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Lenny et Thomas, l’histoire d’amour qui a ému le web

11 décembre, par Samy Laurent[ —]

Lenny a illuminé Twitter d’une lueur arc-en-ciel ce dimanche 8 décembre en révélant l’histoire d’amour qu’il partage avec son copain, Thomas. Un tweet qui a beaucoup tourné sur le réseau social.

C’est l’histoire d’un message Instagram qui s’est transformé en amour fou. C’est ce qu’un jeune utilisateur de Twitter nous a fait découvrir dimanche 8 décembre, avec un tweet montrant quelques images de leurs échanges sur le réseau social suivi de photos les montrant côte à côte, heureux et amoureux.

Lenny a 18 ans, son copain Thomas en a 20. Tous deux vivent en Suisse et sont mannequins. Il y a quelques mois, ce dernier remarque la story Instagram de Lenny et tombe sous le charme : « Tu as un de ces charmes, c’est vraiment fou« , complimente Thomas via le réseau de partage de photos. Contacté par TÊTU, Lenny n’était pourtant pas très réceptif au début : « C’est vrai que je ne m’y intéressais pas tellement car je ne consultais pas vraiment son profil« , raconte le jeune homme, « mais une fois que j’ai commencé à voir ses photos, je suis également tombé sous le charme« .

Néanmoins, même s’ils habitaient le même pays, les deux ne vivaient pas dans le même canton. Ainsi, ils ont longuement échangé via Instagram. « Puis un jour, on s’est vraiment fixé une date précise.On on s’est rencontré à Genève pour boire un café« . Lenny révèle que c’est à ce moment que l’amitié s’est muée en flirt. « On s’est revu deux jours après pour aller voir ‘Le Roi Lion’ et c’est pendant la chanson “L’amour brille sous les étoiles” qu’on s’est tenu la main pour la première fois« , révèle t-il. La relation s’est alors peu à peu installée et les deux se sont « revus et revus et revus… Je vis chez lui et lui chez moi« .

Via giphy.com

Un tweet devenu viral

Au moment où nous écrivons ces lignes, le tweet partagé par Lenny a été partagé plus de 4.000 fois et un peu plus de 33.000 fois liké. « j’ai jamais eu autant de réactions pour l’un de mes posts sur Twitter« , avoue le jeune homme encore surpris de son succès inédit.  « Au départ il y avait que de beaux messages d’amour, les gens sont hyper gentils et agréables« .

Evidemment, avec la gloire vient la rançon et le couple n’a pas échappé aux trolls, parfois violents, qui peuplent la Toile. « J’ai pu lire des dizaines, voire des centaines de réactions homophobes« , explique Lenny, « De la simple insulte jusqu’à la menace de mort, juste pour un simple tweet sur lequel je partageais l’amour que j’ai avec mon copain« . Néanmoins, le jeune mannequin préfère surtout se souvenir des messages touchants qu’il a pu recevoir. « Les gens disent que notre couple leur a apporté beaucoup de bonheur pendant quelques instants et ça me touche beaucoup« , confie t-il, « Je suis content de pouvoir partager mon amour avec les gens« .

https://www.instagram.com/p/B2CkuyniHNy/

À LIRE AUSSI : La vidéo pleine d’amour de ce jeune couple de Français est devenue virale

Crédit photo : Twitter

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Harry Styles se met tout nu sur l’artwork de son nouvel album

11 décembre, par tetu[ —]

Harry Styles a dévoilé la petite surprise qui se cache dans l’édition vinyle de son nouvel album, « Fine Lines ». Et ceux qui n’ont pas de platine vinyle vont l’avoir mauvaise…

Dans un marché du disque en berne, il faut être créatif pour réussir à vendre des albums physiques. Et Harry Styles a peut-être trouvé la parade. En effet, l’édition vinyle de son prochain album, « Fine Line », à paraître le 13 décembre prochain s’accompagnera d’un poster du chanteur… complètement nu.

Comme on peut le voir dans cette vidéo postée sur la chaîne youtube de l’ancien membre des One Direction, au dos du livret dépliable, on voit l’ex-idole des teens – depuis acclamé par la critique – en tenue d’Adam, les pieds dans ce qui semble être une piscine gonflable en forme de coeur humain (d’un goût exquis, au passage).

« C’est moi et je suis nu »

Dans une interview à la radio américaine Sirius XM Hits 1, la pop star a confirmé que ce poster figurait bien dans le disque. Et pour ceux qui en doutait, que c’était bien lui. Et nu. « C’est moi, et je suis nu » a-t-il dit en rigolant.  Mais attention, il précise également que ce poster sera disponible uniquement dans la version vinyle de l’album. « C’était plus difficile à plier dans un compact disc, j’imagine » a-t-il confié aux animateurs de la station musicale.

Quoiqu’il en soit, depuis cette annonce, les fans sont extatiques. Certains par exemple s’imaginent déjà faire l’amour face au poster…

https://twitter.com/haylo0r/status/1202642106902339584?s=20

Ce n’est toutefois pas le premier One Direction à poser entièrement nu. Récemment, son ancien accolyte Liam Payne avait cassé Internet avec une photo de lui complètement nu, le sexe seulement caché par un rideau. Nombre d’entre nous ont demandé, dès lors, à se réincarner en rideau. Peut-être que cette fois, certains demanderont à être un coeur humain géant en plastique…

 

 

Crédit photo : AFP

 

 

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La cover surprenante de « Believe » de Cher par Adam Lambert

11 décembre, par Samy Laurent[ —]

Le chanteur Adam Lambert a surpris tout le monde en transformant le célèbre « Believe » de Cher en une ballade rythmée.

En décembre 2018, Adam Lambert chantait une cover du célèbre titre de Cher sur la scène du prestigieux Opéra Kennedy Center de Washington à l’occasion d’une cérémonie en hommage à la chanteuse.  » Cela fait un an que j’ai interprété cette reprise en direct pour Cher au Kennedy Center Honors. Beaucoup d’entre vous ont mentionné vouloir un enregistrement studio alors le voici en guise de petit cadeau des Fêtes », a déclaré le chanteur de 37 ans, dévoilant finalement sa reprise de « Believe » qui avait profondément émue Cher un an auparavant. 

https://twitter.com/adamlambert/status/1202822397222502400?s=20

Originalement parue en 1998, la chanson « Believe » avait permis à Cher de devenir, à 52 ans, l’artiste féminine la plus âgée à décrocher un numéro 1 au Billboard Hot 100. L’album éponyme, le 22e en carrière pour la chanteuse californienne, s’est quant à lui vendu à plus de 20 millions d’exemplaires depuis sa sortie.

À LIRE AUSSI : Adam Lambert reprend « Believe » et fait pleurer Cher

Une power ballad efficace

Le titre s’ouvre sur un air doux et mélodieux avant d’augmenter l’effet dramatique, porté par la puissante voix d’Adam Lambert. En décembre 2018, à l’occasion du Kennedy Center Honors (une cérémonie annuelle qui récompense la carrière d’artistes de légende), le chanteur l’avait interprété face à une Cher qui n’avait pas su rester de marbre.

« J’ai essayé d’écrire mes sentiments à propos d’Adam Lambert chantant ‘Believe’, mais je n’y arrive pas« , avait notamment tweeté Cher suite à la performance. « Quand vos sens sont submergés par l’émotion, tout ce que vous pouvez ressentir, c’est avec le coeur »

En plus d’avoir lancé en septembre dernier un EP intitulé « Lambert’s Velvet : Side A » et la chanson « Superpower », Adam Lambert a complété, en compagnie du groupe Queen, la partie nord-américaine de la tournée « The Rhapsody Tour » qui se déplacera en Asie et en Océanie en 2020.

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Crédit photo : Capture d’écran / YouTube

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A Nantes, les « marches des fiertés » de nouveau vandalisées

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nantes-les-marches-des-fiertes-a-nouveau-vandalisees-ce-lundi-12-aout-72e1e343-695a-47bb-ae87-8a390434a4e2play episode download
11 décembre, par tetu[ —]

Des escaliers aux couleurs arc-en-ciel ont été vandalisés à Nantes. Et c’est malheureusement loin d’être la première fois…

Décidément, il y en a qui ont du mal avec les couleurs de l’arc-en-ciel dans l’espace public. Les « marches des Fiertés », un escalier aux couleurs du drapeau LGBT qui relie la rue Beaurepaire au cours des 50-otages à Nantes, a été une nouvelle fois vandalisé dans la nuit de lundi à mardi.

Les vandales ont utilisé de la peinture, que les agents d’entretien de la ville ont tenté de nettoyer, sans grand succès.

Soutiens politiques

La maire de la ville, Johanna Rolland (PS), a condamné cet acte de vandalisme sur son compte twitter, a assuré qu’il serait repeint de nouveau. « C’est inacceptable, a-t-elle écrit. Cet escalier arc-en-ciel, symbole de notre ville ouverte et bienveillante, sera évidemment remis en couleurs. » 

« Chaque dégradation est une insulte. Chacun. e doit pouvoir aimer, tenir une main, s’embrasser dans la rue. Chacun.e doit être respecté.e pour qui il.elle est. Simplement », a également réagi  Mahaut Bertu, conseillère municipale en charge de la lutte contre les LGBTphobies

https://twitter.com/MahautBertu/status/1204335066920497153?s=20

Peintes à l’occasion de la Marche des Fiertés de juin 2018 à Nantes, , les « marches des fiertés » avaient déjà été dégradées à quatre reprises. Notamment le 12 août dernier, le 14 juin, mais aussi en décembre 2018.  Elles avaient été repeintes récemment.

L’arc-en-ciel attire la haine

Ce n’est pas la première fois qu’un espace urbain aux couleurs arc-en-ciel subit des actes de vandalisme à caractère homophobe. L’an dernier, à Paris, les passages piétons arc-en-ciel avait été recouvert de peinture blanche, avec une inscription « LGBT hors de France ». A Toulouse, c’est une fresque murale réalisée dans le cadre du festival Rose Béton qui a été vandalisée à l’huile de vidange le 13 septembre dernier.

A Bordeaux, au printemps, un passage piéton aux couleurs LGBT avait également été saccagé, peu de temps après son inauguration, et recouvert de sang… par des militants queer, qui n’ont pas vu d’un bon oeil ce qu’ils considéraient être une « opération de pinkwashing » de la part de la mairie.

 

Crédit photo : Nosig

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Deux acteurs gays rejoignent le casting de Matrix 4

11 décembre, par Samy Laurent[ —]

Au casting original du film mythique des soeurs Wachowski, s’ajoutent deux petits nouveaux  : Jonathan Groff et Neil Patrick Harris.

Jonathan Groff, qui joue actuellement le rôle de l’Agent Holden Ford dans la série « Mindhunter » et prête également sa voix à Kristoff dans les films « La Reine des Neiges« , vient de rejoindre le casting du prochain volet de la saga « Matrix« . Groff est le dernier acteur à s’ajouter au casting suite à l’entrée d’un autre nom bien connu : Neil Patrick Harris. Ce dernier avait été annoncé en octobre dernier par le média spécialisé Collider. Il est d’ailleurs murmuré que ce dernier interprétera le rôle du méchant du film, tandis qu’aucune information n’a été révélée sur le rôle de Jonathan Groff.

« Oh mon Dieu, ça a été le secret le plus dur que j’ai du garder !!! Je suis tellement fière de mon incroyable meilleur ami !!! Ça va être GÉNIAL !!« , a notamment tweeté l’actrice Lea Michele, son ancienne partenaire dans la série Glee et proche amie de l’acteur.

À LIRE AUSSI : Cette révélation sur le nouveau « Star Wars » nous brise le coeur, mais…

Les deux acteurs rejoignent donc le casting originel des précédents films « Matrix« . Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss reprendront les traits de Neo et Trinity. Jada Pinkett-Smith retrouvera également son rôle de Niobe. Mais cette fois-ci, il n’y aura qu’une seule des soeurs Wachowski derrière la caméra. En effet, seule Lana réalisera ce prochain volet aux côtés des deux co-scénaristes Aleksandar Hemon et David Mitchell.

« De nombreuses idées sur la notion de réalité que Lilly et moi avons explorée il y a 20 ans sont encore plus pertinentes aujourd’hui. Je suis très heureuse de retrouver ces personnages et je suis reconnaissante d’avoir la chance de travailler à nouveau avec mes brillants amis », avait déclaré Lana Wachowski au magazine Variety en août dernier

À LIRE AUSSI : Lana Wachowski réalisera « Matrix 4 », avec Keanu Reeves et Carrie-Anne Moss

Crédit photo : IMDB

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Voici ce que préconise le rapport parlementaire sur les « thérapies de conversion »

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11 décembre, par Timothée de Rauglaudre[ —]

Deux députés planchent depuis trois mois sur une mission d’information pour faire la lumière sur les « thérapies de conversion« . TÊTU dévoile le document qui en est ressorti et ce qu’il préconise.

40 heures d’auditions, près de 60 personnes entendues… On peut dire que cette « mission flash » n’aura pas chômé. Depuis début septembre, la députée LREM de l’Allier Laurence Vanceunebrock Mialon et le député LFI de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud tentent de brosser un portrait des « thérapies de conversion », encore méconnues jusqu’il y a peu en France. Ils présentaient ce matin, mercredi 11 décembre, leurs conclusions devant la commission des lois à l’Assemblée nationale.

TÊTU a eu accès à la synthèse du rapport qui fait la suite à cette mission d’information sur les « pratiques prétendant modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne ». Quatre pages qui résument les trois mois d’auditions et listent une série de préconisations pour venir à bout des « thérapies de conversion » (cette synthèse est consultable à la fin de l’article).

« Un spectre très large de pratiques »

En effet, explique le rapport en préambule, « le droit français ne dispose pas d’un délit spécifique condamnant ces « thérapies », et les pouvoirs publics connaissent mal ce phénomène qu’ils ne mesurent ni ne surveillent« . Pourtant, le Parlement européen tout comme le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, respectivement en 2015 et 2018, ont appelé les États à prendre des mesures contre ces pratiques.

Si l’ « imaginaire collectif » associe les « thérapies de conversion » aux électrochocs ou aux lobotomies par lesquelles la médecine et la psychiatrie « traitaient » l’homosexualité notamment au XXe siècle, « en France, ces « thérapies » couvrent aujourd’hui un spectre très large de pratiques« , développe le rapport. Et les députés de classer ces pseudo-thérapies en trois catégories : les thérapies religieuses, médicales et sociétales.

Torrents de vie et Courage

Les « thérapies religieuses » sont principalement le fait de deux groupes, émanations du mouvement « ex-gay » américain. Torrents de vie, association évangélique implantée en France dès 1995, propose des sessions de « restauration » de l’hétérosexualité. La mission d’information en a reçu le fondateur historique et président d’honneur, le pasteur suisse Werner Loertscher, et le coordinateur national, le pasteur Claude Riess. Leur audition, glaçante, est toujours disponible en vidéo.

À LIRE AUSSI : Un évêque français condamne les « thérapies de conversion »

Courage, arrivé en France après La Manif pour tous en 2014-2015, s’inspire du programme catholique américain Courage International, qui lui-même s’inspire des Alcooliques anonymes pour promouvoir l’abstinence pour les homosexuels. La mission en a reçu le responsable français, le prêtre Louis-Marie Guitton, ainsi que deux responsables du groupe de Paris, Xavier Guillaume et Timothée Jolivet. À leur demande, la vidéo de leur audition n’est pas disponible.

Hypnose et électrochocs

Les deux députés ont également mené des auditions qui laissent à penser que les « thérapies de conversion » existent dans d’autres courants religieux. Dans le protestantisme luthéro-réformé, elles sont incarnées par le pasteur Gilles Boucomont et son mouvement des « Attestants ». Elles ont aussi, à l’Assemblée nationale, été dénoncées dans leur version islamique par Mehdi Aifa, président de l’Amicale des jeunes du Refuge, et Yacine Djebelnouar, président de Shams France, et dans leur version judaïque par Alain Beit, président du Beit Haverim. Plusieurs victimes de ces thérapies auditionnées par la mission, comme Benoît Berthe, qui a témoigné dans le dernier numéro de TÊTU, décrivent des « retraites spirituelles » ou des exorcismes qu’ils ont subi pour les « guérir » de leur homosexualité.

Mais la mission d’information a également identifié la persistance, en France, de « thérapies médicales« . Elle en a auditionné deux victimes :  » l’une a subi des séances de semi-hypnose à l’occasion desquelles des messages à connotation sexuelle lui étaient répétés ; l’autre a subi plusieurs séances d’électrochocs tout en étant soumise à des charges médicamenteuses importantes« . Enfin les « thérapies sociétales« , plus insidieuses, « l’obligation, au sein d’un groupe d’individus, d’adopter la norme hétérosexuelle sauf à risquer l’exclusion« . Typiquement, le mariage forcé avec une personne d’un sexe par lequel on n’est pas attiré.

« Ces pratiques prennent une ampleur inquiétante »

Chez l’ensemble des victimes auditionnées, le constat est clair : non seulement ces pseudo-thérapies « ne guérissent pas« , mais elles sont dangereuses. Certains ont traversé de longues dépressions, des troubles de la personnalité voire des idées suicidaires. S’il n’existe pas de « mesure objective » des « thérapies de conversion » en France, relève le rapport, « les travaux de la mission suggèrent néanmoins que ces pratiques s’étendent et prennent une ampleur inquiétante« .

À LIRE AUSSI : Le fondateur d’une des plus grosses « thérapies de conversion » américaines fait son coming-out

La mission d’information a ainsi eu connaissance, par témoignage direct ou indirect, d’une « centaine de faits« . De même, l’association Le Refuge, qui a mis en place à la demande de Laurence Vanceunebrock-Mialon un relevé sur sa ligne d’écoute, a noté une dizaine d’appels par mois concernant des « thérapies de conversion » – un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes.

Un délit spécifique dans le code pénal

Comme l’ont fait remarquer certains acteurs institutionnels auditionnés par les deux députés, certaines infractions déjà existantes dans le droit français pourraient permettre aux victimes de porter plainte : l’abus de faiblesse, l’exercice illégal de la médecine ou l’escroquerie. Mais le rapport pointe un « droit peu lisible » et, par conséquent, des « victimes peu enclines à porter plainte« . C’est pourquoi, après de nombreuses hésitations, Laurence Vanceunebrock-Mialon et Bastien Lachaud : il faut, selon eux, « l’instauration d’un délit spécifique dans le code pénal« . Cette option aurait une « valeur symbolique forte« , ainsi que l’avait remarquer Benoît Berthe lors de son audition. Les deux élus tâcheront de déposer une proposition de loi en ce sens début 2020.

À LIRE AUSSI : Cette députée veut mettre fin aux « thérapies de conversion » en France

D’autres préconisations s’ajoutent à celle-ci, comme renforcer certaines infractions comme le harcèlement sexuel ou la circonstance aggravante pour les violences sur mineurs, de façon à inclure les « thérapies de conversion ». Ou encore, envisager la création d’une ligne d’écoute consacrée aux LGBTphobies pour « faciliter le dépôt de plainte« . Au-delà de la solution pénale, des options pédagogique, permettant de prendre le problème à la racine sont envisagées. Le rapport recommande ainsi d’inclure d’avantage la problématique des discriminations contre les personnes LGBT dans les cours d’éducation à la sexualité, dans les établissements publics comme privés sous contrat. Au mois d’octobre TÊTU avait par exemple enquêté sur des « passages homophobes » d’un manuel scolaire dans un lycée catholique à Lyon. En trois mois d’auditions, la mission d’information n’a peut-être fait qu’effleurer l’ampleur du phénomène…

Synthèse 4 pages MI thérapies de conversion – version définitive by Antoine Patinet on Scribd

 

 

Crédit photo : Wikimedia Commons / Jebulon

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Un évêque français condamne les « thérapies de conversion »

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10 décembre, par Timothée de Rauglaudre[ —]

Benoît Rivière, évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, est le deuxième évêque en France à se distancier des « thérapies de guérison » de l’homosexualité. Interrogée par TÊTU, la Conférence des évêques pointe des pratiques « inutiles et risquées« .

Des sessions d’été pour « restaurer » l’hétérosexualité à côté de Chalon-sur-Saône, des parcours pour inciter les homosexuels à l’abstinence à Paray-le-Monial… La Saône-et-Loire semble être un terreau favorable à ce qu’on appelle communément les « thérapies de conversion« . Ces pratiques, au carrefour de la pseudo-psychologie et du fondamentalisme religieux, prétendent, à visage couvert, « guérir » l’homosexualité. C’est donc en toute logique que Le Journal de Saône-et-Loire a consacré ce week-end deux dossiers, samedi 7 et dimanche 8 décembre, à ce phénomène en expansion.

Un maire « très inquiet » des « dérives »

Le quotidien régional donne d’abord la parole à Benoît Berthe, jeune homme envoyé par ses parents très catholiques dans des sessions pour « guérir » son homosexualité entre ses 15 et ses 18 ans, qui a témoigné dans le dernier numéro de TÊTU. Le journaliste Nicolas Desroches s’est aussi intéressé à Torrents de vie. Antenne française du programme américain Desert Stream/Living Waters, l’association évangélique organise depuis 1995 des séminaires estivaux et des groupes de parole à l’année, dans une quinzaine de villes, pour, entre autres, « guérir » les homosexuels.

Ces dernières années, les sessions d’été ont eu lieu à Lux, petite ville à côté de Chalon-sur-Saône. Interrogé par Le Journal de Saône-et-Loire, son maire, Denis Evrard, se dit « très inquiet » de ces « dérives« . Il dit avoir reçu, depuis la diffusion du documentaire Homothérapies sur ARTE, « de nombreux mails pour [l’alerter]« . « Je ne sais pas ce que l’on peut concrètement faire, mais rassurez-vous, nous nous en occupons« , affirme-t-il encore.

« Favoriser l’éveil de la liberté profonde »

Mais c’est surtout une autre interview, sur la même page, qui interpelle. Nicolas Desroches a donné la parole à Benoît Rivière, évêque d’Autun, Chalon-sur-Saône et Mâcon pour le faire réagir à la récente actualité sur les « thérapies de conversion », et pour savoir, selon lui, « quel regard porte l’Église sur ce genre de pratique« .

À LIRE AUSSI : « Thérapies de conversion » : Laurence Vanceunebrock-Mialon rencontre les auteurs de « Dieu est amour »

Sa réponse est assez limpide : « Effectivement, il existe des propositions en ce sens et, à ma connaissance, il faut distinguer les propositions adressées à des personnes homosexuelles voulant se ressourcer spirituellement, et d’autre part, les propositions émanant de groupes prétendant réorienter les dispositions psychoaffectives des personnes ; dans ce dernier cas, l’Église ne s’engage absolument pas. Quelles que soient les dispositions psychiques d’une personne, le travail éducatif de l’Église est toujours de favoriser l’éveil de la liberté profonde. »

« Le message est clair »

Cyrille de Compiègne, vice-président de l’association chrétienne LGBT+ David & Jonathan, se félicite auprès de TÊTU de la prise de position de l’évêque : « La terminologie qu’il utilise montre bien qu’il a compris de quoi il s’agit. On peut se réjouir du fait qu’il ait compris le problème de la confusion entre le spirituel et le psychologique. » Benoît Rivière est, à notre connaissance, le deuxième évêque français à s’exprimer publiquement sur ces parcours qui prétendent « guérir » l’homosexualité. Le premier était Luc Crepy, évêque du Puy-en-Velay qui a repris en main l’Agapè, une des sessions dans lesquelles le jeune Benoît Berthe avait été envoyé. Dans le livre Dieu est amour (Flammarion), le dignitaire religieux déclarait : « Dieu m’accueille comme je suis. L’orientation homosexuelle, ce n’est pas quelque chose qu’on change comme ça. »

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Interrogé par TÊTU, Benoît Berthe, victime de ces « thérapies de conversion » pendant son adolescence, y voit un « signe positif d’une vraie avancée » : « Le message est clair : l’Église ne doit pas s’engager sur de telles pratiques. Ça devrait faire réfléchir beaucoup de croyants persuadés que ces thérapies fonctionnent et aident les personnes homosexuelles. » Il regrette en revanche le « silence assourdissant » de la Conférence des évêques, sommet de la hiérarchie catholique en France, qui n’a pas publié de réaction officielle depuis la récente médiatisation du sujet. « Nous sommes pourtant nombreuses victimes, croyants ou non, à faire un appel aux Églises pour se positionner clairement contre ces pratiques mais aussi prendre des actions précises pour les interdire« , poursuit-il.

« Inutile et risqué »

Pourtant, contactée par TÊTU, Oranne de Mautort, directrice adjointe du service national famille et société de la Conférence des évêques, est très claire sur la position de l’Église catholique : « Les thérapies de conversion existent, mais l’Église ne les cautionne pas et ne les a jamais cautionnées. C’est inutile et risqué. »

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Elle va même plus loin : « La simple condamnation ne suffit pas. Il faut écouter les personnes victimes. » Et d’inciter lesdites victimes à se tourner si elles le souhaitent vers la cellule des dérives sectaires dans des communautés catholiques, mise en place par la Conférence des évêques. Cette dernière ira-t-elle jusqu’à publier un communiqué ? « Je ne peux pas vous dire« , répond Oranne de Mautort.

Courage épargné

Pour Cyrille de Compiègne, ce silence relatif pourrait être révélateur du « fait qu’il n’y a pas de consensus en interne« . En effet, une poignée de diocèses (Fréjus-Toulon, Paris, Lyon et Bayonne) ont soutenu Courage, programme américain implanté en France en 2015, qui s’inspire des Alcooliques anonymes et promeut l’abstinence pour les homosexuels. L’institution catholique est ainsi plus réticente à critiquer Courage : « Ce n’est pas Torrents de vie, il ne faut pas exagérer, estime Oranne de Mautort. En termes de discours, ça n’a rien à voir. »

Une erreur pour Benoît Berthe, dont les parents ont assisté trois étés de suite aux sessions Courage à Paray-le-Monial : « Courage pratique l’incitation à l’inhibition sexuelle et à l’abstinence forcée pour ne pas tomber dans l’homosexualité. Ça reste des pratiques dangereuses, accompagnées de discours culpabilisants et déformés sur l’homosexualité. C’est une forme de violence faite aux personnes homosexuelles. »

« Liberté religieuse »

Toujours dans Le Journal de Saône-et-Loire, Benoît Rivière est interrogé sur la mission d’information qui se tient depuis le mois de septembre à l’Assemblée nationale. Menée par une députée LREM et un de ses collègues LFI, celle-ci doit faire la lumière sur ces pratiques et, en principe, aboutir à une proposition de loi pour les faire interdire. Une communication sur cette mission d’information sera d’ailleurs dévoilée par les députés mercredi 11 décembre. L’évêque d’Autun déclare à ce propos : « Je fais confiance au sérieux du travail parlementaire dans notre pays. Je suis convaincu que cette mission n’a pas pour but de limiter la liberté religieuse. »

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À quoi fait-il allusion ? Pour Oranne de Mautort, il pourrait s’agir d’une référence à Famille chrétienne. Début octobre, le magazine chrétien très conservateur avait en effet intitulé son dossier sur les « thérapies de conversion » : « Homosexualité : l’Église bientôt hors la loi ? » Et avait, de façon à peine masquée, pris la défense du groupe Courage. « C’est une ressource de contre-attaque de la part de Courage et Torrents de vie, remarque Cyrille de Compiègne, dont l’association David & Jonathan soutient la proposition de loi. Selon ces groupes, il faudrait un pluralisme religieux et on ne serait pas tous obligés d’avoir le même point de vue. [Benoît Rivière] va plutôt à l’encontre des personnes qui utilisent cet argument. » Benoît Berthe lui aussi balaie cet argument de défense des « thérapies de conversion », qui selon lui « renverse totalement les choses » : « Ce n’est pas accuser, accabler ou agresser les religions que de faire cet appel mais c’est tendre la main pour encourager les Églises à être plus inclusives et humaines. »

 

Crédit photo : Flickr / Tony Webster

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Au Royaume-Uni, les droits LGBT+ relégués au second plan des élections

10 décembre, par Timothée de Rauglaudre[ —]

Les Britanniques votent jeudi lors d’un scrutin qui doit déterminer l’avenir du pays. Alors que Boris Johnson est donné gagnant, les grands partis parlent peu de droits LGBT+.

Jeudi 12 décembre, les électeurs britanniques vont élire leurs nouveaux députés dans le cadre d’un scrutin décisif. En effet, ces élections générales, convoquées par le Premier ministre Boris Johnson, devraient permettre d’en savoir plus sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Dans ce contexte, les droits des minorités sont mises sous le tapis. Heureusement, quelques médias, comme le site d’information LGBT+ PinkNews, continuent de scruter avec attention les engagements pour les droits LGBT+ des cinq principaux partis qui vont se disputer la majorité parlementaire.

Le palme du silence revient sans surprise au Parti du Brexit. Dans son « Contract with the People » (« Contrat avec le peuple »), le parti eurosceptique de Nigel Farage ne fait « pas une seule mention de la moindre problématique ou promesse spécifique à la communauté LGBT+« , relate PinkNews. Comme le note dans un autre article le site d’information, Nigel Farage est apparu plusieurs fois, entre 2011 et 2016, dans le show télévisé de Rick Wiles, un pasteur fondamentaliste notoirement homophobe, antisémite et islamophobe.

Inclusivité à l’école

Les quatre autres grands partis – le Parti conservateur, le Parti travailliste, les Libéraux-démocrates et le Parti vert – se sont engagés de concert à promouvoir l’inclusivité LGBT+ à l’école, qui subit une offensive conservatrice. En effet, depuis quelques mois, des groupes religieux, notamment musulmans, protestent contre des cursus dans certaines écoles pour apprendre à respecter de la même manière toutes les orientations sexuelles.

En revanche, contrairement aux partis de gauche et aux Libéraux-démocrates, les conservateurs ne disent rien dans leur manifeste sur les droits des personnes transgenres, sur l’accès à la PrEP ni sur les problématiques de santé spécifiques à la population LGBT+.

« Tarlouzes en débardeur »

Le premier ministre Boris Johnson, en tête des sondages, a vu des citations outrancières de son fait déterrées depuis son arrivée à pouvoir. Celles-ci refont de nouveau surface à la veille des élections. Ainsi, en 2000, dans le magazine conservateur The Spectator, il s’en prend au « programme épouvantable des travaillistes, qui encourage l’enseignement de l’homosexualité dans les écoles« .

Dans son livre Friends, Voters, Countrymen publié en 2001, il écrivait : « Si le mariage gay était acceptable – et j’étais incertain sur cette question -, alors je ne voyais pas de raison, en principe, pour laquelle une union entre trois hommes, tout autant que deux hommes, ou même trois hommes et un chien, ne pourrait être consacrée. » Une citation qui n’est pas sans rappeler certains commentaires des années 2012-2013 en France, pendant les débats sur le mariage pour tous. En 1998, dans une chronique pour le Telegraph, il raillait le travailliste gay Peter Mandelson, dont la démission du gouvernement susciterait selon lui la tristesse des « tarlouzes en débardeur« .

Un ambassadeur mondial LGBT+ ?

Lors d’un débat sur la BBC, une militante pro-conservateurs, Nimco Ali, a été interrogée sur cette citation à plusieurs reprises par le chroniqueur du Guardian Owen Jones, homosexuel et soutien du Parti travailliste. Celui-ci lui a demandé si parler de « tarlouzes en débardeur » était « acceptable« . Réponse de l’intéressée : « Ça dépend du contexte dans lequel c’est dit. » Les commentaires homophobes passés mettent visiblement les conservateurs très mal à l’aise. D’autres citations, qualifiées de sexistes, racistes ou islamophobes, ont par ailleurs été exhumées.

Comme le relève PinkNews, Certains partis proposent un petit plus par rapport aux autres. Par exemple, les travaillistes sont les seuls à s’engager à ouvrir un poste d’ambassadeur mondial sur les questions LGBT+. Les libéraux-démocrates, de leur côté, ont la particularité de proposer une réforme de la politique d’accueil des demandeurs d’asile LGBT+. Ces derniers veulent aussi, comme les Verts, introduire une mention neutre sur les passeports britanniques pour les citoyens qui ne se reconnaissent pas dans le genre masculin ni dans le genre féminin.

Un quart d’électeurs gays indécis

De son côté, le site d’information The Gay UK a réalisé un sondage en ligne pour demander aux Britanniques homosexuels s’ils étaient décidés ou non quant à leur vote aux élections de jeudi. Sur 400 personnes ayant répondu à la question, 23 %, soit près d’un quart, n’ont pas encore décidé quel bulletin ils mettront dans l’urne. L’abstention chez les LGBT pourrait aussi changer le résultat du vote. Plusieurs militants ont appelé les gays britanniques à voter sur Grindr, et même… sur Onlyfans. 

Et si Grindr et OnlyFans changeaient le résultat des élections britanniques ?

Dans un sondage précédent, The Gay UK avait demandé à ses lecteurs pour quel parti ils comptaient voter, pour ceux qui s’étaient déjà décidé. 38 % avait répondu que leur premier choix se porterait sur le Parti travailliste emmené par Jeremy Corbyn, suivi de près par les Libéraux-démocrates de Jo Swinson. Celle-ci est allée défendre les droits des personnes transgenres dans plusieurs médias, dont la BBC où elle a estimé que cette question était un « débat sur des personnes et leurs vies« .

 

Crédit photo : Pexels

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Facebook et Instagram sous le feu des assos LGBT après des pubs anti-PrEP

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10 décembre, par Timothée de Rauglaudre[ —]

Aux États-Unis, des publicités sur Facebook et Instagram, payées par des cabinets d’avocats, diffusent de fausses informations sur  la PrEP. 50 organisations LGBT+ américaines demandent aux plateformes de retirer ces pubs.

Lundi 9 décembre, 50 organisations LGBT+, de lutte contre le VIH et professionnels de santé publique ont adressé une « lettre ouverte à Facebook« . Ils interpellent plus précisément son PDG Mark Zuckerberg. « Nous en appelons urgemment à Facebook et Instagram concernant publicités factuellement inexactes qui suggèrent des effets négatifs sur la santé » de la PrEP, écrivent-elles.

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D’après le communiqué, ce type de publicités cible spécifiquement les utilisateurs LGBT+ de Facebook et d’Instagram (application qui appartient à Facebook). La liste des signataires, qui demandent un retrait de ces publicités, compte des noms connus mondialement de la lutte pour les droits LGBT+. On y trouve par exemple Act Up, GLAAD, Human Rights Campaign mais aussi des membres du Facebook’s LGBTQ Network of Support.

Capture d’écran réalisée par GLAAD

« Danger imminent »

D’après ces organisations, des cabinets d’avocats cherchent en diffusant ces pubs à recruter des utilisateurs de la PrEP pour se joindre à un procès contre le médicament. En effet, ces cabinets affirment que « le médicament cause des effets secondaires nocifs dans cette population de patients, en particulier de la densité minérale osseuse et des problèmes rénaux ».

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Et ces publicités ne seraient pas sans conséquence. Les organisations rapportent qu’elles sont « directement citées par des membres de la communauté à risque qui expriment une peur croissante quant à la prise de la PrEP« . Ainsi, ces pubs, vues des millions de fois, placeraient des personnes en « danger imminent« . Cette « lettre ouverte » accuse Facebook de « faire du mal à la santé publique« . Elle demande non seulement aux deux plateformes de retirer les pubs mais aussi d’améliorer leur transparence sur leur politique publicitaire et de lutte contre la désinformation.

 

Crédit photo : Wikimedia Commons / Anthony Quintano / Flickr / Tony Webster

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C’est la plus jeune cheffe de gouvernement du monde… et elle a deux mamans

10 décembre, par Samy Laurent[ —]

A 34 ans, Sanna Marin devient la plus jeune cheffe de gouvernement de Finlande et la plus jeune Première ministre en activité dans le monde. Et elle a deux mamans.

Elle va devenir, ce mardi 10 décembre, la plus jeune Première ministre de Finlande, à seulement 34 ans. Sanna Marin vient en effet, d’être nommée pour succéder à l’ancien Premier ministre Antti Rine. Elle est également la plus jeune cheffe de gouvernement de l’histoire. Jacinda Ardern, la Première ministre de Nouvelle-Zélande a 39 ans et Oleksiy Honcharuk, son homologue ukrainien, a 35 ans.

Une socio-démocrate avant tout

Née à Helsinki, Sanna Marin a grandi dans la banlieue de Tampere, à deux heures au nord de la capitale. Issue d’un milieu modeste, elle a choisi d’en faire une véritable force dans son parcours politique.« Je suis issue d’une famille qui a été démunie et je n’aurais pas eu les conditions pour réussir et aller de l’avant en l’absence du système éducatif finlandais », expliquait-elle dans les colonnes du Helsingin Sanomat, relayé par Le Parisien.

Engagée en politique depuis ses 27 ans, elle accède au conseil municipale de la ville de Tampere, en 2012. Elle y prendra la présidence, un an plus tard. Trois ans plus tard, en 2015, la jeune femme politique fera son entrée à l’Eduskunta (le parlement finlandais). En juin 2019, Antti Rine la nomme ministre des Transports. 

Des mamans lesbiennes

Sa vie de famille semble également avoir beaucoup influencé le schéma politique de Sanna Marin. Après le divorce de ses parents, sa mère se met en couple avec une femme. Dans un entretien donné au magazine finlandais Me Naiset, en 2015, elle révèle l’ostracisme qu’elle a ressenti suite à la non représentation de divers modèles de familles : « L’ignorance [de la part de la société] est ce qui a été le plus difficile. Nous n’étions pas reconnues comme une vraie famille, ou égales aux autres », expliquait-elle. Néanmoins, ce rejet dont elle a pu être victime a su imposer les piliers de son socle politique qui s’est toujours tourné vers l’égalité sociale. 

Comme elle le promettait dans sa campagne électorale, en avril, la Première ministre assurera un accès aux soins médicaux plus rapide, ainsi que la gratuité de l’enseignement secondaire. Comme elle le révélait dans le quotidien finlandais Uusi Suomi, son parti politique promet « de simplifier la sécurité sociale, et assurer des salaires minimum pour un mode de vie convenable ».

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Une coalition de femmes en Finlande

« Nous avons beaucoup de travail à faire pour rétablir la confiance« , a déclaré Sanna Marin à la presse dimanche soir, en éludant les questions liées à son âge : « Je n’ai jamais pensé à mon âge ou à mon genre, je pense aux raisons pour lesquelles je me suis engagée en politique et ces choses grâce auxquelles nous avons gagné la confiance de l’électorat. » 

Car en plus d’être la plus jeune Première ministre de Finlande, Sanna Marin est également à la tête d’une coalition de femmes.

Aux côtés de la Première Ministre, on pourra notamment voir  Katri Kulmuni, 32 ans, du Parti du Centre, et future ministre de l’Économie, Li Andersson, 32 ans également, dirigeante de l’alliance de Gauche, Maria Ohisalo cheffe de la Ligue verte, et enfin Anna -Maja Henriksson, 55 ans, leader du Parti populaire suédois de Finlande.

Une révolution majeure à travers la planète mais pas tellement pour la Finlande. En effet, dans ce pays où l’égalité entre les sexes est la plus avancée, ce n’est pas la première fois que des femmes aient accès à d’importantes positions au sein du gouvernement. Néanmoins, Sanna Marin est tout de même la troisième femme a accéder au poste de Premier ministre, et encore une fois, la plus jeune. Il s’agit également de la première fois que les cinq partis du pays sont dirigé par des femmes.

Sanna Marin sera présente le 12 décembre prochain lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne à Bruxelles, pour sa toute première apparition internationale.

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Crédit photo : Instagram

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