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(Note de lecture) Extérieur monde, d'Olivier Rolin, par Bernadette Engel-Roux

21 février, par Florence Trocmé[ —]



Olivier Rolin  extérier mondeN’aurait-on rien lu d’Olivier Rolin que ce titre : Extérieur monde, aurait de toute façon arrêté le lecteur en quête de littérature pour ce qu’on y suppose d’un intérieur monde tout tissé à cet extérieur exploré par le corps et par les mots.
Car c’est de cela qu’est faite la littérature, d’un sujet et du monde, proche ou lointain,, arpenté ou contemplé, exploré par tous les sens et par les mots de la langue. Un écrivain ne voit vraiment que lorsqu’il a trouvé les mots pour dire ce qu’il voit (90). Un paysage, un pays, une scène, un moment, une rencontre, un visage, atteint, et toujours par sa beauté, celui qui a un impérieux besoin des mots pour éclaircir l’énigme de son émotion et pour tenter de la partager en la versant dans la langue. La sienne, parce qu’il la connaît mieux qu’une autre et la chérit, mais aussi toutes les langues du monde qui tournent et bruissent autour du bassin (114) du Luxembourg, qui se nouent et se dénouent dans un poudroiement de poussière dorée autour de lui.
Rolin dit partout son amour de la langue. Il ne lui suffit pas d’avoir intensément vécu ceci ou cela. Il lui faut attendre les mots… Je m’en remets à eux (10). Il lui faut toujours trouver les plus justes, trouver l’accord. Ce qui n’a rien d’un souci d’esthète ignorant le mal du monde, car Rolin a vu de trop près l’état de délabrement, de pauvreté, de misère, de souffrance des pays ravagés, et nombreux, qu’il a parcourus, et souvent au risque de sa vie, du Soudan à la Russie, de l’Amérique latine au Proche, Moyen ou Extrême-Orient. Qu’est-ce donc alors que cette étrange entreprise d’un sujet qui éprouve le besoin de verser dans la langue ce qu’il lui a été donné de vivre sinon un désir éperdu, orgueilleux, oui, de faire de la beauté avec des mots (12), comme le firent avant lui et pour lui, pour nous, tous ceux qu’il admire et dont les noms (longue est la liste) tournent dans tous ses livres : de Homère à Cendrars, d’Ovide à Nabokov, de Montaigne à Borges, de Hugo à Apollinaire et à tant d’autres. Au point qu’il réussit le pari de sa plus modeste ambition : si ce que j’écris à présent ne pouvait servir qu’à ça, à faire lire d’autres livres (32). Oui, Extérieur monde est aussi une prodigieuse invitation à la lecture.

Des livres aux paysages, des moments vécus aux êtres rencontrés, Rolin aura pratiqué partout l’éloge de la beauté. Ce qui est retenu d’un moment de juvénile émotion érotique ? On faisait partie du rivage, de sa beauté (117). La beauté de certains paysages, ou le plaisir de nager, procurent un sentiment de plénitude (185), qui est ce qu’on appelle bonheur dans une expérience humaine. Ce qui est retenu de ce désert de poussière qu’est le Turkménistan ? deux choses belles : les roses trémières… et les jeunes filles (137). D’un voyage en avion ? le spectacle somptueux que révèle le hublot (169). Des étals d’un marché russe ? la même splendeur : celle de ces millions de lingots ambrés de poissons, … des millions de grosses perles scintillant dans des seaux sur la neige, dorées comme des grains de raisin mûrs, couleur rubis, topaze, feu, sang, trésors de Golconde ou de Crésus, caverne d’Ali Baba, or du Pérou rutilant dans la cale d’un galion espagnol (79).
Les femmes, toutes les femmes aimées participent de la beauté du monde. Pas une des très aimées ne portent une ombre à son portrait. Jane : Belle (228) ; la femme Dankali : la grâce même ; l’amante d’autrefois retrouvée à Sleeuwijk (151) ; les jeunes filles d’Achgabat, Lolita Sakhaline, la cruelle qui le plaque, comme elles font toutes, qui l’ont rendu cinglé, parfois, à toutes grâces sont rendues pour leur beauté, la plénitude du bonheur ou l’acuité de la souffrance qu’elles ont permises, la vie même.
Cet éloge de la beauté à travers tous ses êtres ne fait pas d’Extérieur monde un livre euphorique. S’il arrive qu’on sourie aux extravagances d’un Nessim, le garagiste fou, ou à la dérision d’un portrait, celui de l’auteur surtout : Un sultan bien déglingué (109) ou : C’est moi l’invité, c’est elle la vedette, la tonalité d’ensemble est plutôt en mineur. Le livre est à la fois nostalgique, la nostalgie bien redéfinie à partir de son étymologie oubliée venue du nostos grec, et mélancolique : je suis plutôt un joueur de violoncelle (66) et on est si souvent seul… Et un long passage est formulé sotto voce, dans l’intonation qui est celle d’Apollinaire, l’un des poètes les plus aimés.

Cet éloge de la beauté n’a rien non plus de méthodique. Du livre qui s’ouvre, l’écrivain avoue ne savoir où il va. Il se laisse guider par les mots. Il ira de digression en digression : Et maintenant Hugo me transporte d’une vue oblique, vers un autre bout du monde (71) car dans la mémoire, les chemins se parcourent à la vitesse de l’émotion qui les trace. Confiant dans les mots de la langue, l’écrivain s’abandonne à la remontée de souvenirs, à des scènes anciennes dont le remous l’emporte avec son lot d’émotions fortes. Cette docilité aux mouvements imprévisibles de la mémoire, à sa ductilité donne au livre sa respiration. Diastole, systole, les séquences où se revit telle scène, telle rencontre, où se parcourt à nouveau telle ville sont toutes inégales. Et c’est comme en respirant très profondément, en prenant son souffle très loin que l’écrivain parvient à maintenir sur une vingtaine de pages l’évocation (la plus longue) de l’ami le plus cher et qui va mourir – à l’heure du livre, l’ami est mort… Ce livre est aussi une nekuia.

Si douloureuses soient la descente au pays des Ombres et la remontée, il faut poursuivre, continuer : on recommencera, tant qu’on en aura la force – comme on continuera à se laisser étonner, et instruire, et façonner par le monde. Notre condition humaine nous fait mortels, mais en attendant la vie est un don prodigieux. Il faut savoir aimer, tant qu’on en aura la force, et dire, dans les mots de la langue – et la nôtre est si belle - ce qui a donné à la vie son prix rare, ses joies folles et ses souffrances aiguës : la beauté vertigineuse du monde, le corps des femmes, la force de l’amitié – et tant de livres.  

Bernadette Engel-Roux

Olivier Rolin, Extérieur monde, Gallimard, 2019, 302 p., 20 €





(Les Disputaisons) À quoi bon éditer et vendre encore de la poésie ?, 8, François Boddaert, Editions Obsidiane

20 février, par Florence Trocmé[ —]

 

Poezibao publie aujourd’hui la huitième contribution d’une nouvelle série autour du thème « A quoi bon éditer et vendre encore de la poésie » grâce à Jean-Pascal Dubost qui en a eu l’idée et qui en a assuré la réalisation.

Disputaison n°2
« À quoi bon éditer et vendre encore de la poésie ? »

8. François Boddaert, Editions Obsidiane


Image disputaisonFrançois-Xavier Jaujard, (1946-1996) qui fut en son temps un excellent traducteur de l’anglais, et l’éditeur de Granit (Kh. Raine, J de Boschère, J. Mambrino, Pichette…), assenait deux convictions intimes :
1/ Quand on se fait éditeur, c’est pour la vie car, en vérité, on a choisi cette voie faute de savoir faire autre chose…
2/ Quand on a eu l’idée étrange de créer un beau matin une revue littéraire, on en crée d’autres ensuite (étant assurée que cet objet singulier est rarement appelé à durer) car le virus qui touche le « revuiste » (beau mot !) est incurable…

Inutile d’épiloguer sur la véracité invérifiable de ces apophtegmes qui ressortaient du fort goût de François-Xavier pour le bon mot et la formule tranchante. Il n’en reste pas moins qu’en ces temps où les livres de poésie sont devenus des ectoplasmes (dans l’attente d’une épiphanie improbable), pour ne pas dire invisibles, on ne maintient le cap (entre deux eaux) que guidé par la boussole des propos jaujardiens !

Mais ce qui m’étonne encore, et ne laisse pas de m’interroger sur l’égotisme mortifère du monde présent, c’est d’ouvrir chaque jour ma boîte aux lettres et d’y trouver immanquablement un manuscrit de poèmes d’un (très souvent) inconnu. Et ce depuis trente ans, alors que parallélodoxalement les ventes de livres ont fondu de moitié (chiffres en main). Et comme je ne suis pas (hélas) le seul dans ce cas, j’en déduis qu’on veut bien être édité mais pas lire ses contemporains. Dont acte – je n’ouvre plus les envois qui s’entassent dans mon bureau à proportion des livres invendus…

Et il est temps de faire litière du fantasme de l’Internet dont « on » nous promettait monts et merveilles quant à la curiosité des lecteurs gourmands de poésie éparpillés sur la planète — et aussitôt des achats massifs de livres ! Les promesses n‘engagent que ceux qui les croient, et l’on ne voit pas pourquoi ceux qui ne lisent pas les livres brochés-collés, grecqués-reliés les dévoreraient soudain électroniquement ! La révolution culturelle en cours advient sans l’appui de l’objet livre, et de moins en moins de l’écrit, c’est ainsi.

Cela dit, et qui n’est certes pas bien réjouissant, l’ouverture aux pays de l’Europe orientale autorise à imprimer aujourd’hui pour des factures moitié moindre que nos imprimeurs nationaux ; il paraîtra donc encore quelques livres dans l’avenir proche ; ensuite, et pour ce qui me concerne, je disparaîtrai sous la montagne papivore des manuscrits et des invendus, certain cette fois d’avoir été éditeur faute d’avoir su « faire autre chose »… CQFD !



Pour accéder aux autres contributions de cette Disputaison n°2, cliquer sur ce lien.



(Note de lecture) Noir de l'Egée, de Michaël Batalla, par Eric Houser

20 février, par Florence Trocmé[ —]

 

Un belvédère sur le Lycabette

Batalla_noirdelegeeJ’ai failli me tromper à propos du livre de Michaël Batalla. Sans l’avoir lu d’abord (sauf le titre et la quatrième de couverture), je me suis imaginé qu’il risquait de s’agir de quelque chose qui relève de ce que l’on appelle aujourd’hui « appropriation ». Non pas tant d’une appropriation culturelle au sens très large qui semble de plus en plus prévaloir (et que l’on peut résumer ainsi : piller de manière illégitime, « colonialiste », la culture de l’autre quel qu’il soit, et dans quelque dimension que ce soit de ladite culture), mais plus spécifiquement au sens de l’appropriation d’une situation en général dramatique voire tragique (sociale, politique), ici celle des migrants (je ne rejette pas ce vocable) qui tentent de gagner les rivages de l’Europe par la mer au péril de leur vie.

En lisant ce livre, puis après l’avoir lu et relu, je puis dire que ce n’est pas le cas. Michaël Batalla, en l’écrivant, me semble bien plutôt évoquer surtout son propre sentiment, son sentiment « géographique » (pour paraphraser un livre aimé de Michel Chaillou à propos de l’Astrée), tel qu’il s’éprouve à travers les modifications induites par le phénomène migratoire actuel. Je n’ai pas senti de sa part une position de surplomb, mais au contraire un mouvement, à la fois affectif et formel (formel en ce sens qu’il élit ou plutôt construit une forme, celle qu’il juge adéquate à son propos), avec une dimension « immersive » évidente, puisqu’il s’est rendu sur place non pas comme un journaliste ou un « humanitaire », mais en amoureux des lieux (terre, air, mer, feu), et par-dessus tout de la langue grecque dont il émaille son texte avec des phrases en écriture grecque (souvent traduite en français), et de son lexique. Et en poète, surtout. Quelque chose aussi comme un arpenteur amoureux, un « géographe manuel » (je vole l’expression au cinéaste Michel Zümpf).

Car il s’agit d’abord et avant tout d’un poème, ou plutôt d’une suite de poèmes (trois), tous informés par le même paysage, le même drame humain qui se joue dans ce lieu clos/ouvert qu’est la mer Égée, avec tout ce qu’elle charrie d’histoire(s), de géographie(s). Pour moi, un poète est légitime lorsqu’il choisit, ainsi que le fait Michaël Batalla, d’évoquer de tels sujets dans sa poésie. Au nom de quoi devrait-il s’en empêcher ? Je dis cela à l’adresse de certains esprits forts qui n’ont pas manqué, au minimum, de reprocher à l’auteur, sans le dire expressément, son « habileté ». Mais l’habileté, si habileté il y a, n’est pas un vice, et être habile, c’est bien le moins : je songe en disant cela aux divers arts manuels, dont à mon avis la poésie fait partie. De même (autre reproche), je ne vois pas pourquoi l’on devrait s’interdire, lorsqu’on compose des poèmes, d’utiliser les ressources de la typographie, de l’invention typographique et de la mise en page (mots en exposants, ponctuation revisitée, disposition des blancs, etc.), comme les modernes (être poète, est-ce que n’est pas quelque part être essentiellement moderne, en rupture avec les conventions et les usages établis ?) l’ont fait de tout temps.

Je suis assez admiratif, quant à moi, du livre de Michaël Batalla, car à mon sens il a su éviter les écueils (redoutés) de la poésie engagée, et il a produit une forme que je dirais ouverte et en devenir. J’ai été spécialement intéressé par le poème médian, Les notations inutiles du Lycabette depuis le Lycabette (cette colline d’Athènes), et il me restera en particulier l’image parlante des deux bancs du belvédère, avec l’ancien envahi par la végétation et conservé malgré l’installation du nouveau, parce qu’elle condense discrètement toutes les dualités parcourues par le poème (Europe/autre rive de la Méditerranée, autochtone/étranger, langue française/langue grecque, culture antique/monde actuel, etc.). Dans le troisième poème, ce qu’il appelle ses « divagations triangulationnistes » (surimposant une géométrie personnelle un peu magique à la géographie officielle) me semble venir comme en contrepoint critique du geste des découpeurs de cartes, des décideurs de territoires politiques, à l’origine de tous les génocides. Le livre témoigne d’un désir réel non pas d’intervention directe dans la situation évoquée (ce qui serait le cas d’un engagement explicitement militant), même si l’auteur est effectivement présent en chair et en os sur certains des lieux du drame qui se joue actuellement, et s’il peut témoigner à sa manière des choses vues, entendues et senties, mais dans son champ propre, qui est celui de la poésie, du poème.

Éric Houser

Michaël Batalla, Noir de l’Égée, NOUS 2019, 82 pages, 12 €




(Anthologie permanente), Toute minute est première, de Marie-Claire Bancquart

19 février, par Florence Trocmé[ —]

 

CV-Toute-image-est-premiere-Bancquart-RECTO-4-325x475C’est aujourd’hui le premier anniversaire de la mort de Marie-Claire Bancquart, le 19 février 2019.

Poezibao propose ici un choix de poème du livre Toute minute est première, suivi de Tout derniers poèmes, paru au Castor Astral en mai 2019.





Écrire ?

Oui, pour susciter présence
de toutes les vies
surtout les très minces

étoile de mer
fourmi sur feuille de bardane

et la feuille même.

Peu, lentement, la vie
affleure au positif
et se suffit.

Sans glose
(83)



Ce tremblé
va loin
sur la mer

effet de la lumière ?
troupe immense d’oiseaux en fuite ?

Contre le doute
on pose
tout près de soi
la potée de fleurs orange

l’ici et maintenant
arrête le regard.
(p. 104)



Une rien du tout, une pas grand-chose
cette miette d’éternité
cette seconde où nos mains se rejoignent
chaque soir pour souhaiter bonsoir...

Même si nous, nous ne savons pas vraiment
ce qu’éternité voudrait dire sur la Terre
puisque vieille en millions d’années
elle en mettra autant pour ne plus être à la fin.

La seconde au moins
nous y croyons
nous la tenons
entre nos deux mains
chaque soir.
(p. 129)



Dans cette photographie manque quelque chose

pourtant c’était bien à la date portée au dos, le sept juillet
devant ce chien qui était
devant cet arc ancien
qui était
devant cette mer

tout est conforme et défectueux

peut-être un piège

il est octobre maintenant
la sibylle avertit
du temps usé

nous étions devant, oui, mais
nous avons détalé depuis
comme Ulysse
en criant Personne

et c’est un autre nous de nous qui regarde.
(p. 151)



Mais gluante de gouttes
quand la vitre
s’illumine au soleil

de vieux visages s’y accolent
dispersés jadis par la mort

aigus dans la lumière
ils nous adjurent en paroles
maintenant mises au présent des oiseaux
de les regarder
du plus près que nous pouvons
de poser nos doigts sur la fenêtre
à la place exacte de leurs bouches
pour qu’ils soient moins partis, moins défaits, sentent
cette chaleur de peau étrangère
qu’ils ne peuvent plus
caresser, embrasser.
Alors je nous sens provisoires.
(p. 160)

Marie-Claire Bancquart, Toute minute est première, suivi de Tout derniers poèmes, anthologie personnelle, préface de Claude Ber, Le Castor Astral, 2019, 160 p., 15€

On peut lire de très nombreux extraits de l’œuvre de Marie-Claire Bancquart dans Poezibao. Ainsi que la parution d’une anthologie de ses poèmes dans la collection Poésie/Gallimard.

Marie-Claire Bancquart dans Poezibao
extrait 1extrait 2extrait 3extrait 4extrait 5extrait 6, extrait 7, extrait 8, extrait 9Aux 20 ans du nouveau recueilLecture chez Tschann (05)fiche de lecture : Avec la mort, quartier d’orange entre les dents,   Carte Blanche à (sur Bonnefoy au programme de terminale L), extrait 10, voir aussi les Cartes blanches, extrait 11, extrait 12, extrait 13, réponse à l’enquête sur les femmes-poètes, extrait 14, extrait 15, extrait 16, La Verticale du secret (parution), dossier 2008, 1, dossier 2008, 2, dossier 2008, 3 (un article de B.Bonhomme), extrait 17, extrait 18, Terre energumène (par F. Trocmé), Le Printemps des poètes au Luxembourg, « Marie-Claire et Alain Bancquart, une gémellité du sens du temps » (par F. Trocmé), note création, ext. 17, Violente vie (par A. Emaz), ext. 18, ext. 19, ext. 20, ext. 21,  "Mots de Passe", par Jacques Morin, "Mots de passe", par Florence Trocmé, "Mots de passe", par Antoine Emaz, (anthologie permanente) Marie-Claire Bancquart, (note de lecture) Marie-Claire Bancquart, "Qui vient de loin", par Antoine Emaz, (note de lecture) Marie-Claire Bancquart, "Qui vient de loin", par Jacques Morin, (Note de lecture) Marie-Claire Bancquart, "Tracé du vivant", par France Burghelle Rey, (Anthologie permanente) Marie-Claire Bancquart, "un très, très peu d'amour / mendie et rôde", (Anthologie permanente) Marie-Claire Bancquart, Terre énergumène et autres poèmes, (Disparition) Marie-Claire Bancquart, (Dossier) Marie-Claire Bancquart, (Note de lecture), Marie-Claire Bancquart, Terre énergumène et autres poèmes, par Christian Travaux, (Note de lecture), Marie-Claire Bancquart, Terre énergumène et autres poèmes, par Michaël Bishop, (Anthologie permanente) Marie-Claire Bancquart, Toute minute est première, (Concert-lecture), Marie-Claire et Alain Bancquart, Toute minute est première



(Disparition) Ilse Garnier

18 février, par Florence Trocmé[ —]


Poezibao reçoit à l'instant ce message d'Ivar Ch'Vavar :

Ilse Garnier s'est éteinte hier, lundi 17 février 2020, six ans après Pierre (1er février 2014). Elle laisse une œuvre considérable, de plus en plus lue, étudiée, rééditée et exposée, notamment dans les pays de langue germanique. Nous partageons la douleur de sa fille Violette.

Poezibao avait rendu compte récemment d'un livre avec la correspondance de Pierre et Ilse Garnier avec Carlfriedrich Claus :
(Note de lecture) Une amitié de lettres, de Ilse & Pierre Garnier, Carlfriedrich Claus, par Isabelle Lévesque


(Les Disputaisons) À quoi bon éditer et vendre encore de la poésie ?, 7, Isabelle Sauvage, Alain Rebours, Sarah Clément (éditions Isabelle Sauvage)

17 février, par Florence Trocmé[ —]

 

Poezibao publie aujourd’hui la septième contribution d’une nouvelle série autour du thème « A quoi bon éditer et vendre encore de la poésie » grâce à Jean-Pascal Dubost qui en a eu l’idée et qui en a assuré la réalisation.

Disputaison n°2
« À quoi bon éditer et vendre encore de la poésie ? »


7. Isabelle Sauvage, Alain Rebours, Sarah Clément (éditions Isabelle Sauvage)
Le hasard et la nécessité ?

Image disputaisonLorsqu’on regarde un peu en arrière, ce que l’on pourrait appeler un parcours – chacun le nôtre d’ailleurs, avant celui « d’éditeur de poésie », puisque nous sommes interrogés ici à ce titre –, on ne peut que voir des circonstances. On pourrait presque appeler cela des hasards, faits de rencontres, d’expériences passées et présentes (où la poésie a certes son importance), de moments de vie… On ne se rêvait pas, « même pas » on aurait pu s’imaginer « éditeur de poésie » ! Se retrouver « éditeur de poésie », en tout cas, n’a pas été de l’ordre d’un projet professionnel ou économique ou commercial… Il serait fou de soumettre cela à un business plan ou à un incubateur quelconque ou à une expertise entrepreneuriale… Retoqués d’entrée ! Il y va sans doute de quelque chose de plus courant et de mal admis dans notre monde, du désir, une appétence à être là, « au monde » comme on le dit souvent, en mettant en scène quelque chose de sacrément singulier, la poésie. Nous avons donc commencé en tant qu’amateurs, nous poursuivons comme des bricoleurs pas tout à fait du dimanche. Certes, nous défendons aujourd’hui un savoir-faire « professionnel », mais certainement pas un projet consumériste. Cela étant dit : la question de savoir si tel livre est « vendeur » n’est pas la nôtre avant la publication, savoir si la poésie est « vendeuse » pas plus. Nous avons au moins gardé cela de nos débuts.

Éditer autre chose que de la poésie (ou des textes inclassables) ne nous intéresse pas – ou en tout cas notre histoire ne nous a pas menés là. « Éditer de la poésie » nous est apparu, à un moment donné, comme une alchimie impérative, une dynamique irrémédiable de nos différences et de nos tribulations individuelles. Les enjeux peuvent en différer des uns aux autres de notre coopérative, mais cette nécessité reste comme un défi, toujours renouvelé, que nous menons ensemble, tous les trois, rejoints par d’autres parfois et souvent comme autant de rencontres humaines que seule la poésie permet. On peut y voir un geste politique, un refus de la langue assignée, un refus des conventions, d’une pensée majoritaire étriquée ; on peut y percevoir également l’actualisation de sensibles qui dépassent les fadeurs de notre temps ou qui affirment la présence des corps dans un monde-machine… Mais l’essence de notre projet – à la fois individuel et collectif – est là : nous nous sommes trouvés sur ce pari, sur ce risque d’être vivants.

Peu à peu, et comme une obligation de plus en plus pénible, c’est vrai, vu l’ampleur de la tâche, on n’a pu s’écarter de toute réalité : nous avons bien été obligés de rendre des comptes et de les équilibrer. Car être éditeur (quel que soit le genre d’ailleurs), c’est aussi être commerçant. Un négoce de livres est certes particulier (comme tous les objets culturels du reste), mais c’en est un quand même. Nous avons bien été obligés, non pour devenir riches (ne soyons pas fous !), mais seulement pour poursuivre, pour continuer à exister. Là, nous n’avons guère de recettes ou de leçons à donner (sans doute plus à recevoir), car tous les ans nous sommes les premiers étonnés de tenir ainsi. Mais peut-être peut-on soutenir que la poésie finalement ne se vend pas si mal (si on accumule tous les lieux où elle se vend et si on répète qu’on ne cherche pas à atteindre les têtes de gondoles), que le circuit économique du livre n’est pas si mal foutu que cela (si on en reste à des secteurs marginaux – hors des grosses machines de diffusion et de distribution – comme le nôtre), que les maisons d’édition de poésie ne sont pas si mal gérées que cela (si on y ajoute l’énergie et le militantisme que cela demande), que les aides publiques ne sont pas si négligeables que cela (en espérant qu’elles restent pérennes ces prochaines années…).
Alors, parfois on comprend pourquoi on continue, malgré…

Pour accéder aux autres contributions de cette Disputaison n°2, cliquer sur ce lien.



(Note de lecture) Le Cheval de feu, de Vladimir Maïakovski, par Matthieu Gosztola

17 février, par Florence Trocmé[ —]


1À la fin du Sacrifice de Tarkovski, « Petit Garçon » arrose un arbre mort : « Au commencement était le verbe. Pourquoi papa ? » Au commencement de ce film, le dernier du cinéaste russe, le père nourrit « Petit Garçon » avec l’eau sédimentaire du « Il était une fois » : « Il était une fois, il y a longtemps, un vieux moine dans un monastère orthodoxe. Il s’appelait Pamve. Il planta un arbre sec […] sur une montagne. À son disciple, un moine nommé Johan Kolov, Pamve dit d’arroser l’arbre chaque jour jusqu’à ce qu’il s’épanouisse. […] Chaque matin à l’aube, Johan remplissait un seau d’eau et se mettait en route. Il gravissait la montagne pour arroser le tronc sec, et chaque soir, il rentrait au monastère. Trois ans s’écoulèrent ainsi. Et un beau jour, en arrivant au sommet de la montagne, il vit son arbre couvert de fleurs ! »


2C’est une tout autre histoire, tout aussi belle, qui nous est soufflée dans Le Cheval de feu, septième des neuf livres pour les enfants qu’a écrits Maïakovski, entre 1925 et 1929 : « Trois cents fois le FILS / en avait parlé au PÈRE : / —— À mesure que je grandis / un cavalier s’éveille en moi. / Papa, donne-moi un cheval ! / Faut-il y penser encore ? / Pourquoi attendre demain ? » « Il y a tant et tant de jouets / dans les rayons / du magasin. / Père et garçon s’en vont / en quête d’un poulain. / Au MAGASIN on leur dit : / —— Tout le lot est parti, / pas de cheval aujourd’hui. / L’artisan / saura vous en faire un / d’une couleur choisie. » « […] Le pinceau du peintre / vole en tous sens / et le cheval a bientôt des yeux. »
Illustré et mis en page par Lidia Popova, Le Cheval de feu (Konʹ-ogonʹ) parut en avril 1928. Imprimé en chromolithographie, son tirage était de 10000 exemplaires. Est limitée à 1500 exemplaires (précipitez-vous !) la belle* édition française que nous offrent aujourd’hui les éditions Ypsilon, avec une traduction de Jean-Baptiste Para réalisée dans le cadre du Programme Gilbert Musy du Centre de traduction littéraire de Lausanne.


3Si, dans Poezibao, sont reproduites quelques pages de cet album, c’est afin de montrer à quel point « le texte et l’image forment [ici] un tout organique », ainsi que le commente Para. En effet, « le langage graphique peut combiner sur une même page le grand dessin polychrome d’un personnage, les outils ou les produits de son métier, et une vignette en bichromie qui scande le mouvement narratif. » « Chaque planche devient – conclut le traducteur – un espace vivant où se conjuguent les énergies du poème et de l’image. »

* Le texte est composé en Grotesque No. 9, Fakt et Tungsten et imprimé sur Magno natural 190 g.

Matthieu Gosztola

Vladimir Maïakovski, Le cheval de feu, illustrations de Lidia Popova, traduction et note de Jean-Baptiste Para, Ypsilon éditeur, collection Ymagier, 2019, 13€



(Anthologie permanente), Le Bouquet inutile, de Jean Pellerin

17 février, par Florence Trocmé[ —]


Jean Pellerin  le bouquet inutileLire cette présentation de Jean Pellerin (1885-1921)

Sonnet

Je veux courir en Bièvre et je boucle mes guêtres
Mais, quand je poursuivrai l’ase ou la perdrix grise,
Viendrez-vous pas ici chasser la Peine, assise
Au seuil empoussiéré de la maison sans maîtres ?

Je vous réserverai – vous connaissez les aîtres –
Cette chambre carrée où vous plaît une frise
Multipliant la nymphe hostile à l’entreprise
– Où le rosier grimpant a cerné la fenêtre.

Vous aurez le miroir qui sait votre visage
Depuis longtemps déjà, le lit, le paysage
Et le jardin noyé, ce soir, de brume basse.

Vous aurez le verger, les raisins de septembre.
Et la maison, le parc, la cueilleuse, la chambre
Enchanteront mon rêve aux loisirs de la chasse.

*

Quotidiennes

            À Tristan Derème.

C’est vrai, j’aurais pu devenir
            Fabricant d’élégies…
Je ne sais que me souvenir
            De notoires orgies.

Mais je veux écrire – à Paris,
            Un roman exotique.
– ? – Certes, vous aurez des houris
            Dansant sous le portique !

Je peindrai l’eau, le ciel, le port
            Et le désert « immense »
À l’heure grise où l’on commence
            À crier Paris-Sport.

*

Veneris Dies

Femme de deuil et d’opprobre,
Je veux tes mains pour mes fièvres,
Tu sauras m’ouvrir les lèvres,
Comme tu m’ouvres ta robe.

Que nous ont-ils dit là-bas ?
Il pleuvait de la lumière,
Et c’était la coutumière
Fête. Mais notre sabbat

À nous c’est la lampe jaune,
Déesse de cette alcôve,
Et c’est ton corps frais et fauve,
Et c’est ta royale aumône.

C’est ce rectangle noir
Que découpe la fenêtre,
Et c’est ce que j’ai fait naître
De douleur – pour moi – ce soir.

*

Bohême

IV


Tu veux un bouquet de jonquilles,
      On te l’accorde et l’on
 Danse autour de l’accordéon.
       Famuche joue aux quilles.

Dodo cessant d’être rétif
      Tend la peau de son rable
Afin qu’un tatouage admirable
      Azure un cœur votif.

Ce cœur qu’à droite de la flamme
      Un trait vient de percer
Réponds, Dodo, quel nom de femme
      Y feras-tu tracer ?

Veux-tu Méloche, la Sans-Honte,
      La Rose du Poteau,
Et devrais-je, sous ton couteau ?…
      Dansons. L’aurore monte…

*

Octobre !


Octobre ! Une chambre d’hôtel…
Sur la douteuse courtepointe,
De quels baisers m’as-tu pas ointe,
Ô Douce ? Je le vois bien tel,

Ce garni… Le désir m’accointe
De votre corps, brumeux pastel,
Près du mien, suc brun de bétel,
De ma bouche à la vôtre jointe.

Un jour… et ce nous fut assez.
Mais, de ces souvenirs tassés,
Des joies que nous avons connues,

Ne gardez-vous que le décor,
Dites ? Jouerons-nous pas, encor,
À Mesdames-les-Toutes-Nues ?


Jean Pellerin, Le Bouquet inutile (1923), recueil poétique mis en forme par Francis Carco, réédition en 1954 avec des notes d'Yves-Gérard Le Dantec.



Victor Hugo

Le vieillard parle

(Légende des Siècles)

Vous voici réunis, souverains d’Italie,
Ducs, papes, assassins, monarques de folie
Et de crimes, soudards efféminés et bas.
Fiers dans les trahisons, lâches dans les combats !
Te voilà, Quésacco, baron de frittomiste,
Qui n’ayant pas su prendre Orgone à l’improviste
As fui piteusement devant quatre bâtons.
Mes maîtres, vos palais qui portent aux frontons
Des devises d’orgueil, soulevant les huées,
Sont remplis de gitons et de prostituées.

(…)

(Première strophe d’un pastiche de la Légende des Siècles, Le copiste indiscret de Hugo, Vigny, Barbey d'Aurevilly, Albert Samain, Rimbaud, Jules Renard, Anatole France,... etc., pastiches (1919). Paris : A. Michel, [1919].)

Choix et présentation de Chantal Bizzini




(Poètes) Jean Pellerin

17 février, par Florence Trocmé[ —]

 

« Écartez les mots que j’aimais
            de votre bouche lasse.
Le dieu nous parle à voix trop basse
            On ne l’entend jamais… »

                                    Jean Pellerin



Jean PellerinLa poésie de Jean Pellerin, si elle fait écho à Verlaine ou même à Baudelaire, rappelle surtout Laforgue et Corbière, dans sa mélancolie faussement gaie, et son désenchantement ; quant à son mètre, il est souple et inattendu comme celui de Paul-Jean Toulet. Pellerin appartenait à l'école fantaisiste et sa poésie est capricieuse et libre. Il était apprécié de Carco et d'Apollinaire dont il était l'ami et qui trouvaient, peut-être, ses vers nobles et émouvants.

« Ses premiers vers, qu'il me lisait, étaient tout spontanés et faits à son image. Un miroir sur lequel il aurait incliné mille gestes, n'eût pas été moins prompt à les saisir. Jean Pellerin ne demandait pas autre chose à ses essais. Il les mettait au net sur un cahier et n'en parlait plus à personne. » (Francis Carco, préface au Bouquet inutile, nrf, 1923.)

Francis Carco engage Jean Pellerin à envoyer ses premiers poèmes dans diverses revues où il est accueilli. À la mort précoce de Pellerin, Carco devient son éditeur, recueillant le manuscrit que Pellerin a laissé en mourant. Voulant que ne se perde pas une œuvre qui, sans le secours de personne, dit-il, « défend de la mort tant de beautés ». Carco cite Pellerin et ajoute :

« Quand mon fil se cassera sous
            Les ongles de la Parque,

demandait-il,

Quand ma bouche aura les deux sous
            Pour la dernière barque,
Où serez-vous ? Dans le jardin
            Où je devrai descendre ?
Que serez-vous ? Charme, dédain,
            Douce chair — ou bien cendre ? 

Déchirante et discrète manière qu'avait Jean Pellerin de céder, par moments, à ce pressentiment qui l'éclairait et qui, sous les dehors d'une aimable fantaisie, puisait aux sources noires du désenchantement et lui faisait biffer le premier titre de son volume de vers pour le remplacer par le Bouquet inutile. Mais, ce désenchantement, il ne souffrait jamais qu'on en pri
̂t au tragique les allusions voilées d'une amère ironie. » (Francis Carco, introduction au Bouquet inutile, nrf, 1923.)

Le recueil "Le Bouquet inutile", de Jean Pellerin, a été publié à la nrf en 1923, avec une préface de Francis Carco. Dès 1926, Montale publie sur lui un article, il en écrira un autre en 1961 et il s'enorgueillit, dans une lettre, d'avoir été le premier, en Italie, à le découvrir ; plus tard, Jean Pellerin sera traduit en italien par Pasolini.


Bibliographie de Jean Pellerin
(d’après le catalogue de la BNF et la bibliographie de Gilbert Niguay dans le livre de Jean Serroy « Jean Pellerin (1885-1921) »)

ŒUVRES EN PROSE DE JEAN PELLERIN
- En allant... (1912) Paris : P. Ollendorff, [1912].
- Le goût du toc, comédie en 1 acte (1913). [Paris, Fémina, 12 octobre 1912.]. Paris : Éditions du "Monde illustré", 1913.
- Le Copiste indiscret de Hugo, Vigny, Barbey d'Aurevilly, Albert Samain, Rimbaud, Jules Renard, Anatole France,... etc., pastiches (1919). Paris : A. Michel, [1919].
- La Jeune fille aux pinceaux, roman (1919). Paris : l'Édition française illustrée, 1919.
- La Dame de leurs pensées, roman (1920). Paris : A. Michel, 1920.
- La Mégère amoureuse, roman (1921). Paris : J. Ferenczi, 1921.
- Sous le règne du débauché, roman (1921) Paris : A. Michel, cop. 1921.
- Le Dîner des bons ménages, Miguel l'Aragonais, roman (1922). Paris, G. Crès ; (Corbeil, impr. de Crété), (s. d.). In-16 (185 x 120), 128 p., couv. ill. [Acq. 295103] -XcR-.
- L'Évadé de l'enfer, roman (1922).
- Cécile et ses amours, roman (1923). Paris : A. Michel, 1923.
- Tartine, Tartine. Avec une préface de Francis Carco (1923) Paris : E. Champion, 1923.
- Figures d'aujourd'hui, critiques (1923) en collaboration avec Gaston Picard, illustrations de Chana Orloff. Paris : E.-F. d'Alignan, 1923.
- Les Vainqueurs de l'Atlantique, roman paru en feuilleton dans La Lanterne du 5 mars au 19 avril 1920 et signé du pseudonyme Jean Prévaudière.
- Le Trésor de Keriolet, roman paru en feuilleton dans La Lanterne du 19 mars au 26 mai 1920 et signé du pseudonyme Jean Prévaudière.
- Le Roi doré, Roman d'aventures au Far-West, roman paru dans La Lanterne du 25 octobre au 27 novembre 1920.
- Douze contes du Gil Blas, contes (1983), publiés sous le pseudonyme de Clément Carel au Gil Blas en 1912-1913, édition de Georges Schmits. Dolhain : Éd. complexe, 1983.

ŒUVRES POÉTIQUES DE JEAN PELLERIN
- Le petit carquois, poèmes (1913) en collaboration avec André du Fresnois [Paris] : se trouve au "Divan" , 1913 et (1987) Limbourg [Belgique] : Éditions Compléments, 1987.
- La Romance du retour, poème (1921).
- Le Bouquet inutile (1923), recueil poétique mis en forme par Francis Carco, réédition en 1954 avec des notes d'Yves-Gérard Le Dantec. Paris, Éditions de "la Nouvelle revue française", 1923. In-8°, 195 p. [Don 221471] -XcP- .
- Quatre chansons de Bilitis et un poème inédit, poèmes (1987), édition de Georges Schmits (1987) Dolhain : Éd. Compléments, 1987.

OUVRAGES SUR JEAN PELLERIN
- Cahiers Jean Pellerin. Dolhain, Limbourg (Belg.), Éd. Compléments, 1985. N° 1 : SCHMITS (Georges). Portraits de Jean Pellerin, 1985.
- DAVID (Oscar) : La Vie d’un poète, Jean Pellerin. Lyon, Imp. Générale Lyonnaise, 1933.
- Le Divan. N° 76, février 1922 [N° consacré à Jean Pellerin].
- Jean Pellerin et l’École fantaisiste. Textes réunis par Jean Burgos. Paris, Lettres Modernes, Minard, 1984. (La Revue des lettres modernes. L’Icosathèque, 7. L’Avant-siècle, 3).
- MAGNI (Luciana) : Jean Pellerin [Portraits de Jean Pellerin, 51 p.]. (Mémoire, Univ. commerciale Bocconi, Milan, 1957. Dact.).
- Poètes (Les) fantaisistes… Anthologie présentée par Michel Decaudin. Paris, Seghers, 1982. [Jean Pellerin, pp. 105-126].

Pour les articles consacrés à Jean Pellerin, consulter la bibliographie Gilbert Niguay dans le livre de Jean Serroy, « Jean Pellerin (1885-1921) », Éd. des Cahiers de l'Alpe, 2015.

Notice réalisée par Chantal Bizzini

Jean Pellerin, né le 24 avril 1885 à Pontcharra (Isère) et décédé le 9 juillet 1921 au Châtelard (Savoie), est un poète français membre de l'École fantaisiste. (sa fiche Wikipédia)
Photo : Le poète Jean Pellerin, Robert de la Vassière ? — Anthologie Poétique du XXe siècle Tome 2 (p. 105) publiée par Robert de la Vassière



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