le nombre de serveurs présents dans vos centres de calcul est déjà supérieur à la demande.
  • Ils ne sont pas toujours utilisés de manière optimale.
  • Le basculement vers des solutions Cloud, IaaS et SaaS, va accélérer la baisse de la demande pour vos serveurs actuels.

 

Impacts sur la consommation d’énergie électrique

J’avais déjà écrit que le Cloud Computing était une excellente nouvelle pour la planète.

Le thème principal de cette remarquable étude sur les centres de calcul aux USA était l’impact des évolutions prévues de la consommation d’énergie électrique. Elle confirme que le basculement sur les solutions de Cloud Public a des impacts majeurs, positifs, sur la consommation d’énergie électrique, comme le montre ce graphique.

US Data Center study - Energy savings: servers, disks...

En 2020, la consommation annuelle d’électricité aurait été de l’ordre de 200 milliards de KW/h en 2020 si rien n’avait changé. Grâce au Cloud Public, elle restera stable, autour de 90 KW/h, deux fois moins !

Qui oserait s’en plaindre ?

 

Synthèse

Good NewsLe basculement massif et rapide vers des solutions industrielles de Clouds Publics va s’accélérer d’ici à 2020.

  • C’est une très mauvaise nouvelle pour les fournisseurs historiques de serveurs.
  • C’est une excellente nouvelle pour les entreprises et les DSI qui vont bénéficier de meilleurs services, à moindre coût.
  • C’est une excellente nouvelle pour notre planète Terre.

Manager fired En 2016, lutter contre cette révolution positive est inacceptable, et tout contrevenant doit être sévèrement sanctionné. A partir d’aujourd’hui, tout DSI qui autorise l’achat d’un seul nouveau serveur subira un sort radical : 

  • Faute professionnelle grave.
  • Licenciement immédiat.
  • Pas d’indemnités !

Cela fera de la place pour des DSI plus innovants, plus courageux !

 


Se libérer de ses Mainframe IBM, rapidement. Deuxième partie

31 August, by Louis Nauges[ —]

 

AdS DPC Deux oiseaux migrateurs S 87179078Dans la première partie de cette analyse, j’ai présenté la solution de la société LzLabs qui permet de migrer une infrastructure Mainframe IBM, serveur Z sous z/OS, vers une plateforme x86/Linux.

Dans cette deuxième partie, je souhaite vous aider à trouver des solutions innovantes pour migrer les usages, les applications Mainframe IBM.


Le point de départ

Mainframe Migration Starting point La migration réussie d’une infrastructure Mainframe IBM vers une plateforme ouverte et plus économique est une étape majeure pour une entreprise. Elle peut décider de s’arrêter là, au moins pendant quelques mois ou années.

L’entreprise peut aussi, de manière complémentaire et indépendante, se poser la question du remplacement de ces applications historiques.

Les chiffres publiés par MicroFocus sur le poids actuel des applications Cobol sont impressionnants et préoccupants.

 

Microfocus - stats on Cobol in 2013

J’en ai extrait trois éléments :

  • 85 % des transactions financières professionnelles sont réalisées en Cobol.
  • 95% des opérations des distributeurs de billets sont gérés en Cobol.
  • 5 milliards de nouvelles lignes de code Cobol sont développées chaque année. Oui, vous avez bien lu, on parle de «nouvelles» lignes de Cobol.

Microfocus survey - evolution of cobol estateCeci est confirmé par les résultats de l’enquête réalisée par MicroFocus et que j’ai déjà citée dans la première partie de cette analyse : 80 % des entreprises prévoient d’avoir un parc d’applications Cobol stable ou en croissance !

Cette situation n’est pas nouvelle : cela fait des années que les entreprises souhaiteraient pouvoir abandonner leurs applications historiques ; cela fait des années que l’usage de ces applications historiques... augmente.

Mainframe Stats - users want to move, Workloads upUne autre enquête, réalisée par Vanson Bourne en 2014 et citée par LzLabs confirme ce paradoxe, comme le montre ce graphique.

Peut-on sortir de ce cul-de-sac ou faut-il accepter de rester prisonnier de ses applications historiques pendant encore des années ?

Ma réponse ? Oui, il est possible de se libérer de cet énorme fardeau.

 

Migration des applications Mainframe IBM : mode d’emploi 

100 % - NoCommençons par éliminer la démarche qui vous conduira certainement à l’échec : la tentation de migrer 100 % des applications Mainframe IBM existantes, à l’identique, vers une nouvelle plateforme.

Ce serait une très mauvaise idée, un chantier pharaonique et la garantie d’une catastrophe financière et organisationnelle.

Le pragmatisme et une approche modulaire sont à la base d’une migration réussie.

Pie Chart usages Coeur métier support backofficePremière étape : réaliser un inventaire des applications Mainframe IBM existantes et les classer en trois familles :

  • Celles qui correspondent à des fonctions support, transverses, universelles : gestion RH, budgets, trésorerie, CRM...
  • Les fonctions cœur métier, vraiment spécifiques de l’activité de l’entreprise, qu’elle soit dans le secteur financier, industriel ou de services.
  • Les fonctions de gestion administratives back-office, telles que la paye ou la comptabilité.

Cet inventaire peut se réaliser très rapidement, en allant à l’essentiel. Les pourcentages d’applications dans chaque famille seront très différents d’une entreprise à l’autre, mais l’important est que toutes les applications soient placées dans l’une de ces trois catégories.

Deuxième étape : réduire au maximum le nombre d’applications Mainframe IBM à migrer.

Ce schéma présente les différentes pistes permettant de réduire l’empreinte des applications Mainframe IBM dans votre Système d’Information. Il servira de base à toute ce billet.

Mainframe Migration strategy applications

 

Usages Support : j’ai publié un billet sur la démarche DUS, Démarche Usages Support. L’hypothèse de travail est très simple : il existe de remarquables solutions SaaS, opérationnelles, qui répondent à 99 % des besoins correspondant aux fonctions support.

Les fonctions Mainframe Support ne seront jamais migrées ; elles seront éliminées, remplacées par des outils SaaS. Ceci a un double avantage :

  • On supprime une grande partie du parc applicatif Mainframe IBM.
  •  On propose un meilleur service aux clients internes de l’entreprise en remplaçant des applications à l’ergonomie archaïque par des applications modernes, accessibles depuis tout objet disposant d’un navigateur.

Usages Cœur Métier (B - Business sur le schéma) : dans le même texte où je parle de la démarche DUS, je propose une autre démarche, DUM, pour les usages métiers. C’est le moment ou jamais pour l’entreprise et les équipes internes de développement de se poser la question : et si on en profitait pour repenser, dans une logique de reengineering de processus, ces applications essentielles ? Les outils modernes de développement, PaaS, Platform as a Service, disponibles sur les grands clouds publics, permettent de construire des applications beaucoup plus performantes, ergonomiques et innovantes. Il faut pour cela que l’entreprise accepte de recréer en interne des équipes d’ingénieurs logiciels, proches des métiers.

Usages Back-Office : Il reste maintenant toute une série d’applications Mainframe IBM qui ne seront pas remplacées par des solutions SaaS ou des développements sur mesure en PaaS. Pour l’essentiel, ce seront des applications de type Back-Office. Ce stock résiduel d’application est un candidat raisonnable pour une migration vers des architectures logicielles plus modernes.

Logo Eranea migration mainframeJ’ai maintenant une deuxième bonne nouvelle pour les responsables informatiques. J’ai présenté LzLabs pour la migration des infrastructures ; il existe une autre société suisse, basée à Lausanne, Eranea, qui propose des outils de migration des applications Cobol vers des solutions Java/Web.

Eranea Slideshare presentationCe que fait Eranea est très complexe, et ils ont plusieurs années d’expérience dans ces activités de migration. Une présentation détaillée de leur solution est disponible sur SlideShare.

Les sociétés LzLabs et Eranea se connaissent bien ; Eranea était à Zurich lors de la présentation de LzLabs. Je ne serai pas surpris qu’elles annoncent rapidement des accords de collaboration tant leurs solutions sont complémentaires.

En résumé, il est nécessaire d’utiliser trois démarches différentes pour se libérer, progressivement, de ses applications Mainframe IBM :

  • Basculement vers des solutions SaaS des fonctions Support.
  • Développement sur mesure pour les usages cœur métier.
  • Migration les applications résiduelles avec la solution proposée par Eranea.

  

Modèle B I S et Mainframe : une stratégie gagnante

BIS - Infra, Soutien, MétiersJe ne pensais vraiment pas, quand j’ai développé le modèle B I S, Business, Infrastructures, Support, qu’il me rendrait service pour imaginer les démarches et solutions permettant d’envisager, pour la première fois, l’élimination des infrastructures et usages Mainframe IBM dans les grandes entreprises.

Il est très encourageant pour moi de constater que les solutions innovantes qui arrivent sur le marché, comme les offres LzLabs ou Eranea, confortent les visions stratégiques du SI que je présente dans ce blog. Les offres du Cloud Public, IaaS, SaaS et PaaS alliées au modèle B I S permettent, pour la première fois, de proposer des pistes de migration innovantes pour des solutions informatiques, Mainframe IBM, qui sont là depuis 1/2 siècle !

 

Calendrier réaliste

Combien de temps faudra-t-il pour que cette migration des applications Mainframe IBM soit terminée ?

AdS DPC 2016 - 2024 S 116367930Les réponses seront très différentes d’une entreprise à l’autre, c’est une évidence. Je vais quand même vous donner une fourchette de temps que j’estime réaliste : entre 3 et 7 années !

Dans quel ordre peut-on mener ce grand et passionnant chantier ?

  • Etape 1 : migration des infrastructures Mainframe vers x86/Linux avec LzLabs.
  • Etape 2 : recherche des solutions SaaS qui permettent de remplacer les applications Mainframe Support. L’étape 2 peut être menée en parallèle avec l’étape 1.
  • Etape 3 : développement sur mesure des usages cœur métiers, en PaaS.
  • Etape 4 : migration des applications qui restent avec Eranea.

J’espère croiser, dans les années qui viennent, de nombreux DSI de grandes entreprises qui me diront : «Merci, nous avons réussi à moderniser notre SI en nous libérant de nos Mainframe IBM. Nous avons suivi les pistes que vous avez défrichées pour nous.»

 











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