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« Stardust » : la première image du biopic sur David Bowie enfin dévoilée

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23 août, par Samy Laurent[ —]

L’acteur britannique Johnny Flynn incarnera le légendaire chanteur.

Après avoir vu les vies de Freddie Mercury (joué par Rami Malek dans « Bohemian Rapsody ») et d’Elton John (interprété par Taron Egerton dans « Rocketman »), c’est au tour de David Bowie d’apparaître sur le grand écran dans le presque biopic « Stardust ». Mardi 20 août, les studios de production Salon Pictures ont ravi les cinéphiles et mélomanes en dévoilant la première image de Johnny Flynn dans la peau de Bowie.

On a déjà pu voir l’acteur de 36 ans dans la série « Lovesick » de Netflix, ainsi que dans le film « Jersey Affair » réalisé par Michael Pearce. Dans « Stardust », il interprétera le rockeur aux côtés de Jena Malone (« Hunger Games », « The Neon Demon ») qui interprétera sa femme Angie, et Marc Maron (« Glow ») qui jouera le rôle de Rob Oberman, l’agent de la star.

Un biopic qui n’en est pas un

Le long-métrage retracera les débuts de la carrière de David Bowie aux États-Unis, alors âgé de 24 ans. Il devrait surtout narrer la création de son alter ego iconique, Ziggy Stardust, en 1971. Il s’agira donc plus d’un segment de la vie du chanteur plutôt que d’un biopic à proprement parler. Les scénaristes et réalisateurs, Christopher Bell et Gabriel Range, avaient déjà annoncé la couleur. Ceux-ci préfèrent plutôt parler d’un « retour aux sources » plutôt que d’un biopic.

De plus, le fils de David Bowie, Duncan Jones, n’a pas été convaincu par la production et n’a pas souhaité laisser les droits pour utiliser les musiques de l’artiste.

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« Je ne dis pas que le film ne va pas se faire, je n’en saurais rien honnêtement. Je dis juste qu’en l’état, ce film ne comportera aucun des morceaux de papa, et je n’imagine pas que cela puisse changer. Si le public veut voir un biopic sans la musique de l’artiste ni l’autorisation de sa famille, libre à lui », avait-il tweeté en janvier dernier.

À LIRE AUSSI : Cette icône queer aura elle aussi droit à son biopic

Les musiques qui pourront être entendues dans le film seront donc des productions d’autres groupes, reprises par David Bowie. La production a tout de même tenté de rassurer les fans en citant quelques biopics qui ont su séduire sans avoir les droits sur les chansons, tels que « Nowhere Boy » sur John Lennon, ou « Control » sur Joy Division, comme le cite Variety. Pour l’heure, aucune date de sortie n’a été communiquée.

Véritable icône de la culture queer

Au coeur de la culture de David Bowie était l’ambiguïté autour de son genre, et son androgynie revendiquée. Dès les années 70, le rockeur enchaînes les déclarations chocs et les photos énigmatiques, qui ont su créer cette culture queer qui a toujours plané autour de la star. On se souvient notamment de son interview en 1972 avec le journal Melody Maker, dans laquelle il annonçait faire son coming-out. « I’m gay and always have been, even when I was David Jones », disait-il (« Je suis gay, je l’ai toujours été, même lorsque j’étais David Jones »).

Ainsi, par cette honnêteté, Bowie a déclenché un véritable déluge dans un monde où l’homosexualité était encore considérée comme honteuse. Il a su montrer à tous qu’il était bon d’être non conforme à la société.

Crédit photo : Oshima Productions

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« Hey Jesus », le clip émouvant de Trey Pearson sur la foi et l’homosexualité

23 août, par tetu[ —]

Dans un clip émouvant, le chanteur ouvertement gay Trey Pearson chante le déchirement entre foi et orientation sexuelle, ressenti par certaines personnes LGBT+ croyantes.

Le coming out n’est jamais une chose facile. Et les personnes LGBT+ croyantes ont parfois du mal à faire coexister leur foi et leur orientation sexuelle. Quand elles ne craignent pas d’être rejetées par leur communauté religieuse.

Ouvertement gay

Une chanson simple sur un sujet délicat. Le chanteur américain Trey Pearson vient de publier le clip du morceau « Hey Jesus », où il raconte le déchirement que ressentent parfois les personnes LGBT+ croyantes. En effet, les communautés religieuses les poussent parfois à croire que leur façon d’aimer est un péché.

Dans ce très joli clip, les paroles de la chanson de Pearson sont chantées tour à tour par une drag queen, un ado gay, un jeune couple homo, et un autre plus âgé. Le chanteur, lui-même ouvertement homosexuel, s’adresse directement au Christ : « Hey Jesus, peux-tu m’entendre ? Ça fait un moment que je suis sorti du placard. Et je me demandais : est-ce que tu m’aimes ? » Avant de poursuivre : « Je sais que je ne pourrai jamais changer. J’ai essayé si fort. Mais c’est trop de souffrance. Je veux seulement être aimé pour qui je suis. »

Rock chrétien

Trey Pearson est l’ex-leader d’un groupe de rock chrétien, Everyday Sunday. En 2016, le rockeur avait fait les gros titres de la presse américaine lorsqu’il a annoncé son homosexualité. Cette chanson est donc très intime. Ce qu’a confirmé le chanteur sur Twitter.

« C’est une chanson vraiment personnelle qui parle du voyage de mon coming out, et de tous les émotions que j’ai pu ressentir en grandissant et voulant être aimé. J’espère que, où que vous soyez aujourd’hui, vous savez que vous êtes aimé exactement comme vous êtes. » a-t-il déclaré sur le réseau social.

https://twitter.com/treypearson/status/1164205974502170624

Découvrez la chanson « Hey Jesus » de Trey Pearson : 

Crédit photo : capture d’écran du clip.

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Isabelle Huppert : « Être aimée par la communauté LGBT me convient très bien »

23 août, par Renan Cros[ —]

Impériale dans « Frankie », en salles ce mercredi, Isabelle Huppert évoque avec nous son statut d’icône gay, ses personnages parfois indéfendables et la fascination pop qu’elle exerce.

Isabelle Huppert avait accordé à TÊTU une interview en juin, à l’occasion de la sortie de « Greta ». Elle est à retrouver en intégralité dans le numéro été (219) du magazine.

Quand on s’apprête à rencontrer Isabelle Huppert, on n’est jamais vraiment rassuré. Celle qui nous a laissé des souvenirs traumatiques de spectateurs dans « La Cérémonie » (1995), « La Pianiste » (2001) ou, plus récemment, dans « Elle » (2016), est un monstre de cinéma. Une expression qu’elle déteste sûrement. Mais, avec Isabelle Huppert, comme avec toutes les icônes, on ne sait plus très bien où s’arrête l’image et où commence la vie. D’autant plus que, depuis peu, l’actrice semble s’amuser avec l’aura de diva, d’icône gay qu’elle suscite, comme avec le « campissisme » « Greta », ou encore avec son propre rôle d’hyperactive dans la série « Dix pour cent ». Isabelle en fait trop, dans tous les sens du terme, et on adore ça.

Un soir, au théâtre de la Ville, à Paris, on a rendez-vous avec la comédienne alors en pleine répétition de « Mary Said What She Said », où elle interprète, sous le regard d’esthète de Bob Wilson, la tragique reine Mary Stuart. On l’attend ; l’équipe technique du spectacle s’affaire autour de nous, la répétition s’apprête à reprendre… On s’inquiète, on nous rassure, elle va nous recevoir. Oui, mais la répétition alors ?

Soudain, on nous conduit à travers un dédale de couloirs en direction de la loge de l’actrice. On frappe. « Entrez ! » C’est bien la voix d’Huppert, quelque chose entre le doux et le dur qui fait immédiatement remonter des souvenirs de cinéma. La porte s’ouvre. On découvre alors l’actrice enfermée dans une immense robe victorienne à corset, le visage pâle de celle que l’on va bientôt décapiter, iPhone en main. L’image est proprement surréaliste. La vie et l’art en même temps.

« Deux minutes », nous dit-elle avec un léger sourire. Elle parle vite, textote en même temps qu’elle répond à son interlocuteur et raccroche. « C’est compliqué en ce moment, tout se chevauche. Vous voulez une pastille ? » Sa main blanche plongée dans un paquet de pastilles Vichy, l’actrice costumée s’assied sur un canapé défraîchi et plante son regard dans le nôtre. « On y va. Je ne voudrais pas faire trop attendre l’équipe. »

Aussi médusé qu’amusé par cette ambiance improbable, on s’installe. Tandis que la sonnerie de son téléphone retentit en continu et que l’équipe de Bob Wilson s’affaire et compte ses minutes de retard, Isabelle, très droite (« pour soigner un début de lumbago », nous explique-t-elle avec une moue perplexe), répondra à nos questions sur son autodérision et son statut d’icône avec un art de l’esquive digne d’une escrimeuse.

C’est à la fois généreux et pudique, précis et déroutant. Un mélange de proximité et de distance, le bâton et la caresse, déstabilisant mais loin d’être désagréable. Sur le chemin du retour, on finirait presque par se demander si tout ça n’est pas une mise en scène. On ne sait plus, on ne sait pas. On s’est fait « hupperiser ».

On sent que ça vous amuse de jouer des personnages indéfendables…

Oui, c’est toujours amusant. Ça ne me pose pas de problème de jouer des personnages, disons… particuliers… Bien sûr, Greta est un monstre. C’est même une vraie folle, comme dans « Misery » (1991). Mais c’est ça qui est drôle. À Dublin, tandis que nous tournions « Greta », « Misery » repassait dans un cinéma. Je suis allée le revoir. Heureuse coïncidence, car il y a bien des points communs entre les deux films : effrayants, étranges, parfois très drôles.

En fait, c’est un film camp ?

Oui, c’est exactement ça. Camp, kitch : c’est comme ça qu’il faut le prendre. C’est la meilleure façon d’aimer ce film. Tout ça n’est pas très sérieux. L’art, c’est l’endroit idéal pour exagérer, voir les choses autrement, s’amuser avec les codes. Les artistes qui exagèrent donnent envie d’exagérer.

C’est ce que vous cherchiez, par exemple, chez François Ozon, dans 8 femmes (2002) ?

Euh, moi je ne cherchais rien du tout mais c’est visiblement ce que François Ozon a trouvé : l’autodérision, comme une façon de dialoguer avec le spectateur. Comme « 8 femmes », « Greta » a été tourné en studio. Tout est décors, tout est costumes. Ça crée une ambiance étrange, un peu hors du temps.

Ce rôle dans « 8 femmes » a montré une facette de vous très drôle, très ironique. On sent, ces derniers temps, entre ce rôle dans « Greta » et votre apparition dans la série « Dix pour cent », que vous avez envie d’autodérision…

Ce sont les rôles qui l’imposent. Chaque film impose son ton, et mon travail, c’est d’y coller. Je n’ai pas le projet de me montrer drôle ou de dire « regardez, j’ai de l’autodérision ». Je me laisse porter. Dans « Frankie », par exemple, le film d’Ira Sachs, il n’y a pas une once d’autodérision ou d’ironie. Le film commandait autre chose.

Quand on vous demande de jouer votre propre rôle dans « Dix pour cent », vous sentez bien que ça participe d’une aura, d’un jeu avec votre image…

C’est le principe de la série, mais j’ai tout de même eu l’impression de jouer comme une fiction de moi-même. Il y a un texte à apprendre, des situations… C’est une version de moi très exagérée. Quel ennui si j’avais dû me jouer telle que je suis. (Rires.) Curieusement, on est presque plus soi-même en jouant quelqu’un d’autre, au fond. Parce qu’on se sent protégé.

Et quand vous découpez des peluches à la hache pour une vidéo promotionnelle de « Greta », vous êtes vous-même ?

(Elle sourit.) Ah, vous avez vu cette vidéo ? Ce n’est pas vraiment mon idée. Je me suis un peu laissé entraîner… À faire, j’ai trouvé ça un peu bizarre. Mais ça a super bien marché ! Je n’ai pas très bien compris. C’est très camp ça, non ? Enfin, tant mieux si ça a plu.

Est-ce cette liberté de n’être jamais dans une case qui vous amuse encore au cinéma ou au théâtre ?

Ce qui m’amuse, c’est de me promener. D’un pays à l’autre, d’un genre à l’autre. Le cinéma est un continent si vaste. On n’aura jamais fini d’en faire le tour. Je ne cherche rien, mais je trouve ! Les personnages, ça ne m’intéresse pas, vous savez. Je cherche plutôt la rencontre avec des metteurs en scène, des univers.

Avez-vous conscience d’être une icône gay ?

(Elle rit.) Ah ! C’est ce que j’ai entendu aux États-Unis ! C’est très flatteur ! J’en suis la première étonnée. Aux États-Unis, l’idée revenait souvent. C’est très nouveau pour moi. Par exemple, j’ai appris que, dans « Coup de foudre » (1983), je jouais une homosexuelle. Pourquoi pas ! Sauf que le sujet du film, c’est que ça n’était pas déclaré, car pas assumé mais, plutôt, suggéré. Aujourd’hui, on me parle de ce film comme si c’était évident. C’est bien, car ça veut dire qu’il n’y a plus de non-dits, et c’est intéressant comment cela permet de revoir ce film différemment. Après, il ne faut pas chercher des sous-entendus partout. Mais on peut en trouver dans « Greta » ! Cela dit, en l’état, être aimée par la communauté LGBT+, ça me va très bien ! Quant aux raisons qui font de moi une icône gay dans ce rôle, je n’en ai pas toutes les réponses, sûrement quelque chose auquel je n’ai pas pensé en le jouant, les fameux sous-entendus ! Peut-être la transgression et la folie hors cadre y contribuent-elles.

Vous n’avez pas conscience de l’aura culte que vous avez ?

Euh, pas vraiment non ! Culte, icône… Ce sont des mots un peu lourds à porter, non ? Un peu emphatiques, vous ne trouvez pas ? Pour mes petites épaules… (Rires.)

Mais vous êtes devenue quasiment un “genre” de film aujourd’hui. On va voir le « nouveau Isabelle Huppert ». Vous exercez une sorte de fascination pop…

Ah bon ?! (Elle rit.) Je tombe un peu des nues, là ! Ce qui est certain, c’est que je trouve que des metteurs en scène comme Warlikowski ou Verhoeven, et beaucoup d’autres avec lesquels je m’aventure, sont, eux, très pop comme vous dites. Ils n’ont pas peur de transgresser, d’aller où d’autres ne vont pas, d’hystériser, d’exacerber le féminin. Une sorte de glorification du corps féminin, comme le fait Warlikowski dans tous ses spectacles. Un jour, sur scène, il m’a transformée en Amanda Lear. Il me faisait chanter comme elle, prendre ses poses. Ça m’a beaucoup plu. J’aime bien cette idée d’hyper féminité. Ça trouble les genres. C’est encore une façon de jouer avec soi, de dire les choses autrement.

Quand on vous filme en train de danser dans une fête de tournage, ça devient viral et les réseaux sociaux s’affolent…

Ah oui ! (Elle rit.) Improbable, cette histoire ! J’étais à une fête de fin de tournage, je dansais et on m’a prise en vidéo. Tout le monde a eu l’air de s’étonner. Mais les gens qui me connaissent bien le savent : j’adore danser. Particulièrement sur deux chansons auxquelles je ne peux pas résister… Si dans une soirée, vous mettez “I Will Survive” de Gloria Gaynor, je ne suis plus la même! Demandez à Sandrine Kiberlain ! Elle le sait ! Je ne m’en lasse pas. J’adore cette chanson…

Et l’autre chanson alors ?

C’est nettement plus kitsch, mais j’assume… Début de soirée, « Nuit de folie » ! (Elle chantonne.) « Et tu danses, danses… », j’adore ! Il y a ce moment un peu rap aussi, j’aime beaucoup. Je pourrais danser toute la nuit sur cette chanson.

Qu’y a-t-il en vous de diva ?

Ça veut dire quoi, diva ? (Elle marque une pause.) Le mot « diva », pour moi, est plutôt associé aux chanteurs lyriques, notamment ceux d’un temps révolu. Je suis d’ailleurs assez fascinée par les grands chanteurs d’opéra, par les grands danseurs et grandes danseuses qui nous emmènent dans une autre dimension à travers leurs performances extraordinaires. Ils sont très inspirants.

Vous ne vous sentez pas aussi libre ?

Pas dans cette robe en tout cas ! (Elle rit.) Mais Bob Wilson sait, comme nul autre, faire naître la liberté de la contrainte. On n’est jamais aussi libre qu’on aimerait l’être. Ce qui compte, c’est le plaisir. J’ai lu récemment un article qui disait que beaucoup de gens n’aimaient pas leur travail. Moi, j’ai la chance, l’immense chance, d’aimer ce que je fais.

Crédit photo : SBS Distribution.

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Un juge britannique rejette la demande d’asile d’un homme gay car il n’est « pas assez efféminé »

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23 août, par tetu[ —]

Selon « The Guardian », un juge britannique aurait rejeté la demande d’asile d’un homme issu d’un pays où l’homosexualité est illégale. Motif : ce dernier n’avait pas un « comportement assez gay ».

Les préjugés ont la vie dure. Selon le média britannique The Guardian, qui révèle l’information, un juge britannique en charge de l’immigration a refusé la demande d’asile d’un homme se disant gay et originaire d’un pays où l’homosexualité est illégale. Pourquoi ? Selon lui, son « comportement » ne lui paraissait pas assez « gay ». C’est en tout cas ce qu’affirme l’avocate du jeune homme, Rehana Popal, qui a relayé ce jugement.

Pour justifier sa décision, le juge, qui officie à Londres, a comparé le cas de ce demandeur d’asile avec celui d’une autre homme – dont la demande a été acceptée – qui « portait du rouge à lèvres » et avait des « manières efféminées ». Pour Rehana Popal, ces clichés viennent tout droit « du XVIe siècle ». 

A LIRE AUSSI : Moussa Camara, Guinéen homosexuel, obtient l’asile en France

L’avocat se serait ensuite penché, comme s’est souvent le cas, sur la vie privée du jeune homme. Il l’aurait notamment interrogé sur son compagnon, plus âgé, dont la demande d’asile aurait été acceptée le mois dernier. « J’ai cru comprendre que dans la communauté gay, les jeunes hommes ont une grande valeur », a-t-il dit.

« Il n’est pas nécessaire de s’habiller ou d’agir d’une certaine façon pour être homosexuel »

Un commentaire que Me Popal juge « homophobe » et qui, selon elle, contribue à entretenir les mythes sur les hommes gays et la pédophilie.

« Il a pris un stéréotype, l’a utilisé comme référence et l’a comparé à mon client, regrette l’avocate, auprès de The Guardian. C’est vraiment nul. Il n’est pas nécessaire de s’habiller ou d’agir d’une certaine façon pour être homosexuel. La seule chose qui peut montrer que quelqu’un est gay, c’est s’il est attiré par quelqu’un du même genre. »

Selon The Guardian, le tribunal londonien de l’Asile et de l’immigration a affirmé, la semaine dernière, que le juge avait eu tort, et que l’affaire repasserait bientôt devant la justice.

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La première bande-annonce de la nouvelle mouture de « The L Word » dévoilée

23 août, par Youen Tanguy[ —]

Jeudi 22 août, la chaîne américaine Showtime a dévoilé la bande-annonce, très attendue, du sequel de « The L Word » : « Génération Q ».

C’est une des reboots les plus attendus de l’année. La mythique série « The L Word » reviendra sur les écrans de Showtime le 8 décembre prochain aux Etats-Unis. Et la chaîne américaine a dévoilé ce jeudi 22 août la toute première bande-annonce de cette suite, intitulé « The L Word : Génération Q ».

Il s’agira d’un sequel, c’est à dire qu’elle reprendra l’intrigue des six premières saisons, avec un saut de quelques années dans le futur. Et à en croire la bande-annonce, au moins trois actrices du casting original seront présentes dans cette suite : Jennifer Beals (Bette), Katherine Moennig (Shane) et Leisha Hailey (Alice).

Une référence mondiale

Showtime semble miser beaucoup sur ce nouveau projet. « Cette série, aujourd’hui vénérée par les fans, était une réussite en matière de divertissement et d’impact sur le grand public au moment de sa diffusion, avait confié en janvier dernier à Variety le codirecteur des divertissements de la chaîne. Nous sommes très confiants dans le fait que cette nouvelle version fera aussi bien, et même mieux sur les deux tableaux, en 2019. »

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La série, diffusée entre 2004 et 2009 aux États-Unis, était la toute première à mettre en scène des personnages féminins et lesbiens. Comme nous le rappelions dans cet article, elle a rapidement a dépassé les frontières et les océans, pour s’imposer comme une référence mondiale.

Crédit photo : Showtime.

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Orlando : deux survivants de la tuerie du Pulse organisent une marche pour « aider à surmonter » son homosexualité

23 août, par Samy Laurent[ —]

Le rassemblement, très controversé, aura lieu le 14 septembre. Il commencera à quelques minutes de là où se trouve la boîte de nuit où eut lieu le drame.

Angel Colon et Luis Javier Ruiz ont survécu à la fusillade du 13 juin 2016, dans la discothèque gay Pulse à Orlando, en Floride, où 49 clients sont morts. Maintenant, les deux hommes, qui ne s’identifient plus comme homosexuels, organisent une « Marche pour la liberté », qui encourage les participants à embrasser Jésus et à « surmonter leur homosexualité et leur identité transgenre ». Il s’agit de la deuxième « marche de la liberté » que les deux hommes organisent. La première s’était tenue à Washington D.C., en mai dernier.

D’homo à hétéro

Colon, 29 ans, et Ruiz, 36 ans, faisaient partie des 53 personnes blessées lors de ce qui est resté comme l’une des fusillades les plus meurtrières des Etats-Unis (49 morts). Colon, un danseur, a reçu six balles et n’a pas pu marcher pendant deux mois. Ruiz, un ancien combattant de l’armée, a été piétiné alors qu’il tentait de quitter le club et blessé à plusieurs reprises. Les deux hommes ont ensuite décidé de créer Fearless Identity, une organisation qui tenter « d’apporter l’espoir » et « une compréhension biblique à ceux qui veulent changer », comme le racontait Luis Javier Ruiz en mai 2018 à NBC News.

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Colon, qui avait fait la couverture du magazine américain LGBT+ The Advocate en 2016, précise que le rôle de l’organisation est mal comprise et qu’il ne s’agit pas de changer l’orientation sexuelle et l’identité de genre des gens contre leur volonté. « Nous essayons de doter les églises, même si ce ne sont pas des églises à affirmation homosexuelle, de ressources dont elles ont besoin et de leur apprendre à ne pas juger la communauté LGBTQ », affirme-t-il.

« Nous essayons de partager nos histoires à travers l’organisation, et de relayer les témoignages de ceux qui sont sortis du mode de vie gay. »

Ruiz avait notamment déclaré que la fusillade du Pulse avait été le catalyseur qui lui avait permis de ne plus se « sentir gay », au micro de The Roys Report.

Un soutien aux thérapies de conversion ?

Bien que les deux hommes soient convaincus de la bonne volonté de leur organisation, le message transmis ne passe pas. Du côté de la communauté LGBT+, on est choqué par les valeurs véhiculées, particulièrement à Orlando. Pour de nombreux habitants, l’événement du 14 septembre est un outrage à une ville encore en deuil.

Christopher Cuevas, administrateur de l’association LGBT+ QLatinx, s’indigne et voit cette marche comme un moyen de « tenter de laver la communauté dans un fourré de haine et de bigoterie », comme il le raconte dans un e-mail reçu par NBC News.

« Bien que nous honorions la liberté d’expression de la foi et que nous conservions la beauté de la religiosité dans notre communauté, nous ne pouvons tolérer l’abus flagrant du texte religieux et de la foi pour exploiter les personnes LGBTQ + ou soutenir les thérapies de conversion », a t-il déclaré.

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Crédit photo : Fearless Identity

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« Je me suis senti humilié » : il souhaite essayer un short pour femme, le vendeur d’une grande chaîne refuse

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22 août, par Youen Tanguy[ —]

La marque Zara s’est excusée après qu’un de ses vendeurs a refusé à un homme d’essayer des vêtements pour femmes dans une boutique parisienne.

Le message a été retweeté près de 3.000 fois. Le 14 août dernier, la draq-queen parisienne Azura (Rayane, de son vrai prénom) a partagé une mauvaise expérience dans un magasin Zara, à Paris. « On vient de me refuser d’essayer un short pour femme, je sais même pas comment réagir, je trouve ça inadmissible », écrit-elle sur le réseau social Twitter.

Contacté par TÊTU, Rayane explique s’être rendu dans une boutique Zara à Châtelet-Les Halles le 14 août dernier, avec une amie. « J’avais trouvé quelques vêtements, dont un short en particulier », nous explique le jeune homme de 19 ans.

C’est au moment d’essayer les vêtements que la situation s’est envenimée. « C’était à mon tour d’essayer et là, le vendeur me demande si les vêtements sont pour mon amie ou moi », nous confie-t-il. Je lui ai répondu que c’était pour moi et il a dit : ‘Ah, mais ça va pas être possible hein' ».

« Inadmissible »

L’étudiant reste abasourdi et lui demande la raison de ce refus. Réponse : « parce que ce sont des vêtements et des cabines d’essayage pour femmes ». Rayane n’en revient pas. Le vendeur demande confirmation à son collègue, qui rétorque la même chose. « J’ai tellement forcé qu’il m’a laissé y aller, mais j’ai dû forcer pour pouvoir essayer un short, ajoute le jeune homme. Je trouve ça inadmissible de voir des vendeurs réagir comme ça. »

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Suite à son tweet, Rayane a reçu une lettre d’excuses de la part de Zara, que TÊTU a pu consulter. « Nous tenions à nouveau à vous présenter nos plus sincères excuses (…) Le règlement de nos cabines d’essayage n’a pas été correctement appliqué et nous sommes désolés que vous ayez eu à subir ce désagrément (…) Nous allons redoubler d’efforts afin de limiter au maximum le risque de voir apparaître de nouveau une situation similaire. »

Une note envoyée à tous les magasins

À en croire la marque, le message est passé. Suite à nos demandes d’interviews, nous avons été rappelés, mardi 20 août, par Jean-Jacques Salaün, directeur général d’Inditex, détenteur de Zara. Il confirme qu’une « erreur a été commise par l’un de nos collaborateurs ». « Je ne peux pas vous dire quelles ont été les sanctions prises à son encontre, mais un rappel à l’ordre lui a été fait, c’est une certitude. »

Il nous assure qu’une note a été envoyée à tous les magasins Zara pour leur « rappeler la politique : c’est le vêtement qui détermine la cabine dans laquelle la personne souhaite faire ses essayages, sauf pour la section enfant. On laisse le choix au consommateur. »

C’est ce qu’avait déjà confirmé un internaute, employé à Zara, sur Twitter : « Tous les magasins ont reçu un courrier en réponse à ce tweet pour bien préciser que nous n’avons pas le droit de refuser l’accès aux cabines de la section femme ou homme à qui que ce soit si c’est uniquement basé sur le genre. »

D’autres expériences similaires

Aujourd’hui, Rayane nous confie s’être senti humilié. « Je veux témoigner pour que ça n’arrive plus », assure le jeune homme, qui a reçu beaucoup de soutien sur les réseaux sociaux.

Son message a également été l’occasion pour d’autres de partager leur propre expérience. C’est le cas de Kyllian : « Moi c’était chez Etam. Je voulais essayer des escarpins (lol) et la vendeuse m’a sorti un ‘ce sont des chaussures pour femme' », a-t-il écrit sur Twitter en réponse au message d’Azura.

« On m’a fait pareil au Zara à Lausanne pour une chemise ‘pour femmes’, a de son côté témoigné Sami.

Crédit photo : Shutterstock.

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« The Politician », la nouvelle série de Ryan Murphy, promet d’être queer

22 août, par tetu[ —]

Netflix a dévoilé la bande-annonce de la nouvelle série de Ryan Murphy, « The Politician », qui sortira le 27 septembre prochain.

Enfin ! Ryan Murphy, le créateur de « Glee », « Nip/Tuck » ou encore « American Horror Story », débarque sur Netflix avec une nouvelle série, « The Politicians ». La plateforme a dévoilé ce lundi 19 août la bande-annonce de ce nouveau projet. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est alléchante.

L’histoire se déroule dans un lycée privée californien, alors que les élèves se disputent autour de l’élection du président du bureau des étudiants, un poste qui ouvre les portes de la très prestigieuse université de Harvard.

Un bisou gay

Pour jouer le rôle personnage principal, on retrouve l’acteur Ben Platt, connu pour être monté sur les planches de Broadway (« Dear Evan Hansen », »The Book of Mormon »). Dans la bande-annonce, où l’on a repéré qu’il embrassait un autre homme, il va même jusqu’à affirmer qu’il se voit déjà président des États-Unis.

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C’est Gwyneth Paltrow, que l’on avait déjà vue dans la série « Glee », qui interprète le rôle de sa mère. Parmi les autres actrices notables, on retrouve l’artiste oscarisée Jessica Lange, qui nous a fait déjà mourir de rire dans la bande-annonce, avec une blague sur le « buttmunch ».

On savait déjà que Ryan Murphy avait signé un contrat d’exclusivité avec Netflix sur cinq ans. Contrat qui tournerait autour de 250 à 300 millions de dollars.  Cette période a commencé en juillet dernier, au moment où son contrat avec Fox TV a expiré. « C’était un grand moment pour moi, Je ne me sentais plus comme le gamin qu’on tyrannise », avait-t-il indiqué à ce moment-là.

Rendez-vous le 27 septembre prochain pour découvrir la série.

Crédit photo : Netflix.

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Le président du Parlement néo-zélandais donne le biberon au bébé d’un couple gay en pleine séance

22 août, par tetu[ —]

Le président du Parlement néo-zélandais Trevor Mallard a donné le biberon au nouveau-né du député travailliste Tamati Coffey et de son compagnon, Tim Smith.

C’est une très belle image, et surtout un symbole fort. Dans une vidéo publiée le 21 août sur Twitter, on peut voir Trevor Mallard, le président du Parlement de Nouvelle-Zélande, en train de donner le biberon à un bébé… en pleine séance.

« Normalement, la chaise de la présidence n’est utilisée que par les présidents, mais aujourd’hui, un VIP s’est assis avec moi », a-t-il écrit sur le réseau social. Toutes mes félicitations à Tamati Coffey et Tim pour ce nouveau membre de leur famille. »

En effet, le bébé en question est celui du député travailliste et de son compagnon, Tim Smith. Le député est venu présenter ce jour-là son enfant à ses collègues de travail. Selon la BBC, qui relaie la vidéo (devenue virale), l’enfant a été conçu par GPA (gestation pour autrui).

Les internautes ont partagé leurs commentaires émus sur les réseaux sociaux. « La Nouvelle-Zélande est peut-être un petit pays, mais elle a beaucoup à apprendre au monde. Super vidéo !, a écrit un utilisateur du réseau social. Certains ont même demandé en plaisantant si la Nouvelle-Zélande accueillait de nouveau ressortissants. Quant aux twittos français, certains se sont montrés impatients de pouvoir assister au même genre de scène dans l’Hexagone, sans que cela fasse un scandale.

Crédit photo : capture d’écran du compte Twitter de Trevor Mallard

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Le court-métrage contre l’homophobie d’un lycéen de 18 ans rencontre un succès inattendu

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22 août, par Samy Laurent[ —]

À Digoin, en Saône-et-Loire, Théodore Tomasz, un lycéen de 18 ans, a réalisé un court-métrage traitant de l’homophobie en milieu scolaire. En trois mois, la vidéo a récolté plus d’un million de vues sur YouTube.

Au printemps dernier, le jeune Théodore Tomasz réalisait son tout premier court-métrage : « Par un regard ». Aujourd’hui, la vidéo triomphe sur YouTube, avec plus d’un million de vues en trois mois.

Le court-métrage, qui dure 22 minutes, a été tourné au lycée Camille Claudel à Digoin, dans le département de la Saône-et-Loire. À travers le regard de plusieurs adolescents gays, Théodore montre à quel point il est compliqué de vivre son homosexualité en milieu scolaire et dans la société.

A LIRE AUSSI : Les infractions LGBTphobes ont augmenté de 34,3% en 2018, selon l’Intérieur

« L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus […] »

Interrogé par France 3 Bourgogne-Franche Comté, le jeune réalisateur est fier de son travail et du message transmis à travers ses images. « J’ai besoin de m’exprimer sur des sujets qui ne me semblent plus du tout normaux aujourd’hui. L’homophobie ne devrait plus exister, le sexisme non plus, toutes ces discriminations sont totalement ridicules », raconte t-il.

Une seconde partie à venir

Théodore ne compte apparement pas s’arrêter là. Une deuxième partie doit suivre, dont le tournage commencera à la fin du mois d’août pour une sortie prévue en octobre prochain. Le teaser de « Par un regard 2 » est déjà disponible sur Youtube.

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Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, les violences à caractère LGBTphobes ont augmenté de 15% en 2018 par rapport à l’année précédente. 5% de ces violences se déroulent en milieu scolaire et 10% dans l’entourage familial.

Crédit photo : Capture d’écran / YouTube

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