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Christine Duminy-Sauzeau, Des choses simples

22 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour



Géraldine Dubois
Ph. : Géraldine Dubois
in Christine Duminy-Sauzeau, Des choses simples







DES CHOSES SIMPLES
(extrait)





J’ai envie d’écrire des choses toutes simples,

comme le papier peint de ma chambre :

des feuilles vertes, de toutes petites feuilles vertes
deux par deux accrochées,
accolées plutôt, l’une à l’autre.




Délicatement.
L’une d’entre elles est légèrement plus grande et elle vient se poser,
en se cambrant,
à l’endroit précis où l’autre devient tige en s’amincissant à l’extrême.




Est-ce que vous voyez cela ?




Christine Duminy-Sauzeau, Des choses simples, Zinzinule Éditions, 69006 Lyon, 2019, s.f. Photographies : Géraldine Dubois.





Christine Duminy-Sauzeau  Des choses simples






CHRISTINE  DUMINY-SAUZEAU


Duminy Sauzeau





■ Voir aussi ▼

→ (sur Encéphalogramme du spectacle) un entretien de Pauline Catherinot avec Christine Duminy-Sauzeau
le site de Géraldine Dubois





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Élisabeth Chabuel | [on ne pense pas au présent]

21 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour



[ON NE PENSE PAS AU PRÉSENT]





on ne pense pas au présent
au train qui lie la ville
et nous lie
nous
à l’inconnu en chair et en os qui nous côtoie

et nous
à nous-mêmes

on vit ailleurs dans nos paroles
on a nos liens
on se retrouve par-delà les murs
ou par-delà les ruines

on se parle la langue

momentanément
la distance n’existe plus
l’éloignement
l’exil
la prison





on tente d’appréhender le passé
pour étayer le présent
envisager peut-être
un futur

les barres défilent tristement
des lignes sombres cinglent l’espace urbain derrière la vitre

lignes de fuite

on glisse sur nos phrases
pieds-nus dans un lavis ruisselant

les montagnes s’effacent
les hauteurs perdent leurs têtes
des litres de brume pèsent sur les barres

seule notre voix
transperce ce qui nous ceint




Élisabeth Chabuel, Les Passagers, Voix d’encre, 2019, s.f. Aquarelles d’Emmanuel Mergault.





Elisabeth Chabuel  Les Passagers






ÉLISABETH  CHABUEL


Chabuel portrait
Source





■ Élisabeth Chabuel
sur Terres de femmes

Et ils sont (extrait)
Intime violence
Veilleur (lecture d’AP)
Je (extrait du Veilleur)
17 juillet 1944 | Élisabeth Chabuel, 7 44
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) Le Moment




■ Voir aussi ▼

→ (sur le site des éditions Voix d’encre) la fiche de l’éditeur sur Les Passagers





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Michèle Finck | Variation 9 :: À Glenn Gould 1981

14 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour



Gould 1981
Glenn Gould interprétant la Variation 9 des Variations Goldberg (1981)
Source








VARIATION 9

À GLENN GOULD 1981





Variation 9.    Canon
Sur la tierce.     Écoute :
Toute interprétation     est    un songe.
Voici     deux coquillages     sonores     vivants.
Pose     ton     oreille     contre chacun d’eux.
Font entendre     les mêmes notes
Mais     racontent     à l’ouïe
Deux     histoires     de musique.
Deux     songes     de    sons.




Gustav Leonhardt
Grand paon     au clavecin.
Fait     la roue.
Toutes plumes     superbes     déployées.
Aristocratie     du     toucher     scintille.
Orfèvrerie sonore. Offrande d’orpailleur.
Monde     passé à l’or     le plus fin.
Horlogerie     musicale     savante     brillante
Règle l’univers.     Miniaturiste     des sons.
Chaque ornement     flamboie.     Impeccable.
Révérence devant     les conventions     d’époque.
Transmission     d’un savoir     séculaire.
D’une vision de l’univers     rêvé
Ordre.     Orgueil.     Élitisme du grand Prêtre
Perruqué poudré     dans le film de Straub-Huillet.
Virtuosité.     Perfection.     Dévotion.
Ce songe     ne désaltère     pas     la soif de l’oreille.
« La musique     savante
Manque     à notre désir. »
Gustav Leonhardt :     interpréter
C’est     répondre.

Glenn
Gould


Changer     d’interprétation :
Changer – de vision.
Glenn Gould : interpréter
C’est     questionner.
Songe de Gould     apaise soif de l’oreille.
Comète Gould :     Commotion.
Mais pas commotion
Qui donne
La mort.
Commotion
Qui donne
La vie.
1955 :     Glenn Gould     grave     Goldberg
À 23 ans.     Gaya scienza.
Mais déjà     quitte la scène     à 32 ans.
« Tu as bien fait de partir »    Glenn Gould.
1981 :    Glenn Gould grave     Goldberg.
« Retour amont. »     Mort à 50 ans.     Gaya scienza.




Michèle Finck, « Variation 9 : À Glenn Gould 1981 », Sur un piano de paille, Variations Goldberg avec cri, éditions Arfuyen, Collection Les Cahiers d’Arfuyen, volume 243, 2020, pp. 55-57.





Michèle Finck  Sur un piano de paille 2






MICHÈLE FINCK


Michèle Finck  portrait
Image, G.AdC





■ Michèle Finck
sur Terres de femmes


Connaissance par les larmes (lecture d’AP)
[Pier Paolo Pasolini, Mamma Roma] (poème extrait de Connaissance par les larmes)
[Chostakovitch, Tsvetaïeva, Akhmatova] (poème extrait de La Troisième Main)
La Troisième Main (lecture d'Isabelle Raviolo)
Pitié (poème extrait de L’Ouïe éblouie)
[Cette fois nous parvenons à travailler] (poème extrait de Poésie Shéhé Résistance)




■ Voir aussi ▼


→ (sur le site des éditions Arfuyen) une notice bio-bibliographique sur Michèle Finck
→ (sur le site des éditions Arfuyen) la page de l’éditeur sur Sur un piano de paille de Michèle Finck




■ Écouter aussi ▼


→ (sur YouTube) Glenn Gould interprétant la Variation 9 des Variations Goldberg (1981)





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[Grenoble] 16 et 17 janvier 2020 :: double rencontre avec le poète italien

MILO DE ANGELIS

12 janvier, par Angèle Paoli[ —]


Jeudi 16 janvier 2020

(Bibliothèque municipale Internationale,
6, place de Sfax,
38000 Grenoble
tél. : 04 38 12 25 41)


et


vendredi 17 janvier 2020

(Université Grenoble Alpes
Campus universitaire
Bâtiment Stendhal
Salle de la section italien F110)
Saint-Martin-d'Hères)









Milo De Angelis Grenoble 1Milo De Angelis  Grenoble  3






La voix de Milo De Angelis, né à Milan en 1951, a été reconnue dès la publication de Somiglianze (Quaderni della Fenice di Guanda, alors dirigés par Giovanni Raboni, 1976). Milo De Angelis est aujourd’hui considéré comme un poète majeur des XXe-XXIe siècles italiens. Thème de l’adieu (paru en 2010 aux éditions Nous, et dont plusieurs extraits avaient paru en février 2009 dans la revue Terres de femmes), a pour beaucoup contribué à le faire connaître en France.


Dans son récent recueil (Incontri e agguati, 2015 ; Rencontres et guet-apens, publié chez Cheyne éditeur en novembre 2019, co-traduit en français par Sylvie Fabre G. et Angèle Paoli, et postfacé par Jean-Baptiste Para), son écriture sans artifice, la tension de sa méditation et ses images troublantes touchent le cœur de la destinée humaine. Le poète y relate une chronique du quotidien dans le décor urbain de Milan mais pour mieux explorer sa confrontation avec la mort. Au centre de cette “guerre de tranchées”, il crée une langue capable de nous relier au “doux rien et sombre rien” du monde. En une suite de tableaux vivants surgissent des scènes présentes ou passées, des visages, figures d’enchantement ou “ombres défaites”. Ils nous hantent par une présence qui leur confère une double dimension sensible et sacrée. Si la poésie est un chemin partagé où se dessine “une ébauche de salut, peut-être, ou une exécution”, Milo De Angelis en fait monter haut la flamme et le souffle. Il réussit à installer un dialogue vivant entre lui et son adversaire la mort qu’il anime à travers la rencontre de l’autre dans la grandeur lumineuse et obscure d’un passage.


Un temps de ces deux rencontres grenobloises sera consacré à la lecture de quelques textes de Milo De Angelis, en italien par lui-même, et en français par ses deux traductrices, poètes elles aussi, la grenobloise Sylvie Fabre G. et la cap-corsine Angèle Paoli.





Milo De Angelis Grenoble 3






MILO DE ANGELIS



Milo-de-angelis
Photo © Viviana Nicodemo
Source






■ Milo De Angelis
sur la revue Terres de femmes


[A volte, sull’orlo della notte] (un poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP)
[Era buio] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite de Sylvie Fabre G.)
[Nessuno riposa] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 1]
[Mi attendono nascosti] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 2]
[È qui] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 3]
[Ecco l’acrobata della notte] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 4]
[Ho saputo, amica mia...] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 5]
Milano lì davanti (poème extrait de « L’oceano intorno a Milano » in Biografia sommaria, 1999)
L’oceano lì davanti (poème extrait de L’Océan autour de Milan)
[Inquadratura](poème extrait d’Incontri e agguati)
“T.S.”, II (extrait de Somiglianze)
Thème de l’adieu (traduction d’extraits par AP ― février 2009 + notice de Martin Rueff)
Thème de l’adieu (lecture de Tristan Hordé)
Tutto era già in cammino (extraits du Thème de l’adieu, éditions NOUS, 2010)



■ Voir | écouter aussi ▼


→ (sur YouTube) un portrait vidéo de Milo De Angelis par Viviana Nicodemo





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Milo De Angelis | [Ho saputo, amica mia...]

11 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour

« Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 5 (à suivre)



[HO SAPUTO, AMICA MIA…]



Per Viviana Nicodemo



Ho saputo, amica mia,
che sei stata in un limite. Anch’io
negli intervalli di una sola e grande morte
dormivo tra i casolari
dove si raccolgono d’inverno
con la parola disunita e il fitto
delle idee: entrava
un profumo di uva passa e la neve
dell’incontro ha percepito
la mia notte nella tua.




Milo De Angelis, « I. Alfabeto del momento » in Quell’andarsene nel buio dei cortili, Poesia, Arnoldo Mondadori Editore, Collezione Lo Specchio, 2010, pagina 20.





Milo De Angelis  Quell’andarsene nel buio dei cortili






[J’AI APPRIS, MON AMIE…]



Pour Viviana Nicodemo



J’ai appris, mon amie,
que tu as été dans un état limite. Moi aussi
dans l’entre-deux d’une seule et grande mort
j’ai dormi au milieu des fermes
où l’on se rassemble en hiver
la parole éclatée et le touffu
des fantasmes : un parfum de raisin sec
est entré et la neige
de la rencontre a perçu
ma nuit dans la tienne.



Traduction inédite d’Angèle Paoli





MILO DE ANGELIS



Milo-de-angelis
Photo © Viviana Nicodemo
Source





■ Milo De Angelis
sur Terres de femmes

[A volte, sull’orlo della notte] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP)
[Era buio] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite de Sylvie Fabre G.)
[Nessuno riposa] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 1]
[Mi attendono nascosti] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 2]
[È qui] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 3]
[Ecco l’acrobata della notte] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 4]
Milano lì davanti (poème extrait de « L’oceano intorno a Milano » in Biografia sommaria, 1999)
L’oceano lì davanti (poème extrait de L’Océan autour de Milan)
[Inquadratura](poème extrait d’Incontri e agguati)
“T.S.”, II (extrait de Somiglianze)
Thème de l’adieu (traduction d’extraits par AP ― février 2009 + notice de Martin Rueff)
Thème de l’adieu (lecture de Tristan Hordé)
Tutto era già in cammino (extraits du Thème de l’adieu, éditions NOUS, 2010)



■ Voir | écouter aussi ▼


→ (sur Lyrikline) Milo De Angelis disant le poème « [Ho saputo, amica mia...] »
→ (sur YouTube) un portrait vidéo de Milo De Angelis par Viviana Nicodemo





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Paolo Febbraro | [Di notte]

10 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour




La mort est sans abord
« la mort est sans abord et nous laisse interdits »
Ph., G.AdC








[DI NOTTE]





Di notte, la chiave nella toppa
rientrando a passi fiochi, con i libri
nel corridoio a bisbigliarmi
un saluto, più saggio ognuno
di chi tutti li ha letti;
il bicchier d’acqua, il bagno, lo
spazzolino e lo specchio, sempre
letterario, a variare l’identica
versione: e solo entrando
in camera, sordo al tuo sonno
piccolo e odoroso, immune
dai tuoi zoccoli lasciati al buio
per via, allora solo mi saprò
indurevole, perso al mentre poiché
la morte è inaccostabile e ci proibisce.

A quanto so, così dovrebbe andare:
la fine è rimanere, non spostare.




Paolo Febbraro, « L’ospite », Il bene materiale, Libri Scheiwiller, Collana Prosa e poesia, Milano, febbraio 2008, pagina 71. In Traduzionetradizione, Quaderno internazionale di traduzione poetica, 16, Press Point, Abbiategrasso (Milano), settembre 2019, pagina 9.





Paolo Febbraro  Il bene materiale 2






[AT NIGHT]





At night, the key in the lock,
creeping softly in, the books
along the corridor whispering
a welcome, each of them wiser
than anyone who’s read them all ;
the glass of water, bathroom,
toothbrush, and the mirror still
literary, making variations on a theme :
and only when I go into the bedroom,
deaf to your light and perfumed sleep,
not tripping over your clogs
abandoned in the dark, only then
will I know how transitory I am,
lost in the interim since death
is unapproachable, forbiding.

As far as I can tell, it goes like this :
the end is staying, never moving.




Paolo Febbraro, in Traduzionetradizione, Quaderno internazionale di traduzione poetica, 16, Press Point, Abbiategrasso (Milan), septembre 2019, page 9. Traduit de l’anglais par Adam Elgar.





TTraduzionetradizione






[DE NUIT]





De nuit, la clé dans la serrure
rentrant à pas feutrés, les livres
dans le couloir me chuchotant
un bonsoir, chacun d’entre eux plus sage
que celui qui les a tous lus ;
le verre d’eau, les toilettes, la
brosse à dents et le miroir, toujours
littéraire, jouant des variations sur un même
thème : et seulement en entrant
dans la chambre, sourd à ton sommeil
léger et parfumé, sans craindre
tes sabots délaissés là
dans le noir, alors seulement je prendrai conscience
que je ne suis que de passage, perdu dans l’instant puisque
la mort est sans abord et nous laisse interdits.

Pour autant que je sache, cela devrait se dérouler ainsi :
la fin consiste à rester là, à ne pas bouger.



Traduction en français inédite d’Angèle Paoli






PAOLO FEBBRARO


Paolo-febbraro
Source




■ Voir aussi ▼

→ (sur Italian Poetry) une notice bio-bibliographique sur Paolo Febbraro (+ plusieurs poèmes extraits d’Il bene materiale)





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Gérard Bayo | Le vent s’est éloigné

9 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour




Larbre
« Et l’arbre
dont la branche s’était perdue
renonce à ses tourments. »
Ph., G.AdC








LE VENT S’EST ÉLOIGNÉ





Le vent s’est éloigné. Peut-être est-il
sur la mer à présent.

Et l’arbre
dont la branche s’était perdue
renonce à ses tourments.

Au soir le merle
recommence à chanter et dit que l’univers

n’a ni forme ni frontières. On dirait que dans l’arbre
jamais la branche n’a manqué.




Gérard Bayo, Traversant l’aube, III, éditions L’Herbe qui tremble, 2019, page 113.





Gérard Bayo  Traversant l'aube






GÉRARD BAYO


Gérard Bayo
Source




■ Gérard Bayo
sur Terres de femmes

Jours d’Excideuil (lecture d’Isabelle Lévesque)




■ Voir aussi ▼

→ (sur le site des éditions L’Herbe qui tremble) la page de l’éditeur sur Traversant l’aube





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Milo De Angelis | [Ecco l’acrobata della notte]

8 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour

« Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 4  »




Lacrobate de la nuit
Ph., G.AdC







[ECCO L’ACROBATA DELLA NOTTE]



Ecco l’acrobata della notte, il corpo
senza nulla, un’incisione
nell’aria, uno puro scoccare
di fosfori: gettò il suo smeraldo
all’ultima fortuna, si avvicinò ai sepolti,
indicò a ciascuno la strada. La terra appartiene
a chi l’ha abbandonata.




Milo De Angelis, « I. Alfabeto del momento » in Quell’andarsene nel buio dei cortili, Poesia, Arnoldo Mondadori Editore, Collezione Lo Specchio, 2010, pagina 21.





Milo De Angelis  Quell’andarsene nel buio dei cortili







[VOICI L’ACROBATE DE LA NUIT]



Voici l’acrobate de la nuit, le corps
sans rien, une incision
dans l’air, un pur jaillissement
de phosphores : il a jeté son émeraude
à l’ultime fortune, s’est approché des sépultures des morts,
a montré à chacun le chemin. La terre appartient
à ceux qui l’ont abandonnée.



Traduction inédite d’Angèle Paoli





MILO DE ANGELIS



Milo-de-angelis
Photo © Viviana Nicodemo
Source





■ Milo De Angelis
sur Terres de femmes

[A volte, sull’orlo della notte] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP)
[Era buio] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite de Sylvie Fabre G.)
[Nessuno riposa] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 1]
[Mi attendono nascosti] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 2]
[È qui] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 3]
[Ho saputo, amica mia...] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 5]
Milano lì davanti (poème extrait de « L’oceano intorno a Milano » in Biografia sommaria, 1999)
L’oceano lì davanti (poème extrait de L’Océan autour de Milan)
[Inquadratura](poème extrait d’Incontri e agguati)
“T.S.”, II (extrait de Somiglianze)
Thème de l’adieu (traduction d’extraits par AP ― février 2009 + notice de Martin Rueff)
Thème de l’adieu (lecture de Tristan Hordé)
Tutto era già in cammino (extraits du Thème de l’adieu, éditions NOUS, 2010)



■ Voir | écouter aussi ▼


→ (sur Lyrikline) Milo De Angelis disant le poème « [Ecco l’acrobata della notte] »
→ (sur YouTube) un portrait vidéo de Milo De Angelis par Viviana Nicodemo





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Josyane De Jesus-Bergey | [Encore un peu]

7 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour




Jentre dans les couleurs
« j’entre dans les couleurs
comme l’enfant
à son premier rêve »
Aquatinte, G.AdC








[ENCORE UN PEU]





Encore un peu
donne-moi ce qui fait oublier
la soif
j’entre dans les couleurs
comme l’enfant
à son premier rêve.

Tu me dis que l’espace
est toujours à briser.

Qui ose la douleur ?





J’apprends à éteindre
le son de tes pas
nomade
je suis absente
de ce temps.

Peut-être qu’au dernier moment
j’écrirais pour là-bas.





Le temps
n’a plus la langue qui
te marque
nous et la pierre
nous
sans la lumière.

Un vol de rapaces
comme le visage du ciel
sans ce murmure des fontaines
où chantent les oiseaux.




Josyane De Jesus-Bergey, La Déconstruction du vide, Jacques André éditeur, Collection Poésie XXI, 2019, pp. 48-50. Préface de Max Alhau.





Josyane De Jesus-Bergey  La Déconstruction du vide





JOSYANE DE JESUS-BERGEY


Josyane De Jesus-Bergey
Source




■ Josyane De Jesus-Bergey
sur Terres de femmes

Les Amulettes
[Plaies de la terre] (poème extrait de Rien d’autre)
→ (dans l’anthologie poétique Terres de femmes) On ne parle plus du loup



■ Voir aussi ▼

→ (sur le site du Printemps des poètes) la fiche de la Poéthèque consacrée à Josyane De Jesus-Bergey






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Milo De Angelis | [È qui]

6 janvier, par Angèle Paoli[ —]
« Poésie d’un jour

« Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 3 »



[È QUI]



È qui, in un angolo della stanza, scocca
la sua freccia negli anni, nei nostri anni,
e vacilla. L’ho conosciuta. E’ una furia
che scende verso l’oscuro e dilaga
tra i muri passeggeri e sgretolati
dove ognuno è solo il suo andarsene,
il piede franato sulla riva, lo stormo delle frasi
che cadono cieche da una volta.




Milo De Angelis, « I. Alfabeto del momento » in Quell’andarsene nel buio dei cortili, Poesia, Arnoldo Mondadori Editore, Collezione Lo Specchio, 2010, pagina 13.





Milo De Angelis  Quell’andarsene nel buio dei cortili







[ELLE EST LÀ]



Elle est là, dans un angle de la pièce, elle décoche
sa flèche dans les années, dans nos années,
et vacille. Je l’ai bien connue. C’est une furie
qui descend droit dans le noir et déferle
entre les murs de passage délabrés
où tout un chacun n’est que sa propre disparition,
le pied écrasé sur la rive, l’envol des phrases
qui chutent aveugles d’une voûte.



Traduction inédite d’Angèle Paoli





MILO DE ANGELIS



Milo-de-angelis
Photo © Viviana Nicodemo
Source





■ Milo De Angelis
sur Terres de femmes

[A volte, sull’orlo della notte] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP)
[Era buio] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite de Sylvie Fabre G.)
[Nessuno riposa] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 1]
[Mi attendono nascosti] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 2]
[Ecco l’acrobata della notte] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 4]
[Ho saputo, amica mia...] (un autre poème extrait de Quell’andarsene nel buio dei cortili + traduction inédite d’AP) [Anthologie poétique TdF | Milo De Angelis, 5]
Milano lì davanti (poème extrait de « L’oceano intorno a Milano » in Biografia sommaria, 1999)
L’oceano lì davanti (poème extrait de L’Océan autour de Milan)
[Inquadratura](poème extrait d’Incontri e agguati)
“T.S.”, II (extrait de Somiglianze)
Thème de l’adieu (traduction d’extraits par AP ― février 2009 + notice de Martin Rueff)
Thème de l’adieu (lecture de Tristan Hordé)
Tutto era già in cammino (extraits du Thème de l’adieu, éditions NOUS, 2010)



■ Voir | écouter aussi ▼

→ (sur YouTube) un portrait vidéo de Milo De Angelis par Viviana Nicodemo





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