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Poésie sur écoute - épisode 194

18 June, by marellezap@gmail.com (Pierre Ménard)[ —]


Pour fêter les 80 ans de Jean-Luc Godard, j'avais réalisé Il y a trois ans un montage d'extraits de certains de ses films. Ce montage sous forme de patchwork visuel et sonore était une manière de rendre hommage à Jean-Luc Godard et à son écriture.

Son dernier film, Adieu au langage, qui a obtenu récemment le Prix du Jury du Festival de Cannes et figure à l'affiche de deux salles parisiennes.

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Dossier de presse du film « Adieu au langage » de Jean-Luc Godard

À cette occasion, je vous propose d'écouter l'intégralité de la bande son du film. C'est une expérience étonnante que je rapproche du souvenir lointain que j'ai d'une émission de radio qui proposait ce type de programme la nuit et qui a toujours provoquée en moi un invariable ravissement.

Écouter en ligne :



Comment filmer un monde devenu indéchiffrable ? Comment faire « entrer le plat dans la profondeur » ? Comment voir ce que l'on ne voit pas, entendre ce que l'on entend pas ? Comment interroger le langage dans son opposition à la communication ?

Cette dernière question n'est pas neuve chez le cinéaste. Julien d'Abrigeon écrit d'ailleurs dans son mémoire sur Jean-Luc Godard : cinéaste-écrivain (de la citation à la création, présence et rôle de la littérature dans le cinéma de Jean-Luc Godard de 1959 à 1967) :

« Si Godard fait un cinéma littéraire, c'est que, dans son art, il utilise le langage comme le ferait un écrivain. Son emploi du langage ne se limite pas à l'écriture de simples dialogues, il appartient à une vraie réflexion sur la parole, sur la nature et la fonction des mots. C'est un travail et une réflexion poétique sur - et par - le verbe, le langage comme outil de communication. Et si, comme il le constate avec Éluard, il y a une mort dans la conversation, il sait que la vraie vie du langage est ailleurs, dans la poésie. « Le langage poétique surgit des ruines, écrit Ferdinand dans son cahier, la poésie est la reconstruction d'un langage plus juste, sur le cadavre d'une langue, morte dans la conversation. »

« On va bientôt tous avoir besoin d'interprètes, ne serait-ce que pour se comprendre soi-même », entend-on dire dans Adieu au langage.

Jean-Luc Godard est l'un des plus importants cinéastes vivants, il n'a jamais cessé de renouveler le cinéma (fer de lance de la nouvelle vague, expériences inédites de télévision, utilisation singulière et innovante de la vidéo, mais aussi ses inventions et expérimentations formelles : surimpression, rapports image/son/photo/texte).

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Dossier de presse du film « Adieu au langage » de Jean-Luc Godard

Dans ce film il expérimente la 3D. Avec les moyens du bord, en bricoleur ingénieux, en expérimentateur touche-à-tout. Le résultat n'a visuellement rien de spectaculaire, c'est pourtant beaucoup plus inventif que ce qu'on a l'habitude de voir dans les films à gros budgets américains où tout est lisse et froid. L'effet le plus saisissant est celui qui permet de voir deux images en même temps, celle que voit l'œil gauche ou celle perçue par l'œil droit. Le montage évolue en cours de projection, suivant l'œil que l'on garde ouvert, jusqu'à ce que les deux images se fondent à nouveau.

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Dossier de presse du film « Adieu au langage » de Jean-Luc Godard

Jean-Luc Godard a inventé une langue cinématographique inédite, où ce qu'elle exprime n'existe pas, ou plus précisément renvoie à un réel qui nous échappe. Pas d'autre moyen, pour tenter désespérément d'atteindre ce réel, d'inventer une langue. Le langage (c'est-à-dire le parler courant) en est parfaitement incapable.

Jean-Luc Godard ne fait plus du cinéma comme on continue de l'appeler aujourd'hui. Il est ailleurs comme il le dit avec tant de justesse et d'émotion dans la lettre filmée adressée au président du festival, Gilles Jacob, et au directeur, Thierry Frémaux, mise en ligne juste après la projection officielle : « Je ne suis plus là où vous croyez encore que je suis encore. En fait je suis d'autres pistes. […] J'irai dorénavant là où je suis resté. »



Dans une archive du Cinéma des cinéastes de 1982, Jean-Luc Godard disait :

« J'ai toujours dit que, dans le cinéma, il n'y avait pas d'images. Il y a toujours une image avant et une image après. Le présent n'existe pas dans le cinéma. Le lundi n'existe pas. C'est toujours le dimanche ou le mardi. Et le lundi est tout simplement la liaison entre les deux. Et l'image c'est ça. Et même l'image n'existe pas. Il y a un texte de Pierre Reverdy qui dit : “une image n'est jamais forte parce qu'elle est terrible ou brutale mais parce que la solidarité des idées est lointaine et juste”. (…) Tout est toujours entre deux. La lumière est toujours entre le jour et la nuit, entre le clair et la nuit… Tout est entre deux.… »


Poésie sur écoute - épisode 190

18 June, by marellezap@gmail.com (Pierre Ménard)[ —]



Écouter en ligne



Téléchargement >> [30 minutes / mp3 : 72 Mo]

Couverture de la revue de création d'ici là n°10 sur Publie.netLa revue de création d'ici là sera diffusée sous ses deux versions (pdf pour lecture sur ordinateurs et liseuses et ePub pour lecture sur iPad) à la mi-juillet 2013 sur Publie.net. Ce numéro consacré au thème du corps amoureux, réunit des textes variés, des photographies, de nombreux enregistrements sonores (musique, lecture, etc.) et trois films.

En avant-première, vous pouvez écouter dès aujourd'hui la bande son intégrale de la revue qui sortira au mois d'ici le mois de juillet.

Bande son :

Voxfazer : Corps amoureux. Orna Danecan : Ton corps. Pierre Ménard : Un peu, beaucoup... Juliette Mézenc & Stéphane Gantelet : Bump map. Jean-Jacques Birgé & Birgitte Lyregaard : Formule. François Bonneau & Cécile Charpentier : Disfrute / Lobe lape. Céline Renoux & Yan Péchin : Le manque est un pays habité.


Le dixième numéro de la revue d'ici là est consacré au corps amoureux :

« Devant une neige un Être de Beauté de haute taille. Des sifflements de mort et des cercles de musique sourde font monter, s'élargir et trembler comme un spectre ce corps adoré ; des blessures écarlates et noires éclatent dans les chairs superbes. Les couleurs propres de la vie se foncent, dansent, et se dégagent autour de la Vision, sur le chantier. Et les frissons s'élèvent et grondent, et la saveur forcenée de ces effets se chargeant avec les sifflements mortels et les rauques musique que le monde, loin derrière nous, lance sur notre mère de beauté, – elle recule, elle se dresse. Oh ! nos os sont revêtus d'un nouveau corps amoureux. »

Les Illuminations, Arthur Rimbaud

Poèmes aléatoires de Mathilde Aubier dans la revue d'ici là n°10

Sommaire du numéro 10 :

Philippe Aigrain, Pierre Alferi, Martin Angor, Mathilde Aubier, Myriam Berlande, Sereine Berlottier, Jean-Jacques Birgé, François Bonneau, Julien Boutonnier, Daniel Cabanis, Brigitte Célerier, Cécile Charpentier, Winston Chmielinski, Jean-Christophe Cros Orna Danecan, Régine Detambel, Caroline Diaz, Lyndie Dourthe, Éric Dubois, Aurélie Falquerho, Claude Favre, Patrick Froehlich, Stéphane Gantelet, Hortense Gauthier, Mickaël Glück, Matthieu Gosztola, Lise Hascoët, Laurent Herrou, Olivier Hodasava, Sabine Huynh, Louise Imagine, Élias Jabre, Sabine Koe, Stéphane Korvin, Magdalena Lamri, Birgitte Lyregaard, François Matton, Pierre Ménard, Juliette Mézenc, Sabine Normand, Candice Nguyen, Julien Pacaud, Isabelle Pariente-Butterlin, Yan Pechin, Marie-Agnès Périgault, Céline Renoux, Sébastien Rongier, André Rougier, Mathilde Roux, Hélène Sanguinetti, Anne Savelli, Joachim Séné, Jacques Serena, Anne Soares, Jean-Pierre Suaudeau, Tyler Varsell, Isabelle Voisin, Voxfazer.

60 auteurs / 256 pages

Téléchargement proposé à 5,99 euros.

Photographies de François Bonneau et de Voxfazer dans la revue d'ici là n°10

La revue de création d'ici là possède son site, rejoignez-nous y pour suivre la création des numéros en ligne, découvrir les auteurs de la revue, à travers leur actualité, leurs portraits et leur activité en résidence sur le site, ainsi que sur Facebook, et sur Twitter.


Poésie sur écoute - épisode 195

27 May, by marellezap@gmail.com (Pierre Ménard)[ —]


À l'occasion de ma participation au 21e Salon du Livre de Casablanca, invité par l'Institut Français de Casablanca, j'ai passé quatre jours à sillonner la ville avec mon appareil photo et mon enregistreur numérique.

Le texte lu dans cette pièce sonore est un cut-up d'extraits du magnifique livre Sainte Rita d'Hicham Lasri, publié aux éditions Le Fennec.

Écouter en ligne :



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[mp3 : 48 Mo / Durée : 22']



14.

Pendant un moment le vide puis le frigo redémarre dans un bruissement qui casse la fragile coquille du silence naissant.

18.

Au moment où elle jette son mégot, un vieux taxi s'arrête dans un crissement de freins interminable. Une longue note continue, une autre note un demi-ton plus bas, puis de nouveau la première note, brève et tronquée cette fois. On dirait du Miles Davis, mais à l'intérieur un mauvais radio-cassette passe le Coran et essaye de rendre la musicalité de la Sorate Al Bakara.

20.

Ce n'est pas l'autoradio… c'est le Coran… il faut le respecter et se taire !

21.

Le temps passe.

La ville défile.

Le compteur égrène les centimes.

Des cahots ponctuent le silence.

L'odeur persistante de gasoil et de chaussettes.

32.

Comme une route qu'on refait dans l'autre sens en changeant d'itinéraire.

35.

A travers la fenêtre, on aperçoit le ciel tout blanc et quelques rares rayons de soleil ; à cette époque de l'année, on peut regarder le soleil fixement à travers l'épaisseur des nuages comme à travers un verre fumé.

45.

Dans l'obscurité, les choses et les êtres se dédoublent, s'étirent, ils ont aussi une propension à s'effacer et à perdre leurs détails.

55.

Il y a des cendres et de la fumée dans le vent qui pénètre par les interstices et les craquelures du bistrot. Sur les murs, une batterie de mauvais portraits de gens hagards, la plupart sont dédicacées. Certains sourient. Pourquoi ?

61.

Il existe une heure de la soirée où les animaux disent quelque chose.

69.

Le regard était vide, sans direction ni point d'accroche.

74.

Une fausse note déchire le magma sonore, imposant un bref silence. Les gens songent à ce qu'ils seront dans les heures les plus silencieuses de la nuit.

93.

Ils traversent la ville comme dans un songe. Leurs cris et leurs rires dominent les émanations de Co2. Les klaxons des autres automobiles escortent la petite voiture jaune.

111.

Sans le son, les gens semblent se mouvoir au ralenti.

127.

Quelque part, une télé s'éteint créant une dépressurisation sonore.

138.

Le chauffeur klaxonne et le fait sursauter. Le vieux s'éloigne en ronchonnant. Silence. Le chauffeur balaye les pistes de radio. Hit-Radio. SNRT. MEDI11. Radio Plus Marrakech. Chaine Inter. Aswat. Radio Plus Agadir. Chassa FM. Radio Mohammed VI. Tout le monde dans le taxi pousse un soupir quand se fait entendre la lecture coranique. Puis, quand d'un seul souffle, on soufflera dans la Trompe et que la terre et les montagnes seront soulevées puis tassées d'un seul coup ; ce jour-là alors, l'événement se produira, et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là. Les clients savent tous qu'ils devront attendre la fin de la sourate pour pouvoir changer de fréquence. Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres. Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons ; c'est une promesse qui Nous incombe et Nous l'accomplirons.

171.

Sous l'effet d'un acouphène émotionnel, les bruits de la ville se résorbent et disparaissent. Les gens ne sont plus que des spectres emportés par le vent.

212.

La ville est un bourbier. Tout le monde semble fuir une déflagration ou être debout sur une mine antipersonnelle. Un bourbier ou un jeu vidéo.

216.

Blanc. Neige. Silence. Dépression sonore.

218.

Une radio démarre dans un coin de l'univers et passe le bon morceau qui diffracte ses sentiments. Puis la fumée forme un rideau opaque. Comme si les explosions dans la télé se consumaient dans la réalité.

221.

Un marteau piqueur résonne quelque part et le recloue à la réalité

228.

Il entend le sifflement et le grincement des cordes à linges caressées par le vent. Les sons autour de lui sont des agressions verbales, des assauts phonétiques, des clashs cognitifs. Puis un nouvel acouphène l'isole du monde. Son regard se vide d'émotion en se remplissant de larmes. Le silence se creuse comme un ventre vide.


Poésie sur écoute - épisode 187

http://www.liminaire.fr/radio-marelle/play episode download
5 May, by marellezap@gmail.com (Pierre Ménard)[ —]



Écouter en ligne



Klimperei et Voxfazer sont deux musiciens dont j'aime beaucoup le travail musical. Ils m'ont fait l'amitié de participer à plusieurs reprises à la bande son de la revue d'ici là sur Publie.net. Klimeperei a participé à la revue d'ici là n°3 et d'ici là n°5 et, comme Voxfazer également aux trois dernières : d'ici là n°6, d'ici là n°7, d'ici là n°8.

Depuis 2005 Klimperei et Voxfazer communiquent avec les sons, les musiques de films et la langue des oiseaux. 500 km entre eux-deux et ils ne se sont rencontrés que trois fois. La troisième fois c'était pour parler et décider de travailler sur un projet concret. Un album.

Dans cet album, je retrouve l'esprit du Musée du jouet de Bruxelles. Les enfants peuvent monter dans les voitures et circuler librement dans l'espace du Musée. Sur trois étages d'un vaste hôtel de maître Art nouveau, dans un impressionnant capharnaüm poussiéreux, le musée nous fait découvrir l'univers de l'enfance par l'intermédiaire de ses jouets. Il regroupe une collection de 25.000 jouets s'échelonnant de 1830 à nos jours.

Strange reunion III, Klimperei et Voxfazer

Strange reunion III est basé sur une série de conversations musicales, d'échanges. Une aire de jeux pour communiquer.

Format : streaming / téléchargement

Label : bandcamp, 2012

Les 22 pistes de l'album s'achètent en ligne au format de votre choix pour 10 €.

Klimperei et Voxfazer

Liste de morceaux (et tweets écrits en ligne en écoutant l'album) :

old water is our national anthem

Réconcilier l'intelligence de la brume et la première imprécision des hymnes... Tes départs n'ont rien changé.

cos' that's where it's hidden...the immortality l hadn't seen

Silence. Dans les mains calmes. La peur et le mystère. La nuit venue son regard s'est altéré. D'une douceur bleue.

ride on (passeggiata)

Promenade sous forme de souvenir possible dans un lieu imaginaire.

hats off to the rabbit

Difficile de ressortir adulte dans la rue désenchantée.

music from bath

Cela commença sous le rire des enfants, cela finira par eux. Bien après les jours et les saisons.

life, proper semantics & gallows pole

C'est moi qui entre dans mon écouteur, qui montre la tête à une nuit différente, à une autre obscurité.

this is rock and roll

Ce qu'on cherche de rêve en soi-même, dans le monde qui nous est offert, dans ce qu'on appelle la vie adulte.

le piano d'hippolyte j.

Leçon d'automne et vieil ivoire rouillé, sombre. Les deux claviers sous la dextérité de l'attaque joyeuse.

these are the clouds

Isolé de la pluie, les gouttes applaudissent au spectacle de la rue, contre les nostalgies de moi-même.

monday 6.4

Éléments lumineux, merveille de l'évidence, merveille du caché. Nous sommes tous une ombre.

strange meeting III part I

Le cœur bat comme si quelque chose ou quelqu'un était là. Impossible de savoir qui. C'est peut-être elle ?

strange meeting III part II

Ce n'est pas un jeu c'est l'écart qu'on met avec soi, un instant.

13 paralyzed faces whose eyes are still looking for peace

Quelque chose résonne de l'autre monde, quelque chose se transmet du secret.

treat' for broken fingers

Je me cache sous les sangles, les doigts me couvrent, les jours qui passent, je rate toujours la même marche.

vamp higher last stand

Ce sont les plans qui nous perdent. Ici rien d'immobile, pas même la peur, pas même le sang, pas même le visible.

disaster sister II part I

Le présent est une perpétuelle catastrophe. Un peu de lumière et déjà c'est un visage qui vous regarde.

valse pour une érosion

Peut-on imaginer ainsi que la valse des sujets, de ses migrations, est la valse de la parole vivante ?

the scarlet curtain part I

Les rideaux tirés. Le corps a disparu. Promesse d'un rêve vibrant de mots, de nombres, récit issu de rien.

the scarlet curtain part II

Mon regard se tourne vers l'intérieur, c'est un cheminement, pas à pas. Nous lasserons-nous du bleu du ciel ?

bones barkers

C'est une ombre dans la nuit. Se perdre pour s'y retrouver, voilà l'essentiel.

avoid any contact with the skin

Faire peau neuve chaque jour. En même temps oui et non. Le sentiment de n'exister plus qu'en surface.

bird's sleepy cry among the deepening shades

Le château est à vendre, autour du parc des fleurs magiques un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.

Certaines illustrations ont été trouvées sur le blog de leur collaboration.

Klimperei et Voxfazer











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