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Comment activer le chiffrement SNI (encrypted SNI) ?

26 février, par Korben[ —]

Au moment où vous avez configuré votre navigateur pour qu’il fonctionne avec des DNS-over-HTTPS, vous avez peut être constaté via la page de test de Cloudflare, que cette dernière vous indiquait que votre SNI n’était pas chiffré.

Mais qu’est ce que c’est encore que ce truc, me direz-vous ? Et bien le SNI pour Server Name Indication est ce qui expose le nom d’hote de votre machine lorsque vous établissez une connexion, y compris TLS. Et cela peut évidemment en dire un peu trop sur vous et vous exposer en terme de vie privée.

Heureusement, il est possible de le chiffrer afin que le nom d’hote de votre ordinateur reste secret lorsque vous visitez un site qui a activé cette possibilité.

Et par chance, la société Cloudflare qui gère un sacré paquet de sites web, propose cette fonctionnalité activée par défaut pour tous les sites dont elle s’occupe. C’est encore loin d’être gagné car c’est un peu le chat qui se mort la queue en terme d’implémentation mais si les hébergeurs jouent le jeu, cela permettra d’augmenter le niveau de sécurité global des internautes.

En attendant, si vous voulez activer le SNI chiffré côté navigateur, pour être protégé à minima lorsque vous surfez sur des sites clients de Cloudflare, voici comment faire sous Chrome et Firefox.

Activer le chiffrement SNI sous Firefox

Alors sous Firefox, vous devez entrez le texte suivant dans le champs réservé aux URL :

about:config

Puis dans le champs de recherche, tapez SNI. Vous devriez alors vous le paramètre nommé :

network.security.esni.enabled

Passez sa valeur à « True » en double cliquant dessus, puis relancez votre navigateur.

Faites ensuite le test sur le site de Cloudflare et voilà, un beau SNI des familles bien chiffré.

Activer le chiffrement SNI sous Chrome / Brave

Bon, bah j’étais chaud pour vous expliquer aussi mais apparemment, c’est pas encore implémenté. Ouin. Par contre, comptez sur moi pour mettre à jour ce paragraphe lorsque cela le sera.


La liste des fournisseurs (sérieux) de DNS compatibles DNS-over-HTTPS (DoH)

26 février, par Korben[ —]

Attention, chaque URL que vous voyez ci-dessous doit être renseigné dans la les paramètres fournisseurs DoH de votre navigateur. Il ne s’agit pas d’URL consultables avec un navigateur. Pour savoir comment ajouter ce paramètre, consultez cet article.

Voici une liste non-exhaustive mais si vous en voyez d’autres qui sont majeurs, n’hésitez pas à me le signaler, j’en rajouterai.

Il existe aussi une grosse liste détaillée ici mais il y a des DNS tenus par des particuliers donc je ne vous l’ai pas mise.

Notez que les navigateurs compatibles DoH sont pour le moment Firefox, Chrome et ses dérivés et des outils comme Bromite, Curl, OkHttp ou encore curl-doh.

Amusez-vous bien !


Comment activer le DNS-over-HTTPS (DoH) sous Firefox et Chrome / Brave

26 février, par Korben[ —]

Hello la compagnie,

je ne sais pas si vous avez suivi, mais Mozilla vient d’activer en mode « Par défaut on s’en balek« , l’option DoH dans la dernière version de Firefox pour tous les Américains.

DoH, ça veut dire DNS over HTTPS, et ça permet de chiffrer le trafic DNS pour empêcher un tiers d’observer les requêtes DNS que vous générez.

Activer DoH sous Firefox

Si ça vous intéresse, dans Firefox, vous devrez aller dans le menu des options, et cliquer sur « Préférences ».

Ensuite, descendez tout en bas, dans la section paramètres réseaux et cliquez sur le bouton « Paramètres ».

Puis cochez la case « Activer le DNS via HTTPS ». Vous pouvez choisir le fournisseur de DNS sécurisé (Cloudflare ou Nextcloud) ou spécifier le vôtre. Si vous cherchez une liste fiable de fournisseurs DNS over HTTPS (DoH), je vous en ai compilé plusieurs ici.

Puis faites OK.

Et voilà. Ensuite, rendez-vous sur cette page de test pour valider que tout fonctionne.

Et si la section Encrypted SNI est rouge, voici un article qui explique comment activer la fonctionnalité de chiffrement SNI.

Activer DoH sous Chrome / Brave

Pour cela, entrez la ligne suivante dans le champs d’adresse du navigateur :

chrome://flags/

Cherchez ensuite quelque chose qui s’appelle Secure DNS ou DNS over HTTPS et activez l’option

Pensez ensuite à configurer votre réseau Windows / Linux ou macOS pour utiliser des DNS compatibles DoH comme ceux de Cloudflare : 1.1.1.1. Mais si, vous savez, ici dans Windows (c’est pour vous rafraichir la mémoire) :

Puis allez sur ce site pour valider que tout fonctionne pour vous.

Et voilà !


Comment bloquer le téléchargement de fichiers indésirables sous Microsoft Edge ?

26 février, par Korben[ —]

Si vous gérez des ordinateurs sous Windows avec des utilisateurs champions en installation de malwares, voici une option présente dans Microsoft Edge qui devrait vous intéresser.

Cette fonctionnalité permet de bloquer les applications jugées comme indésirables par Microsoft et ainsi empêcher leur téléchargement. C’est vraiment bien pour éviter de se retrouver avec un malware quand on surfe sur des sites chelous et bien sûr, ça ne vous empêchera pas de forcer quand même le téléchargement d’un fichier qui serait, d’après vous, légitime.

Pour activer cette option, lancez la dernière version de Microsoft Chrome Edge et rendez-vous dans les options relatives à la vie privée et à la sécurité.

edge://settings/privacy

Ensuite, scrollez tout en bas, dans la section « Services » puis activez l’option baptisée : « Bloquer les applications potentiellement indésirables »

Enfin, pour tester que ça fonctionne bien, rendez-vous ici et cliquez sur le bouton « Launch the test ».

Et voilà ! Des heures de vie gagnées sur la maintenance de l’ordinateur de belle-maman et joli-papa.

Source


Comment changer de shell sous Linux ou macOS ?

25 février, par Korben[ —]

Allez, on est des fous, aujourd’hui je vais vous expliquer comment changer de shell par défaut sous macOS ou Linux.

Mais avant de rentrer dans le dur, je vous explique. Un shell est un programme qui fait office d’interface entre vous et l’ordinateur sous la forme d’un interpréteur de commandes. En gros, c’est ce que vous voyez quand vous lancez un terminal.

Il en existe plusieurs comme :

  • Almquist shell (ash) : écrit en remplacement du Bourne Shell, sous licence BSD ; souvent utilisé dans des environnements aux ressources limitées. Les sh de FreeBSD, NetBSD (et leurs dérivés) sont basés sur des cendres qui ont été améliorées pour être conformes à POSIX.
  • Bourne Shell (sh) : Le shell Bourne était le shell par défaut de la version 7 d’Unix. De nombreux systèmes de type Unix continuent à avoir /bin/sh – qui est l’interpréteur de commandes Bourne, ou un lien (symbolique ou en dur) vers un interpréteur de commandes compatible.
  • Bourne-Again shell (bash) : écrit dans le cadre du projet GNU pour fournir un sur-ensemble de fonctionnalités du Bourne Shell. Ce shell est souvent pré-installé et est le shell interactif par défaut pour les utilisateurs sur la plupart des systèmes Linux et macOS.
  • C shell (csh) : Shell Unix créée par Bill Joy alors qu’il était étudiant à l’Université de Californie, Berkeley, à la fin des années 1970. Il a été largement distribué, à commencer par la version 2BSD de la Berkeley Software Distribution (BSD) pour la première fois en 1978.
  • Debian Almquist shell (dash) : un remplacement moderne du shell ash dans Debian et Ubuntu
  • Korn shell (ksh) : écrit par David Korn à partir des sources du shell Bourne alors qu’il travaillait aux Bell Labs
  • Public domain Korn shell (pdksh) : Shell Unix qui a été développé par David Korn aux Bell Labs au début des années 1980 et annoncé sur USENIX le 14 juillet 1983. Le développement initial était basé sur le code source du shell Bourne.
  • MirBSD Korn shell (mksh): un descendant du ksh d’OpenBSD et de pdksh, développé dans le cadre de MirOS BSD
  • TENEX Shell (tcsh): Shell Unix basé sur et compatible avec csh. Il s’agit essentiellement d’un interpréteur de commandes C avec une complétion en ligne de commande programmable, une édition en ligne de commande et quelques autres fonctionnalités. Il s’agit de l’interpréteur de commandes racine natif pour les systèmes basés sur BSD comme FreeBSD.
  • Z shell (zsh): une coquille relativement moderne qui est rétrocompatible avec le bash. C’est le shell par défaut dans macOS depuis la version 10.15 de Catalina.
  • Busybox: Je vous le mets aussi même si c’est pas un shell à proprement dit mais plutôt un ensemble d’utilitaires Unix pour les petits systèmes et les systèmes embarqués, qui comprend 2 shells : ash, un dérivé du shell Almquist ; et hush, une implémentation indépendante d’un shell Bourne.

Et évidemment, chaque barbu qui se respecte a ses préférences (ou reste sur le shell par défaut de son OS). Par exemple, sous macOS, c’est zsh et sous Ubuntu si je ne dis pas de bêtises, c’est bash.

Alors, comment faire pour en changer si besoin ? Et bien vous allez voir, c’est super facile.

Ouvrez d’abord un terminal et entrez la commande suivante pour déterminer sur quel shell vous êtes actuellement :

ps -p $$

Ensuite, consultez la liste des shells déjà installés sur votre système d’exploitation avec la commande :

cat /etc/shells

Comme vous pouvez le voir, j’en ai une flopée.

Pour en changer, rien de plus simple. Entrez la commande suivante en la faisant pointer vers le chemin complet du shell sur lequel vous voulez passer. Par exemple, si je veux basculer de zsh (qui est mon shell par défaut) à bash, je tape :

chsh -s /bin/bash

Ensuite, vous pouvez fermer le terminal et le relancer et voilà !

Vous retrouverez aussi ce tuto en vidéo ici :


Créez et éditez vos GIF animés avec la boite à outils complète Ezgif

25 février, par Korben[ —]

Ezgif la boite à outil parfaite pour créer un gif

Ce matin je voulais vous parler du site ezgif.com (easy gif) qui propose toute une série d’outils variés pour jouer avec les GIF animés, ces petites choses magnifiques qui égayent les Internets. Vous pouvez y faire vraiment pas mal de choses comme créer, éditer, redimensionner, recouper, optimiser, ajouter des effets ou dur du texte, etc.

Je vous fais un petit tour du propriétaire :

1. Créer un GIF

On va démarrer avec la base, parce que pour retravailler un GIF avec le reste des outils il faut déjà … avoir un GIF. Cette dernière phrase était sponsorisée par Captain Obvious. Donc ici vous allez créer votre petite animation à partir d’images aux formats GIF, JPG, PNG, BMP, TIFF, APNG ou encore WebP.

Le site ezgif.com permet de creer des gif animes

En termes de limitations on est plutôt sur une barre assez haute puisque votre GIF pourra être composé au maximum de 2000 images pour un poids de 100Mo au total (6Mo max pour une image unique). Le site permet d’ailleurs l’upload d’archives .zip pour plus de facilité (ça évite de passer 3 heures à ajouter ses 2000 fichiers un par un). N’ayez pas peur de mixer différentes extensions d’images, tailles … il va uniformiser le tout pour vous. Le résultat final ne comporte pas de filigrane comme on peut le voir sur d’autres sites.

Une fois vos fichiers ajoutés vous pouvez ajuster leur ordre ainsi que la vitesse de l’animation ou encore ajouter un effet de fondu entre chaque image. L’outil est aussi efficace pour combiner ou raccourcir des GIF déjà existants.

La barre des options sur ezgif.com

Après avoir créé votre fichier vous aurez une nouvelle barre d’options qui vous permettra d’affiner votre résultat : convertir dans un format précis, redimensionner, couper, pivoter, optimiser, modifier la vitesse, ajouter des effets … (voir plus bas pour tous ces détails). À noter que votre création est temporaire, si vous ne la téléchargez pas elle disparaitra au bout d’un certain temps. Pas de hotlinking donc, on vous a vu venir bande de chenapans !

2. Video to GIF

Là encore c’est assez facile à comprendre, c’est l’outil pour vous aider à créer un GIF à partir d’une vidéo. Soit une vidéo perso que vous ajouterez, soit une vidéo déjà en ligne. Attention dans ce dernier cas un lien vers une page web ne suffit pas, il faut un lien direct vers le fichier vidéo lui-même.

Les formats supportés sont nombreux dont les classiques MP4, WebM, AVI, MPEG, FLV, MOV ou 3GP (parmi d’autres) et la taille maximale est de 100Mo. Hormis la fonctionnalité de transformation en GIF vous pouvez simplement utiliser le site pour réaliser quelques opérations directes sur la vidéo elle-même comme la faire pivoter, la redimensionner, la renverser, l’accélérer/ralentir ou encore en extraire une série d’images JPG à la volée.

Créer un gif à partir d'une vidéo

Mais revenons au GIF. Une fois votre vidéo sur le site vous pourrez préciser à quel moment démarrer et stopper votre animation, sa taille, le nombre de FPS, la méthode (FFMPEG …) et diverses autres optimisations. Et une fois votre GIF final créé vous pourrez là encore le peaufiner à base de redimensionnement, découpe, ajout d’écritures & co.

3. Resize

Cette page vous permet de modifier les dimensions de tout ce que vous voulez (ou presque). GIF animé aussi bien qu’image simple vous allez pouvoir tout adapter à vos besoins : agrandir ou réduire la taille, effectuer une rotation, étirer dans un sens ou l’autre, optimiser le fichier, ajouter un filtre … La seule limitation est que le fichier ne doit pas dépasser 35 Mo, pour le reste : have fun !

Ce sera surtout pratique si vous avez des impératifs à respecter comme un poids maximum pour votre animation.

4. Crop

Si votre GIF est composé d’images de dimensions différentes ou que vous voulez focaliser l’action sur une partie précise de l’animation, vous pourriez avoir envie de découper et jeter tout ce qu’il y a autour. C’est ici que cela se passe. Grâce à votre souris, un ratio prédéterminé (16:9, 4:3 …) ou une sélection à main levée … vous allez spécifier la partie du GIF à conserver.

Decouper un gif anime avec ezgif

5. GIF Optimizer

Non seulement vous pouvez y optimiser la taille de votre fichier GIF (en sélectionnant le taux de compression), mais aussi de n’importe quelle image PNG, JPG ou WebP. En plus de convertir différents formats en JPG (BMP, PNG, SVG, GIF). Si vous avez un site et pas d’optimisation automatisée de vos fichiers images cela pourra vous servir.

6. Effects

Déjà présente un peu partout au sein des autres pages du site c’est ici la section dédiée à l’application des différents effets sur votre GIF. J’ai déjà mentionné pas mal des effets possibles (rotation, découpe, vitesse …), mais j’y ajouterai les filtres couleurs et surtout la possibilité de censurer une partie de l’animation. Que ce soit sous forme de pixelisation, de flou ou d’un bloc couleur vous pourrez cacher une partie de l’image. Cela dit ça va alourdir pas mal le fichier final.

7. Split

Bon là ça va être rapide à expliquer puisque cela permet de faire un peu le chemin inverse à la création d’un GIF, à savoir que l’outil permet de découper une animation en une quinzaine d’images aux formats PNG, JPG, WebP ou GIF. Un fichier .zip est créé pour vous permettre ensuite de tout récupérer d’un coup.

Petit bonus vous pouvez créer une feuille de sprites CSS à partir de votre GIF et choisir l’alignement, les bordures entre chaque frame, le format de sortie, découper les sprites …

8. Add text

Pour ajouter du texte : taille, couleur, police d’écriture, alignement ou emplacement, frame de départ et de fin … vous pouvez vous amuser à personnaliser vos créations (ou celles qui existent déjà).

9. WebP / APNG

Les 2 dernières sections sont relatives aux formats animés WebP et APNG (PNG animé). Elles font sensiblement les mêmes options que ce que nous avons vu pour le GIF jusqu’ici : création d’un fichier à partir d’images ou de vidéo, édition, conversion du GIF, fusion de plusieurs animations, etc. La seule petite différence est la taille max d’une image qui ne pourra être que de 5Mo l’unité (contre 6.5Mo).

Gardez juste en tête que pour l’instant ils ne sont peut-être pas aussi universellement supportés que le format GIF. Ce qui les rend peut être un peu moins pratique à utiliser d’ici à ce qu’ils deviennent les nouveaux standards du genre. Voici une petite comparaison entre les 3 formats.


Si vous creuser un peu le site vous trouverez quelques outils supplémentaires comme un générateur de QR Code ou de codes barres (plusieurs dizaines de types sont proposés), des convertisseurs PDF vers GIF ou PNG, des fonctionnalités tests sur les formats MNG et FLIF ou encore un outil pour tenter de réparer des fichiers GIF corrompus. Il y a vraiment pas mal à découvrir et de quoi occuper des heures de votre temps libre.

Bref voilà pour un petit tour du propriétaire de tout ce que permet Ezgif, un site à conserver dans ces utilitaires qui peuvent toujorus dépanner à un moment ou un autre.

J’espère que vous y trouverez votre compte et que vous proposerez bientôt au monde entier tout un tas de GIF fun pour égayer la vie des plus tristes. Parce qu’un GIF qui pop au bon moment est capable de changer totalement la journée d’un être humain, sachez-le !


Kasaya – Pour automatiser votre navigateur avec un langage naturel

24 février, par Korben[ —]

Kasaya est un drôle de projet. Il s’agit d’un langage qui permet d’écrire des scripts afin d’automatiser des actions dans un navigateur.

La particularité de ce langage c’est qu’il est WYSIWYG, c’est-à-dire que les commandes s’expriment en anglais classique. Pas besoin de savoir coder, juste de savoir écrire dans la langue de Shakespeare.

Il ne repose pas comme les autres parseurs sur une analyse des chemins XPaths ou des IDs de div, ce genre de chose, mais sur JARVIS.

Pour faire fonctionner Kasaya, vous aurez besoin du JDK Java, de Google Chrome en version >= 66 et de Node.js >= 12. Ensuite, ouvrez un terminal et lancez la commande suivante (avec sudo devant si besoin) :

npm install -g kasaya

À vous ensuite d’utiliser des commandes dans des scripts ou via le mode interactif. En voici quelques-unes pour l’exemple :

open "foo.com"
click "Sign In"
click "Username"
type "johnsmith@gmail.com"
press tab
type "12345"
click "Confirm"
read "You are logged in as ${username}" near "Success"
check if $username is "johnsmith@google.com"
read ${sender} from row "Test email" column "Sender"
print $sender

Évidemment, c’est encore en beta, donc ne vous attendez pas à un truc parfait, mais je suis certain que vous lui trouverez des usages rigolos.

Vous pouvez en savoir plus sur Kasaya en allant sur le site.


Parallèles s01e04 – L’aventure Virus Informatique #podcast

https://www.amazon.fr/Breaking-Bad-coffret-lIntegrale-censur%C3%A9e/dp/B00P2H1JW4/ref=as_li_ss_tl?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=breaking+bad+int%C3%A9grale&qid=1582537098&sr=8-2&linkCode=ll1&tag=amazon0d16-21&linkId=c99aa72d61403beb09a20fa2f4ec9722&language=fr_FRplay episode download
24 février, par Korben[ —]

Podcast Parralèles Korben

Pour ce 4e épisode de mon podcast Paralleles, je change encore de thématique puisque l’on va revenir sur l’histoire du journal mythique « Le Virus Informatique » (avec aussi un peu de Pirate Mag’ inside). Et qui de mieux que son créateur et principal rédacteur pour en parler ? C’est donc Olivier qui passe sur mon grill

Cela me fait d’autant plus plaisir d’avoir pu partager avec lui que Le Virus Informatique est une de mes lectures régulières depuis trèèèèèès longtemps, ce qu’il a aussi été pour un certain nombre de bidouilleurs et de geeks de ma génération. Nous abordons le sujet de la presse papier ainsi que l’évolution du magazine (qui existe depuis 1997) et de l’informatique au fil des années. Comme je le dis dans le podcast : 1997 … ça ne nous rajeunit pas les amis ! Internet émergeait à peine, quelle époque.

Olivier va nous expliquer pourquoi il a décidé de lancer un mag sans publicités, comment il a trouvé les fonds nécessaires afin d’imprimer son premier numéro, pourquoi il a toujours tenu à garder un prix de vente bas (2€ depuis 17 ans), sa vision du respect de la vie privée, pourquoi il est parti vivre dans différents pays pour finir par se poser en Estonie … j’ai apprit pas mal de choses et j’espère que ce sera pareil pour vous !

Parce que Le Virus Informatique c’est une sacrée histoire quand même ! Stoppé dans son élan par l’administration après plusieurs années, il revient sur la toile en format site web puis (contrairement à la tendance) réapparait au format papier. Et ça fonctionne depuis 4-5 ans.

Au passage j’en profite pour vous dire que le podcast sera dorénavant disponible également sur YouTube 2 fois par mois (les 3 précédents y sont déjà postés)

Allez je vous laisse écouter cet épisode et surtout, n’oubliez pas de manger des brocolis !

Pour aller plus loin (on en parle dans le podcast) :

Pour vous abonner au Podcast, c’est par ici : http://paralleles.org/


Comment rechercher des correspondances faciales comme la NSA ?

24 février, par Korben[ —]

Parce que l’anonymat et la vie privée sont malheureusement des concepts dépassés en 2020, voici une petite sélection de plusieurs moteurs de recherches de visages qui vont vous permettre de mieux « palper » le phénomène.

Comme je le mentionnais dans un article il y a quelques semaines il faut faire une grosse différence entre la recherche par image et la recherche par visage. Je parle donc ici de prendre des critères morphologiques ou des points d’anatomie pour les comparer à d’autres, pas d’un contexte photo qui prend en partie en compte le décor ou les couleurs. Ces moteurs sont encore imparfaits pour l’instant, ils ne sont sans doute que des premières étapes de ce qui existera dans quelques années. De quoi commencer à faire un peu flipper.

1. Yandex

Je ne reviens pas en détail sur ce dernier puisqu’il est le sujet principal de l’article mentionné plus haut. Je le liste parce qu’il est gratuit et plutôt déjà assez pertinent dans ce domaine.

2. BetaFace

Ce moteur a la particularité de vous proposer différents types d’options afin de vous aider à retrouver un visage. Il y a d’une part les éléments « basiques » (comme le groupe ethnique, l’âge, les émotions ou le filtre contenu adulte) et d’autre part les éléments plus techniques (détection des points de reconnaissance faciale, mesures géométriques et colorimétriques du visage).

Vous pouvez ajouter plusieurs images et même créer une base de données perso en faisant correspondre des photos et des noms. En gros vous faites le boulot gratos pour eux. BetaFace nous prend peut-être pour des bêtes à fesses (jeu de mot !), mais on a grillé la manipulation.

Moteur de recherche Betaface

Une fois votre image ajoutée vous aurez droit à une pop-up composée de nombreuses constatations. Si vous regardez ma capture écran vous verrez que ça va assez loin : âge estimé, type de l’expression, présence ou non de poches sous les yeux ou d’un double menton, existence de cheveux blancs … le tout exprimé en pourcentage pour encore plus de précision (je suis à 96% un homme, merci de l’info. Par contre, je dois faire plus que mon âge réel :)).

Lors d’une recherche dans la base des célébrités il estime que ce sont Michael Moore (à 85%) et Kevin Smith (à 80%) qui ont la chance de me ressembler le plus. Mouarf !

3. PimEyes

Cet outil se présente comme le plus grand traqueur de visages existant avec 900 millions d’entre eux en stock. Mais tout n’est pas disponible en version gratuite, pour bénéficier de toute sa puissance il faudra raquer.

En mode gratuit vous n’aurez droit qu’à une recherche basée sur une partie de leur catalogue, pas de liens directs vers les sources, pas de filtres (par dates …) et pas d’alerte mail pour vous prévenir chaque fois qu’une nouvelle image du visage surgit sur la toile. Bref c’est assez limité comme option, mais ça a le mérite d’exister comme on dit.

4. PicTriev

Ce moteur est un peu différent puisqu’il vous propose plutôt d’obtenir les attributs d’un visage que vous lui aurez proposé (soit en ajoutant une image, soit via une URL). Partant de ces attributs (âge, pourcentage d’apparence masculine et féminine) il vous propose ensuite des visages qui possèdent les mêmes caractéristiques et en mêmes proportions si possible.

Moteur de recherche Pictriev

Bon clairement ça reste assez léger niveau critère analysé et ce n’est pas encore très au point, Donald Trump ressemble pour 19% à … Donald Trump plus jeune. Soit autant qu’il ressemble à Michel Sardou. Malaise partout.


Ma mémoire de dinosaure du web me fait savoir que le « graal » d’obtenir un tas d’informations sur une personne que l’on ne connait pas simplement en balançant sa photo sur un site n’est pas nouveau. Google Images a marqué les esprits parce qu’il s’agissait d’un déploiement de grande envergure par un géant, mais il y a eu de nombreuses autres tentatives avant lui : Eyealike dès 2003 (disparu), Iface Search (disparu), Facesearch … La reconnaissance faciale permettra simplement d’affiner pas mal les choses et d’être plus précis, ce n’est sans doute qu’une question de temps avant que ce soit intégré un peu partout.

Faudra bientôt se débloquer 5-10 minutes supplémentaires dans nos routines matinales pour se CV-dazzler à chaque fois qu’on risque de passer devant une caméra ou se faire prendre en photo. Et vu tous les gogols qui se présentent aux municipales et qui jouent la carte du tout-sécuritaire pour stresser l’électeur à grand coup de « Le monde est dangereux alors mettons des caméra de surveillance partout », on n’a pas le cul sorti des ronces.


La blockchain au service du bien manger made in France avec Bonjour le Bon

https://bonjourlebon.fr/journal/selection-exploitations-durables-n10play episode download
23 février, par Korben[ —]

Bonjour le Bon

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais la technologie blockchain va permettre un million d’applications vraiment sympas dans un futur plus ou moins proche (et pas mal de conneries aussi, on est d’accord). Et s’il y a un domaine dans lequel Mme Michu ne l’attendait pas forcément c’est bien dans celui de la bouffe l’alimentation.

D’un côté vous prenez donc cette nouvelle technologie en plein développement et de l’autre une boutique de produits frais et secs, Bonjour le Bon. Vous mixez le tout et vous obtenez une application gratuite de traçabilité produits ET producteurs qu’ils proposent en partenariat avec KeeeX, la référence française en termes de certification blockchain. L’appli est disponible aussi bien sur Android que sur iOS.

Bonjour le Bon, colis de dégustation
Bonjour le bon, bonjour les jeux de mots.

Comme je suis toujours transparent avec vous j’avoue que je n’ai entendu parler du projet pour la première fois qu’il y a quelques jours lorsque Bonjour le Bon m’a envoyé un colis dégustation qui avait comme objectif de me présenter son fonctionnement et la technologie qui l’accompagne. Et comme je cède vite à la gourmandise, ça a marché (le fromage était si booooon) … et évidemment, parce que je trouve aussi l’idée très intéressante.

En quoi ça consiste exactement ?

Lorsque vous faites vos courses au magasin vous avez plus ou moins d’informations sur le produit acheté : sa composition, le nutriscore, s’il est bio et/ou équitable, la date de péremption… et parfois un petit descriptif des producteurs ou de la société qui vend l’aliment (descriptif qui est souvent plus de la communication promotionnelle qu’autre chose).

Bonjour le Bon, Fromage

En gros cela reste assez limité, pas moyen de savoir à quelques mètres près le lieu d’élevage ou de culture de l’aliment, dans quelles conditions il a voyagé, depuis combien de jours il a été fabriqué, si la personne qui l’a fabriqué a une éthique environnementale, quels sont les pesticides utilisés (s’il y en a) …

L’idée de Bonjour le Bon est de changer la donne et proposer à l’acheteur des informations qui ne sont pas uniquement maitrisées par le vendeur, mais qui proviennent aussi de l’extérieur, à savoir un collectif de scientifiques (chercheurs de l’INRA, enseignants-chercheurs, vétérinaires et autres ingénieurs de différents instituts techniques).

Ce collectif va analyser chaque exploitation en fonction de certains critères : indice de durabilité, pratiques mises en place, respect de l’environnement, rapport au bien être animal, bonne gestion des ressources, implication sociale sur le territoire, état d’esprit de l’agriculteur, bonnes conditions de travail des salariés, rentabilité, projection de l’entreprise à long terme …

Ces critères forment une méthode nommée IDEA (Indice de Durabilité des Exploitations Agricoles) et vont servir à évaluer un producteur dans sa globalité et à mettre en avant son savoir-faire, ses valeurs, mais aussi les aspects sur lesquels il doit s’améliorer. Pour en savoir plus sur la méthode d’évaluation complète, je vous renvoie sur cette page dédiée.

En tant que consommateur l’application vous permet de visualiser en toute transparence les différentes infos récoltées sur un produit et cela d’un bout à l’autre de la chaine. Vous avez par exemple accès au compte rendu que reçoit le producteur après la visite de Bonjour le Bon. Document qui sert aussi bien de base de travail pour l’exploitant que de rapport détaillé au consommateur. À noter que si le score obtenu par une ferme n’est pas suffisant elle n’est tout simplement pas sélectionnée pour proposer et vendre ses produits sur le site, ouste, du balai, y’a rien à voir !

Traitez cette patate avec douceur, elle vous le rendra

Et l’appli va encore plus loin puisqu’en plus des infos sur le produit en lui-même vous aurez aussi accès à toute la chaine logistique mise en oeuvre entre l’exploitation et votre assiette. Un véritable registre dans lequel vous trouverez les rapports vétérinaires, les différentes géolocalisations, les analyses des résidus de pesticides, des photos du producteur et de ses installations … et puisque tout est ajouté sur une blockchain cela reste normalement infalsifiable, verrouillé et consultable à tout moment. Après je dois dire que je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos sur la conception de l’app elle-même, techniquement je ne peux pas trop vous dire ce qu’il y a sous le capot.

Sur le principe ça me fait un peu penser à Vechain, un projet crypto lancé en 2015 et qui a pour but d’effectuer ce même type de suivit de A à Z, mais sur tous types d’objets cette fois (cela servira notamment à lutter contre les contrefaçons & co).

Comment ça marche ?

C’est très simple. Vous achetez des produits sur la boutique Bonjour le Bon (vin, fromage, huitres, pâtes, poulet …) et vous attendez votre livraison. Comme vous le feriez sur n’importe quelle plateforme en ligne. Vous ouvrez ensuite votre application, vous sélectionnez « Traçabilité produit » puis vous scannez le QR Code présent sur chaque produit.

Tracabilité et QR Code - Bonjour le Bon

À vous les joies du relevé technique complet de vos aliments. C’est aussi simple que ça, ez pz fingers in the nose … beurk, fallait pas remettre vos doigts sur l’écran après ça hein, bande de dégoutants ! ^^

Pour en savoir plus c’est par ici que ça se passe.


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