ACCUEIL > RSS > BLOGS France > Poezibao

R S S : Poezibao


PageRank : 5 %

VoteRank :
(0 - 0 vote)





tagsTags: , , , , , ,


Français - French

LECTEUR FLUX RSS



(Notes sur la création) Pascal Quignard

1er juin, par Florence Trocmé[ —]

 

QuignardIl est des choses qui blessent l’âme quand la mémoire les fait resurgir. Chaque fois qu’on y repense, c’est la gorge serrée. Quand on les dit, c’est pire encore, car elles engendrent peu à peu, si on cherche à les faire partager par ceux qui les écoutent, qui tendent leur visage, qui attendent ce qu’on va dire, une peine ou, du moins, un embarras qui les redoublent. Elles font un peu trembler les lèvres. La voix se casse. J’arrête de parler. Mais alors je commence d’écrire. Car on peut écrire ce qu’on n’est plus du tout en état de dire. On peut écrire même quand on pleure. Ce qu’on ne peut pas faire en écrivant, quand on est en train d’écrire, c’est chanter.

Pascal Quignard, Leçons de solfège et de piano, Paris, Arléa, coll. “Arléa-Poche”, n° 195, 2013, pp. 27-28.

Choix de Christian Tarting



(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 7

1er juin, par Florence Trocmé[ —]


« Des livres m’avaient fait comprendre que ce qui regarde autrui peut aussi me regarder moi, publier m’a implanté l’idée en miroir que ce qui me regarde peut en regarder d’autres. Je n’ai pas su voir qu’en acceptant la possibilité qu’un lecteur puisse devenir moi – et plus encore en promouvant des matières et manières exigeant cette identification – je deviendrais ce lecteur devenant moi et du même coup perdrais toute chance d’accéder à ce qui ne regarde pas, ni moi ni personne. »

Poezibao propose dans ce feuilleton, conçu avec Philippe Grand, des extraits de son livre Appendice(s). A l’origine un très grand format, 28 x 38 cm,  publié à 40 ex. au début de 2018. Ce premier opus a été adapté ensuite au format livre et constitue la première partie d’un très gros et dense ouvrage de 348 pages, encore inédit. De ce projet très particulier, le présent feuilleton vise à montrer plusieurs facettes. Il comportera douze parutions.
 
Poezibao rappelle que des notes à partir d’Appendice(s) ont été publiées dans le cadre du Flotoir, ici ou ici, ici encore

Pour en respecter la mise en page, ce feuilleton sera publié au format PDF, plus facile aussi à enregistrer ou imprimer.

Ouvrir le septième épisode
d'un simple clic sur ce lien.

Épisodes précédents :
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 1
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 2
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 3
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 4
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 5
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 6



(Anthologie permanente), Rémy de Gourmont (et André Breton), par Auxeméry

1er juin, par Florence Trocmé[ —]


Auxeméry avait proposé une série de poèmes de tous temps et toutes provenances pendant la période qui vient de s'achever. Quelques propositions seront encore publiées, quelque temps, Breton à raison d'une à deux par semaine environ.

Aujourd'hui Rémy de Gourmont (et André Breton)

On peut ouvrir ce dossier par un simple clic sur ce lien.




(Anthologie permanente), Sophie Coiffier, Le Poète du futur

1er juin, par Florence Trocmé[ —]

 

CoiffierPoezibao tente de donner leur place aux livres parus juste avant le confinement, voire pendant. Par exemple Le poète du futur de Sophie Coiffier publié aux éditions Lanskine.
Sophie Coiffier est docteur en arts plastiques et a enseigné pendant plusieurs années à l’Université de Paris 1, puis dirigé des mémoires de fin d’étude et animé des ateliers d’écriture à l’École nationale Supérieur de Création Industrielle (ENSCI) et à l’Université de Rennes 2. Aujourd’hui écrivain et chercheuse indépendante, elle participe à plusieurs projets d’exposition et de publication.
Elle a publié Le Paradoxe de l’instant (2007), Les Ciels (220), Me and my dog (2012), ces trois livres aux éditions MIX et Paysage zéro en 2017 aux Editions de l’Attente.


Nine

C’est quoi le texte du futur ?


un non tissé,

un non humain,

un produit,

un calcul,

une table,

un cheval,

un paysage,

un être qui s’emmerde,


tout le monde qui étouffe dans le silence assourdissant
d’une canopée étiolée et vidée de ses êtres piaillants.

Ce serait quoi un texte dans ce silence ?

Qui ne serait pas un brouhaha de slogans,

                                    de promesses, de discours marketing,

                        de branding, de bashing, de verbes inaccomplis,

toujours plus prompts à désigner, toujours moins enclins à
décider,

c’est quoi le futur texte ?

Vrombissement des machines d’abattage,
engins de forage, ça creuse ça creuse et
toute cette rage, Notre terre pardonne-nous,
comme nous pardonnons aux cieux qui nous
ont ensevelis. Notre terre vomis-nous comme
nous rendons grâce à des maîtres imbéciles.

Le superscanner à impulsions fait des sons bizarres. On pourrait même croire qu'il a rougi. Je concentre mon regard sur le skaï de la berline rouillée et m'exhorte à ne rien penser. C'est facile quand il y a nothing autour, plus rien à désigner, les mots ne représentent plus grand-chose. Permettez, permettez que j'en garde quelques-uns dans une boîte. Je les sortirai aux grandes occasions comme des petites statuettes d'argile. Un grand NON et un grand VIDE auront leur place en haut de l'armoire. Déjà l'armoire, la table, la chaise, faudra-t-il tout reprendre de zéro ? Ne restera que l'art pour peindre l'apparence d'une apparence de ce qui n'existe plus. Le superscanner à impulsions a changé de place. Il me scanne désormais l'œil gauche. Je lui souhaite bien du plaisir. Il va devoir traverser le marécage de mes corps flottants, la vase des grandes profondeurs, la blessure de qui voit qu'il n'y a plus rien à voir. L'insecte mécanique vrombit furieusement autour de mon crâne comme s'il espérait que je dise quelque chose. Il ne manquerait plus que ça. J'écris en secret dans ma tête, mais je ne vais pas le crier sur les toits.

La terre craque autour de l'épave, plusieurs mois qu'il n'a pas plu, la poussière s'évade de la gangue primitive pour venir empoisonner l'atmosphère. L'insecte vorace en informations fait mine de s'éloigner, mais je ne doute pas qu'il ait enclenché son enregistreur à distance, des fois que j'aurais eu envie de me mettre à parler tout seul. Tu peux toujours rêver. Rêver, c'est le premier verbe dont le sens a été annulé, c'est pour cela qu'on en est là.

Sophie Coiffier, Le Poète du futur, Éditions LansKine, 2020, 88 p., 13€, pp. 16-18.



(Poezibao a reçu) La vitrine poésie du samedi 30 mai, onze nouveaux livres et revues

30 mai, par Florence Trocmé[ —]

 

CoiffierLes livres et revues reçus par Poezibao cette semaine.

Lucien Suel, La Justification de l'Abbé Lemire, Faï Fioc, 2020, 11€
Pierre Dhainaut, Une porte après l'autre après l'autre suivi de Quatre éléments plus un, Faï Fioc, 2020, 10€
Pierre Voélin, Les bois calmés, Fata Morgana, 2020
Pierre Voélin, Arches du vent, Fata Morgana, 2020
Sophie Coiffier, Le poète du futur, LansKine, 2020, 13€
Abel(le) Pez, ça bavarde les choses, dessins d'Yves Barré, préface de David Dumortier, Gros Textes, 2020, 10€
Alain Clastres, Eau donné, Unicité, 2020
Suf Marenda, Jours de manif. à L.A., Vanloo, 2020

Traduction :
Elena Schwarz, Elégie sur une radiographie de mon crâne, choix de poèmes traduits du russe et présentés par Hélène Henry, Les Hauts-Fonds, 2020, 19€

Revues : 
Po&sie, N 171, Europe, centrale. 2, Belin, 2020, 20€
Traction-Brabant, n° 88, 15 mai 2020




(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 6

29 mai, par Florence Trocmé[ —]


« Des livres m’avaient fait comprendre que ce qui regarde autrui peut aussi me regarder moi, publier m’a implanté l’idée en miroir que ce qui me regarde peut en regarder d’autres. Je n’ai pas su voir qu’en acceptant la possibilité qu’un lecteur puisse devenir moi – et plus encore en promouvant des matières et manières exigeant cette identification – je deviendrais ce lecteur devenant moi et du même coup perdrais toute chance d’accéder à ce qui ne regarde pas, ni moi ni personne. »

Poezibao propose dans ce feuilleton, conçu avec Philippe Grand, des extraits de son livre Appendice(s). A l’origine un très grand format, 28 x 38 cm,  publié à 40 ex. au début de 2018. Ce premier opus a été adapté ensuite au format livre et constitue la première partie d’un très gros et dense ouvrage de 348 pages, encore inédit. De ce projet très particulier, le présent feuilleton vise à montrer plusieurs facettes. Il comportera douze parutions.
 
Poezibao rappelle que des notes à partir d’Appendice(s) ont été publiées dans le cadre du Flotoir, ici ou ici, ici encore

Pour en respecter la mise en page, ce feuilleton sera publié au format PDF, plus facile aussi à enregistrer ou imprimer.

Ouvrir le sixième épisode
d'un simple clic sur ce lien.

Épisodes précédents :
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 1
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 2
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 3
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 4
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 5



(Note de lecture) Serge Núñez Tolin, Près de la goutte d'eau sous une pluie drue, par Marc Wetzel

29 mai, par Florence Trocmé[ —]


Nunez tollinL'étrange titre de ce recueil résume la finesse de l'œuvre, et la justesse de son auteur. "Sous une pluie drue", ce sont les choses comme elles nous arrivent : leur événement nous surplombe et nous contient. Le réel nous douche. "Près de la goutte d'eau", ce sont les choses comme nous les approchons et observons : leur substance est objet de libre examen et jauge. Nous nous faufilons à loisir dans les structures, les fonctions, les dimensions et les interférences de ce même réel. Le titre dit donc que la présence humaine est toujours simultanément les deux, passive et transie sous le sort dru, active et experte en détaillant l'Ouvert. L'expérience est à ce double régime ou rien. Dès qu'on est dans les choses mêmes, le meilleur et le pire sont risqués au présent :

"Passer la paume sur la table en rapportant les miettes au creux de la main, les disperser aux premières marches du jardin.
Je suis sorti de la phrase : je vais où l'on risque le bonheur à l'instant qu'il passe
" (p. 44)

Avec trois éléments communs, nécessaires et invariants : un corps (le même est sous l'averse ou dans le vent et tient la loupe ou slalome entre les gouttes), le langage (les mots sont signes à la fois qui nous arrivent dans la langue et que nous déployons dans la parole), l'espace et le temps (le même "ici" est par exemple lieu qui m'accueille ou contient et depuis où j'appelle ou poursuis). On voit donc que ce poète est un penseur (et, avec Laurent Albarracin et Christian Viguié, un de nos décisifs poètes métaphysiques aujourd'hui), parce qu'il ose se confronter avec la nature du réel, la teneur propre des mots et la vie de la beauté. Avec, simplement, comme il le dit, "ce qu'il y a quand on y est" (p. 13)

"Il n'y a pas de point fixe dans l'universel écoulement. Nous sommes pris dans cette pulsation, nous battons avec. Nous en sommes" (p. 33)

Serge Núňez-Tolin est probablement un poète de la disponibilité, peut-être un poète de l'ascèse, mais d'abord et certainement un poète de l'immanence : tout vient du réel, y demeure et en dépend. L'impression dominante de tout ce qu'on lit de lui est : tout ce qui serait contenu dans le Tout sans être conditionné par lui est illusoire. Autrement dit : il n'y a, au monde, que des interventions intérieures à lui. Et l'intériorité consciente (le rapport à soi d'un sujet) elle-même n'est qu'une participation latérale ou transversale, l'effet local d'une réalité universelle qui donne sur elle-même, est aux prises avec elle-même, rejaillit de son propre cours, s'entraîne et se régule souverainement. Le Tout se suffit de se produire. Comme ...

"un silence plus grand que le nôtre. Un silence plus grand que les mots avec quoi on a voulu le cerner" (p. 50)

Cette tonalité unique et constante (celle d'un cosmos indigène et livré à lui-même) parcourt toute l'œuvre : le réel y apparaît et disparaît sur place, à mesure, et avec des moyens du bord strictement constitués et évacués sans atelier externe ni Providence.

"La vie témoigne d'elle-même, regard se regardant, parole se parlant. Ce que nous savons, inutile.
Poursuivre le paysage sur le chemin qui le traverse
" (p. 64)

Le chant poétique de l'auteur n'est lui-même qu'un de ces êtres au milieu du monde, toujours empoigné, frotté, jeté, vrillé, bordé, entraîné ("la cognée du temps", "la butée des mots", le "pouls" des cloches - tout vibre de soi et pour soi dans un réel qui ne parcourt que les lignes dont il est formé), d'une parole à la fois empathique et nouée, dynamique et fatigable à force de ne résider elle-même que dans le grincement des jointures de monde, et des armatures de son mouvement. Une parole que son extrémiste attention à l'appel des formes qui se font et se défont, son obsession "d'agripper les choses par le cri qu'on leur lance" (p. 27), son extravagante posture de témoin et martyr de la "sympathie" cosmique ... à la fois dignifient, épuisent et purifient. Irrespirable densité des respirations mêmes :

"Près de la goutte d'eau sous une pluie drue.
Comme l'eau de la cruche, la mie sous la croûte, le silence réclame sa forme. Cet inconnaissable trempé dans la respiration
" (p. 26)

D'une telle exigence de regard, d'une telle rigueur de voix, de cette sorte de pur militantisme ontologique de l'auteur, il semble qu'on ne puisse attendre ni la joie des étreintes, ni le clin d'œil convivial, ni la pause rayonnante de la beauté, et pourtant les efforts humains font ici maison commune, la valeureuse et autonome acrobatie de l'existence immanente (rejetant, on l'a vu, toute jonglerie avec l'au-delà comme transcendance clownesque) se sert de ses heurts comme d'étais, se relance de ses propres limites (comme on voyait chez Antoine Émaz) et transforme les rencontres de hasard en complices prodiges. Fraternités sensible, esthétique, sexuelle, alors des orphelins lucides de tout au-delà du Tout !

"La danse triviale du corps, le pas du vivant partout où il respire.
Comme une joie des matières - si l'on pouvait dire cela.
Une joie dans la matière que l'écho du vivant y aurait mise, violente et active, une danse élémentaire
" (p. 48) 

"Profonde minute où la beauté trouve sa nécessité : nous faire patienter d'être ! (...) La beauté, c'est le cœur qui respire" (p. 55 et 61)

"Comme l'étreinte des sexes, cette inépuisable arrivée, pourvu qu'elle soit ailleurs.
Tu me verras la langue entre les lèvres de ton sexe
" (p. 45)


Cette unité dynamique du réel, on en a rarement eu chant si sobre et éclairant : ici, les choses s'attestent mutuellement, mêlent leurs histoires respectives, relancent leurs cartes de causes et d'effets dans la mène inlassable du devenir (les intempéries ont penché les piquets de la clôture, le tiroir s'est lissé dans ses glissières, le clou rouille dans l'éclat des fibres, le linge se fige dans le froid, le vent pousse la corolle et entraîne la tige, la lampe fait briller les mots écrits sous elle, le verre a ses fracas dans le container...) parce que l'espace n'a ni double-fond ni reposoir, et le temps ni raccourci ni prédateur :

"Le jour s'est arrêté ici, la nuit vient à son tour, les choses sont là, le monde tourne à ses affaires et la vie respire, l'inerte résiste, le temps passe par ici. Et le temps, nous le traversons à pied" (p. 32)

Ce remarquable poète a dans les mots (qui sont pour lui, conclut-il, "ce qu'il reste du sens impossible" p. 67) une confiance raisonnée, mais fertile, car son effort de toute une vie reste de "passer les mots par la prairie du réel" (p. 51).

"Confiance qui tremble. Y en a-t-il une autre ?" (p. 12)

Et puis, de toute façon ...

"Au moment de finir, c'est comme si l'on avait duré une minute. Avec celle-ci, on s'en ira" (p. 58)

Marc Wetzel

Serge Núñez Tolin - "Près de la goutte d'eau sous une pluie drue" - Rougerie, mars 2020, 72 p. 13€



(Anthologie permanente), Jean-René Lassalle, Mantraprintemps Hölderlin

29 mai, par Florence Trocmé[ —]


JrlDouble objectif avec cette parution de « l’anthologie permanente » : attirer l’attention sur un très intéressant travail poétique de Jean-René Lassalle, Mantraprintemps Hölderlin.  


Et dans le même temps,  signaler la parution du numéro 25 de la revue en ligne Catastrophes, que l’on peut consulter en suivant ce lien.

Poezibao propose ici l’introduction aux poèmes de Jean-René Lassalle, à découvrir directement sur le site de la revue, en suivant ce lien.


Mantraprintemps Hölderlin est un cycle de neuf poèmes multilingues dont chacun a la structure :

  a'
A B
C D
 d'

La partie centrale ABCD évoque un quatuor à cordes qui émerge d'une boîte à musique carrée (4x4 vers).

À chaque départ A se trouve un quatrain en allemand d'un des neuf « poèmes de printemps » que Hölderlin écrivit tardivement vers 1830, durant son hivernale « nuit de l'esprit ».

Les autres parties sont des métamorphoses : B est une traduction homophonique — décalque des sons plutôt que du sens - de A en anglais. C est une traduction homophonique de B en français. D est une transposition de motifs de C en allemand.

Pour prolonger le jeu des résonances vers une lecture francophone, a’ est une traduction de A en français et d' est une traduction de D en français.

L'anglais de B est laissé seul pour préserver son aspect de tangua franca planétaire actuelle, tantôt transparente, énigmatique ou bancale.

Cette petite machinerie chante en remix un mantra de régénération.

Pour lire les poèmes, cliquer sur ce lien.




(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 5

27 mai, par Florence Trocmé[ —]


« Des livres m’avaient fait comprendre que ce qui regarde autrui peut aussi me regarder moi, publier m’a implanté l’idée en miroir que ce qui me regarde peut en regarder d’autres. Je n’ai pas su voir qu’en acceptant la possibilité qu’un lecteur puisse devenir moi – et plus encore en promouvant des matières et manières exigeant cette identification – je deviendrais ce lecteur devenant moi et du même coup perdrais toute chance d’accéder à ce qui ne regarde pas, ni moi ni personne. »

Poezibao propose dans ce feuilleton, conçu avec Philippe Grand, des extraits de son livre Appendice(s). A l’origine un très grand format, 28 x 38 cm,  publié à 40 ex. au début de 2018. Ce premier opus a été adapté ensuite au format livre et constitue la première partie d’un très gros et dense ouvrage de 348 pages, encore inédit. De ce projet très particulier, le présent feuilleton vise à montrer plusieurs facettes. Il comportera douze parutions.
 
Poezibao rappelle que des notes à partir d’Appendice(s) ont été publiées dans le cadre du Flotoir, ici ou ici, ici encore

Pour en respecter la mise en page, ce feuilleton sera publié au format PDF, plus facile aussi à enregistrer ou imprimer.

Ouvrir le cinquième épisode
par un simple clic sur ce lien.

Épisodes précédents :
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 1
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 2
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 3
(Feuilleton) Appendice(s) de Philippe Grand, 4



0 | 10










mirPod.com is the best way to tune in to the Web.

Chercher, découvrir, news, podcast francais, radios, webtv, videos. Vous trouverez du contenu du Monde entier et de la France. Vous pourrez créer votre propre contenu et le partager avec vos amis.


ACCEUIL add podcastAjouter votre Podcast FORUM By Jordi Mir & mirPod since April 2005....
A PROPOS Supporter lequipe mirPod Terms of Use BLOG OnlyFamousPeople MIRTWITTER