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En vrac du mercredi

5 February, by Tristan[ —]

En vrac de nouvelle année 2020

6 January, by Tristan[ —]

Lever de soleil sur Paris, janvier 2020

Meilleurs vœux 2020 pour le(s) lecteur(s) du Standblog !

En vedette : le New York Times sur la surveillance

Article énorme du New York Times : Total Surveillance Is Not What America Signed Up For. Les journalistes ont mis la main sur un fichier recensant les déplacements de plus de douze millions d’américains, avec plus de 50 milliards de coordonnées GPS. Un extrait traduit par mes soins :

En analysant ces coordonnées, nos journalistes ont pu pister les mouvement des gardes du corps de Donald Trump et de personnalités du Pentagone. Ils ont pu suivre des manifestants jusque chez eux et espionner des lycéens de Los Angeles. Dans la plupart des cas, c’était un jeu d’enfant de relier une piste prétendument anonyme à un nom et une adresse, et donc une personne identifiée.  ;

Votre smartphone peut diffuser votre lieu exact des milliers de fois par jour, via des centaines d’apps, instantanément à des dizaines de sociétés. Chacune de ces entreprises a la capacité de suivre individuellement des téléphones où qu’ils soient, quasiment en temps réel. Ça n’est pas un bug dans le système. C’est le système.

Le même New York Times a publié une Visualisation ‘One nation, tracked’ des données récupérées. Extraordinairement révélateur sur la vie de personnes qui devraient pourtant rester discrètes pour des raisons d’État (ou leurs propres opinions politiques ou orientation sexuelle).

En vrac


Le possible succès du vélo

December 2019, by Tristan[ —]

En allant vélotaffer ce matin à coté du Louvre

Alors que nous vivons avec la grève pour le système des retraites, les vélos sont devenus beaucoup plus nombreux dans les rues des grandes villes. Cela m’a amené à relire un article datant de cet été : Qu’est-ce que le « système vélo » ? C’est un concept expliqué par le l’économiste et urbaniste Frédéric Héran, auteur de Le retour de la bicyclette. En voici un résumé :

Comme tout mode de transport, le vélo est un système, il faut, pour bien fonctionner :

  1. un véhicule en bon état et les services associés ;
  2. un réseau dense et continu, bien maillé ;
  3. des usagers capables de se servir de ce véhicule sur ce réseau et de respecter quelques règles ;
  4. un environnement accueillant et suffisamment sûr.

En plus de cela, depuis quelques années, quatre cercles vertueux se sont mis à tourner :

  1. Un effet de parc : plus les vélos sont nombreux, plus l’offre de vélos et d’accessoires s’étoffe et peut être adaptée à la diversité des clients, ce qui renforce l’usage du vélo. Que l’on songe, par exemple, aux vélos cargos : plus il y en a, plus il est facile de trouver un fournisseur et réparateur, et plus il y en a.
  2. Un effet de réseau : plus le réseau des aménagements cyclables est dense, plus il devient efficace et attractif. Le territoire est rendu plus accessible, au point que le choix du vélo finit par s’imposer jusqu’à saturer le réseau qu’il faut agrandir.
  3. Un effet de club : plus la communauté des cyclistes s’agrandit, plus elle accède à des avantages spécifiques (comme le double-sens cyclable ou le laisse-le-passage au feu rouge), accroît son pouvoir d’influence et tend à imposer la pratique du vélo comme nouvelle norme de comportement.
  4. Un effet de sécurité : plus les cyclistes sont nombreux, plus ils sont en sécurité. On constate que, quand la pratique augmente, les accidents diminuent (ou s’accroissent moins vite). Car les cyclistes deviennent plus visibles, les aménagements sont plus nombreux, de plus en plus d’automobilistes sont aussi par ailleurs cyclistes et font donc plus attention… ce qui encourage en retour la pratique. (Dans le jargon cycliste, on appelle cela la masse critique). C’est pour cela qu’aux Pays-Bas, les cyclistes ne portent pas de casque et n’en voient pas l’intérêt : ils sont suffisamment nombreux pour qu’on fasse attention à eux et donc qu’ils soient en sécurité à vélo.

Paris, en cette fin d’année 2019, est intéressant à plusieurs titres : d’une part les pistes cyclables sont de plus en plus nombreuses, ce qui rend la pratique plus facile. Par contre, le réseau de boutiques s’effondre sous la demande des néo-cyclistes ! Je voulais offrir une lumière pour son vélo à un collègue cycliste pour Noël, impossible d’en trouver une dans les différentes grandes surfaces. Pareil pour les pantalons de pluie !

Mais j’ai bon espoir que certains néo-cyclistes qui auront découvert la pratique du vélotaf vont continuer à prendre leur vélo pour aller travailler, peut-être justement parce que leurs débuts ont été dans les pires conditions, de nuit, sous la pluie et le froid. Après tout, n’ai-je pas commencé à vélotaffer un premier décembre ?


En vrac du mercredi

December 2019, by Tristan[ —]

En vedette :

L’ONG Climate Interactive vient de lancer un outil interactif en ligne qui permet à chacun de mieux comprendre comment interagissent les différentes variable de l’équation climatique. Ce simulateur s’appelle EN-roads Simulator. Le voici.

  • Il est accompagné d’un jeu de rôle, permettant à des groupes de travailler sur le sujet sous la forme d’un jeu ;
  • Voici un modèle que j’ai créé (c’est super facile de cliquer sur des boutons, mais c’est l’exécution qui est « non-triviale » !).

Ce que je trouve assez génial, c’est la possibilité de mesurer l’impact des différentes options sur le réchauffement, sans pour autant plonger dans des modèles mathématiques forcément ultra-complexes. J’adorerais jouer à une partie de ce jeu de rôle !

En vrac :


Il faut d'urgence réduire les émissions de gaz à effet de serre

December 2019, by Tristan[ —]

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt un article du Monde : Climat : après une décennie perdue, les Etats doivent réduire drastiquement leurs émissions (réservé aux abonnés, malheureusement).

Je vous préviens, c’est du brutal :

Les pays devront abaisser de 7,6 % leurs rejets carbonés chaque année entre 2020 et 2030 s’ils veulent contenir le réchauffement climatique à un seuil soutenable. Les émissions augmentent au contraire irrépressiblement.

Deux graphiques très intéressants issus de l’article :

La trajectoires émissions gaz effet de serre

Trajectoires emissions gaz effet de serre, déc. 2019

Ce qui est intéressant dans ce graphique, c’est de constater plusieurs choses :

  1. Si on continue à ce rythme là, nous allons arriver à 3,4°C et 3,9°C à la fin du XXI S.
  2. Même si les 196 pays signataires de l’accord de Paris respectent leur engagmeent, nous sommes partis pour une hausse de 3,2°C (c’est qui est une catastrophe).
  3. pour rester sous les 1,5°C à 2°C de réchauffement, il faut réduire de façon très très brutale la production des gaz à effet de serre. (Il faut diviser par deux les émissions en 30 ans pour rester sous 2°C et par 9 pour rester sous 1,5°C).

Autrement dit, si on reste comme ça, les enfants nés en 2019 n’auront pas une planète qui ressemble à la nôtre. Pour rappel, au delà de 1,5°C de réchauffement, les choses commencent à s’emballer. à 2°C, c’est déjà très problématique.

Si on veut éviter cela, il faut changer radicalement le mode de fonctionnement de notre société en terme de consommation, déplacement etc.

Les émissions de CO2 par habitant

Emissions de CO2 par habitant, déc. 2019

Ce second graphe est plus optimiste. On voit que par habitant, la production de CO2 baisse aux USA et en Europe. Bien sûr, elle augmente en Chine et en Inde. Ce que cache le graphe, c’est que la population de ces deux pays est en forte hausse, ce qu’il ne faut pas oublier, car c’est une grosse partie du problème.

Une autre chose est visible, mais de façon moins distincte : c’est que la Chine est certes productrice de CO2, mais c’est partiellement du au fait qu’elle est l’usine du monde. Si on retire de son bilan carbone ce qu’elle exporte et qu’on le réattribue aux pays qui importent, on voit que la Chine, toujours par habitant, produit beaucoup moins de CO2 que les USA (3 fois moins) ou que l’Europe (25% de moins).

Les émissions mondiales sont largement tirées vers le haut par la Chine et, à un moindre degré, par l’Inde. Mais, note le rapport du PNUE, « les pays développés ne peuvent pas se contenter de réduire leurs émissions nationales en les exportant vers les économies émergentes ». Lorsque l’on inclut les émissions de CO2 générées par la production des biens importés, un Européen pollue un peu plus qu’un Chinois – avec respectivement 8,1 et 6,1 tonnes par an et par habitant.


En vrac du mardi

December 2019, by Tristan[ —]

Velo dans le bois de Boulogne

En allant travailler à vélo via le bois de Boulogne


Bilan un an de Velotaf

December 2019, by Tristan[ —]

VTT au bord de la mer

Un peu de contexte

Il y a un an jour pour jour, le 1er décembre 2018, j’ai fait un changement qui pourrait sembler anodin : j’ai décidé de changer de moyen de transport pour aller bosser. Six mois plus tôt, j’ai commencé à travailler dans une entreprise dont les locaux sont à coté de la Porte Dauphine, un coin peu pratique pour moi. Soit j’y vais à pieds (45 mn) soit j’y vais à métro (35 mn dont 30 à pieds) soit c’est le RER, mais les horaires sont trop irréguliers. J’ai envisagé de racheter un scooter (j’ai roulé 20 ans à Paris en scooter), mais il était hors de question de revenir en arrière et retrouver les problèmes qui vont avec : manque d’exercice, stress et danger, sans parler de la pollution sonore, du CO2 et des micro-particules rejetés dans l’atmosphère. Bref, j’ai craqué pour un vélo pour me déplacer au quotidien.

Velo Moustache Samedi 27 X-Road

Le choix de l’assistance électrique

Compte tenu de ma forme physique pas franchement éblouissante, le fait qu’il faille monter une côte (le bureau est en haut de la colline de Chaillot, celle où se trouve le Trocadéro) et mon besoin de porter une veste pour certains rendez-vous, j’ai opté pour un vélo à assistance électrique. Il y a à coté de la maison un magasin qui me fait de l’oeil depuis plusieurs années. J’ose enfin y rentrer, et j’opte pour un vélo Moustache X-Road équipé d’une motorisation Bosch. Au fil du temps, je l’équipe d’un cartable spécial qui s’accroche facilement au porte-bagages, je fais monter une tige de selle dotée d’un amortisseur et ensuite un meilleur phare. Toujours pour des raisons de sécurité, je « mochifie » l’engin avec du scotch réfléchissant. Une petite sacoche pour y stocker mon pantalon de pluie, une autre pour une chambre à air de secours et une bombe anti-crevaison, une loupiote clignotante rouge à l’arrière pour compléter le feu de série. Ma chérie me pousse à acheter un casque, et en vieux motard prévoyant, je porte des gants (ce sont les mains qui prennent toujours en premier en cas de chute).

Vélo au bois de Boulogne, en bord de lac

À l’usage

Les premiers tours de roues sont un peu intimidants : pas facile de rouler sans carrosserie au milieux de ces gens qui roulent comme des dingues avec leurs moteurs vrombissants ! Et puis il faut trouver son chemin, découvrir les pistes cyclables, appréhender les trajets et redécouvrir les côtes. Heureusement, l’électrique aide bien ! Une pente et pas envie ou pas possible de faire l’effort à cause des vêtements, de la température ou du rendez-vous qui vient ? Hop, on augmente l’assistance et ça va mieux ! Au bout de quelques mois de pratique, on mémorise les pistes cyclables, les meilleurs chemins à prendre et les coins à éviter. On gagne aussi en assurance (tout en restant prudent) dans le chaos de la circulation parisienne.

Quelques changements inattendus

La perte de poids

Une des raisons pour prendre un vélo était de ne pas revenir au scooter et à la sédentarité qu’il implique : quand on a un scooter, on se gare tout près du bureau et de la maison, et donc on fait très peu d’exercice. C’est à peine mieux en voiture. J’avais déjà perdu du poids en passant aux transports en commun, je voulais continuer à faire de l’exercice. Grand bien m’en a pris, puisque j’ai perdu 6 kilos supplémentaires, ce qui fait que je me sens beaucoup mieux dans ma peau.

L’équilibre mental

Mon médecin me disait récemment de faire de l’exercice pour être moins stressé. C’est bien ce que je fais ! J’ai un job pas reposant, mais le vélo m’aide beaucoup à trouver l’équilibre, à prendre du recul. Je trouvais mon trajet de 4 km (en aller simple) un peu court, j’ai donc cherché comment le rallonger. C’est ce que je fais quasiment tous les matins en passant par le bois de Boulogne, ce qui double la distance le matin. Le soir, étant souvent pressé, je prends le chemin le plus direct, ce qui me fait généralement 12 km par jours si je n’ai pas de rendez-vous à l’extérieur. C’est d’autant meilleur que le passage par le bois de Boulogne fait une véritable coupure dans la journée. La plus grande surprise du vélo, c’est la sérénité qu’il m’a apporté.

Velo au bois de Boulogne

Mon vélo au bois de Boulogne, devant le kiosque de l’empereur

La piquouse vélo

Étant du genre obnubilé par mes occupations et ayant envie de les partager, j’ai proposé à mon épouse de lui offrir un vélo à assistance électrique. Elle a refusé avant d’accepter un vélo dit “sec” (ou “musculaire”), c’est à dire sans assistance… ce qui a inévitablement impliqué que je m’en achète un aussi. Nous voici donc tous deux équipés de « randonneuses », ces vélos de route prévus pour la randonnée. Nous les avons pris pour faire un tour sur les pistes cyclables du Calvados pendant l’été. Depuis leur achat, nous avons fait plus de 800 km avec !

Avec mon épouse vers la fin du voyage

Le gain de temps

Avant, aller au bureau et en revenir me prenait 1h10 par jour. Maintenant, c’est 30 mn (en direct) à 45 mn (si je rallonge), mais avec la vraie sensation de m’être dépensé et ce, 5 jours par semaine (souvent plus car je fais aussi du vélo le week-end). Du coup, j’ai résilié mon abonnement à la salle de sport ! Ça tombe bien, ça me gonflait d’y aller et ça ne m’apportait pas grand chose…

Un an et quelques chiffres

  • Près de 4000 km en un an :
    • 2800 km parcourus avec le vélo à assistance électrique
    • 800 km avec le vélo sec
    • 300 km environ avec mon vieux VTT
  • 6 kilos perdus et une forme physique largement meilleure
  • 1 crevaison
  • une demi-douzaine de cyclistes dépannés avec mes talents de bricoleurs
  • une demi-douzaine de fois où j’ai du utiliser mon pantalon de pluie

Bref, si votre trajet maison-travail fait moins de 10 km (aller) et que vous n’habitez pas en haute montagne, il y a de grandes chances que vous puissiez le faire à vélo. Oui, le changement peut faire peur. C’est normal, et du coup on a vite fait de se dire « le vélo, ça n’est pas pour moi car [insérez ici l’excuse de votre choix] ». Et pourtant. Il y a plein de choses qu’on peut changer si on prend le problème à bras le corps. Besoin de transporter une guitare ? C’est possible. Des enfants ? C’est possible aussi. Du matériel lourd ? Oui, aussi. Besoin de prendre le train ? Fastoche !

En fait, en terme de vélo, je n’ai qu’un regret : n’avoir pas commencé plus tôt !


Place aux jeunes dans la lutte contre la surveillance

November 2019, by Tristan[ —]

Il y a quelques semaines, j’étais contacté par une étudiante recommandée par une amie pour l’aider un travail lié à la vie privée. J’essaye autant que possible de me rendre disponible pour ce genre de choses, et là, j’ai eu le nez fin (ou plus précisément de la chance) : la jeune Zuzanna Sonenberg qui me posait des questions a publié un mémoire qui a été récompensé du 1er prix Mazars Bernheim[1] pour son mémoire « The electronic and economic mass surveillance of GAFAM » librement téléchargeable sur le Standblog (format PDF, 5,2 Mo). J’ai posé quelques question à Zuzanna quelques questions pour mieux comprendre son travail. Les voici :

Bonjour Zuzanna, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Zuzanna Sonenberg, j’ai 24 ans. Je viens de quitter les bancs de l’école et m’apprête à entrer dans la vie active. Je suis diplômée de Sciences Po Aix et de l’Université Paris-Dauphine. J’adore voyager et regarder des documentaires Arte.

Vous avez rédigé un mémoire sur la surveillance de masse, pourriez-vous le résumer, quelles en sont les conclusions ?

A travers ce travail, j’essaie de démontrer à quel point les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) sont omniscients et n’existent que grâce à nos données personnelles. Ces entreprises ont mis au point des business model très lucratifs reposant sur la collecte et l’exploitation des data de leurs utilisateurs en échange de services numériques en apparence gratuits. Toutefois, ces mêmes services sont en réalité de puissantes armes de surveillance de masse. L’agrégation continue des données personnelles permet à ces acteurs privés de suivre leurs utilisateurs partout en tout temps. Ce mémoire propose ainsi une analyse du système de surveillance et de contrôle mis en place par les plateformes numériques en mobilisant les concepts de Michel Foucault, Gilles Deleuze, Antoinette Rouvoy et Shoshana Zuboff, afin de comprendre son fonctionnement et son fort ancrage dans notre société contemporaine.

En vue de confronter le cadre conceptuel à la réalité, une étude quantitative a été réalisée de manière à comprendre les habitudes des individus sur internet et déceler leur perception des GAFAM. L’étude illustre une lucidité certaine des utilisateurs sur la nécessité de se protéger contre les risques associés à l’extraction et au traitement des données personnelles par les GAFAM. Néanmoins, elle souligne également une importante méconnaissance des solutions alternatives aux géants du Web et un manque de réflexion de la part des répondants sur leur responsabilité individuelle dans le capitalisme de surveillance actuel. Par ailleurs, ne disposant pas d’une entière compréhension de l’ampleur ni des enjeux liés à la collecte de leurs données, les individus ne peuvent réellement se mobiliser et lutter conjointement contre ce phénomène. Quelques recommandations sont donc proposées pour agir à l’échelle individuelle, collective et institutionnelle afin de changer les réflexes et usages des internautes.

Comment vous est venue l’idée de travailler sur ce sujet ?

Je suis partie d’un constat personnel : tout mon entourage était très favorable au développement et à l’utilisation massive des nouvelles technologies. Mes amis souhaitaient accroitre leur accès aux services connectés et désiraient un monde davantage numérisé. Mes cours à la fac promouvaient également l’utilisation des technologies et des objets connectés. Ce discours unanime dominant m’a rendue sceptique. Je me sentais mal à l’aise, car cette digitalisation croissante de notre société ne me réjouissait aucunement. Tous les partis parlaient d’une même voix pour vanter les bienfaits des services numériques sans interroger leurs potentiels dangers. J’ai donc décidé d’explorer la face sombre du monde numérique en me concentrant sur les GAFAM, qui représentent le modèle le plus abouti du capitalisme de surveillance.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris ou intéressé en travaillant sur ce sujet ?

Ce qui m’a le plus surpris en travaillant sur ce sujet est le manque de réflexion personnelle sur le fonctionnement des services numériques et le manque d’un sentiment de responsabilité individuelle dans le processus de collecte des données de la part des utilisateurs des GAFAM. Il est évident que ces acteurs ont révolutionné nos vies et que nous ne pourrons cesser du jour au lendemain d’utiliser leurs produits. Néanmoins, il est du devoir et de la responsabilité de chacun de prendre en charge sa destinée numérique. En acceptant, sans ne jamais les lire, les conditions d’utilisation des plateformes connectées, les individus donnent volontairement et intentionnellement leur accord pour le traitement et l’analyse de leurs données personnelles par des tiers. Ils devraient, à mon sens, se questionner sur le caractère gratuit des services offerts, sur l’essence de la rentabilité financière des GAFAM et être plus vigilants dans l’espace virtuel au lieu de se laisser distraire et se complaire dans un système qui viole leur vie privée.

Merci Zuzanna, il ne reste plus qu’à souhaiter bonne lecture aux lecteurs anglophones du Standblog !

Note

[1] Cf aussi sur Twitter.











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