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Fillon, Macron, Le Pen : pour quelles casseroles voulez-vous voter ?

29 March[ —]

Trois mises en examen dans l'affaire Fillon, le camp Macron soupçonné d'avoir organisé une grosse soirée à Las Vegas sans appel d'offre, au bénéfice d'Havas, le camp Le Pen poursuivi pour des soupçons d'emplois fictifs et des fraudes sur le financement de campagnes du Front National…

Alors, pour quelles casseroles voulez-vous voter ? Les jeunes de Là-bas s'interrogent sur la corruption. Ils rencontrent le magistrat et vice-président de l'association de lutte contre la corruption Anticor, Éric Alt.

[LÀ-BAS fait des petits #10] Fillon, Macron, Le Pen : pour quelles casseroles voulez-vous voter ?
par Là-bas si j'y suis

Après François, voici Penelope ! On l'a appris le 28 mars, Penelope Fillon est mise en examen pour complicité et recel de détournement de fonds publics, et recel d'escroquerie aggravée. C'est la troisième mise en examen dans cette enquête, qui vise ses possibles emplois fictifs à l'Assemblée nationale et à la Revue des deux mondes.

Au total, de 1986 à 2013 (avec des interruptions), elle aurait été rémunérée 680 380 euros net pour un poste d'assistante parlementaire qu'elle n'aurait en fait jamais occupé ; en plus d'un contrat à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013, pour un salaire de 5 000 euros brut mensuels. Culotté ! Surtout quand plus de 10% de la population active (et en âge de voter !) est au chômage.

L'enquête des juges d'instruction Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau a été élargie par le Parquet national financier (PNF) à des soupçons de faux et d'usage de faux, visant une fiche de renseignements sur laquelle Penelope Fillon a déclaré avoir travaillé à la Revue des deux mondes 14 heures par semaine en juillet 2012, au lieu d'un équivalent temps plein, correspondant au salaire qu'elle a perçu.

Un petit mensonge de plus pour ne pas dépasser la limite légale du temps de travail ? Oh, quel mauvais esprit ! Quel acharnement pour la famille Fillon ! Tout ce tintouin pour quelques euros…

Et François Fillon n'est pas le seul candidat enquiquiné par la justice.
Marine Le Pen elle aussi est poursuivie pour des soupçons d'emplois fictifs, au Parlement européen cette fois – qui concernent son ancien conseiller Gaël Nofri –, et pour des fraudes sur le financement de campagnes électorales du Front National.

Quant à Alain Juppé, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, s'il semblait plus honnête que son adversaire, n'est pas tout à fait blanc comme neige. Sur le plateau de Là-bas fait des petits, le jeune Toàn nous rappelle qu'en 2004, « Juppé avait été condamné à 18 mois de prison ferme et à 5 ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêt. Il avait employé, pour son parti, sept personnes qui devaient travailler à la ville de Paris et qui ont été payées sans rien faire. »

Encore des emplois fictifs ! Décidément, c'est une vieille habitude en politique… Mais alors, pourquoi Alain Juppé n'est-il pas allé en prison ? Le magistrat, vice-président d'Anticor et invité de Là-bas, Éric Alt, répond : « Il a été condamné à de la prison avec sursis, donc il serait allé en prison s'il avait récidivé. Il a depuis été réhabilité, cette peine est oubliée. »

Mais quand Juppé a offert un logement social de la ville de Paris à son fils – un joli trois pièces de 88m2, entièrement refait à neuf aux frais de la princesse (381 390 francs de travaux), dont le loyer avait été arrondi à 6 000 francs au lieu de 6 913,28 francs –, c'était de la corruption ou pas ?

Réponse d'Éric Alt : « Ça aurait pu être qualifié de prise illégale d'intérêts, mais à l'époque, c'était un autre monde ! C'était dans les années 1990 ! Et le procureur avait dit qu'il n'engagerait pas de poursuites dès lors que le fils de monsieur Juppé quitterait l'appartement. Et le fils a effectivement quitté l'appartement. Donc le procureur n'a pas jugé opportun de le poursuivre. » C'est simple : vous volez une voiture ? Vous la restituez ! Et vous êtes pardonné. Là voilà la solution pour désengorger les tribunaux !

Dans la liste des vieilles casseroles... Il y a aussi les 50 millions d'euros que l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi aurait « offert » à Nicolas Sarkozy pour l'aider à financer sa campagne.

Et faut-il encore parler de Bygmalion, la société écran que Sarkozy aurait utilisée pour masquer ses comptes de campagne ? Ces affaires sont en attente d'être jugées.

Dans son livre L'Esprit de corruption (écrit avec Irène Luc, aux éditions Le Bord de l'eau), le magistrat Éric Alt écrit que « seulement 0,03 % des condamnations sur une année en France concernent le manque d'honnêteté politique ».

Un chiffre à mettre en perspective avec d'autres condamnations, pour d'autres genres d'infractions… En 2013 par exemple, 56 697 condamnations judiciaires ont été prononcées pour infraction à la législation sur les stupéfiants, dont 1 400 condamnations à de la prison ferme pour usage seul. Prison ferme d'un côté, excuses acceptées sans grande peine de l'autre ?

Mais peu à peu, l'esprit anti-corruption fait son chemin. L'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a été condamné à trois ans de prison ferme (il a fait appel), et des manifestations contre la corruption s'organisent. Alors, en marche ! Non pas avec Macron, mais vers le rêve des jeunes de Là-bas : connaître un monde sans grands écarts de richesses ni corruption.


Merci à :
- Ahmed Yassine
- Ayline
- Lesly
- Hannibal
- Pablo
- Toàn

Merci aussi aux enseignants du collège Camille Corot à Chelles (Seine-et-Marne) : Laurence, Sonia et Jean-Riad.

- À VOIR :Le site d'Anticor, l'association contre la corruption et pour l'éthique en politique : www.anticor.org

L'observatoire citoyen de l'activité parlementaire : NosDéputés.fr et NosSénateurs.fr, une initiative de RegardsCitoyens.org

- À LIRE :
L'esprit de corruption, un livre d'Éric ALT et Irène LUC (éditions du Bord de l'eau, 2012)


Lutter contre l'assistanat, votre priorité ?

24 March[ —]

[USAGE DE FAUX] Lutter contre l'assistanat, votre priorité ?
par Là-bas si j'y suis

Selon un sondage Ipsos, repris à tue-tête par Radio France et France Télévisions, sept Français sur dix feraient de la lutte contre l'assistanat LA priorité en matière de protection sociale. Problème : rien ne permet de l'affirmer. Tant la question que les réponses ont été biaisées.

Mercredi 15 mars, c'était journée de matraquage à Radio France et France Télévisions où l'on assurait, sur la foi d'un sondage commandé à Ipsos, qu'en matière de protection sociale, « la priorité des Français est de lutter contre l'assistanat ».

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« Les Français et la protection sociale » (Ipsos, mars 2017)

Pourtant, rien ne permet de l'affirmer et on reste scotché après la découverte du tour de passe-passe qui a conduit l'entreprise Ipsos à fourguer un tel résultat aux rédactions des médias publics.

Que voit-on lorsqu'on plonge dans l'étude d'Ipsos ?

Que la question qui a été posée aux sondés – « quelle doit être la priorité en matière de réforme de la protection sociale ? » – était, comme l'on dit, une question ouverte, qui aurait dû logiquement appeler plusieurs réponses différentes, spontanées, comme par exemple : « rehausser le niveau de remboursement des dépenses de santé », « équilibrer le budget de la Sécurité sociale », « ouvrir les droits à l'assurance chômage à de nouvelles catégories de personnes qui actuellement n'y ont pas droit ». Ou, soyons fous : « supprimer les allocations familiales », « développer le recours au secteur privé », etc.

Une liste aurait même pu être proposée par les sondeurs, mais assez longue, pour donner des idées. Car c'est ainsi qu'on établit généralement des priorités. Parmi un large choix. Y compris celui de dire qu'on n'est pas concerné par la question si l'on n'estime pas nécessaire de réformer le système – ils étaient 2% des répondants dans ce cas, d'après ce même sondage.

Mais non ! À l'examen, on s'aperçoit que le chiffre obtenu – ces fameux 71% des Français qui considèrent que la lutte contre l'assistanat est la priorité – n'a résulté que du choix entre deux réponses proposées par Ipsos et deux seulement (et pourquoi juste celles-ci ?) : « lutter contre l'assistanat » d'un côté, et sa version opposée, « aller vers plus de solidarité ».

En réalité, la question soi-disant ouverte était bien fermée.
Et la vraie question à laquelle les personnes interrogées ont été amenées à répondre était non pas une question large, mais en fait celle-ci : « En matière de protection sociale, entre lutter contre l'assistanat et aller vers plus de solidarité, quelle doit être, selon vous, la priorité, si tant est qu'elle en soit une pour vous ? »

Évidemment, c'est moins direct, moins sexy, moins accrocheur. Mais ce n'est pas tout.

Car, à l'examen cette fois des enquêtes précédentes que l'entreprise de sondages a effectuées sur ce même thème de l'assistanat (en 2015 et en 2016), on observe que la question posée autrefois était bien différente : « D'une manière générale, demandait alors Ipsos, pensez-vous que dans la société actuelle, il n'y a pas assez de solidarité envers les gens qui en ont besoin ou qu'on évolue vers trop d'assistanat ? » Réponse alors, pour sept Français sur dix toujours : « on évolue vers trop d'assistanat ».

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« Fractures françaises 2016 » (Vague 4, Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, La Fondation Jean Jaurès et Sciences Po)


Ainsi, si l'on comprend bien, d'un simple sentiment exprimé « d'une manière générale » par des personnes interrogées (« on évolue vers trop d'assistanat »), Ipsos a supposé, imaginé ou déduit qu'il y avait potentiellement une demande implicite : « lutter contre l'assistanat ». Ipsos s'est même dit que cette demande pouvait être prioritaire. Et de ce sentiment, et de ces suppositions, Ipsos a réussi à l'approche de l'élection présidentielle, en changeant sa question et en fermant les réponses possibles, à construire ce qu'elle a vendu aux médias comme « la priorité » des Français en matière de protection sociale : « la lutte contre l'assistanat » !

On voudrait casser le système et les solidarités qu'on ne s'y prendrait pas mieux.

Précision : contrairement à ce que vous a dit notre consœur de France Inter – « la protection sociale, prioritaire pour 95 % des personnes interrogées » – la protection sociale n'occupe pas une place « prioritaire » dans la campagne électorale pour 95% des personnes interrogées, mais pour seulement 37%. 58% l'ont estimé en effet « importante », sans être « prioritaire ».

Manifestement, ce 15 mars, c'était jour à voir des « priorités » partout !


Télécharger le .mp3 de la vidéo :

[USAGE DE FAUX ] Lutter contre l'assistanat, votre priorité ?

(Vous pouvez podcaster cette chronique en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

- « Les Français et la protection sociale », l'étude d'Ipsos pour Radio France et France Télévisions, mars 2017

- « Fractures françaises 2016 » (Vague 4), l'étude d'Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, La Fondation Jean Jaurès et Sciences Po

- « Fractures françaises 2015 » (Vague 3), l'étude d'Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, La Fondation Jean Jaurès et Sciences Po


Le cannabis, ce fléau qui fait rire !

22 March[ —]
LÀ-BAS fait des petits #09
par Là-bas si j'y suis

Benoît Hamon a ouvert la brèche. Le 10 octobre 2016, sur France Info, le candidat du Parti socialiste réagissait à la saisie de 62 kg de résine et à l'agression de quatre policiers à la cité de la Grande Borne, à Grigny.

Il a déclaré vouloir « légaliser le cannabis » pour « tuer le trafic » qui « gangrène les cités ». Et la légalisation du cannabis, vieux serpent de mer, est revenu dans la campagne électorale.

Si Hamon est élu, il l'a promis, les 568 millions d'euros dépensés dans la répression seront reversés à la prévention. Réactions immédiates et attendues de ses opposants, qui lui ont reproché son laxisme face à cette drogue dangereuse…

Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou ont également inscrit cette mesure dans leur programme. Il faut que cesse « l'hypocrisie » autour du cannabis : « tout le monde sait que tout le monde fume ! », d'après Jean-Luc Mélenchon.

Les autres candidats à l'élection présidentielle sont soit pour une dépénalisation d'usage assortie d'amendes immédiates pour les consommateurs et les vendeurs (Emmanuel Macron), soit pour maintenir le cadre législatif répressif en vigueur (François Fillon, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan).

La position de Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière, n'est pas claire sur le sujet. Opposée à la répression actuelle, elle penche pour une dépénalisation, mais n'est pas pour autant pour la légalisation. « La prohibition, ça ne marche pas, mais il faut faire vibrer ces jeunes avec un autre idéal » [1]. Jacques Cheminade n'est pas plus précis, mais penche également pour une dépénalisation du cannabis. Les candidats François Asselineau et Jean Lassalle n'en font pas un thème de campagne.

Que se passera-t-il si on légalise le cannabis ? De nouveaux emplois seront-ils vraiment crées ? Profiteront-ils aux jeunes des cités ? Interrogé par le journal Libération (15 décembre 2016), le professeur à l'École d'économie de Paris et membre de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Pierre-Yves Geoffard, a indiqué que la légalisation du cannabis en France permettrait de créer 200 000 emplois.

Voilà pourquoi les jeunes de Là-bas ont rencontré Mathieu RÉMI et François-Georges LAVACQUERIE, membres et porte-parole du Collectif d'Information et de Recherche Cannabique (CIRC)


Programmation musicale :
- Hugo TSR : Coma artificiel

Merci à :
- Laura
- Nathan
- Hannibal

Télécharger le .mp3 de la vidéo :

[LÀ-BAS fait des petits #09] Le cannabis, ce fléau qui fait rire !


Envie de Béziers ? Voici la vidéo !

21 March[ —]

En fournissant chaque jour une énormité aux médias, le petit Führer de Béziers a réussi à faire de sa ville le laboratoire de l'extrême droite la plus déboutonnée.

Certes, il y a une opposition, mais dispersée et divisée et qui a bien du mal à exister face à la méthode à Robert. D'où l'idée de cette émission en public au théâtre sortieOuest, pour réunir ceux qui se battent localement, associations, témoins, chercheurs, médias…

Et grâce à tous, ce fut un succès ! Salle comble, 500 personnes au total, dont 150 qui ont suivi l'émission depuis la cafétéria adjacente et des milliers qui ont suivi l'émission en direct sur la-bas.org. Tous nous ont dit que c'était là une première depuis trois ans. Depuis l'élection du grand Ménard, les forces d'opposition ne s'étaient pas encore réunies !

Alors tant mieux si nous avons pu contribuer à donner l'élan pour une contre-attaque. La simple indignation et les belles postures ne suffisent plus, les causes de l'enracinement de l'extrême droite sont liées à des choix économiques et politiques qui ont laissé une partie du pays dans l'abandon et le désarroi depuis des années.

À Béziers, les opposants à l'extrême droite sont en première ligne et leur lutte est un précieux encouragement pour ceux qui partout se refusent à la résignation.

Merci à tous, merci Béziers !

Une émission enregistrée en direct et en public le 12 mars 2017 au théâtre sortieOuest de Béziers, à écouter en intégralité en cliquant ici.


Merci à :

- Mathilde, Alice, Fred et Sam BURGUIÈRE des Ogres de Barback

- Sarra BAREK, membre du Réseau Citoyen Solidaire de Béziers (RCSB)

- Robert MARTIN, journaliste, contributeur au journal Envie à Béziers et animateur sur Radio Pays d'Hérault

- Bruno MODICA, professeur agrégé d'Histoire et président de l'association Les Clionautes

- Sébastien RIBERPREY, enseignant d'histoire au collège Katia et Maurice Krafft dans le quartier de la Devèze à Béziers et membre du collectif CAID-E (Collectif anti-ingérence et discriminations dans l'éducation)

- Jean-Philippe TURPIN, directeur du Centre d'accueil de demandeurs d'asile de la Cimade de Béziers

- Mehdi ROLAND, responsable de l'association Esprit Libre implantée dans le quartier de la Devèze à Béziers

- Linda MENDY-HAMDANI, présidente de l'association Cultures Solidaires

- Camille SIMERAY, Maud SEGUIER et Sam BURGUIÈRE

- Jean-Michel DU PLAA, conseiller municipal de Béziers (PS)

- Aimé COUQUET, conseiller municipal d'opposition (PCF)

- David GARCIA, infirmier, créateur du journal Envie à Béziers, membre du PG et candidat suppléant France Insoumise aux prochaines législatives (PG)

- Mathias REYMOND, universitaire, membre de l'association ACRIMED

- À ÉCOUTER :

« Merci Béziers ! », l'intégrale radio de notre émission spéciale « Doléances et résistances » enregistrée en public et en direct de Béziers le 12 mars 2017

- À VOIR :

« À Béziers, contre la Nostalgérie », le bouleversant récit de Rémi SERRES, ancien appelé en Algérie, dans notre émission spéciale « Doléances et Résistances » à Béziers


Chuck Berry n'est pas mort, la preuve, c'est la vie !

20 March[ —]


C'est la vie, disent les vieux, ça prouve qu'on ne sait jamais ! YOU NEVER CAN TELL. Joué des milliards de fois et chaque fois la même joie, la même énergie de vie, chaque fois le cœur qui bat tout neuf, chaque fois le bonheur sur le pont de piano, chaque fois la même embellie, chaque fois c'est la vie !

Chuck Berry, la légende du rock'n'roll, est mort le 18 mars 2017. En 2013, en concert à Leipzig en Allemagne, Bruce Springsteen et ses musiciens improvisaient une version de You never can tell, à la demande d'un spectateur.


À Béziers, contre la « Nostalgérie »

18 March[ —]

Protéger la France contre les envahisseurs musulmans, reconquérir l'Algérie, revenir au beau temps des colonies, telle est la mission de Robert Ménard, le maire de Béziers.

Vive l'Algérie Française ! OAS vaincra ! Pour ce fils naturel de Jeanne d'Arc et de Jean Moulin, chaque année le 19 mars est une date maudite. C'est la fin officielle de la guerre d'Algérie, alors que pour Robert, depuis 55 ans, cette guerre n'est pas finie.

Face à cette NOSTALGÉRIE dont l'extrême droite exploite la mémoire douloureuse, voici le bouleversant récit d'un ancien appelé de la guerre sans nom, un des deux millions de petits soldats qui eurent vingt ans dans les Aurès.

Prenez le temps de partager ce témoignage pour la réconciliation et la fraternisation.
Merci à Rémi Serres, merci aux amis de Béziers !

- À ÉCOUTER :

« Merci Béziers ! », l'intégrale radio de notre émission spéciale « Doléances et résistances » enregistrée en public et en direct de Béziers le 12 mars 2017

- À VISITER :

Le site de 4ACG, l'Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre : www.4acg.org


Marine Le Pen voit (encore) des immigrés partout

http://la-bas.org/Immigrationplay episode download
16 March[ —]

USAGE DE FAUX, Jean-Michel Dumay
par Là-bas si j'y suis

Reprenant l'un de ses refrains de campagne favoris, Marine Le Pen affirme que les logements sociaux sont, en France, « prioritairement occupés par l'immigration qui arrive ».

Et bien non : c'est faux ! Et ce faux, que les médias relèvent avec plus ou moins de vigueur en dit long sur un aspect de la mentalité FN en matière de statistiques et de démographie. Mais d'abord, établissons le faux.

L'Insee – L'Institut national de la statistique et des études économiques – répertorie les logements sociaux notamment en fonction de la nationalité de la personne dite de référence – celle qu'on appelait autrefois le chef de famille.

En 2013, pour un peu moins de 12% des logements sociaux, cette personne de référence était de nationalité étrangère. Et pour 8% naturalisée française. Cela veut dire que dans la très grande majorité des cas (près de 80%), les logements sociaux, en France, étaient occupés par des ménages dont le chef de famille était Français de naissance.

Cliquez

Par ailleurs, quand on regarde non plus le stock de logements occupés, mais les demandes de logements sociaux en cours, on s'aperçoit là encore – en prenant les dernières statistiques du ministère du Logement disponibles, en l'occurrence au 31 décembre 2015 – que sur 1 884 000 demandes recensées, les 1 500 000 demandes françaises auxquelles se réfèrent Marine Le Pen constituaient – là encore – 80% de l'ensemble.

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir (source : Ministère du Logement et de l'Habitat durable)

Et on observe surtout que, parmi les demandes satisfaites – malheureusement bien insuffisantes –, 401 000 demandes sur 481 000 étaient elles aussi françaises, soit 83% de l'ensemble.

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir (source : Ministère du Logement et de l'Habitat durable)

Il est donc faux de prétendre, comme le fait le FN, que le logement social en France va prioritairement aux immigrés. Et qu'il y aurait en somme une urgence – contenue dans le 142ème « engagement présidentiel » de Marine Le Pen – à « réserver prioritairement aux Français l'attribution du logement social ».

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« 144 engagements présidentiels » de Marine Le Pen

Alors que veut dire cette déformation de la réalité ? Et bien, pour tenter de le comprendre, on peut se reporter aux réactions des internautes séduits par le FN : ici, par exemple, sur le site de France info, la radio, qui a elle aussi épinglé la responsable du Front national sur le sujet.

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(source : www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-vrai-du-faux-les-logements-sociaux-sont-prioritairement-occupes-par-l-immigration_2068449.html )

Et que lit-on ? « Le fait que 80% soient Français ne veut pas dire grand chose vu combien cette nationalité est offerte sur un plateau. Il faudrait connaître le pourcentage ayant au moins un parent immigré pour avoir une statistique utile »

Utile ? Mais utile à quoi ?... Utile si l'on comprend bien, à mesurer le ressenti de ceux qui renâclent à consentir aux enfants d'immigrés nés en France la nationalité française. Et qui rejettent finalement tout autant « l'immigration qui arrive » – pour reprendre le mot de Marine Le Pen – que celle qui a déjà pris souche en France et à laquelle ils dénient ainsi toute intégration.

Une étude de l'Insee de 2012 sur la population française de 2008 montrait que la France, si elle est dans la moyenne européenne pour sa proportion d'étrangers dans la population, est le pays de l'Union qui compte la plus forte proportion d'enfants d'immigrés – qu'on nomme parfois la « deuxième génération ». Ainsi pour la tranche d'âge des 25-54 ans par exemple, le total des étrangers et de cette deuxième génération représentaient alors 26% de la population en France contre 17%, en moyenne, dans l'Union européenne.

Cliquez

Et c'est donc en fait cette réalité-là, pour certains, d'une « deuxième génération » importante, qui passe mal. Et qui fait développer au FN une science nouvelle et dangereuse : la statistique au ressenti. Et au faciès.


Télécharger le .mp3 de la vidéo :

[USAGE DE FAUX] Marine Le Pen voit (encore) des immigrés partout

(Vous pouvez podcaster cette chronique en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

Le vrai du faux. Les logements sociaux sont prioritairement occupés par l'immigration ?, une rubrique d'Antoine KREMPF sur France Info, 07 mars 2017


Pierre Bouteiller, le piano et le dentifrice

10 March[ —]


Le Fred Astaire du micro, le faux dilettante, l'érudit nonchalant, l'humour qui mord, la vanne qui pétille sur les flots de Count Basie et le fameux « bonjour ».
C'était Bouteiller.

Ce matin, aux infos j'entend : « Il est parti tranquillement sur un air de jazz. »
J'ai repris un café et deux choses me sont revenues.

L'une, c'est un été dans les années 1980, en attendant Sarah Vaughan un après-midi à Antibes sous la pinède pendant le festival de jazz. Alors que les techniciens de Radio France s'affairent, Pierre Bouteiller au piano joue As time goes by devant des chaises vides, pour lui-même, juste pour les grillons de la pinède. C'était comme un dessin de Sempé, c'est une image que je garde.

La deuxième, c'est le dentifrice. N'oublions pas que c' est lui qui avait mis Michel Polac et son Droit de Réponse à la télé. Comme directeur de France Inter (1989-1996), il a trouvé des oiseaux comme Gérard Lefort, Laurent Ruquier, Katleen Evin et quelques autres. Et aussi LÀ-BAS SI J'Y SUIS !

Dès le début en septembre 1989, il a défendu et soutenu Là-bas, en nous donnant les moyens et le temps de réussir. À son départ en 1996, toute l'équipe craignait que l'aventure ne s'arrête. Pierre a été royal, je l'entends encore à la sortie du studio : « C'est trop tard, Là-bas si j'y suis, c'est comme le dentifrice, une fois que c'est sorti du tube, c'est impossible de le faire rentrer dedans. » Celle-là, on ne l'a jamais oubliée. On a fait vingt ans de plus et on continue, hors du tube.

Tout à l'heure dans le taxi, TSF Jazz diffusait Girl talk de Neal Hefti, le sublime indicatif de Pierre pendant des années, son hymne en somme. Sauf qu'il n'y a pas eu le « bonjour » attendu, mais au loin, en écho sous-entendu, les paroles de Nougaro : « Dansez sur moi, dansez sur moi, le jour de mes funérailles. »

Pierre est parti, mais il a laissé les clés du jazz sur le piano, à côté du dentifrice. As time goes by !

Daniel MERMET

Didier PORTE aussi a envie de Béziers !

9 March[ —]


Vous le savez, Là-bas si j'y suis a envie de Béziers ! En février 2015, Didier PORTE rendait déjà hommage à notre ancien confrère devenu le charmant maire de Béziers :

Dimanche 12 mars, LÀ-BAS SI J'Y SUIS sera en direct de Béziers pour une émission spéciale en public au théâtre SORTIE OUEST.

DOLÉANCES, RÉSISTANCES et MUSIQUES : avec les OGRES DE BARBACK, en direct de 16h à 19h sur la-bas.org.



LÀ-BAS À BÉZIERS

L'effervescence électorale est un bon moment pour découvrir et écouter toute une France rarement visible en général dans les médias.

Aussi, dans le cadre de la série « Doléances et Résistances », LÀ-BAS SI J'Y SUIS commence par BÉZIERS, devenue référence de l'extrême droite en France.

Du fichage des crottes de chien au réferendum anti-migrants, pas un jour sans que le Maire, Robert Ménard, expert en communication, ne lance de nouvelles provocations qui lui valent souvent poursuites et tribunaux, mais surtout qui lui permettent d'occuper toute la place médiatique et de dicter l'agenda de la ville au point que toute opposition et toute contestation semblent inaudibles.

Associations, médias, chercheurs, témoins, mais aussi artistes ou musiciens, voilà les acteurs que nous venons rencontrer pour débattre et comprendre les enjeux, les luttes et les possibles alternatives.

Il y a du travail, car si le très catholique Robert Ménard, nostalgique de l'OAS, est devenu le protecteur des Gaulois menacés d'un grand remplacement par les hordes d'envahisseurs venus d'Arabie, il a un peu délaissé l'économie et l'emploi dans sa ville qui reste au 4ème rang des villes les plus pauvres avec 32% au-dessous du seuil de pauvreté.

Une résistance d'autant moins commode que la rumeur veut que le Maire serait réélu si par hypothèse les élections municipales avaient lieu aujourd'hui.

ENVIE DE BÉZIERS ? Rendez-vous dimanche 12 mars de 16h à 19h au théâtre SORTIE OUEST. L'émission sera retransmise en direct sur la-bas.org.
INFORMATIONS PRATIQUES :
Dimanche 12 mars 2017 de 16h à 19h, au théâtre SortieOuest, domaine départemental de Bayssan, route de Vendres 34 500 BÉZIERS. Entrée libre.
Émission retransmise en direct et en accès libre sur la-bas.org.


Pauline BOULET attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j'y suis au 01 85 08 37 37.

chronique : Didier PORTE
réalisation : Jonathan DUONG
image : Jeanne LORRAIN
montage : Cécile FREY
son : Alexandre LAMBERT

(Vous pouvez podcaster cette chronique en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

Télécharger le .mp3 de la vidéo :

[CHRONIQUE] Didier PORTE aussi a envie de Béziers !

Femmes, la moitié du ciel

8 March[ —]

[LÀ-BAS fait des petits #08] Feeeeeeeeemmmmes, je vous aime…
par Là-bas si j'y suis

Si « les femmes portent la moitié du ciel », ont-elles vraiment tous leurs droits ? Les jeunes de Là-bas rencontrent Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice, et Geneviève Fraisse, philosophe et historienne.

La Journée internationale des droits des femmes a été créée en 1977 pour mettre en évidence les inégalités entre les sexes, pour mieux les réduire.

Le 08 mars, en France comme en Argentine, des femmes (et des hommes !) manifestent pour défendre l'égalité. Une grève internationale des femmes a même été suivie dans 50 pays.

Mais le 08 mars, c'est aussi une chouette bonne affaire pour les grandes marques :
- Moins 30 % pour le rouge à lèvres, un soutien-gorge acheté, une culotte offerte…
- L'année dernière pour le 08 mars, le Salon des Femmes d'Angoulême proposait même… un concours de repassage !

Rappelons qu'en 2017, en France, les femmes assument 64% du travail domestique et que l'écart de salaire par rapport au salaire masculin est de 23 %.

Rappelons aussi les violences faites aux femmes en France :
- En 2014, 134 femmes sont mortes sous les coups d'un conjoint violent.
- En moyenne depuis 2010, chaque année, 223 000 femmes subissent des violences physiques et sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire.
- Et chaque année, 84 000 femmes sont victimes de viol.

Voilà pourquoi les jeunes de Là-bas rencontrent l'historienne du féminisme Geneviève Fraisse et la journaliste Rokhaya Diallo.

Parmi les questions :
- Qui est féministe aujourd'hui ? Marine Le Pen ou Fadela Amara ? Madame « L'Oréal » Bettencourt ou la plantureuse Kim Kardashian ?
- Et Anne Lauvergeon, l'ancienne patronne d'Areva, peut-elle représenter un modèle de femme émancipée ?


Merci à Rokhaya Diallo et Geneviève Fraisse.

Merci aussi à Nawal El Yadari, professeure au lycée René Cassin de Gonesse (Val-d'Oise).

Et merci à :
- Facina
- Régine
- Mariam
- Sarah
- Marie
- Caroline
- Hannibal

Télécharger le .mp3 de la vidéo :

[LÀ-BAS fait des petits #08] Femmes, la moitié du ciel










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