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Non, le puppy play n’est pas du tout ce que vous croyez

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3 juillet, par Florian Ques[ —]

[C’est quoi ton fétish ? 1/5] De plus en plus visible au sein de la communauté gay (et au-delà), la pratique du puppy play pâtit encore de stéréotypes et demeure l’objet d’amalgames. L’heure est venue de lever le voile sur ce fétichisme… qui n’en est pas vraiment un.

Il aboie, il va chercher la balle, il mange dans sa gamelle… Non, il ne s’agit pas de Médor, le chien du voisin, mais bel et bien d’un adepte du puppy play. Gentiment popularisée ces dernières années, cette pratique à tendance fétichiste semble gagner du terrain au sein de la communauté gay. « Il s’agit d’extérioriser son côté animal pour se désinhiber de toutes les règles du quotidien et de la civilisation », nous explique Snoopy, fondateur de l’association Pup & Co.

Lâcher-prise

Pas de règles, mais plutôt un concept. Comme sa dénomination anglo-saxonne l’indique, le puppy play (ou « jeu de rôle canin » en langue française) consiste à se placer dans la peau d’un chiot et, donc, d’agir en conséquence. L’homme qui devient puppy peut ainsi geindre, lâcher des aboiements, se rouler sur son dos, sprinter à quatre pattes… Toute action est bien considérée tant qu’elle colle à l’image du bébé chien, à qui on attribue des caractéristiques comme l’innocence, la taquinerie ou l’aspect joueur. Et s’il n’est pas obligatoire d’avoir du matériel adéquat pour s’adonner au puppy play, savoir bien s’équiper peut représenter un sacré bonus.

« Le premier accessoire à avoir selon moi, c’est les genouillères, estime Melko, 37 ans, fervent puppy depuis plusieurs années maintenant. Je crois que c’est l’indispensable ». En effet, marcher à quatre pattes peut assez rapidement vous abîmer les genoux. « Après, bien que ce ne soit pas une obligation, c’est pas mal d’avoir un masque car il permet d’avoir un basculement. Il faut qu’il y ait un accessoire qui fasse la transition. Quand je le mets, je deviens puppy, et quand je l’enlève, je redeviens humain ». Parmi les autres accessoires pouvant s’agrémenter à la panoplie, des mitaines peuvent être les bienvenues, mais aussi et surtout une queue, pouvant être portée comme un vêtement ou bien en forme de plug anal à insérer.

Crédit photo : Melko pour Pup & Co

La distinction primordiale à effectuer selon les adeptes de cette pratique, c’est avant tout que le puppy play diffère largement du dog training, son grand frère plus débridé. Considéré comme plus hard et davantage axé sur la sexualité, le dog training consiste à établir un rapport de force entre un dog et son dresseur. C’est ainsi une relation inégalitaire qui s’installe avec une dynamique de dominant/dominé bien fixée. Là où le puppy play n’est pas une pratique fondée sur le sexe ou la violence, et dont les rapports interpersonnels ne sont pas figés.

Codes, jargon et mot d’ordre

En effet, dans le monde merveilleux du puppy play, les relations peuvent être horizontales comme verticales. D’une part, des puppies peuvent très bien jouer entre eux, sans qu’il y ait de maître pour les encadrer. C’est là que s’instaure une autre forme de hiérarchie. « Il y a un vocabulaire propre, surtout lorsqu’on parle d’une hiérarchie au sein d’une meute, explicite Melko. Le puppy qui va être le plus dominant et avoir le leadership, c’est celui qu’on va appeler alpha. Le plus accompagné, ça va être l’oméga. Enfin celui qui joue un rôle intermédiaire, c’est le bêta. Mais ça ne revêt pas forcément un rapport de domination au sens sexuel du terme ». C’est là qu’on comprend que le puppy play n’est pas un fétichisme pur et dur, mais un potentiel fétichisme puisque l’aspect sexuel est facultatif.

Parallèlement, un groupe de puppies peut très bien être supervisé par un maître, aussi désigné handler (« celui qui gère » en français) dans le jargon. Mais là encore, si un lien hiérarchique s’impose, la dimension sexuelle n’est pas nécessairement au rendez-vous. Rustti, 44 ans, et Thor, 29 ans, vivent ensemble et sont des adorateurs de puppy play. L’un est handler, l’autre puppy.

À LIRE AUSSI – Une étude révèle les pratiques fétichistes préférées des gays

Une route vers le BDSM ?

« Dans la vie de tous les jours, on est un couple, nous détaille Rustti. Et de temps en temps, on s’autorise cette parenthèse qui se mêle au couple. Elle s’est mise en place sous forme de jeux. Lui, c’est un chiot. Il est très joueur, très câlin. Il s’amuse à embêter son propriétaire comme un vrai chien pour montrer qu’il est là et demander de l’attention. C’est un dialogue où le puppy décide du jeu, du moment où il veut jouer au moment où il veut arrêter de jouer. Ce n’est pas le handler qui a l’emprise dessus comme dans le SM ». Pour eux deux, leur pratique du puppy play est une plus-value à leur quotidien de couple, stipulant que ces instants ludiques renforcent leur complicité.

Soulignant à maintes reprises l’aspect inoffensif du puppy play, Snoopy soutient néanmoins l’idée que cette pratique à tendance fétichiste peut ouvrir d’autres portes. « Il faut voir le puppy play comme une petite rivière qui va se jeter dans un océan, assure-t-il. Et l’océan, c’est le BDSM et tout ce qui est fétish au sens plus large. Je prends cette image parce que dans l’océan, tu peux rencontrer des bons poissons comme des énormes requins. C’est pour les jeunes qui prennent cette rivière-là qu’on a créé l’association, dans le but de les guider et de les protéger ».

Une vraie communauté

Avec Pup & Co, Snoopy et ses confrères canins espèrent encadrer au mieux cette pratique tout en forgeant une véritable communauté soudée, basée sur l’entraide et la convivialité. Pour ce faire, des sorties de groupe sont fréquemment organisées, de même que des soirées ou week-ends dédiés au puppy play, de manière plus ponctuelle. Malgré les complications liées à la pandémie de Covid-19, Snoopy demeure optimiste pour le reste de 2020. « On espère pouvoir organiser quelque chose à Lyon en fin d’année et un méga week-end puppy en novembre », avance-t-il, sans trop offrir de garantie au vu de l’incertitude généralisée.

Par ailleurs, à cause du coronavirus que l’élection 2020 de Mister Puppy France a été annulée. « Ça aurait du être la quatrième édition cette année », atteste Oreo, actuel détenteur du titre. L’an passé, malgré quelques réticences, ce puppy de 2 ans (« 39 ans en âge civil », précise-t-il) avait fait campagne en ligne avant de défendre son projet défendre son projet pour la communauté puppy auprès d’un jury, puis de donner une performance. « Ce sont des performances complètement libres qui durent entre 3 et 5 minutes, développe le principal intéressé. Tu peux le faire avec une personne qui t’aide. Dans mon cas, je l’avais fait avec mon handler de l’époque et on avait fait une petite mise en scène devant le public. Le public et le jury votent, puis le résultat tombe ».

Crédit photo : Melko pour Pup & Co

Depuis quelques années, la communauté du puppy play semble prendre de plus en plus d’ampleur. Les nouveaux arrivants sont toujours plus nombreux. Et, en prime, sont de plus en plus divers. « Cette dernière année surtout, on a vu l’arrivée de beaucoup de femmes et de personnes non-genrées voulant faire partie de la communauté, reconnaît Barka, en charge du réseau social puppy-play.com. Il y a une ouverture là-dessus aussi ». Car bien qu’elle soit associée à la communauté gay, la pratique du puppy play n’a pas de genre, ni d’orientation sexuelle. « Comme nos soirées sont sans sexe, elles sont ouvertes à toutes et à tous », renchérit Snoopy.

En dépit de cet intérêt croissant, les adeptes du puppy play souffrent d’une stigmatisation presque instinctive de la part des non-initiés. « Ça permet d’extérioriser un côté animal donc il n’y a pas grand-chose de honteux là-dedans, avance Snoopy. Je peux comprendre le regard des gens mais il y a malheureusement de mauvaises interprétations sur ce qu’ils voient et ce qu’ils pensent ». Même son de cloche du côté de Thor : « Il y a des gens qui voient ça comme une déviance, mais lorsqu’on explique plutôt l’aspect jeu de rôles, ils comprennent mieux. » 

Crédit photos : Melko pour Pup & Co

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Que peut-on attendre de Jean Castex sur les questions LGBT+ ?

3 juillet, par Nicolas Scheffer[ —]

Le discret Jean Castex a été chargé par Emmanuel Macron de former un nouveau gouvernement, et remplace ainsi Edouard Philippe. S’il vient de la droite, ses prises de positions sont rares, et surtout sur les questions LGBT+…

À en croire les portraits qui sont dressés de Jean Castex, le nouveau Premier ministre sait se faire des amis à droite comme à gauche. « Je suis totalement dithyrambique. C’est le mec réglo par excellence. Jamais de coup tordu. Il dit les choses et quand il dit oui, il s’engage à fond. Et en plus, il est très sympathique« , témoigne Stéphane Troussel, le président de la Seine-Saint-Denis, cité par Le Monde.

Dans le même journal, Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France salue « un mélange assez inédit de très grande connaissance de l’appareil d’Etat et de sensibilité du terrain« . « The right man at the right place« , dit Jean-Claude Mailly, l’ancien secrétaire général de Force Ouvrière dans Libération. Anne Hidalgo, maire de Paris, a également dit beaucoup de bien de Jean Castex, et salué « sa compétence, son savoir faire ».  Toutes les personnes citées s’accordent d’ailleurs sur sa loyauté et la force de travail de celui qui devient spécialiste des sujets qu’il a à traiter.

À LIRE AUSSI : S’il est élu au Havre, Édouard Philippe laissera la ville à un ancien membre du parti de Christine Boutin

Il reste que malgré les louanges venues même de la gauche, « politiquement, je suis de droite et je l’assume parfaitement« , disait en avril l’intéressé cité par l’AFP. Jean Castex s’est tenu à l’écart des différentes écuries de ses partis, l’UMP puis Les Républicains. Il a quand même soutenu François Fillon en 2012, proche de Sens commun lors de sa candidature à la présidence du parti. Mais Jean Castex préfère mettre en avant son ancrage local : l’énarque a été réélu maire de Prades et ses 6.000 habitants avec 75 % des voix dès le premier tour des municipales.

Mi-figue, mi-raisin

L’homme de 55 ans a été directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé (2006-2008). Il a été ensuite été nommé comme secrétaire général adjoint de l’Élysée (2011-2012) où il a particulièrement suivi les questions sociales. À noter, au Château, Nicolas Sarkozy lui demande un argumentaire avant de se prononcer pour ou contre le Mariage pour tous. Plus récemment, il a été nommé délégué interministériel aux JO2024 puis missionné par le gouvernement d’Édouard Philippe pour coordonner le déconfinement. Alors qu’il a nécessairement travaillé sur le VIH à la Santé puis sur les questions LGBT+ à l’Élysée, Jean Castex n’a semble-t-il jamais pris de position problématique. « Ce n’est pas un idéologue de droite ou conservateur mais son éloignement des sujets LGBT+ en fait ni un allié naturel ni un adversaire spontané« , indique à TÊTU un ancien collègue, gay. « En revanche en tant que spécialiste des questions sociales et de santé, il est intransigeant. »

À LIRE AUSSI : Pourquoi Edouard Philippe a changé d’avis sur la PMA

Dans sa carrière, Jean Castex a très peu pris position sur des sujets dits clivants, même si son parti n’était pas favorable au Mariage pour tous. Lorsque L’Indépendant l’interrogeait sur sa position personnelle avant le passage de la loi, il coupait mi-figue mi-raisin. « Les maires de la République appliquent les lois de la République« , disait-il. Alors que la PMA pour toutes fait son retour en deuxième lecture à l’Assemblée, et fait face à de nombreuses critiques, espérons que Jean Castex saura la défendre…

 

Crédit photo : Capture FranceInfo

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Une Pride intersectionnelle aura lieu ce samedi à Paris

3 juillet, par Nicolas Scheffer[ —]

Ce samedi, une Pride intersectionnelle se tiendra à Paris à partir de 16 heures place Pigalle. Elle entend mobiliser pour les personnes LGBT+ les plus défavorisées et les personnes racisées.

Une Pride est organisée ce samedi 4 juillet à Paris à l’initiative de nombreux collectifs LGBT+. Elle aura lieu à partir de 16 heures place Pigalle dans le 9ème arrondissement, et le cortège se dirigera vers la Place de la République. Parmi les associations qui appellent à manifester, Acceptess-T, Act Up-Paris, le CLAQ, Les Dégommeuses, Fières ou encore le Strass. Cet événement a lieu alors que la Marche des Fiertés, qui devait avoir lieu le samedi 27 juin a dû être repoussée au 7 novembre à cause de l’épidémie de coronavirus.

Les gestes barrières seront respectés avec une distribution de masques et de gel hydroalcoolique. Les participants devront par ailleurs respecter un mètre de distance, afin de limiter les risques de propagation du virus. « Il en revient à la responsabilité de chacun·e de s’impliquer pour le bon fonctionnement de la manif« , précisent les organisateurs dans un post Facebook pour annoncer l’événement.

« Une existence débarrassée de l’oppression patriarcale »

« Cette année, face à la pandémie il est d’autant plus nécessaire de nous mobiliser autour de l’intersectionnalité qui frappe nos communautés les plus défavorisées. Venez crier votre colère, revendiquer nos libertés et participer a cette mobilisation unitaire parce que l’histoire de notre mouvement s’écrit jour après jour« , écrit Acceptess-T. Après avoir organisé une Pride sur l’eau du bassin de la Villette, Les Dégommeuses voient dans cette nouvelle manifestation l’occasion de « se rassembler et manifester collectivement nos revendications et notre force militante. Les dégos seront là, avec crampons et paillettes ».

À LIRE AUSSI : Marches des Fiertés 2020 : tout ce qu’il faut savoir sur les nouvelles dates en France

« Face aux violences racistes, sociales, LGBTIphobes et misogynes, nous revendiquons nos droits à une existence débarrassée de l’oppression patriarcale qui nous tue, nous maltraite, nous psychiatrise, nous viole, nous expulse, nous mutile, nous exploite et nous silencie« , écrivent en mot d’ordre les collectifs. Un cortège en non-mixité racisé sera en tête du rassemblement avec un DJ set de Guru.

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Crédit photo : Capture d’écran

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Montpellier peut-elle redevenir la ville la plus friendly de France ?

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3 juillet, par Nicolas Scheffer[ —]

Montpellier s’est choisi un nouveau maire : Michaël Delafosse, un ancien de l’équipe Mandroux qui a célébré le premier mariage homo. Un allié pour redonner ses lettres de noblesses LGBT+ friendly à la ville ?

Nos lecteurs l’avaient élue ville la plus friendly de France. En 2012, les chiffres parlaient d’eux-mêmes : 92% des votants jugeaient Montpellier plutôt ou très friendly, 90% étaient satisfaits des associations, 86% recommandent la ville, 77% n’y ont jamais vécu d’actes homophobes et 66% jugeaient l’attitude des commerçants friendly… Montpellier était alors un paradis pour la communauté LGBT+. Depuis, il semblerait que la « petite San Francisco » ait perdu de son prestige. « Alors qu’il y a une dizaine d’années, il y avait pléthore de lieux communautaires, c’est maintenant plus compliqué de trouver une soirée mousse« , regrette un ancien montpelliérain qui revient régulièrement voir sa famille sur place.

À l’origine de cette réputation, une maire : Hélène Mandroux, qui a notamment célébré le premier mariage homo de France après avoir battu le pavé pour faire adopter la loi sur l’ouverture de l’union des couples de même sexe. En 2014, elle a été remplacée par Philippe Saurel (sans étiquette) qui n’a pas été réélu dimanche dernier. Ses détracteurs pointent que pendant son mandat, la vie LGBT+ a décliné à Montpellier. Et le 28 juin 2020, Michaël Delafosse, un écologiste qui fut membre de l’équipe Mandroux, a pris sa succession. Le retour de Montpellier comme capitale des LGBT+ ?

Un maire habitué des Pride

Oui, trois fois oui, à entendre Vincent Boileau-Autin. Le premier homo marié de France ne tarit pas d’éloges sur son nouveau maire qui, par ailleurs, était présent lors de la cérémonie. « Michaël Delafosse est un vrai allié de la communauté LGBT+, et depuis longtemps. D’ailleurs, cela fait 15 ans qu’il est de notre Marche des Fiertés« , explique ce soutien assumé. C’est d’ailleurs Vincent Boileau-Autin qui fut pendant 12 ans à la tête de Fierté Montpellier Pride. À l’entendre, Montpellier est devenu la capitale LGBT+ grâce à l’enthousiasme de la maire de l’époque, Hélène Mandroux. « Il y avait une dynamique d’attractivité de la ville par le tourisme des LGBT+ avec la volonté de faire reconnaître Montpellier comme une ville friendly au niveau international« , raconte-t-il.

Cela passe par des actes et des gestes forts. La maire célèbre le premier PACS en mairie, elle lance un « Appel de Montpellier » en 2009 pour la reconnaissance du mariage, elle modifie les formulaires scolaires pour donner une légitimité au parent social… C’est sous mandat également que la septième ville de France se porte candidate pour accueillir, en 2016, le Congrès mondial des Fiertés, alors même que cette année-là, la Pride avait dû être annulée après l’attentat de Nice. À la hâte, l’association organise un défilé. « Imaginez, une parade avec 25 délégations du monde entier, 15.000 personnes qui marchent sans musique pour revendiquer nos droits« , se remémore l’organisateur.

Tramway arc-en-ciel et Manif Pour Tous

Un évènement qui n’aurait toutefois pas été possible sans l’accord de Philippe Saurel. Si ce dernier a souvent laissé son adjoint aux discriminations Jérémie Malek le représenter lors des Marches des Fiertés, son bilan sur les questions LGBT+ ne serait pas aussi sombre que ce que certains de ses détracteurs voudraient faire croire. En tout cas, c’est ce que martèle son ancien conseiller municipal.  « Sur notre territoire, une dizaine d’associations sont mobilisées pour défendre les droits des personnes LGBT+. On a été la première ville à hisser le drapeau arc-en-ciel sur le fronton de la mairie, on participe à la journée du 1er décembre (la journée mondiale de la lutte contre le VIH/Sida, ndlr), on met à disposition un grand jardin jusqu’à minuit le jour de la Pride« , explique l’ancien adjoint. À son actif également, la signature de la charte de l’Autre Cercle pour donner de la visibilité aux personnes LGBT+. Surtout, l’année dernière, un tramway aux couleurs de l’arc-en-ciel avait sillonné la ville pendant deux semaines. Un symbole fort. « Je me félicite qu’il n’ait pas été détérioré« , insiste Jérémie Malek, lui-même ouvertement homo.

À LIRE AUSSI : Montpellier : itinéraire d’une surdouée

Des mesures d’affichage, pour ses opposants. « L’ancien maire était dans la polémique et l’outrance. Il a installé un climat délétère qui a percolé dans la ville. Il a quand même délégué à l’état civil une personne issue de la Manif pour tous« , tacle Hervé Martin, un proche de Michaël Delafosse qui a été élu dans son sillage. L’équipe du nouveau maire promet donc de faciliter les démarches pour changer d’état civil, la réouverture d’une Maison de la prévention et un accès renforcé à la PrEP. Concernant les associations, « il faut leur redonner confiance. Ce sont elles qui font le boulot« . En l’occurence, ce qu’elles veulent, ce sont des subventions. « Qu’une ville soit friendly, c’est une question de moyens et de salles mises à disposition« , rappelle Johann Pascot co-délégué d’SOS Homophobie dans le Languedoc-Roussillon. La nouvelle mandature ne s’engage pas à augmenter les budgets mais promet d’engager les subventions pour trois ans avec un contrôle annuel afin de donner de la visibilité sur la trésorerie.

Ville friendly

Face à la baisse de lieux communautaires, la nouvelle mandature est tiraillée entre la reconnaissance qu’on peut être LGBT+ dans n’importe quel établissement et le regret de voir partir une spécificité montpelliéraine. « Je veux que les LGBT+ soient tranquilles pour sortir, et qu’elles n’aient pas à s’invisibiliser pour aller dans des bars« , insiste Hervé Martin. Encourager la création de lieux communautaires ne semble donc pas être au programme, même si la nouvelle équipe souhaite développer davantage le tourisme LGBT+. Car même si le bureau précédent affichait moins sa volonté d’attirer à elle les personnes LGBT+,  Montpellier n’a pas cessé de séduire les gays de l’hexagone, et d’ailleurs… Pour le président de l’association bear LOOM « ce qui fait une ville friendly, c’est qu’on soit nombreux sur les applis. Et à Montpellier, il y a de quoi se mettre sous la dent« .

À LIRE AUSSI : La cour d’appel de Montpellier crée le statut de « parent biologique » pour une femme trans

Crédit photo : Wikimedia Commons

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#FETELAMOUR, l’évènement digital et festif de Aides pour ne pas oublier la lutte contre le VIH

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3 juillet, par Florian Ques[ —]

Ce samedi 4 juillet, le projet #FETELAMOUR entend rassembler une soixantaine d’artistes et personnalités afin de récolter des dons pour la lutte contre le VIH/sida.

Pour que la crise du Covid-19 ne fasse pas oublier la lutte contre le VIH/sida, Aides lance #FETELAMOUR, un événement culturel entièrement digital qui s’étendra tout au long de la journée du samedi 4 juillet. Avec au programme, de la musique, de l’humour et un long-métrage inédit.

Dès midi donc, une flopée d’artistes se passeront le relais pour « prendre la parole sur un territoire digital éditorialisé, pour eux et par eux ». Ils et elles proposeront notamment des DJ sets et autres prestations musicales garantis de nous faire danser. On pourra notamment compter sur la présence de Barbara Butch, Pauline Croze, AZF, Léa Occhi, Tristan Lopin et bien d’autres…

Film inédit

Le clou du spectacle adviendra sur les coups de 21 heures, avec la diffusion de « Grand Amour » un film de 70 minutes au sein de laquelle va s’entrecroiser une myriade de personnalités bien connues du public hexagonal. Tourné à l’hôtel parisien Grand Amour, ce film brassera des thèmes liés au genre, à la sexualité et, oui, à l’amour.

 

Parmi les personnes ayant répondu à l’appel pour ce projet d’une belle envergure, Marina Foïs, Laurent Lafitte, Ana Girardot, Chiara Mastroianni, Joey Starr, Yseult, mais également plusieurs artistes faisant partie de la communauté LGBT+ comme Aloïse Sauvage, Nicolas Maury, Félix Maritaud ou encore François Sagat.

Un projet important

Grâce à cet évènement AIDES espère récolter des fonds cruciaux pour soutenir ses actions de prévention et de dépistage afin d’assurer un meilleur suivi aux personnes séropositives. Pour ceux qui veulent faire des dons, vous pouvez d’ores et déjà le faire sur la plateforme mise en place, disponible juste ici. Celles et ceux qui préfèrent la méthode plus classique pourront également effectuer des dons en envoyant le mot FETELAMOUR par texto au 92612.

Pour suivre l’événement FETELAMOUR, il suffira d’aller sur le site dédié ou encore sur les réseaux sociaux de l’association AIDES. Le film, planifié à 21 heures donc, sera diffusé en simultané le site fetelamour.fr et MYTF1.fr.

Crédit photo : AIDES via Instagram

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Pour Facebook, les menaces de mort envers les personnes LGBT+ ne méritent pas d’être modérées

3 juillet, par Nicolas Scheffer[ —]

Les discours de haine ont explosé sur les réseaux sociaux depuis la mort de Sarah Hegazy. Des militants LGBT+ ont adressé une lettre à Facebook pour réclamer une meilleure modération des contenus.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, on peut voir une femme qui justifie de lapider des homos. Une autre montre Sarah Hegazy brûler. Des militants LGBT+ du monde arabe ont écrit, ce jeudi 2 juillet, à Facebook pour qu’il modère les contenus haineux. Au Moyen-Orient, ces discours de haine explosent depuis la mort de la militante, symbole des luttes pour les droits LGBT+ en Égypte. Sarah Hegazy a été retrouvée morte dans son appartement canadien deux semaines plus tôt. Elle s’y était expatriée après avoir été accusée de « promouvoir une dérive sexuelle » pour avoir brandit un drapeau arc-en-ciel en Égypte.

À LIRE AUSSI : Exilée au Canada après avoir brandi un drapeau LGBT+ en Égypte, Sarah Hegazi s’est suicidée

Pourtant, le réseaux social se targue d’une tolérance zéro concernant les discours de haine. La lettre est co-signée par 22 groupes militants des droits de LGBT+ dans le monde arabe. Ils accusent l’entreprise de « laxisme » dans l’application de sa politique de modération. « Alors que la communauté LGBTQI+ de la région a signalé des centaines de posts de haine, la plupart de ces signalements ont été refusés car le contenu ‘ne contrevient pas aux standards de Facebook’« , explique la lettre.

Appliquer les mêmes critères de modération au Moyen-Orient qu’en Occident

« Aux États-Unis et en Europe, il n’y a pas de place pour diffuser un message de haine à l’égard de l’orientation sexuelle, de la couleur de peau, de la religion ou n’importe quel autre critère social« , explique Adam Muhammed, le directeur de l’un des collectifs basé au Maroc, cité par Openly, l’agence de la Thomson Reuters Fondation. « On a adressé une lettre à Facebook pour demander à ses dirigeants d’instaurer les mêmes règles de modération ici que dans les autres pays« , poursuit-il.

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Dans sa réponse, Facebook argue que le réseau social dispose d’équipes de modération disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les équipes parlent 50 langues, y compris l’arabe. Selon Facebook, son outil d’intelligence artificielle parvient à repérer 90% des discours de haine. Ces contenus seraient retirés avant même que les utilisateurs ne les signalent. « Nous savons que nous avons encore beaucoup de travail à faire et nous continuerons à travailler avec des membres de la communauté LGBTQI+ dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord pour développer nos outils, notre technologie et nos standards de modération« , commente Facebook.

Une prise de conscience

Nicolas Gilles, l’un des co-fondateurs de l’association ANKH qui défend les droits LGBT+ espère que la mort de Sarah Hegazy occasionnera une prise de conscience. Il rappelle que la militante s’est battue contre le harcèlement en ligne. « La communauté LGBT+ dans le monde arabe voit les effets du harcèlement et chacun se dit qu’il pourrait être le prochain, nous ne l’accepterons pas« , explique-t-il.

À LIRE AUSSI : Le Conseil constitutionnel censure le cœur de la loi Avia, des militants LGBT+ crient victoire

Crédit photo : Twitter

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« A 68 ans, j’ai découvert que j’étais gay grâce à une plage naturiste »

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2 juillet, par Adélaïde Tenaglia[ —]

Après deux mariages et une vie d’hétérosexuel, Roland, 79 ans, a compris au détour d’une plage naturiste que son coeur penchait en réalité pour les hommes. Il raconte son coming out à 68 ans et sa nouvelle vie, qui le rend « heureux » et « fier ».

Roland*, 79 ans a été marié deux fois. Sa première femme l’a quitté et empêché de voir leurs trois enfants, avec qui il n’a plus aucun contact depuis des années. Sa deuxième femme est morte il y a maintenant 15 ans. Roland vit désormais seul dans un petit village de l’Aude, où il devait passer sa retraite avec sa seconde épouse. Avec le confinement, ces derniers mois ont été difficiles, encore plus solitaires que d’habitude. Mais Roland est heureux. Car depuis 11 ans il s’est révélé à lui-même : en 2009, alors qu’il avait 68 ans, Roland a fait son coming out.

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Roland n’a pas toujours su qu’il était homosexuel. Né à Bath, une station thermale de l’ouest de l’Angleterre en 1941, il évolue dans une époque où « ce n’est pas normal d’être gay ». Adolescent, alors que la famille vit désormais à Londres, il voit pourtant son grand-frère se rendre dans des pubs gay à Hampstead, puis emménager avec un homme. Mais quand il tente d’en parler avec sa mère, elle ne lui répond pas. « Mes parents n’ont jamais prononcé le mot ‘homosexuel’, c’était tabou. Mais j’ai tout de même compris ». Ce frère ni rejeté ni totalement accepté par ses parents meurt à 25 ans, et Roland n’aura jamais parlé d’homosexualité avec lui.

Devenu professeur de mathématiques, Roland se marie une première fois, avant de divorcer. « Ma femme avait trouvé un autre homme. Le divorce a été très difficile, et elle a eu la garde de nos trois enfants ». Roland ne les voit qu’un week-end sur deux, avant de ne plus les voir du tout : « mon ex-femme refusait de me les confier, puis a déménagé, je n’ai plus eu de contact avec eux depuis ». Roland se remarie alors avec une de ses collègues, professeure de français. Ensemble, ils achètent une maison dans un petit village du sud de l’Aude, dans laquelle ils prévoient de couler leurs vieux jours. Ils y emménagent définitivement en 2002. Mais trois ans plus tard, la seconde femme de Roland décède. « Je pensais finir ma vie avec elle », souffle-t-il. Il a alors 64 ans, et ne veut pas vivre seul. Il aimerait refaire sa vie avec quelqu’un, et tente de rencontrer des femmes. « A cette époque je ne me posais pas de questions sur ma sexualité », assure-t-il.

« Il a découvert la vie gay, et s’y est mis à fond »

Tout bascule un jour où il se rend sur une plage naturiste, à Saint-Pierre-sur-mer, sur la cote Méditerranéenne avec un ami. Ce dernier, ouvertement homosexuel, lui parle d’une aire de drague gay, juste derrière la plage. Peut-être Roland sait-il déjà qu’il aime les hommes, sans se l’avouer, ou peut-être est-il simplement curieux. Il décide de s’y rendre « pour voir ». « Je suis venu directement de la plage naturiste, nu ». Là, il couche avec plusieurs hommes, et c’est la révélation. A la question « qu’est-ce qu’il s’est passé dans votre esprit à ce moment là ? » Roland répond, dans un français hésitant : « c’est plutôt dans le coeur que cela s’est passé ».

De ce jour-là, Roland « s’est lâché », témoigne Luc, un de ses premiers amants, avec qui il est resté ami. « Il a découvert la vie gay, et s’y est mis à fond ». Pour faire des rencontres, Roland avait l’habitude de se rendre dans des lieux de drague tous les mercredis soirs après son club d’échecs. Avec Luc, il a également découvert les clubs gays de la région à Carcassonne, Béziers, Toulouse… Mais surtout le quartier du Marais, à Paris, où il a fait la tournée des clubs. « Il n’avait pas peur d’afficher son homosexualité, raconte Luc. A cette époque, il avait encore une barbichette, qui lui donnait un look un peu austère, à la Dickens. Quand il a commencé à mettre des chemises roses et des t-shirts courts, cela créait un décalage amusant », plaisante-il. « Il y avait un côté un peu naïf et très touchant dans sa manière de découvrir ce monde avec émerveillement », se souvient-il.

« J’ai perdu quelques amis sur Facebook »

En guise de coming out, Roland commence à publier sur Facebook des photos de jeunes hommes dénudés et des articles sur les droits des LGBT+. « Je n’ai pas écrit noir sur blanc ‘je suis gay’, mais c’était évident, tout le monde l’a compris », explique-t-il. « Je me suis dit que je n’avais rien à perdre à part quelques connaissances qui m’ont supprimé de leurs amis Facebook. Mais j’en ai gagné beaucoup d’autres ».

Avec sa soeur cadette, seul membre de sa famille qu’il continue à voir régulièrement, il a bien essayé d’avoir une discussion. « Je l’ai appelée un soir, je lui ai dit ‘je suis gay’, mais elle m’a répondu ‘je suis fatiguée, je vais aller me coucher’ et elle a raccroché ». Plus tard, quand elle vient lui rendre visite en France, elle voit des numéros de Têtu traîner chez lui et lui reproche d’avoir « trop de magazines sexy », sans vouloir en discuter davantage. « Elle a mis du temps à accepter je crois, admet Roland, mais maintenant ça va ».

Première Pride

Dans son village, Roland reste discret. Un sage décision, selon Luc : « c’est plus difficile de vivre son homosexualité à la campagne, il y a beaucoup de qu’en dira-t-on, d’homophobie latente ». Roland, lui, dit ne pas en être victime. « Peut-être que les gens le savent, mais je n’ai jamais eu de problème », affirme-t-il. En y réfléchissant, il y a bien des ados qui l’ont traité de « pédé » un soir où il se rendait sur une aire de drague, « mais ça, ce n’est pas grave », assure-t-il. « Je suis comme je suis et j’en suis fier, si les gens ne l’acceptent pas, c’est leur problème, pas le mien ».

Il aurait aimé vivre davantage dans l’anonymat, à Paris, où la communauté gay est tellement plus nombreuse et où vit son amant, qu’il ne peut voir aujourd’hui qu’une ou deux fois par an. Mais Roland ne peut pas se permettre la vie parisienne. Et il n’est pas le genre d’homme à avoir des regrets. Il trouve des avantages à sa vie à la campagne, « le calme, la forêt ».  Mais aujourd’hui, Roland est surtout heureux d’avoir échappé au coronavirus ; il espère pouvoir continuer à vivre sa nouvelle vie le plus longtemps possible. Il espère aussi pouvoir réaliser un rêve : participer à sa première pride, en novembre prochain, à Paris.

*Le prénom a été modifié

 

 

Crédit photo : Shutterstock

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Joesef, le jeune chanteur bisexuel qui va conquérir le monde

2 juillet, par Romain Burrel[ —]

Avec ses chansons d’amour pleines de bière et de larmes, ce jeune Écossais ouvertement bisexuel va faire parler de lui.

Vous l’avez peut-être découvert ce weekend, puisqu’il a chanté plusieurs chansons à notre évènement Fier.e.s et TÊTU. C’est un joli lad au nez percé et à l’accent écossais à couper à la hache. C’est bien simple, durant les premières minutes de notre entretien, on ne capte qu’un mot sur deux. Joesef, c’est la nouvelle sensation pop venue d’Écosse. Son label y croit à mort. La BBC aussi. Une voix soul et androgyne posée sur des guitares jazzy et des rythmiques électros, telle est la formule gagnante d’un premier EP au charme immédiat et magnétique. Comme si Amy Winehouse avait croisé A Tribe Called Quest un soir de cuite : “Ma mère écoutait de la bonne musique : Al Green, The Mamas and Papas, Carole King, Chet Baker… De la soul, du jazz… J’ai tout abordé, explique-t-il. Et puis je suis de Glasgow. Il y a une forte culture dance dans cette ville. Les garçons indés vont au concert, les autres vont danser en club. Moi j’aime les deux.

Sur “Loverboy”, l’un de ses titres les plus efficaces, l’Écossais raconte ses séances de drague sous influence, plu- tôt foireuses : “Cette chanson parle d’être complètement bourré, mais de tenter de masquer la chose. Et d’essayer de cacher ta peine de cœur avec des substances. Ça parle de la première fois que j’ai rencontré mon ex.” Un autre garçon. Car Joesef ne fait aucun secret de sa bisexualité.

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Bi et fier

Dans ses love songs, si l’amour entre garçons n’est pas vraiment le sujet central, il n’est jamais dissimulé. “Mon truc, c’est de raconter des petites histoires à partir de choses qui me sont arrivées. Je ne parle que de ça sur cet EP, souligne-t-il. Je suis bi. Je ne vais pas le cacher.” Personne ne lui a conseillé de transformer les “il” en “elle” ? “Ce serait comme mentir. Ce serait malhonnête. Et les artistes malhonnêtes, je n’aime pas leur musique”, répond Joesef.

Plus loin, sur “Kerosene”, il raconte sa toute première fois : “C’était il y a deux ans. C’était la première fois que j’embrassais un mec. Pendant six mois, on s’est vus, mais en secret. Sans en parler à mes potes. Pourtant, on était toujours collés l’un à l’autre. C’était « mon ami spécial ». On est restés presque deux ans ensemble.”

« La meilleure pop est gay »

Le coming out de Joesef s’est plutôt bien passé auprès de son entourage. “Ma mère s’est montrée plutôt ouverte. Mon frère aussi. J’ai de la chance d’être entouré de gens bien. Glasgow est une ville très progressiste. Bon. On a notre lot de trous du cul… Mais c’est une ville cool pour être gay, lesbienne, bi… tout sauf hétéro en fait !” s’amuse-t-il. Le chanteur est assez fier d’être un membre de la communauté LGBT+. “Je crois que la meilleure pop a toujours été produite par des gays. La disco et la dance sont nées dans les clubs gays”, lance-t-il.

Les bluettes bien troussées de son premier mini-album, Play me Something Nice, le chanteur les a toutes écrites dans sa chambre d’ado. “Je suis une popstar de chambre”, s’amuse-t-il. Six fragments de la vie amoureuse d’un jeune bi, jusqu’à la rupture, douloureuse mais inévitable, raconté sur “Limbo”. “Cette chanson parle de quand tu te sépares de quelqu’un, mais que tu continues à baiser et à passer du temps avec lui, à lui parler, explique-t-il. Ça m’est arrivé, et j’ai cru que j’allais devenir dingue. On s’aimait encore, mais on n’avait plus le droit au label couple. Ça m’a niqué la tête. La chanson raconte ça. Cette zone grise entre la rupture et le moment où on laisse la personne vraiment partir.”

Retrouvez le titre de Joesef «Thinking of You » cover de Sister Sledge pour la PRIDE Spotify

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PMA pour toutes : les propos du député Xavier Breton font polémique

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2 juillet, par Nicolas Scheffer[ —]

Le député Xavier Breton a dénoncé l’existence d’un prétendu lobby LGBT+ au sein de la majorité, alors que l’Assemblée planche sur la seconde lecture de la loi bioéthique qui ouvre le droit à la PMA.

« Oui j’assume« . La commission spéciale de l’Assemblée nationale planche depuis lundi pour examiner en seconde lecture la loi bioéthique. Et pendant les débats le 30 juin, le député LR de l’Ain Xavier Breton a tenu des propos qui ont fait réagir la toile. Il a repris l’argumentaire de La Manif Pour Tous, en avançant que la loi qui doit permettre l’accès à la PMA pour toutes, n’est « pas prioritaire« . « C’est un sujet qui va diviser les Français alors que nous devrions être rassemblés pour faire face à la crise sanitaire« , affirme-t-il.

À LIRE AUSSI : Ce qu’on peut attendre du retour de la loi bioéthique à l’Assemblée Nationale

Surtout, il a sorti la sulfateuse pour dénoncer « les caprices de ce qu’on peut appeler un lobby« . Comme s’il n’avait pas été assez entendu, il a poursuivi. « La majorité est tiraillée entre des revendications militantes et ultra de lobby surreprésentés au sein de votre majorité« , déclare-t-il dans un brouhaha des membres de la commission ulcérés par de tels propos. Il dit « assumer« . Le même jour, il affirme dans le journal d’extrême droite L’Incorrect « le président est prisonnier de quelques lobbys qui ont fait son élection« . Des propos qui ciblent clairement les personnes LGBT+.

Un proche du Vatican

Ces propos ont indigné sur les réseaux sociaux. Claire Underwood, aka ParisPasRose a rappelé que le député est président du « Groupe d’études à vocation internationale sur les relations avec le Saint-Siège« . Dans ce groupe, on retrouve des députés connus pour leurs débordements comme Agnès Thill (exclue de LREM pour ses propos sur la PMA) ou des soutiens de la Manif pour Tous. Xavier Breton est par ailleurs un proche de Laurent Wauquiez, qui considérait la PMA comme un « engrenage«  qui mène à « l’eugénisme« .

L’Association Des Familles Homoparentales remarque, preuve à l’appui, que Xavier Breton a « rencontré le cardinal Sarah qui compare homosexualité et nazisme« . Le lobby n’est pas toujours là où on croit…

 

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La justice relaxe les étudiants qui avaient dégradé un stand LGBT+ à La Roche-sur-Yon

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2 juillet, par Nicolas Scheffer[ —]

La cour d’appel de Poitiers a annulé les condamnations des étudiants qui avait dégradé un stand LGBT+ lors d’un rassemblement contre l’homophobie à La Roche-sur-Yon, en 2019.

Selon la cour d’appel de Poitiers crier « homo-folie, ça suffit ! » et dégrader un stand LGBT+, cela ne constitue ni une injure homophobe ni une entrave à une manifestation. Des étudiants de l’Institut catholique de Vendée (ICES) étaient poursuivis pour avoir agressé des militants LGBT+ en mai 2019. Cinq des douze étudiants ont été condamnés en première instance à deux mois de prison avec sursis et des heures de travail d’intérêt général. Le tribunal n’avait pas retenu la qualification d’injure homophobe, ce qu’a confirmé la cour d’appel… qui en a profité pour annuler les condamnations pour « entrave à une manifestation« , selon une information de France Bleu.

Le 18 mai 2019, le centre LGBT de Vendée avait installé un village associatif à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie sur la place Napoléon de La Roche-sur-Yon.  « On faisait passer des petits quiz aux passants pour les sensibiliser aux LGBTphobies, racontait à Têtu Sophie Troquin-Salacroup, présidente du centre LGBT+ de Vendée et présente ce jour-là. On avait aussi une carte du monde pour parler des droits des personnes LGBT+ et on racontait des récits de migrants LGBT+…« . Tout se passait bien jusqu’à ce qu’un groupe d’une dizaine de personnes traverse le village en scandant « homo-folie, ça suffit !« .

Des sweat à l’effigie de LMPT

« Ils étaient menaçants. Ils avaient des cigarettes à la main et explosaient des ballons avec. Les étudiants ont renversé une grille et décroché un drapeau arc-en-ciel de son mât« , poursuivait la présidente du centre LGBT+. Selon elle, deux personnes ont reçu huit et dix jours d’interruption totale de travail après avoir été bousculé par les étudiants. Sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, on voit plusieurs jeunes qui portent un drapeau ou un sweat-shirt à l’effigie de la Manif pour tous. Le centre LGBT+, Aides et le planning familial 85 avaient porté plainte.

Les étudiants sont donc totalement blanchis par la justice. Mais l’Institut catholique avait annoncé avoir pris des mesures disciplinaires. Le cabinet de Marlène Schiappa avait à l’époque qualifié cette agression de « violente et odieuse« .

https://twitter.com/aurelien6801/status/1130069301090820098

 

Crédit photo : Capture d écran d’une vidéo du centre LGBT de Vendée

 

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